Pensées d'une ronde

Le grand cri du lundi... mais un mercredi

Bon, je sais, certaines d'entre vous attendent un grand cri. Et croyez-moi, il est là, il n'attend plus que je le fasse sortir, mon grand cri. Sauf que je ne sais pas ce qui m'arrive mais c'est comme si je n'y arrivais plus. Limite ça m'ennuie. Pas grand chose de nouveau à hurler, vous comprenez ? Chais pas, c'est peut-être le contre-coup de cette élection, j'ai le blues de la miss, plus goût à rien, même pas envie de traiter les journalistes du Elle. C'est grave, vous pensez?

Pourtant, mes copines ont frappé très fort cette semaine. Déjà, le titre en une, juste en dessous d'une photo de l'irréelle Angelina: "Montrer ses rondeurs, la nouvelle attitude sexy". Jusque là, en même temps, rien à dire si ce n'est que je ne vois pas en quoi c'est nouveau puisque l'année dernière, celle d'avant et celle d'encore avant c'était déjà fashion à mort d'assumer ses bourrelets. Enfin... c'est fashion en février. Parce qu'en mars les girls, faut commencer à penser au maillot de cet été. Et là, sorry, mais vos nichons et vos fessiers, ils sont au mieux démodés, au pire à gerber. En tous cas à éliminer.

Mais le meilleur est à venir, vous vous en doutez. "Longtemps, il a fallu cacher ses rondeurs. Les assumer, les supporter, à défaut de pouvoir les effacer", commence en douceur l'article. Et puis... et puis... "Scarlett Johansson est arrivée"

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

Ah ben non, en fait chuis guérie. J'ai plus le blues de la miss, j'ai la RAGE.

Le problème, c'est que je ne vais pas non plus m'étendre, parce que le tout est à l'avenant. Et qu'on nous ressorte cette pauvre Kate Winslet qui n'a sûrement pas demandé qu'à CHAQUE interview, CHAQUE article qui lui est consacré, on lui rappelle qu'elle a été à un moment de sa vie légèrement grosse. Et qu'on nous bassine avec Liv Tyler, Isild le Besco, ou même - et là accrochez vous sérieux parce qu'à moins que ce soit une erreur, c'est une énorme blague - Alice Taglioni. Ouiiiiiii, je vous assure ! Alice Taglioni ! Cette nana que je vous ai mise en photo pour que vous voyez bien de qui je parle, qui mesure deux mètres vingt dont les trois quarts en jambes et qui fut autrefois mannequin. On la montre en culotte en nous expliquant qu'elle a des hanches généreuses. Putain, moi dans ce cas, je suis le Queen Mary.

Bon, soyons honnêtes, la journaliste qui connait bien son sujet vu que ça doit être son douzième article du genre cite aussi des vraies rondes, voire grosses: Diams, Marianne James, Chimène Badi, Amel Bent - à noter que ces deux dernières ont littéralement fondu depuis quelques mois et font les unes des journaux pour en parler mais passe encore - ou Magalie Vaé, cette pauvre cruche qui a gagné la Star Ac et qui ne s'en est jamais remise. Bon, déjà, honnêtement, je suis sûre qu'il y a des rondes plus glorieuses mais peut-être que non, après tout on ne peut pas être à la fois de sacrées baiseuses ET des filles brillantes. Mais on peut m'expliquer pourquoi aucune de ces pulpeuses n'est en photo dans ce dossier où on assume ses rondeurs ? Pourquoi est-ce Drew Barrymore qui s'y colle ? Oui, Drew, vous voyez ? Le boudin qui joue avec Cameron Diaz dans les drôles de dames ! Quel courage, Drew, d'accepter ta surcharge pondérale, nom d'un chien...

Allez, juste pour conclure, je crois que le clou c'est ce témoignage de la très inspirée Patricia qui dirige une boutique "Comptoirs des cotonniers" à Paris. Toute fille étant dotée ne serait-ce que d'une moitié de fesse sait que chez Comptoirs, c'est assez compliqué de rentrer dans un pantalon, même un 44. Parce qu'un 44 "Comptoir", c'est un 38 H&M, faut le savoir. En gros c'est ma main et encore. Et bien figurez-vous qu'en réalité, vous ne le saviez pas, mais cette marque est une marque militante, nous explique Patou. Si. La preuve ? Ah ! Je vous le donne en mille: "Trois de mes vendeuses, qui ont entre 20 et 25 ans, portent du 42". Haaaaaaaaaannnn !

Et en pluuuuuuuuuuuuus, elles ne cherchent pas à maigrir.

Merci Patricia. Grâce à toi, la cause des grosses vient de faire un énorme pas.

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Ma première fois avec moi (fin)

Alors voilà. Maintenant je suis bien embarrassée. Parce que chose promise, chose dûe. Il va donc bien falloir que je vous la raconte ma première fois avec moi. Sauf qu'à bien y réfléchir, elle ne doit pas être bien différente de la votre. Alors est-ce que cela a un sens ? Je veux dire, est-ce que ça apporte quelque chose ? Probablement bien peu. Et en même temps... peut-être une once d'un petit quelque chose. Oui, je vais partir du postulat que de dire cet instant, ça pourra déculpabiliser quelques âmes égarées qui passeront par là. Parce que ne nous voilons pas le kiri. Si les hommes ont tous les droits dans ce domaine, nous les femmes, nous ne sommes pas à la veille de l'absolution générale. Et que même aujourd'hui alors que tout parle de sexe, l'idée que parfois, à l'abri des regards, les femmes se branlent, oui, absolument, se branlent, ça n'est pas totalement admis. D'ailleurs, avouez, ce mot, là, "se branlent", ça vous heurte, non ? Ah bon ? Parce que moi même, j'avoue, ça me heurte. Pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit.

Bref, toute cette introduction pompeuse pour dire à tous les grincheux qui trouveraient que c'est exhibitionniste, indécent et que sais-je encore de se répandre en confidences trop intimes, que ce billet est PO-LI-TI-QUE. Parfaitement.

Allez, trève de bavardages, remontons dans le temps...

J'ai donc un peu plus de vingt ans. Et je n'ai jamais joui. Oh, c'est pas que je ne me sois pas titillé la lunette un bon nombre de fois surtout depuis que j'ai découvert un beau jour de mes cinq ans en jouant sur un tabouret qu'il y avait un petit endroit, là qui faisait drôlement du bien quand on se frottait dessus.

Mais voilà, ces petits guilis m'ont toujours bien plu, sans que ça n'aille plus loin. D'ailleurs, pour que ce soit clair, j'ignore alors totalement qu'il puisse y avoir un "plus loin". Même à vingt ans. Je vous rappelle qu'à ce moment là je fais encore partie de ces filles qui croient dûr comme fer que cet objet étrange de la page 457 du catalogue de la Redoute qu'une femme à l'air super nuche se passe sur le visage sert vraiment à lisser la peau. Donc pas la peine de rigoler, je suis du genre attardée. Voire ignorante. Qui n'a jamais entendu parler de l'orgasme.

Attention, ça ne m'empêche pas d'avoir, quelques mois plus tôt, couché avec un garçon. Puis quelques autres. Pas grand chose à en dire, pas désagréable, pas non plus très agréable. Juste l'immense satisfaction de pouvoir enfin hurler au monde entier que ça y est. Enfin, disons surtout la satisfaction de pouvoir le dire et que ce soit vrai. D'autant que ce n'était pas gagné gagné, à vingt ans je ne suis pas à proprement parler une beauté. Aujourd'hui non plus mais rien à dire, c'est mieux.

Bref, je m'égare. Revenons à l'objet de ce billet. C'est la fin de l'été. Un soir de vendanges, je couche avec un garçon, plus vieux. A nouveau pas de quoi en faire un fromage. Sauf que... Le lendemain matin, à l'aube, je suis réveillée par une sensation étrange. Le garçon en question a sa main entre mes jambes et la façon dont il la bouge me fait comment dire... du bien. Le problème c'est que je suis alors courageuse mais pas téméraire. Je ne CONNAIS pas ce truc, donc... J'arrête net les frais. Oui, j'avoue, j'ai peur, je sens que ça pourrait m'emmener loin, très loin. Et je sais juste que je n'ai pas envie d'y aller avec lui.

Quelques jours passent, je rentre chez mes parents, je vais bientôt aller vivre à Paris, ça m'excite et m'angoisse. C'est une de ces périodes entre deux, où rien ne se passe, où tout est à venir. Une parenthèse, mais pas enchantée. Je passe mes après-midi sur mon lit et je m'ennuie.

Et puis un jour, j'y repense. A ce truc. Et comme par magie, à force d'y penser, je le sens à nouveau. Alors je m'accroche au souvenir de cette chaleur. Je m'y accroche comme au fil d'ariane. Instinctivement, je glisse ma main entre mes jambes. Plus je remonte le fil, plus ma main trouve son rythme. Et je deviens humide. Je suis intriguée, mais je n'ai plus peur. J'ai étrangement conscience que je vais VERS quelque chose. C'est très très agréable, mes pensées sont de plus en plus folles. J'ai chaud, je transpire, je respire fort. Je ne connais pas l'issue mais je la sens proche, inéluctable et pourtant fuyante. Je ralentis, je m'arrête un peu. J'ai envie d'arriver et en même temps je préfèrerais mourir plutôt que de mettre fin à ce plaisir qui monte. Et puis ça s'emballe, mon coeur bat vite, presque trop. Je ne maitrise plus rien. C'est très mouillé maintenant, mes doigts glissent, c'est bon, c'est vraiment très bon, ça s'ouvre, oui ça s'ouvre, ça me fait tourner la tête, c'est délicieux, c'est du miel, je suis en train de mourir sûrement, mais j'espère que je ne vais jamais finir de mourir...

Voilà, c'est fini. Je reprends mes esprits, je me dis que je suis sûrement atteinte d'une maladie très rare. J'espère dans la foulée que c'est incurable. D'ailleurs je vais vérifier ça immédiatement.

Ce jour là je pense que je me suis carressée jusqu'au soir ou presque. A tel point que j'étais dans un drôle d'état et qu'à la fin j'avais mal. Mais nom d'un chien ce que je venais de découvrir, c'était quand même un truc de dingue ! Mais personne à qui me confier. Pourtant, qu'une envie, le dire à tout le monde: j'ai joui. J'ai joui, je vous dis!

Bon, j'avais entendu parler de masturbation, bien sûr. Mais chez les garçons. Alors je me suis dit que j'étais une fille pas normale. J'ai eu peur de devenir sourde, peur d'en mourir parce que dans les livres ils disaient ça avant. Croyez moi, on n'en meurt pas. Je crois que j'en suis la preuve vivante parce que j'ai comme qui dirait pas mal abusé de la chose les années de disette sexuelle qui ont suivi. Surtout après avoir rencontré ma copine C. Ma première copine libérée. Qui m'a rassurée et fait comprendre que j'étais une fille normale. Ou peut-être pas totalement mais quoi qu'un peu lubrique, pas complètement désaxée.

Et aujourd'hui... et bien oui. Mais ne comptez pas sur moi pour en dire plus. Pourquoi ? Parce que ça excite drôlement l'homme de savoir que oui mais tout en ignorant quand, comment ou combien. Alors je le laisse y penser sans savoir...

Edit: Je crois que c'est mon post le plus long. Et aussi celui que j'ai le plus peur de publier. Pas très sûre d'elle, pour le coup, la miss canalblog. Les filles, si je l'ai écrit, c'est pour vous. Pour vous qui peut-être avez peur de mal agir. Pourtant, comme le dit cette phrase pleine de sagesse... Y'a pas de mal à se faire du bien. Et ça c'est, je crois, ma dernière leçon de miss...

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Futur papa: les résultats !

Petite news de dernière minute: les résultats au concours de futur papa sont enfin arrivés: ICI. Vous avez été pas loin de 500 à participer, merci pour lui. Et si vous ne faites pas partie des gagnants, un petit conseil: achetez-le !

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Ma première fois avec moi

Tout le week-end, je me suis dit, lundi, je ponds un billet sur la masturbation. Et tout le week-end je me suis demandé comment l'écrire sans être racoleuse. Quoi que pour être honnête, être racoleuse, ça ne me dérange plus trop. Je crois que depuis le dialogue sur la fellation ou sur le sabre laser, j'ai passé un cap comme dirait Benjamin Castaldi. Comment ça, il a jamais dit ça ? Ouais, peut-être, mais c'est tout à fait le genre de phrase qu'il pourrait prononcer, Benji: "Cet hiver, j'ai passé un cap avec Flavie". 

Bref, je me suis torturé les méninges pour trouver la bonne façon de parler de ce sujet encore souvent tabou, la branlette féminine. Je sais, vous allez dire que je surfe sur la vague sexuelle, que depuis que je suis devenue madame sexe chez Hachette je ne pense plus qu'à ça. Sauf que oui.. mais non.

Figurez vous que chez moi, c'est pas nouveau. Si si, je vous assure, c'est un sujet qui me préoccupe grandement depuis près de quinze ans. Même qu'au chapiîre des choses que vous ignorez sur moi il y a celle là: à l'âge de vingt ans avec ma copine C. on a monté une association pour défendre et promouvoir la masturbation féminine. Ce groupuscule - de deux personnes -  qui n'a malheureusement pas eu la notoriété qu'il eût mérité s'appelait très simplement "Le pied dans la moule". Classe. Voilà, désormais plus de doute, à vingt ans j'étais déjà maladivement grossière.

Pourtant, pourtant, pourtant... Quelques mois avant, bien que plus du tout vierge, je n'étais encore qu'une ignorante, une béotienne des plaisirs solitaires, une inculte de la self-satisfaction...

En fait je crois que pour vous parler de la masturbation, je n'ai rien trouvé de mieux que de vous raconter ma première fois. Pas ma première fois avec un garçon, non.

Ma première fois avec moi.

Ce jour là j'ai découvert un truc de fou que j'ai limite eu envie de breveter. Sincèrement, j'étais prête à partir avec mon bâton de pélerin sur les routes, comme Jésus, pour apporter la bonne nouvelle à toutes les brebis égarées. Bon, j'ai assez vite compris que j'avais juste quelques trains de retard et que la chose était relativement connue. N'empêche qu'il y eut un avant et un après...

A suivre...

Edit: Ouais, je sais, je fais un teasing honteux, sur fond de confidences intimes limites indécentes. C'est comme ça, je n'ai plus de morale, plus d'éthique, plus RIEN. A côté, Evelyne Thomas c'est du pipi de chat. Mais en même temps, l'air de rien, je vous livre ma 4ème leçon de miss: quand il s'agit de sexe, il faut TOUJOURS faire durer le plaisir. CQFD...

Edit 2: J'en conviens, parler de Jésus dans ce contexte là, c'est super transgressif. Mais n'oubliez pas que c'est normal, vu que je suis de gauche...

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"Allo poulette ?"

La scène se passe...

Et nooooooooooon ! Perdu ! La scène se passe cette fois-ci au téléphone, parce que dans la vie il n'y a pas que le sexe.

Il y a aussi les conversations au téléphone avec les copines.

- Allo, poulette ? ça va ?

- Non, ça va bof. On s'est engueulés grave avec Sabre laser (NDLA: j'adore l'appeler comme ça, merci à celle qui me l'a inspiré dans un des commentaires).

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Pas grand chose au départ, et puis c'est parti en live, je te dis pas.

- Classique... Raconte.

- Tu sais la semaine dernière, j'avais un repas avec des gens du boulot. Je savais qu'il n'avait pas envie d'y aller mais je lui ai proposé quand même, sans insister. Comme j'ai vu que ça le saoulait à mort, je lui ai dit que c'était bon, que ce n'était pas grave, qu'il n'était pas obligé.

- Tu ne m'avais pas dit que tu tenais vachement à ce qu'il t'accompagne ?

- Ben oui. Mais j'aurais voulu qu'il le sente DE LUI MÊME.

- Ah. Donc t'as rien dit et t'as rongé ton frein.

- Voilà. Et plus la soirée s'est approchée, plus je lui en ai voulu. Et en même temps jusqu'au dernier moment j'espérais secrètement qu'il me dise qu'il allait venir.

- Sauf que...

- Sauf qu'au moment où j'allais partir je l'ai vu se préparer tout content son plateau repas et son DVD. Et là, j'ai compris qu'il ne viendrait pas. Du coup j'ai été hyper sèche, il m'a demandé pourquoi je lui faisais la tête, je lui ai balancé qu'il était vraiment dégueulasse de me planter, il a répondu que je lui avais dit que ça ne me dérangeait pas qu'il reste. Là je l'ai accusé de ne penser qu'à lui, je lui ai dit qu'il n'était pas capable de faire un effort juste pour moi. Lui est parti sur ses grands chevaux et m'a dit que je n'avais qu'à répondre oui quand je pense oui et non quand je pense non plutôt que l'inverse. Il a fini par me dire que j'étais chiante. Je suis partie en claquant la porte et j'ai été assez conne pour croire toute la soirée qu'il me rejoindrait pour s'excuser.

- Et forcément...

- Forcément.

- Ecoute ma chérie... Comment te dire...?

- Je suis chiante, c'est ça ?

- Oui, ça c'est sûr. Mais bon, c'est pas un grave problème et puis depuis le temps on va dire qu'il y trouve sûrement son compte. Non, le grave problème, c'est plutôt qu'après toutes ces années, tu puisses encore espérer que quand tu lui dis "non, c'est bon, reste", il va DEVINER que tu penses "je crève d'envie que tu viennes". Crois moi, il entend... ce que tu dis. Pas ce que tu penses. Alors si tu veux un truc, dis-le lui. Sinon, t'es pas au bout de tes peines.

****

Bon, les filles - et les gars, parce que franchement, sur ce coup là, je crois qu'on est tous pareils - c'est ma TROISIEME leçon de miss - pfiouuuu, je peux vous dire que c'est un de ces boulot ce job, j'en peux plus moi - et celle là est capitale: Personne - à part peut-être votre mère et encore - ne devine vos envies secrètes. Et à la limite, quand ça arrive, c'est encore mieux que ce soit une surprise. Sachant que souvent dans ce cas, c'est COMPLETEMENT par hasard. Donc ne comptez pas dessus. Et DITES les choses.

Sinon, le bracelet gourmette de chez Tifany, faut pas rêver, vous l'aurez JAMAIS. Et les soirées chiantes vous irez à chaque fois SEULE.

Je crois que je vais me lancer dans le coaching, moi.

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Le clito notre ami...

La vie est amusante, parfois il suffit qu'on pense écrire sur un sujet pour qu'on vous en parle. Alors au lieu de vous faire une grande dissertation sur les qualités incroyables de notre interrupteur préféré, meilleur ami de la femme - et qui soit dit en passant devrait franchement devenir le votre, les gars - voici deux perles offertes en l'espace de deux jours par deux amies à propos de Môsieur Clitoris.

Première perle:

- "C'est incroyable. La nature nous a doté d'un truc qui nous fait monter aux rideaux pour pas un sou. Sauf qu'elle nous l'a collé à l'extérieur. Pas de bol, les mecs ne s'intéressent qu'à entrer à L'INTERIEUR. Franchement, moi je dis, si ça ce n'est pas la preuve que même la nature est sexiste... En gros, vu que pour faire pousser la fameuse graine il faut à tout prix RENTRER, le clito, c'est le dernier de leurs soucis, aux mecs. Et ça depuis la nuit des temps." (Une amie fervente défenseuse de la cause des femmes, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué).

Deuxième perle:

- "Hey, Caro, tu te souviens de ce dialogue hilarant dans un épisode de Sex and the city ? Je te resitue la scène: Miranda couche une ou deux fois avec un mec avec qui elle se sent obligée de simuler à chaque fois car il est tellement branque qu'elle a de la peine pour lui. Elle en parle à ses copines, qui lui disent d'arrêter de coucher avec lui ou de lui dire carrément. Ce qu'elle fait. Elle se lance donc dans de vastes explications sur la femme et son corps. Et ça donne à peu près ça :

- Bon, tu sais ce qu'est le clitoris ?
- Ben ouais.
- Tu sais à quoi il sert ?
- Ben ouais.
- Tu sais où il se trouve ?
- Ben ouais.
- Et bien il est au moins dix centimètres en dessous de là où tu penses..."
(Merci Mlle Vie pour ce fou rire hier en ce jour de grippe affreuse)

Voilà, c'était donc ma pensée du jour, mon conseil de miss n°2, qui cette fois-ci s'adresse à vous les hommes (les filles, je SAIS que vous êtes majoritaires ici donc n'hésitez pas à relayer l'information auprès de qui de droit): "Toujours le clito tu chériras parce que c'est lui qui te donnera le mot de passe de la caverne d'Ali baba"... Et puis comme je sens que la forme revient, un petit dernier: 98% des femmes sont clitoridiennes. Les 2% qui restent sont des menteuses.

Edit: Hier, l'homme est rentré du travail avec un pot de Vicks. Je crois que l'amour, c'est juste ça, non ?

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Malade

Allez savoir si je somatise, ou si je suis plus banalement une énième victime de la grippe mais le fait est qu'aujourd'hui je suis balade balade balade.

Fièvre, nez fontaine, frissons et moral chiffon.

Comme dirait mon fils, "on a toujours envie d'être malade pour rester à la maison et puis quand ça arrive finalement on se dit que c'est nul".

Quand j'étais petite et que j'avais la grippe, ma maman me frictionnait la poitrine et le dos avec du Vicks. Mais si, vous savez, cette petite boite ronde en verre bleu qui renfermait une pommade au camphre ? Plus elle frottait, plus ça chauffait. Et ensuite, quand je respirais, c'était fort, fort... Je ne sais pas si ça débouchait vraiment mon nez mais j'adorais ça.

Je crois qu'aujourd'hui je voudrais redevenir le temps d'un instant cette petite fille qui sentait le camphre et qui faisait des prouts à l'Eucalyptus à cause des suppositoires. Parce qu'être malade quand on est grande, c'est vraiment nul...

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J'ai le melon jusqu'aux chevilles

Je pensais ne pas revenir sur cet incident. Et puis finalement... si. Pourquoi ? Pour reconnaître mes torts. Pour admettre que c'est vrai, l'espace d'un instant, j'ai pris ce fameux melon dont je parle souvent pour rire. Et là d'un coup, je suis devenue... pas drôle.

Bon, vu que je suis à confesse, autant le dire tout de suite, je l'ai quand même un peu mauvaise. Mais j'aurais dû le garder pour moi. Vous voyez, je n'arrêtais pas de dire que j'étais criblée de défauts. Et bien en voici un: je suis assez facilement piquée au vif. Et je réagis alors de façon disproportionnée. Et après je regreeeeeeeette... Mais c'est trop tard.

Quoi qu'il en soit voilà, c'est vrai, les "minutes par minutes", ça ne m'appartient pas. Pas du tout. Et si certaines ont envie de se prêter au jeu ça devrait au mieux me flatter, au pire m'être indifférent. Alors pourquoi cette grosse colère du genre je me roule par terre ?

Parce que l'espace d'un instant - et c'est de votre faute nom d'un chien, zavez pas vu toutes ces gentillesses que vous m'écrivez aussi ? - je me suis crue arrivée. Ouais, arrivée au sommet de la célébrité, avec droit de propriété et accents de pétasse. Du style qui hurle à la mort si le monde ne tourne pas comme elle veut.

Ce qui me mine dans tout ça, ce n'est pas vraiment de m'être un tout petit peu ridiculisée, c'est surtout d'avoir probablement blessé certains ou certaines d'entre vous qui ont eu l'impression que je les visais personnellement. J'ai eu l'occasion de dissiper le malentendu avec quelques unes, mais sûrement pas avec toutes. Alors voilà, je vous demande pardon d'avoir fait ma capricieuse.

En revanche, en revanche... En ce qui concerne les archives, j'essaie de trouver une solution. Mais le fait est que le copyright sur Internet, c'est compliqué. Une chose est sûre toutefois, THE liste des bottes pour mollets ronds restera ainsi que celle sur les pantalons pour gros culs et courtes pattes...

Bon, sans rancune ?

Ben quoi, en même temps c'est normal quand on est miss d'avoir à un moment l'écharpe qui nous monte à la tête, non ?

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Je ne suis pas une courge...et vous non plus

Vous allez trouver que ça commence à faire beaucoup. Vous allez penser que maintenant ça suffit et que je gonfle avec ma success story. Mais c'est promis, après cette annonce, c'est fini, plus de révélations, pas d'autre nouvelle à clamer sur les toits. Mais le fait est qu'il y a encore un petit truc dont je dois vous parler, un petit truc qui bien sûr me réjouit. Et qui va vous éclairer sur le pourquoi de l'apparition ça et là de billets clairement au dessous de la ceinture. Je vous raconte ?

Un jour d'octobre 2006

18h00: Une petite enveloppe orange me prévient de l'arrivée d'un nouveau mail. "Bonjour, je suis éditrice chez Hachette et Hélène de "Mon blog de fille" m'a conseillé d'aller jeter un oeil sur votre blog. Ce que j'y ai vu me fait penser que vous pourriez correspondre au type d'auteurs que nous cherchons pour une nouvelle collection d'ouvrages. Si vous êtes intéressée, contactez-moi"

18h02: Je suis en hyperventilation

18h03: Je fais le petit chien tant que je peux mais ça ne passe pas. Je vais mourir à la veille de mon destin d'écrivain, c'est vraiment moche.

18h10: Après plusieurs exercices de respiration abdominale, l'ingestion d'un lexomil et d'un verre de calvados je reprends mes esprits.

18h15: Je viens d'être tout simplement contactée pour écrire un livre.

18h16: Je veux me marier avec Hélène.

18h18: Je regarde mes enfants qui jouent devant moi. Ils l'ignorent encore mais ils sont les descendants d'une écrivaine. Quelle pression sur leurs frêles épaules et en même temps quelle chance pour eux...

18h19: J'annonce à l'homme les larmes aux yeux que je suis à l'aube d'une grande carrière.

18h20: L'homme me répond que si je lui refais le même cinéma que pour l'interview à la radio il me quitte direct.

18h23: Une évidence vient de me foudroyer. Je ne peux pas être écrivain et habiter dans le 13ème arrondissement. Je fais savoir à l'homme qu'il me faut un studio à Saint germain des prés pour pouvoir m'isoler. C'est une question d'inspiration et aussi de crédibilité. Devant l'air abasourdi de l'homme je lui fais remarquer que ça m'étonnerait qu'Anna Gavalda habite au dessus de Tang Frères. Ah !

18h30: Je ne sais pas pourquoi mais je sens que si je ne vais pas au Flore tout de suite je vais me sentir mal. Je crois que c'est le métier qui rentre.

19h00: J'ai l'angoisse de la page blanche qui commence à m'étreindre.

19h12: A en juger par leurs cris d'animaux qu'on égorge, les enfants ont plutôt l'angoisse de l'assiette vide.

19h14: Je ne pense pas qu'on puisse être à la fois mère, épouse et écrivaine.

19h16: L'homme me confirme qu'il doute que je parvienne à assumer les trois fonctions.

19h22: Je réalise avec effroi que je suis prête à laisser tomber ma famille pour Hachette.

19h30: Je décide de commencer tout de suite à écrire l'histoire de ma vie. Je sens que je vais révolutionner le petit monde bien tranquille de l'édition, moi.

20h00: Je demande à l'homme s'il préfère San Fransisco ou Nassau pour nos vacances.

20h30: L'homme me rappelle que pour l'instant je n'ai pas écrit une ligne et qu'on a deux loyers de retard.

20h32: L'homme doute que le prix Femina rapporte de quoi traverser l'Atlantique à 4.

20h34: Je ne vois pas du tout pourquoi on partirait à quatre alors qu'on aura une nanny anglaise à domicile pour s'occuper des enfants.

20h36: Je lui explique qu'il est primordial que nos chérubins parlent un anglais impeccable étant donné qu'un jour ou l'autre on habitera New York, histoire de protéger un peu notre anonymat.

20h40: L'homme m'annonce qu'il ne pourra pas assumer à la fois son rôle de père et de mari d'un auteur en vue.

20h41: Je suis obligée de lui faire une concession pour lui redonner le sourire (pour ceux qui ignorent ce qu'est "une concession" allez ici)

20h54: L'homme trouve que finalement écrivain ça me va hyper bien.

Quelques jours plus tard...

13h00: Je pars en courant du travail et m'envole vers la mecque des mecques: le siège d'Hachette Livres.

13h30: Arrivée à l'accueil, la vision de tous les ouvrages récemment sortis m'émeut aux larmes. Dans quelques mois mon bébé trônera là, lui aussi.

13h32: J'espère que l'éditrice ne verra pas d'inconvénient à ce que la saga de ma vie se fasse sur plusieurs tomes. J'ai tant de choses à dire, tant de cris à pousser...

13h35: J'entre dans un petit bureau. Les deux éditrices sont charmantes. Je crois qu'elle sont impressionnées. Peut-être même plus que moi. C'est fou ce pouvoir de l'écriture sur les gens normaux...

13h40: Elles parlent d'une nouvelle collection, j'écoute à moitié, je m'imprègne de l'atmosphère de ces lieux où d'illustres artistes ont promené avant moi leurs âmes créatrices...

13h42: J'entends les mots "petit livres", "filles", "futile".

13h43: J'entends le mot "Libido".

13h44: J'entends les mots: "Pimentez votre couple", "insolence du ton", "dédramatiser".

13h45: Je comprends qu'on me demande d'écrire un livre sur le sexe.

13h46: En un tome.

13h47: En même temps heureusement.

13h48: On laisse tomber le Flore et Saint Germain.

13h50: En même temps le cul ça rapporte, je me dis. Y'a qu'à voir Sonia et ses canards.

13h52: Je dis oui parce que c'est ça ou rien.

13h54: J'appelle l'homme pour lui expliquer qu'on laisse tomber le Flore. Je lui explique que ce n'est pas parce que j'ai dit oui que je vais à l'encontre de mes principes. Et qu'on peut parler de sexe en étant subtil. D'ailleurs de nombreux grands écrivains ont commencé leur carrière en parlant de sexe. Régine Desforges par exemple.

13h56: L'homme me dit qu'il trouve ça drôle et qu'il a hâte qu'on expérimente les conseils que je vais donner. On rigole bien. Dire que j'ai failli le sacrifier sur l'autel de l'écriture.

13h58: L'homme me rappelle et m'avertit que si je parle de son sexe trop petit il me tue.

The END

Bon, bref, voilà, quoi. Pour résumer voici les informations à retenir absolument:

1 - Hélène est LA fameuse fée dont je vous parlais, c'est elle qui a donné l'adresse de mon blog à Hachette et c'est grâce à elle que je suis devenue en un après-midi madame Sexe chez Hachette. Merci md'ame !

2 - Hélène sort dans la même collection le 21 février un livre qui s'appellera "Pas besoin de souffrir pour être belle" qui va déchirer sa race.

3 - Pomme, l'autre drôle de girl sort le même jour un opus intitulé "En finir avec les boulets et les empoisonneurs" qui devrait nécessairement en intéresser quelques uns parmi vous étant donné que les boulets... ça court les rues, on le sait bien nous toutes qui n'en sommes pas !

4 - On va organiser le 21 février une petite sauterie dans un bar parisien du 18ème pour fêter ça. Les précisons arriveront plus tard, c'est Hélène qui manage.

5 - Mon livre à moi intitulé "Libido en berne ? Pimentez votre couple" sortira plus tard, le 15 avril.

6 - La collection s'appelle "Nous ne sommes pas des courges" d'où l'image en tête du post. Ces petits livres s'adressent à nous les fâaaaames et ont pour objectif de nous faire sourire mais aussi réfléchir sur des sujets à la fois futiles et fondamentaux.

7 - L'homme n'a pas du tout un petit sexe, c'était juste pour faire une chute drôle.

8 - A l'heure où vous lisez ces quelques lignes - à vrai dire le post le plus long de la terre, pardon - je suis sans doute décédée sous les coups d'un homme au sexe énorme.

EDIT: Devant la profusion de billets sur d'autres blogs faits sur le modèle du "minute par minute" (certes, je ne suis pas propriétaire du concept inventé par Sophie Fontanel, mais bon...), je pense que je vais faire une pause en ce qui concerne ce type d'écriture. Ce qui rend la chose drôle c'est qu'elle soit un peu originale. Je vais également être probablement contrainte de supprimer mes archives pour la bonne raison que des âmes peu charitables semblent être tentées de les piller. Je ne fais pas d'argent avec ce blog mais je serais assez dégoûtée que d'autres en fassent à ma place. Je n'ai personnellement jamai copié personne et l'idée même m'horrifie.

Edit n°2: Certains m'ont demandé par mail le lien sur Amazon le VOICI moi je dis ça je dis rien, j'ai toujours été nulle en commerce. En même temps, je vous garantis des nuits d'amour à la clé !!! ;-)))

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Un clic pour Hélène

Bon, aujourd'hui, c'est la journée du clic. Pourquoi ? Parce qu'Helène participe au festival de Romans. Un festival qui a pour objectif de distinguer les meilleurs blogs du monde et de la planète. Hélène, c'est elle qui a créé "Mon blog de fille". Je le précise mais franchement, je me demande si c'est vraiment utile. Qui ne la connait pas? Ce que j'aime chez elle c'est qu'elle arrive à être girlie sans être tarte. Elle défend la cause des femmes envers et contre tout et personnellement, elle m'a aidée à me sentir féminine malgré un potentiel assez modeste au départ.

Mais pour moi Hélène c'est un peu plus que ça, parce que par la grâce de la toile, on s'est rencontrées et que de fil en aiguille on est devenues juste des amies.

Alors voilà, comme je crois assez à la formule selon laquelle les amis de mes amis sont mes amis, je vous invite à aller faire un tour chez elle si vous ne l'avez jamais fait et si la visite vous a plu à aller voter pour son blog, en cliquant ICI

(Si le lien ne marche pas allez et cliquez dans la catégorie "Littérature", puis sur "Mon blog de fille", "fiche détaillée")

Allez, promis, je reviens lundi avec des nouvelles toutes fraiches et sans vous inciter à cliquer où que ce soit...

Bon week-end les belles...

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Futur Papa, petit rappel

                                 

Juste un petit rappel: le concours pour gagner le livre de Fabrice tiré du blog "Futur papa" n'est pas terminé. Alors si vous voulez participer, n'hésitez pas, c'est par ICI. Moi je dis ça, je dis rien, hein...

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Drôle de punition

Ce matin, petite conversation avec ma fille...

- Maman, tu sais ce qu'il a fait Victor hier ?

- Non, mais je sens que tu vas me le dire...

- Et ben il a fait carrément pipi sur le cartable de Samantha. Tous ses cahiers étaient mouillés. Elle a pleuré hein !

- Je la comprends dis-donc la pauvre ! J'imagine qu'il a été puni Victor, parce que c'est une énorme bêtise ça. C'est même très méchant.

- Oh ben oui, ça c'est sûr il a été drôlement puni.

- C'était quoi sa punition ?

- Il n'a pas eu le droit d'aller à la boxe et il a été obligé d'aller au cours de danse des filles à la place. Il est resté sur le banc à nous regarder.

- Ah, et ça c'est une punition ?

- Ben oui, tu te rends compte ? OBLIGé de rester avec les filles pendant au moins UNE heure !!!

Oui ma chérie... Je me rends compte... Je me rends compte que tu vas grandir dans un monde où la pire des punitions pour un petit garçon qui vient tout de même de se soulager sur le cartable d'une petite camarade - soit dit-en passant l'a un grave problème le garçon, non ? - c'est d'être contraint de regarder les petites filles danser...

Si ça ne s'appelle pas fabriquer des misogynes, moi je ne m'y connais pas...

EDIT: Bon, je voudrais pas vous saouler avec la pièce mais juste une petite précision. La première sera finalement le 18 juin et pour les deux premiers soirs au moins il y aura la possibilité d'avoir des invitations spécialement pour vous, lecteurs et lectrices assidues. Une dizaine par représentation. Dès que tout cela se précise je vois comment procéder pour les distribuer équitablement. Merci encore pour votre intérêt.

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La cabine. Un an déjà...

Hier, ça a fait un an. Un an de blog. Depuis quelque temps je me demandais ce que je ferais pour mes un an. Un billet très spécial, un truc qui pète, qui ferait date quoi. Un vrai truc de miss. Et puis... Et puis j'ai oublié. Faut le faire, non ? En même temps, à bien y réfléchir, cette histoire de pièce de théâtre, dans le genre cadeau d'anniversaire, je me demande si ça n'est pas ce qui se fait de mieux. Alors voilà, je n'en ferai pas plus. Ah, si. Pour marquer le coup, voici le premier billet de "Pensées d'une ronde". C'est avec ce texte que tout a commencé. C'est parce que je ne savais pas quoi en faire que j'ai décidé d'ouvrir un blog. A le relire, je crois que je ne l'aime plus trop. Aujourd'hui, je ne l'écrirais pas comme ça. Il serait moins triste pour la bonne raison que je suis moins triste. Pas plus mince - au contraire - pas mieux foutue. Pas beaucoup plus à l'aise dans un magasin de fringues. Mais juste plus légère. Et ça, c'est grâce à vous. Alors voilà, j'espère qu'on va faire encore un petit bout de chemin ensemble. Je fais aussi un petit clin d'oeil à Mlle Vie, ma première lectrice, qui connait les affres de la cabine et qui a la grâce d'en rire.

La cabine

Il y a des périodes où il m’est impossible d’entrer. Le simple fait de regarder les vitrines est douloureux. Et puis il y a les jours fastes, quand l’aiguille hésite et passe en dessous du poids maximum. Alors je me risque parfois à franchir le pas de la porte. Je m’arrange pour passer derrière une autre, en espérant qu’Elle ne me verra pas. Elle, la vendeuse. Redoutée, jalousée, souvent haïe. Elle est tour à tour méprisante, condescendante, presque insultante parfois. Rarement gentille. Pourtant je ne lui demande que ça, moi. Un sourire, même désolé, me suffirait. Elle mesure souvent plus d’1m70 et n’a jamais prié pour que l’aiguille de sa balance ne passe pas au dessus du maudit chiffre. Elle déambule telle un chat dans son territoire, jaugeant la clientèle, choisissant celles qu’elle adoubera, avec lesquelles elle se fera cajoleuse, et flatteuse. Avec elle, les girondes, grosses ou enveloppées n’ont aucune chance. Elles peuvent espérer l’indifférence ou redouter son jugement définitif : « désolée, nous n’avons pas votre taille ». Le portrait est rapide. Mais voilà, selon moi, l’univers féminin se partage en deux : les grosses et les autres. Enfin, parfois je suis plus subtile. Mais jamais quand je suis dans le saint des saints, la boutique de fringues.

A l’intérieur, je regarde les habits. Enfin, pas vraiment. Les tailles. 42, 44, parfois 46. Si je suis seule, si elle ne me regarde pas, et si l’humeur est favorable, alors je sélectionne deux trois choses et je pars le plus discrètement possible en cabine. L’envie d’être invisible est forte. Mais quand on est grosse, on n’est pas invisible. L’empressement me rend plutôt maladroite. En me faufilant entre les rayons, j’accroche un ou deux cintres et des vêtements en tombent bruyamment. C’est à cet instant qu’elle intervient, l’air pincé, ostensiblement inquiète pour le pantalon que je m’apprête à essayer.

- Je peux vous aider ? - Non, merci, je regarde, euh… je vais essayer un ou deux trucs - Je vois. N’hésitez pas à me demander, si la taille ne va pas. - Oui, oui, d’accord, merci, je… je…

Le processus est en marche. J’oublie que j’ai plus de trente ans et que je ne suis coupable de rien. Je me transforme en une pauvre petite fille balbutiante, confuse et honteuse d’avoir osé entrer. J’ai dix ans, peut-être moins, et je me retrouve avec ma mère, dans un autre magasin, avec les mêmes angoisses. Souvent, à ce moment là, je décide d’acheter ce pantalon ou autre vêtement sans même l’avoir essayé, juste pour partir le plus vite possible. En payant, je guette un signe de reconnaissance. Mais Elle ne me le donne pas. Jusqu’au bout, je suis une intruse. Elle sait que je ne le mettrai pas, et je crois l’entendre rire avec ses collègues.

Parfois, armée d’un peu plus de courage, je pénètre dans la cabine, en priant pour qu’une glace s’y trouve. Sinon, il faut sortir et s’exposer à ses regards ou ceux des clientes légitimes, les minces. Je me déshabille et je commence à sentir les premiers signes de détresse. Ici, tout est plus blanc, tout est plus gros. Les cabines les pires sont celles entièrement tapissées de miroirs. On peut y vérifier qu’on est grosse de face, mais aussi de dos. Et de côté.

Je commence à enfiler le pantalon. Si je le ferme, le plus souvent, je ne cherche même pas à savoir s’il me va bien. Je me rhabille et je l’achète. Il sera toujours temps de se demander s’il est beau. Et puis de toutes façons, un pantalon en taille 44, est-ce vraiment fait pour être beau ?

Mais la plupart du temps, ça commence à coincer au niveau des genoux. Chaque seconde qui passe, chaque centimètre gagné est alors une lutte perdue d’avance contre la graisse. Je sais, c’est indécent de souffrir pour ça. Pourtant, la douleur est réelle.

Petite, dans les cabines d’essayage, ma mère tirait toujours le rideau avant que j’aie fini de m’habiller. Tout le monde pouvait alors me contempler, boulotte et cramoisie, la jupe baissée et la chemise étriquée – « on n’a pas plus grand », lançait alors la vendeuse à ma mère. Aujourd’hui, elle ne vient plus avec moi, mais je suis toujours aussi cramoisie dans ma cabine. Et les larmes coulent silencieusement, lorsque je dois me rendre à l’évidence : il manque dix bons centimètres pour que le bouton rejoigne sa boutonnière. Alors je repars aussi vite que je suis entrée, ravalant mon chagrin. Il y a deux mondes, celui des minces et celui des grosses. C’est indécent, superficiel, indigne d’une fille plutôt pas idiote d’en être convaincue. Mais c’est bien mon intime conviction, depuis que je suis en âge de voir mon reflet dans une glace.

Edit: Pour la pièce les billets ne sont pas en vente. Mais on est en train de réfléchir à la façon d'organiser une soirée spéciale pour vous. Et ça se passera au Théâtre du petit Gymnase, à Paris.

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"La ronde c'est moi", suite et fin

Alors j'en étais donc au fait que la ronde serait jouée par un homme. Un homme même pas gros en plus. Voire super mince. Je ne vais pas vous dire l'astuce qu'on a trouvée pour que ce soit crédible mais franchement, ça marche. Enfin je trouve...

Ensuite, donc, Stéphane et moi on a bricolé, pris des morceaux de texte, on les a tordus dans un sens puis dans un autre. Et à la fin, ça a donné une pièce de théâtre. Un One wo-man show.

Franchement, je vais vous confier un truc, au départ j'y croyais pas trop. C'est pas que je ne trouvais pas ça bien ce qu'on avait écrit. Surtout que Stéphane il connait le théâtre, alors il a su adapter mes billets, leur donner un rythme scénique qu'ils n'avaient pas. Mais de là à imaginer que ça puisse intéresser quelqu'un d'autre que ma famille et mes amis... non.

Et puis comme dans un conte de fées, la vie en a décidé autrement et un vrai producteur, comme dans les films, est apparu dans l'histoire. Quand je dis un "vrai" producteur c'est qu'il ressemble VRAIMENT à un producteur. Ou à l'idée qu'on s'en fait. Ce qui finalement revient un peu au même non ?

Un jour, donc, un peu avant Noël, Stéphane a lu le texte à ce producteur. Il s'est jeté dans le vide, il a lu la pièce, comme un vrai comédien qu'il est. Moi j'étais à coté, j'étais tendue comme un arc et je ne m'autorisais à sourire que lorsque le producteur esquissait un rictus. Il arrêtait pas de fumer des cigarettes, j'avais les yeux qui piquaient. Un peu à cause de la fumée et puis aussi à cause de l'émotion. Parce que bon, là, ça commençait à prendre forme. Et après tout, tant pis si ça n'allait pas plus loin. La ronde était devenue un personnage.

Un personnage haut en couleur, maladroit, drôle, différent, irritant et en même temps attendrissant.

A la fin, le producteur n'a rien dit. Pas un mot. Et puis il est parti, en disant qu'il rappellerait. Evidemment, on était assez inquiets avec Stéphane. Mais il a rappelé. Et il a annoncé que bon, il allait falloir bosser, que ça nécessiterait une bonne mise en scène et qu'il fallait se dépêcher pour être prêts au printemps.

Au début, on a même pas été sûrs de bien comprendre. Mais en fait, c'était bien ça. Il allait mettre des sous dans notre projet.

Ensuite, c'est allé vite, on a déposé le texte à la SACD comme des grands, tous les deux et tout émus.

Et puis... un théâtre a dit OUI.

Et la première... c'est le 15 juin.

Et ça s'appellera: "Dans la peau d'une grosse". Au début, j'avais peur que le mot "grosse", ça puisse heurter. Mais finalement, moi, quand je me regarde, les mauvais jours, je ne me dis pas "oh là là, merde, qu'est-ce que je suis ronde...". Non, je dois l'admettre, ces jours là, je n'ai qu'un mot en tête: GROSSE. Et il est peut-être temps d'appeler un chat un chat. Surtout qu'au fil de la pièce on se rend compte que la fameuse ronde ça peut être n'importe qui, même un garçon très mince. Ce qui fait que finalement, ce titre, moi je l'aime bien.

Maintenant, je tremble et j'espère que ceux et celles d'entre vous qui viendrez, prendrez du plaisir et apprécierez. Mais là, ce n'est plus à moi de jouer, n'est-ce pas Stéphane ? ;-)))

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"La ronde, c'est moi"

Alors voilà. Il y a quelque temps, j'évoquais la possibilité que ce blog débouche sur autre chose, sur un projet fou, un truc de dingue auquel je n'aurais jamais osé rêver. Une pièce de théâtre. A ce moment là, on en était à l'aube du début d'un commencement.

En fait, tout a commencé par un délire avec Stéphane.

Stéphane, vous allez me dire, c'est qui ? Au départ, c'est un lecteur de ces pages. C'est aussi un acteur à ses heures. Même plus qu'à ses heures en fait. Si je réfléchis bien, Stéphane c'est en réalité une autre fée de la blogosphère. Pas celle dont je vous disais que je vous parlerais bientôt, non, une autre. Oui, je sais, je suis méga super gâtée, des fées y'en a un paquet autour de moi en ce moment. Même que ça me fait presque peur parce que bon, la seule nana que je connaisse qui en a eu autant au dessus de son berceau, elle a fini par se piquer le doigt sur un truc à coudre dont le nom m'échappe là tout de suite et elle a ronqué pendant 100 ans. Donc bref, ça me fait un peu peur. Mais la peur, là, on va la faire dégager parce que croyez moi ça empêche sacrément d'avancer dans la vie d'avoir la trouille. Et j'en sais quelque chose. Si si, je suis championne du monde de la peur, donc je vous assure que là-dessus j'en connais un rayon.

Donc, bref, Stéphane, un jour, il me contacte, et il me dit que tous ces textes sur la ronde, une fois mis ensemble, une fois retravaillés, et bien ça pourrait donner quelque chose qui pourrait ressembler à une pièce de théâtre. Et il me dit aussi que cette ronde qui serait l'héroïne de cette pièce, et bien voilà, c'est lui.

Oui, je pense qu'on peut dire que ça a débuté comme ça. Un jour, un homme m'a dit: "la ronde, c'est moi. Je veux la jouer, je sais que c'est moi".

Qu'est-ce qu'on peut répondre à un truc aussi dingue à votre avis ?

Exactement.

Et c'est bien évidemment ce que j'ai répondu. Un grand oui.

Et à ce moment là, je crois qu'on peut vraiment dire que tout a commencé...

à suivre...

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Il est trop petit ?

Bon, donc tout ça se passe après un calin coquin, dans un lit bien sûr, parce que le carrelage... c'est... c'est... Allez, tous ensemble...

TROP FROID !

Bien... Je sens que ça rentre.

Lui: Quand même, tu ne trouves pas qu'il est un peu trop petit ?

Elle: Mais arrête un peu avec ça ! Bien sûr que non.

Lui: T'es sûre ?

Elle: Oui. Et puis de toutes façons, je t'ai déjà dit que ce n'est pas le plus important, la taille.

Lui: Ah bon ? Alors pourquoi tu baves devant le gros paquet de Daniel Craig ?

Elle: Heu... Ben pour rien, c'est pas son maillot que je regarde, de toutes façons, c'est... c'est son torse.

Lui: C'est ça...

Elle: Mais enfin je t'assure. Combien de fois il va falloir que je te dise que je me fiche qu'il soit petit ou gros ? L'essentiel c'est qu'il fonctionne. Et de ce côté là mon loulou, y'a un tigre dans ton moteur... Rrrrrrrrhhhh...

Lui (accablé): Donc tu vois, tu le reconnais. Il est trop petit.

Elle: Mais t'es dingue ! J'ai rien dit !

Lui: Si. Quand une fille dit "la taille ça compte pas", c'est une façon polie de dire qu'il est trop petit. Tiens. Si tu me dis: "je suis grosse, hein ?" et que je te réponds: "on s'en fout du poids". Qu'est-ce que tu réponds ?

Elle: Dis-donc, c'est pas parce que ton pénis est minuscule qu'il faut m'insulter hein !

Lui: Tu vois !

Elle: Oui oui, très bien. Je vois très bien. Bonne nuit.

Bref, les filles, et ce sera mon premier vrai conseil de Miss, de la même façon qu'on devrait dresser les hommes depuis leur plus tendre enfance à répondre "non" à LA question des filles à savoir: "j'ai grossi ?", il faudrait apprendre très très tôt aux filles à systématiquement répondre "oui" à celle des garçons: "est-ce qu'il est assez gros?".

Ne jamais, jamais, jamais, tenter d'expliquer que ça ne compte pas. Toujours, toujours, toujours, leur dire qu'il est énorme.

J'adore être miss, j'ai l'impression de mieux comprendre l'humanité, depuis...

EDIT: L'homme me demande - et ce absolument pas sous la contrainte, serre un peu moins chéri ça fait mal - de préciser que toute ressemblance avec un personnage ayant déjà existé est totalement fortuite. J'ajoute - de mon propre chef, aïe, moins fort je te dis - que la nature a été particulièrement généreuse avec lui et que JAMAIS au grand JAMAIS il ne s'est posé la moindre question sur la taille de son sabre laser. C'est bon là ? Tu peux me lacher maintenant ? Parce que je ne respire plus, là...

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Moi, ma nouvelle bannière et mes chevilles...

Alors voilà, c'est ça la célébrité. On devient miss, et direct on fait un gros caprice, genre je veux une nouvelle bannière, là, tout de suite maintenant. Et comme parfois la vie c'est comme un rêve, à peine on a tapé avec ses petits poings sur la table qu'une fée nous envoie la bannière dont on aurait à peine osé rêvé.

Oui, voilà, je suis vernie, parce que dans cette blogosphère, j'ai quelques fées qui parfois se rappellent à moi d'une très jolie façon. Et ça croyez-moi, ça vaut tous les titres de miss canalblog. Aujourd'hui, la fée en question, c'est BubbleCannelle. Alors voilà, BubbleCannelle, je te dis merci, du fond du coeur, pour ce cadeau, pour cette attention. Merci aussi pour ta sensibilité, ton espièglerie et ton humour, parce que crois moi on sent tout ça dans tes dessins.

Bientôt je vous parlerai d'une autre de ces fées de la blogosphère qui m'a donné ce fameux coup de pouce, celui qu'on n'espérait pas. Oui oui, toi, là, exactement...

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Le jour où je suis devenue miss...

Bon, donc c'est un secret bien éventé, ça y'est, je suis miss. Miss Canalblog. Et non "analblog" comme je l'ai malencontreusement écrit à une amie hier. Moi je vous le dis, les billet classés X, ça commence à me monter à la tête, ou un peu plus bas, d'ailleurs. Bref, voilà, cette fois-ci c'est sûr, I am famous. Wouahhhhhh... Je peux vous dire que depuis la nomination, je suis en transe. Je suis même passée par toute une sorte d'états très proches de l'Ohio. Je vous raconte ?

Un mardi, fin janvier

14h00: Je reçois un mail m'avertissant que je fais partie des trois finalistes du concours Miss Canalblog. Je suis super étonnée, c'est incroyable, il y a des gens qui sont venus sur mon site et m'ont plébiscitée pour devenir leur idole, sans que je sois au courant.

14h01: Ok, j'avoue, il y a une semaine j'ai vu une petite annonce sur le site de Canalblog appelant tous les volontaires à se manifester pour participer au concours.

14h02: J'ai répondu à la petite annonce.

14h03: Cinq fois.

14h04: Avec mon numéro de compte et une photo de moi à moitié nue.

14h05: N'empêche que je suis parmi les trois finalistes. Alors qu'on était au moins 2000 à postuler.

14h07: D'accord, 126.

14h12: Je suis vraiment très contente d'être nominée. En soi c'est une vraie victoire. D'ailleurs je me fiche pas mal d'être la gagnante. C'est d'un vulgaire de vouloir l'emporter à tout prix, je trouve. L'essentiel c'est de participer. En plus les autres candidates ont l'air super sympa, alors elles ou moi, c'est même combat.

14h15: En fait juste participer ça craint sa race.

14h17: "Monsieur l'organisateur du concours miss canalblog. Vous ne me connaissez pas mais sachez que mlle X et mlle Y, deux des finalistes du concours ont des moeurs étranges et sont soupçonnées d'utiliser leur blog à des fins pas très catholiques. Ce serait une grave erreur de les sélectionner. Attention, Caroline, de pensées d'une ronde, en revanche est une femme extraordinaire doublée d'une amante formidable" Signé: une anonyme qui vous veut du bien, beaucoup de bien, si vous voyez ce que je veux dire...

14h18: J'ai beau avoir un petit peu envie de gagner, je préfère cacher à tout le monde que je suis nominée. C'est tout moi, ça. D'un côté je participe à ce concours et d'un autre rien ne me fait plus fuir que les projecteurs. Je crois qu'en fait, cette victoire, je la veux pour moi, c'est tout. Ce sera mon jardin secret.

14h34: En même temps la modestie c'est comme perdre, ça pue. Et ça ne me rapportera aucune voix.

14h36: "Mes chers lecteurs, par un concours de circonstances incroyable, il se trouve que je suis nominée pour un petit concours sans importance. Si vous avez cinq minutes, vous pouvez même voter pour moi.

PS: Je vous paierai."

Le lendemain

08h03: Je sens petit à petit le poids des responsabilités que signifie une telle distinction. Etre miss ce n'est pas rien et je sais que c'est tout un peuple que je devrai représenter sans jamais le décevoir. A partir d'aujourd'hui, je ne touche plus à l'alcool ni à tous mes autres vices. Il faut savoir ce qu'on veut. Et moi j'ai TOUJOURS voulu être miss.

09h00: L'homme se réveille avec une grosse grosse... envie. Il me saute dessus direct.

09h02: J'explique à l'homme que c'est inenvisageable et que je viens de faire une croix sur tous les vices.

09h03: Je confirme à l'homme que la fellation aussi c'est un vice.

09h12: Non mais c'est vrai ça. Etre miss ça implique d'être chaste pendant toute l'année qui suit l'élection. D'ailleurs, quand je passerai à la télé, je dirai que je suis célibataire. Ce n'est pas parce que j'ai honte de l'homme ou de mes petits. C'est juste qu'une miss ça doit faire rêver. Et une miss presque mariée avec deux enfants, ça ne fait pas rêver.

09h12: L'homme dit que si je mens aussi pour les enfants, il racontera à Geneviève de Fontenay que parfois je taille des pipes.

09h23: Je suis obligée de mettre ma chasteté de côté dix minutes pour acheter le silence de l'homme. Etre miss c'est ça aussi. Faire des concessions.

09h34: L'homme me fait promettre de ne jamais faire une concession à Jean-Pierre Foucault

10h00: Je me demande si j'ai déjà beaucoup de votes pour moi.

10h02: Quand je pense à ma petite fille, je me dis que je vais lui donner un bel exemple de féminité.

10h05: En même temps la pauvre ça va être dûr pour elle de rivaliser avec la perfection faite femme. Si j'étais une vraie maman parfaite, je laisserais tomber toute cette histoire pour ne pas même en danger son épanouissement futur.

10h07: Ce qui est bien c'est que je n'ai jamais prétendu être une mère parfaite. De toutes façons la vie est une jungle. Préserver ses enfants ce n'est pas vraiment leur rendre service, croyez-moi.

Quelques jours plus tard...

Jeudi

06h00: C'est aujourd'hui le verdict. Mais depuis le temps que j'attends je m'en tape complètement. Il est hors de question que je me lève plus tôt histoire de vérifier si j'ai gagné.

06h12: En même temps, 6h00, 8h00, c'est un peu la même chose.

06h23: C'est incroyable ce que je m'en fiche. A tel point que là, j'allume mon ordinateur, mais que je pourrais tout à fait faire autre chose vu comment je suis décontractée du nombril.

06h24: Si internet ne marche pas dans dix secondes je fais bouffer sa free-box à ce crétin d'opérateur

06h25: Soit j'ai un début de Parkinson, soit en vrai je ne m'en fous pas vraiment.

06h26: C'est comme les résultats du bac cette connerie. En même temps je veux regarder et en même temps non.

06h27: Si je ne suis pas élue, c'est la honte sur moi et toute ma descendance. Je n'aurais jamais dû parler de ce concours aux 213 personnes que je connais. Plus les deux millions de lecteurs de la blogosphère. Mais je suis une grande fille. Si c'est pas moi, j'en ferai pas une maladie.

06h28: J'y crois pas. C'est incroyable. Il m'arrive un truc de dingue. C'est comme si la terre s'arrêtait de tourner. C'est moi la miss. La victoire c'est comme un shoot de chocolat putain.

06h29: Quand j'y pense, mes deux concurrentes étaient pourtant tellement sympas. Et leur blog était largement aussi bien que le mien. En tous cas pas loin. Je suis vraiment désolée pour elles. D'ailleurs du coup ça rend mon succès un peu dérisoire. Limite je leur donnerais mon titre.

06h30: Elles peuvent crever.

Edit: Plus sérieusement, merci à vous qui avez voté, merci à Transs, qui a tout organisé et qui est resté intraitable face à mes tentatives de corruption et bien sûr bravo à mon "mister" Canalblog, Judark. Enfin, bravo à mes deux concurrentes, Emilie et Fred, dont les blogs méritent vraiment une visite. Les filles, je ne vous donne pas mon titre, mais le coeur y est !

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Futur Papa: Le livre... et le concours !

Pendant neuf mois, il a écrit sur un blog toutes ses impressions. Ses impressions sur quoi ? Sur ce qui se passait d'étrange, de drôle, de flippant et d'émouvant dans et autour du ventre de son amoureuse. Enceinte. C'est ça le pitch, comme dirait Ardisson. Fabrice allait devenir papa et parce que tout ça lui paraissait incroyable et énorme, il a décidé de raconter jour après jour cette histoire qui est à la fois la plus banale et la plus extraordinaire au monde: la venue d'un bébé.

Le plus drôle, c'est qu'il n'a rien dit à sa chérie, le centre de son monde pendant neuf mois. Et il lui a offert ses mots, à la fin. Je crois que c'est ce qui me touche le plus, un cadeau pareil, c'est tout de même beaucoup d'amour, non ?

Petit à petit, la sauce a pris et le blog "Futur papa" a attiré de plus en plus de lecteurs et lectrices, avec parfois même des pics à 4000 par jour. Et puis le bébé est né. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, un éditeur s'est intéressé à ces petits textes. Aujourd'hui, c'est donc le livre qui sort. Et Fabrice m'a proposé de participer à un concours pour vous faire gagner un exemplaire dédicacé de son oeuvre.

Pour participer, il vous suffit d'aller ici

Franchement ça vaut le coup, le bouquin est super joli, il se lit très vite parce qu'on a beau connaître la fin, c'est plein de ces petites choses qu'on a tous et toutes vécues sans vraiment les dire. C'est aussi un chouette cadeau à offrir à tous les futurs premiers papas que vous connaissez.

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Shoot de bouffe

Aujourd'hui, une petite rediff. Parce que la vie c'est ça, parfois ça va bien, parfois un peu moins. Et en cette période post-noëlesque, les vieux démons ne sont pas très très loin...

Dabord, il y a la réminiscence d'un goût aimé. Souvent sucré. L'idée d'un carré de chocolat au lait, la douceur d'une madeleine ou l'acidité délicieuse d'une tarte au citron, par exemple. Petit à petit, ce souvenir s'installe insidieusement et se rappelle à toi de manière obsédante. Il t'en faut. Tu essaies de chasser l'envie, de penser à autre chose. Mais tu salives de plus en plus, tu ne peux plus rien faire, il t'en faut. Tu sais que chez toi, il n'y a rien de tout ça, tu t'interdis d'en acheter, pour ne pas céder. Mais aujourd'hui, ça ne changera rien.

Un fumeur hésite-t-il à traverser la ville le dimanche soir pour trouver un paquet de cigarettes ?

C'est décidé, tu y vas. Tu cours vers le supermarché le plus proche. Tu prends, vite, la tablette de chocolat à l'origine de la compulsion. Et comme tu sais qu'une fois la crise enclenchée, ça ne suffira pas, tu rafles quelques paquets de gâteaux, peu importe lesquels. Une fois ton butin amassé, tu rentres chez toi et prends le temps de t'installer. Tu sais que le bonheur sera de courte durée, alors autant l'optimiser.

Assise sur ton canapé, la télécommande à portée de main, tu déchires soigneusement le papier argenté. La vue du chocolat velouté excite tes papilles. Tu casses un morceau, et le porte à ta bouche, fébrile et impatiente. Les premiers effluves parviennent à tes narines et commencent à calmer le manque. Puis ta langue apprécie la douceur sans aspérité du petit carré. Très vite, le jus divin tapisse ton palais. Les récepteurs transmettent à ton cerveau la sensation de bien-être. Tu te sens calme, tes pensées errent sans entraves, ton corps se détend. Tu n'es plus ici, tu n'es plus toi, tu n'es plus que ce carré de chocolat qui fond voluptueusement pour couler ensuite dans ta gorge.

Le shoot a commencé.

La première bouchée est la meilleure, la seule qui vaille. Les autres ne seront que de vaines tentatives de parvenir à nouveau à l'extase. Et cette impossibilité te poussera alors à engloutir, de rage et de désespoir, tout ce que tu as acheté en plus. Jusqu'à l'écoeurement ultime, la nausée finale.

Seulement toi, tu ne vomis pas. Tu n'as jamais su, jamais pu. Oh, tu as essayé, tu as enfoncé ton doigt dans ta gorge plus d'une fois. Mais ton corps refuse. Il veut garder ce que tu viens de lui donner. Non, tu ne vomiras pas, tu ne sais que te remplir.

La descente est aussi douloureuse que la montée fut euphorique. La culpabilité te fait mal. Tu pétris ton ventre violemment, tu te frapperais si tu le pouvais. Pour te calmer, tu finis par t'inventer un demain différent. Oui, c'était la dernière crise. Demain, tout à l'heure, même, tu feras du sport. Tu ne mangeras rien, ou alors si peu. Demain, tu maigriras. Demain, tu décrocheras.

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