Mercredi 31 Janv 2007
Le grand cri du lundi... mais un mercredi
Par Caroline, Mercredi 31 Janv 2007 à 10:51 GMT+2 dans Coups de calcaire
Bon, je sais, certaines d'entre vous attendent un grand cri. Et
croyez-moi, il est là, il n'attend plus que je le fasse sortir, mon
grand cri. Sauf que je ne sais pas ce qui m'arrive mais c'est comme si
je n'y arrivais plus. Limite ça m'ennuie. Pas grand chose de nouveau à
hurler, vous comprenez ? Chais pas, c'est peut-être le contre-coup de
cette élection, j'ai le blues de la miss, plus goût à rien, même pas
envie de traiter les journalistes du Elle. C'est grave, vous pensez?
Pourtant, mes copines ont frappé très fort cette semaine. Déjà, le titre en une, juste en dessous d'une photo de l'irréelle Angelina: "Montrer ses rondeurs, la nouvelle attitude sexy". Jusque là, en même temps, rien à dire si ce n'est que je ne vois pas en quoi c'est nouveau puisque l'année dernière, celle d'avant et celle d'encore avant c'était déjà fashion à mort d'assumer ses bourrelets. Enfin... c'est fashion en février. Parce qu'en mars les girls, faut commencer à penser au maillot de cet été. Et là, sorry, mais vos nichons et vos fessiers, ils sont au mieux démodés, au pire à gerber. En tous cas à éliminer.
Mais le meilleur est à venir, vous vous en doutez. "Longtemps, il a fallu cacher ses rondeurs. Les assumer, les supporter, à défaut de pouvoir les effacer", commence en douceur l'article. Et puis... et puis... "Scarlett Johansson est arrivée"
Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
Ah ben non, en fait chuis guérie. J'ai plus le blues de la miss, j'ai la RAGE.
Le problème, c'est que je ne vais pas non plus m'étendre, parce que le tout est à l'avenant. Et qu'on nous ressorte cette pauvre Kate Winslet qui n'a sûrement pas demandé qu'à CHAQUE interview, CHAQUE article qui lui est consacré, on lui rappelle qu'elle a été à un moment de sa vie légèrement grosse. Et qu'on nous bassine avec Liv Tyler, Isild le Besco, ou même - et là accrochez vous sérieux parce qu'à moins que ce soit une erreur, c'est une énorme blague - Alice Taglioni. Ouiiiiiii, je vous assure ! Alice Taglioni ! Cette nana que je vous ai mise en photo pour que vous voyez bien de qui je parle, qui mesure deux mètres vingt dont les trois quarts en jambes et qui fut autrefois mannequin. On la montre en culotte en nous expliquant qu'elle a des hanches généreuses. Putain, moi dans ce cas, je suis le Queen Mary.
Bon, soyons honnêtes, la journaliste qui connait bien son sujet vu que ça doit être son douzième article du genre cite aussi des vraies rondes, voire grosses: Diams, Marianne James, Chimène Badi, Amel Bent - à noter que ces deux dernières ont littéralement fondu depuis quelques mois et font les unes des journaux pour en parler mais passe encore - ou Magalie Vaé, cette pauvre cruche qui a gagné la Star Ac et qui ne s'en est jamais remise. Bon, déjà, honnêtement, je suis sûre qu'il y a des rondes plus glorieuses mais peut-être que non, après tout on ne peut pas être à la fois de sacrées baiseuses ET des filles brillantes. Mais on peut m'expliquer pourquoi aucune de ces pulpeuses n'est en photo dans ce dossier où on assume ses rondeurs ? Pourquoi est-ce Drew Barrymore qui s'y colle ? Oui, Drew, vous voyez ? Le boudin qui joue avec Cameron Diaz dans les drôles de dames ! Quel courage, Drew, d'accepter ta surcharge pondérale, nom d'un chien...
Allez, juste pour conclure, je crois que le clou c'est ce témoignage de la très inspirée Patricia qui dirige une boutique "Comptoirs des cotonniers" à Paris. Toute fille étant dotée ne serait-ce que d'une moitié de fesse sait que chez Comptoirs, c'est assez compliqué de rentrer dans un pantalon, même un 44. Parce qu'un 44 "Comptoir", c'est un 38 H&M, faut le savoir. En gros c'est ma main et encore. Et bien figurez-vous qu'en réalité, vous ne le saviez pas, mais cette marque est une marque militante, nous explique Patou. Si. La preuve ? Ah ! Je vous le donne en mille: "Trois de mes vendeuses, qui ont entre 20 et 25 ans, portent du 42". Haaaaaaaaaannnn !
Et en pluuuuuuuuuuuuus, elles ne cherchent pas à maigrir.
Merci Patricia. Grâce à toi, la cause des grosses vient de faire un énorme pas.
Alors voilà. Maintenant je suis bien embarrassée. Parce que chose
promise, chose dûe. Il va donc bien falloir que je vous la raconte ma
première fois avec moi. Sauf qu'à bien y réfléchir, elle ne doit pas
être bien différente de la votre. Alors est-ce que cela a un sens ? Je
veux dire, est-ce que ça apporte quelque chose ? Probablement bien peu.
Et en même temps... peut-être une once d'un petit quelque chose. Oui,
je vais partir du postulat que de dire cet instant, ça pourra
déculpabiliser quelques âmes égarées qui passeront par là. Parce que ne
nous voilons pas le kiri. Si les hommes ont tous les droits dans ce
domaine, nous les femmes, nous ne sommes pas à la veille de
l'absolution générale. Et que même aujourd'hui alors que tout parle de
sexe, l'idée que parfois, à l'abri des regards, les femmes se branlent,
oui, absolument, se branlent, ça n'est pas totalement admis.
D'ailleurs, avouez, ce mot, là, "se branlent", ça vous heurte, non ? Ah
bon ? Parce que moi même, j'avoue, ça me heurte. Pourtant c'est bien de
ça qu'il s'agit.
Petite news de dernière minute: les résultats au concours de futur papa sont enfin arrivés:
Tout le week-end, je me suis dit, lundi, je ponds un billet sur la
masturbation. Et tout le week-end je me suis demandé comment l'écrire
sans être racoleuse. Quoi que pour être honnête, être racoleuse, ça ne
me dérange plus trop. Je crois que depuis le dialogue sur la fellation
ou sur le sabre laser, j'ai passé un cap comme dirait Benjamin
Castaldi. Comment ça, il a jamais dit ça ? Ouais, peut-être, mais c'est
tout à fait le genre de phrase qu'il pourrait prononcer, Benji: "Cet
hiver, j'ai passé un cap avec Flavie".
La scène se passe...
La vie est amusante, parfois il suffit qu'on pense écrire sur un
sujet pour qu'on vous en parle. Alors au lieu de vous faire une grande
dissertation sur les qualités incroyables de notre interrupteur
préféré, meilleur ami de la femme - et qui soit dit en passant devrait
franchement devenir le votre, les gars - voici deux perles offertes en
l'espace de deux jours par deux amies à propos de Môsieur Clitoris.
Allez savoir si je somatise, ou si je suis plus banalement une
énième victime de la grippe mais le fait est qu'aujourd'hui je suis
balade balade balade.
Je pensais ne pas revenir sur cet incident. Et puis finalement...
si. Pourquoi ? Pour reconnaître mes torts. Pour admettre que c'est
vrai, l'espace d'un instant, j'ai pris ce fameux melon dont je parle
souvent pour rire. Et là d'un coup, je suis devenue... pas drôle.
Vous allez trouver que ça commence à faire beaucoup. Vous allez
penser que maintenant ça suffit et que je gonfle avec ma success story.
Mais c'est promis, après cette annonce, c'est fini, plus de
révélations, pas d'autre nouvelle à clamer sur les toits. Mais le fait
est qu'il y a encore un petit truc dont je dois vous parler, un petit
truc qui bien sûr me réjouit. Et qui va vous éclairer sur le pourquoi
de l'apparition ça et là de billets clairement au dessous de la
ceinture. Je vous raconte ?
Bon, aujourd'hui, c'est la journée du clic. Pourquoi ? Parce qu'
Ce matin, petite conversation avec ma fille...
Hier, ça a fait un an. Un an de blog. Depuis quelque temps
je me demandais ce que je ferais pour mes un an. Un billet très
spécial, un truc qui pète, qui ferait date quoi. Un vrai truc de miss.
Et puis... Et puis j'ai oublié. Faut le faire, non ? En même temps, à
bien y réfléchir, cette histoire de pièce de théâtre, dans le genre
cadeau d'anniversaire, je me demande si ça n'est pas ce qui se fait de
mieux. Alors voilà, je n'en ferai pas plus. Ah, si. Pour marquer le
coup, voici le premier billet de "Pensées d'une ronde". C'est avec ce
texte que tout a commencé. C'est parce que je ne savais pas quoi en
faire que j'ai décidé d'ouvrir un blog. A le relire, je crois que je ne
l'aime plus trop. Aujourd'hui, je ne l'écrirais pas comme ça. Il serait
moins triste pour la bonne raison que je suis moins triste. Pas plus
mince - au contraire - pas mieux foutue. Pas beaucoup plus à l'aise
dans un magasin de fringues. Mais juste plus légère. Et ça, c'est grâce
à vous. Alors voilà, j'espère qu'on va faire encore un petit bout de
chemin ensemble. Je fais aussi un petit clin d'oeil à Mlle Vie, ma
première lectrice, qui connait les affres de la cabine et qui a la
grâce d'en rire.
Alors j'en étais donc au fait que la ronde serait jouée par un
homme. Un homme même pas gros en plus. Voire super mince. Je ne vais
pas vous dire l'astuce qu'on a trouvée pour que ce soit crédible mais
franchement, ça marche. Enfin je trouve...
Alors voilà. Il y a quelque temps, j'évoquais la possibilité que ce
blog débouche sur autre chose, sur un projet fou, un truc de dingue
auquel je n'aurais jamais osé rêver. Une pièce de théâtre. A ce moment
là, on en était à l'aube du début d'un commencement.
Bon, donc tout ça se passe après un calin coquin, dans
un lit bien sûr, parce que le carrelage... c'est... c'est... Allez,
tous ensemble...
Alors voilà, c'est ça la célébrité. On devient miss, et direct on
fait un gros caprice, genre je veux une nouvelle bannière, là, tout de
suite maintenant. Et comme parfois la vie c'est comme un rêve, à peine
on a tapé avec ses petits poings sur la table qu'une fée nous envoie la
bannière dont on aurait à peine osé rêvé.
Bon, donc c'est un secret bien éventé, ça y'est, je suis miss. Miss
Canalblog. Et non "analblog" comme je l'ai malencontreusement écrit à
une amie hier. Moi je vous le dis, les billet classés X, ça commence à
me monter à la tête, ou un peu plus bas, d'ailleurs. Bref, voilà, cette
fois-ci c'est sûr, I am famous. Wouahhhhhh... Je peux
vous dire que depuis la nomination, je suis en transe. Je suis même
passée par toute une sorte d'états très proches de l'Ohio. Je vous
raconte ?
Aujourd'hui, une petite rediff. Parce que la vie c'est
ça, parfois ça va bien, parfois un peu moins. Et en cette période
post-noëlesque, les vieux démons ne sont pas très très loin...



















