Pensées d'une ronde

Lettre au vent

Hier j'ai vu ton frère, et dans son sourire tu étais là. Le matin, j'avais épluché mes anciens mails et j'étais tombée sur cette invitation pour cette soirée de l'été dernier à laquelle je n'avais finalement pas eu le courage de me rendre. Trop de souvenirs, trop d'appréhension de vous revoir, tous. Un peu de paresse aussi, parce que tu le sais, je suis paresseuse.

Ce jour là, jusqu'au dernier moment j'ai hésité, sans finalement franchir le pas. Evidemment je ne savais pas que je ne te reverrais pas. Mais c'est comme ça, la vie n'a rien à voir avec ces films qui nous font pleurer mais dans lesquels ce train justement, on finit par le prendre.

Et puis en ce moment, il m'arrive des choses qui t'auraient plu, qui t'auraient fait rire. Qu'est-ce que c'est frustrant de ne pas pouvoir t'en parler...

Evidemment, tout ça je le dis au vent, peut-être aussi à l'Igéenne qui si ça se trouve vient ici encore parfois et à laquelle je pense si souvent. Je le dis aussi à son petit de toi.

Je m'invente que tu es là avec nous, que ton esprit n'est pas bien loin. Mais bien sûr, je n'en sais rien.

Si, tout de même, hier, dans le sourire de ton frère, il y avait un peu de toi.

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Post-it: Pour une soirée de filles

Alors voilà. C'est l'histoire de trois filles. Jolies mais pas que. Un peu caricaturées, bien sûr, mais on est dans le registre du boulevard et personnellement ça ne me dérange pas. Cécile, une bimbo un peu écervelée. Charlotte, une naïve un peu fofolle. Léah, une ronde déjantée amoureuse des pépitos.

Pendant une heure ou un peu plus, Cécile, Léah et Charlotte, colocataires trentenaires, se brocardent, se chipotent et se confient leurs malheurs jusqu'à même organiser le concours de celle qui a la vie la plus merdique. Bien sûr, ce n'est pas toujours dans la dentelle, notamment quand elles parlent de sexe, qu'elles moquent la tendance pépito-addict de l'une ou les penchants nymphos de l'autre.

Mais on rit.

On rit, on se reconnait, on dédramatise, on oublie la morosité de l'hiver, même si je vous l'accorde, cette année, l'hiver est assez cool, merci le réchauffement de la planète. Ce spectacle, c'est le plan PARFAIT pour une soirée de copines, avec avant ou après, une margharita ou un bon mojito à la Favela Chic quelques mètres plus hauts dans la rue. Ou alors un petit resto bobo le long du canal Saint Martin. Encore une fois, je dis ça, je dis rien.

Cette pièce de théâtre - ah, oui, j'avais oublié de vous dire que c'était une pièce de théâtre, n'importe quoi la fille aujourd'hui - se joue au Palais des Glaces. Les actrices sont en réalité six et deux équipes s'alternent régulièrement. Personnellement j'ai donc vu jouer Sophie Le Tellier, Karina Marimon et Caroline Frossard. Elles sont vraiment à se tordre par moments, avec pour ma part une mention spéciale à Karina Marimon, d'une grande justesse dans le registre de la fille à la fois cinglante, complexée et dépressive. Quoi qu'il en soit elles en sont à la 500ème et c'est assez rare que des "petites" pièces comme celles-ci restent aussi longtemps à l'affiche. Alors moi je dis, allez-y.

Info pratiques:
Palais des glaces, spectacle du 16/01/2007 au 31/03/2007, tous les mardis, mercredis, jeudis, vendredis et samedis à 21h30 et matinée les dimanches à 17h00, Grande Salle, durée : 1h30, tarifs : 28 € (1ère cat.), 25 € (2ème cat.), 18 € (chômeurs/étudiants du mardi au vendredi), 10 € (- de 26 ans du mardi au jeudi dans la limite des places disponibles. 37, rue Faubourg du Temple, 75010 Paris - Réservation :   01 42 02 27 17          /01 48 03 11 36   

Edit: Je sais, j'avais promis de ne plus me la jouer parisienne, mais que voulez-vous, c'est là que je vis, alors forcément, c'est ce dont je peux parler le mieux. Histoire de ne pas paraitre sectaire et jacobine, je vous propose à nouveau de m'envoyer les infos sympas de par chez vous pour que je m'en fasse le relais sur ces pages, les jours où je me prends pour Frédéric Taddéi. Frédéric, d'ailleurs, si tu me lis, je veux juste te dire que t'es super sexy.

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Ces petits riens qui nous font du bien

Dans la vie, je trouve, il y a des incontournables. Des petits riens qui nous font tellement de bien qu'on y dérogerait pour rien au monde. Chacun a les siens, parfois partagés, parfois pas du tout, mais souvent immuables. Ces petits riens, j'en ai plein. C'est par exemple le Journal du Dimanche dans un square au soleil la tête sur les genoux de l'homme ou sur mon canapé quand la pluie tombe. C'est le premier soir après le passage à l'heure d'été, quand toutes les cinq minutes on se dit que normalement à cette heure ci il fait nuit. C'est l'histoire d'avant de dormir avec mes deux bichons serrés contre moi, chacun d'un côté. C'est aussi la première bière, la première coupe ou le premier mojito dans une soirée. Je ne sais pas vous mais les autres verres sont toujours moins bons. C'est aussi le premier pin parasol sur l'autoroute du midi.

C'est un macaron caramel au beurre salé de chez Ladurée en visionnant pour la centième fois "Quand Harry rencontre Sally"

Et puis dans mes petits riens, il y a aussi une soirée dans l'année que sous aucun prétexte je ne voudrais louper.

Les Césars.

Oui, regarder les Césars en bonne compagnie, avec un plateau télé des grands jours, pour moi ça vaut tous les plaisirs hors de prix, toutes les soirées de la hype parisienne auxquelles je ne suis en même temps pas vraiment conviée. Mais même si j'y étais invitée, ce soir là, ils pourraient tous se brosser.

Pourtant, je vous l'accorde, les Césars, c'est long. En plus, c'est jamais çui qu'on veut qui l'a. Mais il y a les robes qu'on peut critiquer, les nouveaux seins de l'une, la bouche toute neuve de l'autre, la grossesse évidente de machinette et les premières rides de celui-ci. Les Césars, c'est l'occasion de ce genre de dialogue qui n'apporte rien mais on s'en moque:

- Roh là là, regarde Hippolyte Girardot ! Quest-ce qu'il a vieilli...

- C'est clair ! En même temps, il doit avoir au moins quarante-cinq ans, non ?

- Nooooooooooon...

- Ben si, "Un monde sans pitié", c'était quand ?

- Hannnnnnnn, t'as raison, c'est horrible, c'était y'a vingt ans. Quelle horreur... Mais qu'est-ce que j'avais aimé...

Enfin, vous voyez, quoi...

Alors cette année, je n'ai pas boudé mon plaisir. Faut dire que Valérie Lemercier était tout bonnement à se tordre. Mélanie Laurent que j'ai tant aimée dans "Je vais bien ne t'en fais pas" m'a fait autant pleurer qu'il y a des années Charlotte, timide effrontée ou Romane Bohringer à peine remise de ses Nuits fauves.

En plus, l'amoureux de Mélanie, Julien Boisselier, il était si mignon, n'est-ce pas ? Un vrai moment Nutella.

Et puis surtout, cette année, il y'avait Jude. Si. Lui même. L'érotisme incarné. Même avec des cheveux un peu trop blonds, un peu trop longs. Jude que la jolie Juliette Binoche embrasse parait-il dans un prochain film. On la déteste un peu et en même temps, moi, Juliette, je l'aime bien.

Toujours est-il que samedi, quand Jude a bredouillé quelques mots de français en recevant son César d'honneur, je ne sais pas, comment vous dire... c'était comme un macaron caramel beurre salé de chez Ladurée. En mieux.

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La petite robe noire

Alors voilà, difficile de dire plus et mieux sur la soirée chez Ginette que ça ne l'a été fait chez Hélène. En plus, pour ceusses et celles qui n'étaient pas là, c'est limite pas cool d'en rajouter. En même temps, bien sûr, c'était si bien que j'ai envie de vous le conter à ma manière. Mais comme vous savez déjà comment ça s'est passé, je vous raconte le before, d'accord ?

- 15h00: Je reçois le 57ème mail d'Hélène en deux jours pour me dire qu'elle a trouvé en plus de la robe de ses rêves à 193 euros, une paire de bottes de motard qui s'enfilent trop facilement et qui tuent leur race. Elle en est à plus de trois cents euros et n'est pas sûre que ce soit raisonnable. Je fais ce qu'il faut toujours faire avec ses amies quand il s'agit d'achats inconsidérés. Je mens et je dis que c'est super raisonnable.

- 15h03: Julie ne sait toujours pas comment elle va s'habiller, ça l'inquiète.

- 15h05: Pomme a prévu une tunique super sexe avec maxi décolleté. En même temps elle hésite.

- 15h08: Moi je sais trop bien ce que je vais mettre. Ma robe magique de Promod achetée en soldes à 29 euros. Avec mes santiags vertes qui font pas l'unanimité mais que je suis dedans comme dans des pantoufles.

- 15h15: C'est trop trop bien d'avoir prévu ma tenue depuis une semaine. Comme ça pas d'angoisse, pas de prise de tête. Quand je vois les filles qui se font un mourron pas possible, je me marre. En même temps, les pauvres. ça doit être super dûr d'aller à la rencontre de son public sans avoir LA tenue dans laquelle on est au top.

- 15h18 Je l'aime trop ma robe noire. Elle moule un peu mon ventre mais maintenant je suis une fille qui assume alors je m'en bats les nichons.

- 15h30: Hélène a la migraine elle ne sait plus si elle va venir à sa propre soirée.

- 15h34: C'est pas pour copier mais j'ai mal à la tête aussi. Heureusement que je sais ce que je vais mettre ce soir sinon j'en mènerais pas large. Déjà qu'aller à la rencontre de son public c'est super flippant, alors sans THE small robe noire, c'est no way.

- 16h00: Je ne suis pas sûre qu'on fera un discours mais dans le doute j'en prépare un petit. Surtout ne pas oublier qui que ce soit dans les remerciements.

- 16h12: J'ai peur de ne pas savoir quoi mettre sur les livres qu'on me demandera de signer.

- 16h16: Je téléphone à l'homme pour lui dire que j'ai peur pour tous les autographes et aussi d'aller à la rencontre de mon public.

- 16h18: L'homme me rappelle que mon livre n'est pas sorti.

- 16h23: C'est fou ce que la jalousie masculine peut rendre méchant.

- 16h30: J'espère que ce ne sera pas trop l'hystérie quand même. Devenir une star c'est quand même super déstabilisant psychologiquement. Mais je dois tout à mon public, alors je suis prête à me jeter à corps perdu dans la foule.

- 16h45: Là normalement je devrais commencer à m'habiller. Mais comme je sais exactement ce que je vais mettre, du coup je suis trop trop zen. Je vais me faire un épisode de Desperate Housewives pour me détendre. Il faut que je sois super calme pour aller à la rencontre de mon public.

- 17h30: Bon, allez, hop, je vais aller enfiler ma robe magique, une touche de terracota et je suis prête pour le show.

- 17h45: J'ai PERDU ma robe noire.

- 17h47: C'est un truc de fou, j'ai cherché partout.

- 17h48: J'annule tout. Adieu mon public.

- 17h49: Je veux mourir.

- 17h52: L'homme me dit de mettre autre chose.

- 18h00: Je n'ai RIEN d'autre. En plus je ne rentre pas dans mon jean depuis trois jours. A cause des hormones des règles. Et aussi peut-être des m&m's. Et QUI a acheté les m&ms ? Hein ? Ouais. Parfaitement.

- 18h04: L'homme me dit que je peux bien y aller en salopette il en a rien à foutre.

- 18h08: Je lui fais une concession par téléphone pour arranger les choses. Ben oui, je suis prête à tout. C'est comme ça, une Caro sans son sabre laser, c'est comme une Ségo sans son François. (ouais, je sais, c'est un message subliminal. Même en salopette je suis de gauche)

- 18h12: Les filles me disent de mettre ma tunique verte.

- 18h14: Elle est au sale.

- 18h16: Je vais aller à la rencontre de mon public avec une tunique verte qui sent la culotte.

- 18h19: J'extirpe ma tunique verte du sac à linge. C'est bizarre, y'a un chiffon noir tout entortillé accroché à la ceinture.

- 18h23: "Les filles pas de panique G retrouvé ma robe noire. Tout va bien elle était dans le placard de l'homme. Le salaud".

- 18h27: Je sais c'est pas joli joli mais plutôt crever que d'avouer que je sors chez Ginette faire l'amour avec mon public dans une robe qui pourrit depuis dix jours au fond du panier avec les chaussettes et les slips. De toutes façons, un coup de fébreze et le tour est joué.

- 18h30: J'ai plus de fébreze.

- 18h33: Je balance la moitié de mon parfum sur ma robe et je la repasse ensuite.

- 18h38: C'est super, "Chance de Chanel" et la vieille chaussette, ça donne un truc proche de la tartiflette. Je mets vraiment toutes les chances de mon coté ce soir.

- 18h40: Je suis tellement nerveuse que j'explose ma terracota par terre. Je suis obligée de passer mon pinceau sur le carrelage histoire d'en récupérer de quoi me maquiller.

- 18h46: Je pars à la rencontre de mon public dans les conditions idéales.

Voilà, après un début pas facile facile, la soirée s'est déroulée comme si je flottais. Je ne vous ai pas toutes vues, je n'ai pas parlé à tout le monde, mais j'ai adoré rencontrer ClaireMM, Karine, Sofiso, Fanny, Dola, Yasmina, Laurenn, Annelise, Lilo, Delphine, La fée Daubette, Estelle, Lili, LN75, Lovepink, Marion, PetiteLouise and so one. Pardonnez moi les oublis, j'avais beaucoup bu alors qu'évidemment on s'était juré de ne pas toucher à une goutte d'alcool histoire de se tenir correctement. Vous êtiez beaux et belles, vous êtiez exactement comme je voulais que vous soyez. J'ai lu ailleurs qu'il y avait de jolies âmes et je ne vois pas quoi ajouter.

Voilà, je ne sais pas si on méritait toute cette chaleur mais je m'en fiche, j'apprends en vieillissant à prendre ce qu'on me donne sans me poser de questions et à profiter, profiter, profiter...

Edit: Si vous en êtes d'accord, on remet ça le 25 avril. Même lieu, même cause, même punition. Et cette fois-ci je pourrai signer des autographes, parce que mon livre aussi sera sorti... Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !!!

Edit(2): A vous mes amis de la vraie vie d'avant le blog, merci d'avoir été là. Ces choses là comptent.

Edit(3): J'ai oublié mais il y avait aussi Esme. Et franchement, je m'en veux comme c'est ps possible de ne pas l'avoir citée alors que j'étais vraiment, vraiment heureuse de la voir, cette charmante et douce jeune fille. Tu me pardonnes ?

Edit(4): Voilà la preuve des ravages de l'alcool. Joëlle. Joëlle était là. Et l'oublier c'est en soi la preuve qu'il ne faut plus JAMAIS boire. Plus JAMAIS. Quoi qu'il en soit Joëlle, je pensais tout ce que je t'ai dit, même si j'étais probablement exaltée par le champagne. Il faut que tu continues ces interviews.

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SOS

Pas de post dans l'immédiat - STOP - Etat lamentable au travail - STOP - Du champagne coule encore dans mes veines - STOP - Je ne boirai plus jamais - STOP - Promis je raconte la soirée demain - STOP - Merci à tous ceux qui sont venus, bravant le fatigue, la timidité, le froid, le vent et la neige - STOP - J'ai le mal de mer - STOP - Vomir sur son lieu de travail est-ce une cause de licenciement ? - STOP - Je vous aime - STOP.

EDIT: Un grand merci à Lovepink, pour sa gentillesse, sa convivialité et son accueil. M'est avis que les Dessous de Ginette vont devenir THE rendez-vous des courges...

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Le melon de la courge

Oyez oyez ! A yé A yé !

Non, je n'ai pas brulé une durite. Je suis juste tout excitée parce qu'aujourd'hui c'est le grand jour, les livres de Pomme et d'Hélène sont en vente. Et que même que je raconte pas des barres vu qu'il y a un site internet qui présente les quatre premiers opus de la collection "On est pas des courges".

Le mien n'est pas encore là, hein, ce sera un bébé d'avril. Mais en avant première, voilà... tadam... THE couverture !!! Je sais, c'est le genre de bouquin dont je vais avoir du mal à me vanter dans les diners en ville mais peu importe, aujourd'hui je me prends pour Marguerite Duras...

                                         

Edit: y'a même des tee-shirts à gagner sur le site internet. Moi j'dis ça, j'dis rien...

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Little Children

Allez, hop, au cinoche. Ben ouais, c'est comme ça, autant vous prévenir, j'ai l'intention de me la jouer de plus en plus culture. Surtout que là, cerise sur le verre d'eau, ça colle impec avec les billets d'hier et d'avant-hier puisque le film dont je vais vous parler se passe pour une bonne partie dans un square ou dans le jardin d'une piscine publique.

Avant de vous donner mon avis - que personne ne me demande, I know - il faut que je vous avoue que je suis allée voir Little children en grande partie à cause de l'affiche. Oui, je sais, c'est pas glorieux. Comme si une belle affiche pouvait garantir un bon film... N'empêche que que pour moi, souvent, une belle photo, ça joue. C'est sûrement trivial et pas très intello de raisonner comme ça mais que voulez-vous, je crois que la vérité c'est que je suis très "ménagère de moins de cinquante ans" comme nana. Et qu'en plus, je l'assume de mieux en mieux.

Bref, en l'occurence, ce couple enlacé, la douce épaule de Kate Winslet, la chute de reins de Patrick Wilson que je ne connaissais pas mais qui croyez moi gagne justement à être connu et cet éclairage à la Vermeer - ok j'en rajoute un peu mais ça fait style de citer Vermeer - ça m'a donné envie.

Du coup, j'y suis allée sans vraiment lire quoi que ce soit dessus, pensant voir un "petit film de filles", genre que j'affectionne tout particulièrement.

Erreur. C'est tout sauf ça.

Ok, c'est pas non plus du Bergman. Mais ce n'est pas une bluette légère, loin de là. Little Children, c'est avant tout un tableau assez acide des banlieues américaines, sur le mode "Desperate Housewives" sans le glamour.

C'est surtout le portrait d'une femme qui semble être spectatrice de sa vie et qui se jette à corps perdu dans une relation adultère, histoire de sentir à nouveau le sang couler dans ses veines. Banal me direz-vous. Oui. Sauf qu'il est surtout question de ces tous petits riens, de ces petits bonheurs et de ces mensonges qu'on se fait, qui à défaut de construire une grande histoire d'amour aident néanmoins un homme et une femme à se réveiller d'un long sommeil.

Little children c'est aussi une réflexion sur la maternité, sur la difficulté d'entrer en contact avec son enfant, sur le vague à l'âme qui parfois saisit les mères lorsque l'après-midi elles s'ennuient sur les bancs publics. Un vague à l'âme qui vous pousserait presque dans les bras d'un homme dont on sait pourtant qu'il nous aimera jamais comme on le rêve. (ndla: A ce stade de la critique je tiens à préciser que personnellement je ne suis jamais tombée sur ce genre d'homme dans les squares et que même si ça avait été le cas je n'aurais bien évidemment succombé à la tentation sous aucun prétexte.)

Voilà, pour conclure, ce film vous plonge dans une drôle d'atmosphère, un peu moite, un peu troublante. Kate Winslet y est lumineuse, les autres aussi mais elle surtout. Allez-y. C'est un ordre. Un ordre de miss, bien sûr.

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J'aime pas non plus les copines de square

Alors donc, parlons un peu des copines de square. Déjà, à celles qui croient pouvoir faire l'impasse sur les relations amicales au jardin public, je dis: attention. Oui, attention parce que dans un square, il y a des règles. Et l'une d'entre elles c'est que si tu viens régulièrement, il faut dire bonjour et rapidement tutoyer tes voisines Au risque d'être totalement exclue. Bon, après tout, on peut aussi se dire qu'on se fiche éperdumment d'être exclue. Sauf qu'être mise sur la touche au square signifie aussi que les mères plus attentives que toi laisseront sans aucun scrupule pupuce se carapater pendant que tu changes la couche de chouchou. Cela veut également dire que tu pourras toujours courir pour que ces dernières, non seulement plus attentives mais plus prévoyantes que toi prêtent une pelle à tes gamins qui geignent depuis une heure parce que pour une fois tu as oublié les jeu de sable. Petite apparté: il faut savoir que les enfants ne jouent JAMAIS aux jeux que tu penses à apporter. En revanche, ils ont TOUJOURS envie de ce que tu as laissé à la maison.

Etre exclue c'est aussi faire une croix sur un goûter partagé, un peu d'eau en cas de vomi, etc. Etre exclue ça veut enfin dire que tu te tapes systématiquement le banc constellé de fiantes de pigeon ou celui qui l'été est en plein cagnard. Parce que bien sûr, les bonnes places sont réservées dès la première heure pour les copines.

Bref, je suis navrée pour les sociopathes et les misanthropes, il faut mieux sympathiser, quitte à faire semblant. Mais bien évidemment, il faut rester lucide: au square, la seule chose qui te lie aux autres mamans, c'est... d'être maman. Ce qui en soi ne garantit pas plus d'atomes crochus que ça. Par conséquent, avant de trouver copine à ton pied, tu vas passer par la nostalgique de la grossesse qui te racontera par le menu détail son épisiotomie et qui te regardera avec compassion quand tu feras cet aveu abominable: tu as eu une césarienne. En langage "maman parfaite": tu n'as pas VRAIMENT accouché.

Il y aura aussi l'hystérique qui hurle sur tous les enfants sauf le sien bien sûr qui pourtant mériterait à ton sens une bonne taloche pour toutes les humiliations qu'il fait subir à pupuce, celle qui n'a JAMAIS de goûter (bon, d'accord, ça c'est moi) et qui prend un air confus tous les jours à 16h pour te chourrer la moitié de tes BN. Celle qui te pique ton Elle dès que tu as le dos tourné. Celle qui est persuadée que sa pupuce à elle est précoce, la preuve, elle étale son caca sur les murs de sa chambre et ça c'est un signe. Celle qui est raciste et qui se moque des nounous africaines. Celle qui prend un mali plaisir à te faire flipper en insinuant que ta propre nounou ne s'occupe pas toujours très bien de chouchou et pupuce. Celle - et parfois c'est la même que la précédente - qui dès que tu as le dos tourné essaie de débaucher ta justement si négligeante nounou.

Et puis il y a la pire. Celle qu'il faut arriver à repérer très vite. Celle là elle a d'abord l'air super cool et tu te dis que c'est peut-être la bonne, celle qui deviendra ton AMIE de square. La première fois qu'elle te fera le coup, tu trouveras ça sympa, tu te diras que c'est une marque de confiance de te laisser son nouveau né et son petit bonhomme de deux ans et demi qui en plus s'entend "super bien" avec chouchou. Et puis très rapidement, tu constateras qu'elle n'a jamais le temps de te rendre la pareille. Et qu'en réalité ta nouvelle amie te prend pour une truffe. Oui, celle qu'il faut éviter à tout prix c'est la mère qui carresse le rêve secret de se débarrasser de ses enfants. Et qui a vu en toi le pigeon parfait. Surtout qu'en général, il suffit qu'elle soit partie deux secondes pour que tu réalises que son fils ne s'entend pas vraiment "super bien" avec chouchou. Et que le nouveau né a manifestement une couche bien chargée. Et que la "petite course" s'est probablement transformée en cinoche, parce que trois heures pour aller chercher du lait, même à la reine des courges, on ne la fait pas.

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J'aime pas les squares

J'aime pas les squares. Voilà, ouf, c'est dit. Je sais, ça craint, quand on est mère, de ne pas aimer les squares. ça craint encore plus de ne pas aimer les squares DEPUIS qu'on est mère. Le pire, c'est qu'avant, je me les rêvais, mes après-midi au square avec mon bébé qui dormirait sagement dans son landau pendant que je lirais tout Rilke, Flaubert ou Bernard Werber. Mais forcément, la vie m'a joué un drôle de tour. Dans le landau, ou plutôt devrais-je dire la péniche, il y a eu DEUX bébés. Qui n'ont jamais dormi en même temps pendant que je lisais Rilke, Flaubert, etc. JAMAIS. En tous cas quand la double poussette était à l'arrêt. Et essayez de lire du Rilke en poussant d'une main un véhicule d'au bas mots cinquante kilos. No way.

Bref, déjà, tant qu'il est en mode "nourisson", le square avec un bébé ça signifie tourner autour du bac à sable avec ta poussette en priant pour que chouchou arrête de hurler. Ce qu'il fait. Jusqu'à ce que tu t'assoies deux secondes et là c'est reparti. Tu rêves alors du temps béni où chouchou sera assez grand pour aller faire des patés dans le sable avec ses copains pendant que tu la liras cette putain d'intégrale de Rilke.

Sauf que quand chouchou ou pupuce ont l'âge de faire des chateaux de sable, ils ont aussi l'âge de se faire piquer leur seau. Ou de voler la pelle du voisin. Ce qui revient à peu près au même: à un moment ou à un autre tout le monde pleure et toi tu es à deux doigts de te coltiner la mère de la partie adverse, soit parce que ton enfant est un sale voleur, soit parce que le rejeton de la mère d'en face est un psychopate du rateau.

Je passe rapidement sur le reste, à savoir les dangers inimaginables que représentent les jeux pour enfants, assurément étudiés par de dangereux pervers haïssant les gamins par dessus tout. Là encore, deux cas de figure: premièrement, chouchou est de la catégorie des téméraires. Du coup, tu ne vis plus, tu rodes sous le pont de singe de peur qu'il passe à travers les mailles du filet, tu cours jusqu'au toboggan récupérer ton rejeton qui a décidé de descendre la pente vertigineuse la tête la première et sans les mains ou tu récupères pupuce en suspension en haut de la toile de spiderman retenue miraculeusement à dix mètres du sol par la corde de sa capuche qui en même temps risque fort de l'étrangler si tu ne parviens pas à la détacher dans les trois secondes qui viennent.

Deuxième cas de figure, pupuce ou chouchou sont du genre empotés. Et là, c'est également l'enfer. Ils deviennent très vite les souffre-douleur du terrain de jeu. Tu es obligée d'intervenir régulièrement, empirant leur statut de ringards incapables. En même temps, une mère qui se respecte ne peut pas rester les bars ballants pendant que son rejeton se fait jeter du sable dans la figure sans esquisser le moindre mouvement de rébellion par deux lascars qui font deux fois sa taille. En tous cas moi je ne peux pas. C'est comme ça. Quitte à leur mettre encore plus la honte, il FAUT que j'intervienne.

Quoi qu'il en soit, ton bouquin tu l'oublies. Parce qu'il ne faut jamais perdre de vue le fait qu'un enfant peut te suprendre. Je m'explique. Pupuce a toujours été prise de panique dès la deuxième marche du toboggan gravie. Tu crois alors que tu peux la laisser sans surveillance le temps d'un coup de fil au motif qu'avec un vertige pareil ce n'est pas demain la veille qu'elle arrivera en haut.

Erreur.

Les enfants détestent que tu téléphones. Encore plus au square. Du coup, rien que pour te faire payer, pupuce choisira ce moment là tout particulièrement pour se hisser jusqu'au sommet du toboggan réservé aux 8-10 ans. Elle n'écoutera que son courage et s'élancera dans le "tunnel de la mort", tel que le surnomment les caïds du jardin. Pour échouer à moitié inanimée dans le sable, sous le regard accusateur et consterné des autres mamans qui elles n'auraient JAMAIS laissé pupuce sans surveillance.

Un jour, je vous parlerai des copines de square...

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Charles, Ginette et les drôles de girls

Alors voilà. On dirait que ce serait un petit film de filles. On dirait que ce film raconterait l'histoire de quatre nanas super belles mais en même temps un peu barrées et aussi trop trop drôles. On dirait aussi qu'elles tiendraient un blog et que par le hasard des liens, elles finiraient par aller sur les pages des unes et des autres.

On dirait que l'une d'entre elles, celle dont le blog serait le plus ancien et qui serait aussi la moins timide, déciderait de proposer aux trois autres de se rencontrer.

La soirée se passerait dans un restaurant gastronomique de Paris. Les quatre filles mettraient à peu près trente secondes pour sympathiser. En même temps ce serait normal puisque avant de se voir, elles se seraient lues. Beaucoup et tous les jours. Du coup, à peine l'entrée terminée - ainsi que la première bouteille de rouge - elles en seraient déjà à parler de cette arnaque à l'amour qu'est ce SOIT-DISANT orgasme vaginal qu'aucune femme honnête n'a jamais rencontré. Elles parleraient de plus en plus fort, tellement fort que les gens du restaurant se demanderaient qui sont ces quatre folles hystériques et érotomanes. Mais les folles en question s'en moqueraient bien, elles seraient bien trop occupées à siffler la troisième bouteille de rouge tout en engloutissant un plateau de fromages au lait cru et gras. Peut-être que certains se diraient alors que franchement, tout ce fromage, ce n'est pas la peine, parce que bon, côté rondeurs, ces filles là, elle se défendraient pas mal. Enfin, pas toutes, mais ça on s'en foutrait. En tout cas, elles, elles s'en foutraient complètement.

Voilà. On dirait tout ça et même plus, on dirait que ces quatre filles continueraient à se voir régulièrement, à rire comme des baleines à chaque fois et à se confier des trucs qu'elles n'auraient peut-être même pas pensé dire un jour à leur propre mère.

Surtout à leur propre mère, en fait.

On dirait que ce serait une histoire d'amitié du 21ème siècle, qui commencerait sur des claviers et qui se poursuivrait dans la réalité.

A la fin du film, trois de ces quatre filles deviendraient super célèbres en écrivant pour une collection de livres qu'à côté la bibliothèque rose ce serait un four. La quatrième ne perdrait pas pour attendre parce qu'elle rencontrerait Charles Berling dans le RER qui l'emmènerait vers son travail très dûr et cruel. Parce que j'ai oublié de le dire mais cette quatrième fille ce serait comme une cendrillon moderne.

Après des mois à lui faire une cour effrenée, il la demanderait en mariage chez Ginette, dans le 18ème, devant ses trois copines qui bien que célèbres n'auraient pas perdu un gramme rapport au fait qu'elles continueraient à manger du brie et du saucisson grace à leurs droits d'auteurs. Ce soir là il y aurait aussi des centaines d'autres blogueurs, blogueuses ou lecteurs et lectrices prêts à devenir eux aussi des copains et copines de la vraie vie.

Ah, j'oubliais: Charles, ce fameux soir où tu demanderas Julie en mariage, c'est le 21 février prochain. ça se passera chez Ginette donc, un bar supra girlie du 18ème arrondissement de Paris. Et accessoirement, THE place to be la semaine prochaine pour tout ceux et celles qui ont envie de boire un verre avec Pomme, Hélène et moi même.

Edit: au cas où tout ceci serait un peu trop du n'importe quoi, Hélène et Pomme sont beaucoup plus claires et explicites sur leurs blogs...

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Frankenstein et ses amis

Bon, ça faisait un bail que je ne me l'étais pas joué "je vous emmène au théâtre". Alors voilà, aujourd'hui vous n'y couperez pas. Pourquoi ?

Parce qu'hier, j'ai emmené mes deux choux et une de leurs copines à la Comédie de la Passerelle dans le 20ème arrondissement de Paris, voir une pièce qui s'appelle "Frankenstein et ses amis". D'habitude, je dois dire, je me fais limite suer dans les spectacles pour enfants. C'est pas que ce soit forcément nul, mais bon, la princesse qui tombe amoureuse d'un crapeau qui devient chevalier à la fin... bof.

Mais là, c'était Stéphane - THE Stéphane, THE real one, The "ronde" - qui nous invitait et les comédiens étaient ses copains, donc j'avais plutôt un bon à-priori. Et j'ai ri. Comme une dinde. Aussi fort que les 50 gamins hilares présents dans la salle. J'ai crié "encore" à la fin comme eux. Et je suis repartie avec l'impression d'être un peu plus légère.

La pièce est loufoque, elle parle de la différence, elle parle de l'amitié, elle parle de la difficulté quand on est petit et pas tout à fait comme les autres de se frayer un chemin dans une société où si on dépasse d'un cheveu, on est souvent condamné. Les acteurs, un gars et une fille, jouent avec le public qui leur est acquis dès les premières secondes. Ils parviennent à se moquer de tout, même des enfants, et on sent que ces derniers leur en sont presque reconnaissants. Ben oui, c'est le signe qu'on les prend pour des grands, non ?

Voilà, moi je dis, un spectacle qui fait se gondoler les petits et les grands, faut pas passer à côté. Alors les mamans, les papas, les tontons, les tatas, les parrains et les marraines, foncez rue Orfila à la Comédie de la Passerelle, c'est tous les mercredis et samedis du 10/01/07 au 31/03/07, à 14H30.

EDIT: Je sais, c'est un spectacle parisien et donc je présente toutes mes excuses à touts ceux qui ne vivent pas à la capitale. Promis, je ne le referai plus.

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C'est si bon...

Bon, j'avais décidé de faire la grève. Un acte symbolique, de rébellion. Je voulais, par mon silence, protester contre cette arnaque à l'amour qu'est la Saint Valentin. Je voulais manifester ma solidarité avec tous les célibataires - surtout ceux qui le vivent mal parce que les autres ne m'ont rien demandé on est bien d'accord - qui vont endurer toute la journée les mièvreries de rigueur en ce 14 février. Mais finalement, je me dis que mon silence ça va pas peser bien lourd dans tout ce vacarme. D'autant que je suis bien évidemment une people maintenant que je suis miss. Mais en même temps, les miss canalblog, chais pas, ça reste encore assez confidentiel. Du coup, je décide de continuer à occuper le terrain, on sait jamais.

Pourquoi je déteste le 14 février ? Par grand principe. Bon, ok, c'est surtout parce qu'avant de rencontrer l'homme, j'ai vécu des dizaines de Saint Valentin à pleurer dans mon lit le soir convaincue que je mourrais dévorée par des chiens que je n'avais même pas. J'aurais tué n'importe quel couple d'amoureux, comme ça, gratuitement. Je ne l'ai pas fait parce que Midnight Express à l'époque m'avait légèrement traumatisée et que je ne suis pas loin de penser que les prisons françaises et les cachots turcs, c'est même combat.

Le pire c'est que bon, je n'ai pas non plus connu qu'un seul sabre laser dans ma vie. Mais comme par hasard, le jour de la saint valentin, ça ne manquait jamais, pof, seule, single, cé-li-ba-taire. Beurk, pas sexy en cette société ou tout marche par deux.

Bref, je peux vous dire que pour mon premier 14 février avec l'homme, tout en conspuant cette fête du marketing, je rêvais en secret d'un repas aux chandelles avec gros caillou dans ma coupette de rosé à la fin. Et puis rien, nada, que dalle, j'étais tombée sur le Ben Laden de la Saint Valentin. Le genre à non seulement mettre un point d'honneur à ne RIEN m'offrir ce jour là mais même à être exprès désagréable. Du coup, depuis dix ans, la saint valentin, c'est limite mon pire jour de l'année.

Et puis ce matin, comme c'est mercredi, je me suis levée un peu plus tard. Les enfants - dressés à la perfection - ont joué dans leur chambre, comme deux anges. L'homme a lui aussi décidé de trainer un peu. On s'est collés l'un contre l'autre dans un demi-sommeil, et on a savouré ces minutes volées. "C'est bon d'écouter la pluie avec toi" m'a-t-il chuchoté. Alors j'ai compris que la Saint Valentin,  comparée à un homme qui aime écouter la pluie le matin avec moi, ça fait juste pas le poids.

A tous les amoureux, je dis, savourez, parce que c'est si bon. A tous ceux qui cherchent encore leur chat, je dis que demain est un autre jour. Et que souvent, la vie a plus d'imagination que vous ne le pensez. Et puis à tous ceux qui se fichent de trouver leur moitié pour la bonne raison qu'ils n'y croient pas à tout ça, et bien je dis que personnellement, je ne crois pas non plus à ces histoires de moitié. Juste au plaisir d'écouter la pluie, parfois, à deux.

EDIT: la photo n'a rien à voir avec la choucroute, encore moins avec la Saint Valentin. Mais je voue une passion à ce petit village "sous le soleil". Et c'était un bon moment, de voir ce soir là la pénombre tomber sur le port...

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"Tu lui as dit à Ségolène Royal ?"

Au cas où vous penseriez qu'il n'y a que sur ce blog que je me la pète, et bien croyez moi, vous êtes loin du compte. Même auprès de ma fille de six ans, j'éprouve pathétiquement le besoin de me faire mousser. Le pire, c'est qu'elle n'a pas l'air plus impressionnée que ça...

- Tu sais qui j'ai vu ma chérie ce soir ?

- Non...

- J'ai vu Ségolène Royal.

- C'est vrai ? A l'école tu sais, y'en a qui disent "vive Nicolas Sarkozy". Moi j'ai dit que j'aime mieux Ségolène Royal.

- Ah bon ? Et pourquoi ?

- Parce que c'est une fille et que je voudrais que le président ce soit une fille. Surtout que Jacques Chirac il est vraiment moche sur la photo dans le préau.

- Tu sais, parfois ça ne suffit pas d'être une fille, même si c'est vrai, on est drôlement fortes. Il faut aussi avoir de bonnes idées.

- Ben oui, pour être présidente il faut avoir des idées, ça c'est sur. Elle a dit quoi là, Ségolène Royal ?

- Oh, beaucoup de choses. Elle a dit par exemple qu'elle voulait que tous les enfants réussissent bien l'école pour avoir un bon travail après.

Puis, après un silence.

- Maman ?

- Oui ?

- Tu lui as dit à Ségolène Royal que je suis très sage à l'école ?

- Heu... non, je ne lui ai pas dit.

- La prochaine fois tu lui diras hein ?

- Promis.

Edit: Promis, après j'arrête avec Ségolène Royal, après vous pourriez penser que je suis de parti pris. Alors que pas du touuuuuuuuuuuuuut...

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Les louboutins de Ségo

Bon, pour vous raconter ma dernière aventure avec nos grands de ce monde, je suis un peu obligée de vous avouer que je ne suis pas vraiment documentaliste. Disons que mon métier se finit en "iste" aussi et que je n'ai pas totalement menti parce que je fus tout de même dans une vie antérieure documentaliste. Par ailleurs, je précise que je suis "iste" mais pas à proprement parler dans Libé ou le Monde. Plutôt une "iste" du pauvre, de celles qui écrivent des choses très très sérieuses et barbantes pour des gens eux aussi très très... sérieux et dans des publications que personne ne connait vraiment.

Je suis par ailleurs une "iste" sur le tard et donc pas vraiment admise dans le sérail de la profession. Du coup, j'ai souvent l'impression d'être, comme dirait ce cher Ron, la Bridget des salles de presse...

Bon, tout ça vous vous en moquez je m'en doute. Ce que je voulais vous raconter c'est que j'ai rencontré... Ségolène Royal.

Si.

Je vous raconte ?

Un mardi de la semaine dernière...

10h00: Mon patron demande qui est volontaire pour aller écouter Ségo dans le 13ème à Paris.

10h02: J'ai trop envie d'aller voir Ségolène Royal. En même temps c'est normal parce que je suis de gauche. Je lève le doigt super vite comme à l'école.

10h03: Mon patron a l'air tout content que je veuille y aller. Lui aussi est de gauche mais il vote plutôt Bayrou.

10h12: Je dis à ma collègue que je suis super contente d'aller voir Ségolène rapport au fait que je suis de gauche.

10h13: Ma collègue me dit qu'elle est de gauche aussi mais qu'elle préfère Sarkozy.

10H14: J'appelle ma mère pour lui dire que je vais voir Ségolène. Vu que ma famille est de gauche depuis des générations je sens qu'elle va être super impressionnée.

10h15: Ma mère me répond qu'elle va voter Marie-Georges Buffet rapport au fait que la famille est de gauche depuis des générations.

10h16: Je me demande si Ségolène ne va pas avoir un léger problème avec les gens de gauche.

10h17: Qu'importe après tout. Je vais faire mon vrai travail de journaliste et écouter ce que la mère de tous les Français à a nous dire. De toutes façons, le fait que je sois super de gauche ne doit pas intervenir dans la façon dont je rapporterai les événements. L'Objectivité coco, l'objectivité... Qu'on ne compte pas sur moi non plus pour des détails sur sa jupe ou son maquillage. Je suis une journaliste de contenu moi. La peopolisation de la politique ne passera pas par moi.

16h00: J'ai hâte de voir Ségolène Royal. J'espère quand même qu'on pourra la regarder de près.

16h01: Je me demande si elle a fait du botox.

16h03: J'espère qu'il y aura François Hollande.

16h04: ça doit être d'un compliqué, de gérer son couple quand on est candidate à la présidentielle, n'empêche... En même temps, moi j'y crois à leur amour à Ségo et François. N'en déplaise aux mauvaises langues.

16h05: De toutes façons la presse est complètement vendue et ne s'intéresse qu'aux histoires de culottes pour brouiller l'image de Ségolène. Heureusement que certains tentent de faire leur métier autrement.

17h03: Mon chef me rappelle qu'il veut quelque chose de super précis et documenté et que j'ai intérêt à revoir en détail le programme du PS avant d'y aller.

17h12: ça craint le journalisme de contenu. Faire son métier autrement c'est super chiant.

17h34: Je me demande si elle sera en blanc. Je trouve ça hyper fort comme symbolique, moi. En fait quelque part, la forme, ça joue sur le fond. Je veux dire, faut arrêter, Ségolène, c'est un tout. C'est à la fois des propositions mais c'est aussi un style, une femme. Je crois qu'on peut faire son métier autrement tout en restant la même.

19h02: A y'est, je suis dans la place. J'adore le fait d'avoir un badge "Presse", je me sens super sexy du coup. En même temps je préfère mettre ma féminité de côté dans ce genre d'endroit. Je ne suis pas Marie Drucker, moi. Va falloir un peu plus que quelques oeillades d'un cadre du parti pour me faire oublier ma déontologie. Non mais c'est vrai, faut pas s'étonner que la démocratie foute le camp si les journalistes couchent avec les politiques.

19h03: Hiiiiiiiiiii y'a Strauss Kahn !

19h04: Mon voisin de droite me regarde avec un drôle d'air. Je lui explique que j'ai toujours trouvé Dominique trop craquant. En plus c'est la première fois que je le vois en vrai. Il dégage un de ces trucs, ça me donne carrément chaud.

19h05: Mon voisin de droite travaille au Monde et il a pitié de moi.

19h07: Hiiiiiiiiiiiiiiiii c'est Jack Lang !

19h08: Haaaaaaaaaaa, c'est Montebourg. Il est super grand

19h10: Si jamais j'étais vraiment obligée de coucher avec un homme politique, par exemple pour le bien de la nation, c'est lui que je choisirais.

19h11: Il a un de ces charme. Ses cheveux iraient super bien avec les miens.

19h13: Le pouvoir c'est super attirant en fait. En plus quelque part, je vois pas trop comment faire correctement son métier sans connaitre parfaitement ce milieu.

19h15: On devrait leur donner le Pulitzer à Marie D. et Béatrice S. Elles ont donné de leur personne pour le droit à l'information. Je ne vois pas ce qu'il y a de plus courageux personnellement.

19h30: A y'est c'est elle. Elle est carrément belle. Nan mais c'est sûr elle fait un truc. La voir s'avancer comme ça fièrement sans peur de son destin, ça me donne les larmes aux yeux. Qu'est-ce qu'on se sent bien quand on est de gauche quand même. C'est super fort.

19h32: A tous les coups sa veste c'est une Paule K. Quelle classe.

19h40: Qu'est-ce qu'elle parle.

19h43: Faut que je prenne des notes. Sinon je vais tout oublier.

19h44: Ben oui, je suis désolée mais j'ai beau avoir une mémoire assez exceptionnelle, si je n'écris pas tout de suite dans mon calepin qu'elle a une jupe taupe à petits volants assortie à un chemisier ivoire et à une veste en soie sauvage couleur champagne, je risque de confondre. Je ne suis pas sure en revanche pour les escarpins. Louboutin ou Free lance ?

19h46: Mon voisin de droite est catégorique ce sont des Louboutin. Au Figaro on penche pour des Jourdan. Ah, à Libé ils sont formels, ce sont des Manolo Blahnik.

20h34: Elle s'en va. Ségolène rapport à ma déontologie je ne peux pas vraiment te le dire mais quand même, tes chaussures, ouah.

Edit: 36-15 je fais ma pub: Joëlle m'a interviouvée personnellement moi même et c'est ici que ça se passe. J'adooooooooooooore les interviouves de moi même.

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Ptite bourde

Bon, j'ma trompée, j'ai publié tout à l'heure un billet prévu pour demain. Du coup je l'enlève et donc à part quelques petits malins qui sont venus pile au bon moment, ben va falloir attendre. Ben oui, quoi, c'est dimanche et de toutes façons vous avez d'autres choses à faire que de regarder votre écran d'ordinateur...

Ok, moi aussi j'ai d'autres choses à faire... D'ailleurs, j'y cours.

Bonne nuit... ;-)))

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Besoin d'amour

Parce qu'il est difficile de rebondir après autant de mots doux, voici en attendant que je retrouve mes esprits une petite rediff, le premier "elle et lui" de ce blog. Je reviens très vite. Encore merci.

Edit: La photo est un clin d'oeil pour une lacanienne mais néanmoins freudienne qui m'a rappelé hier que toute demande est une demande d'amour. Et bien sûr, elle avait raison. Je crois qu'hier, j'avais besoin d'amour... Après tout ça peut arriver, non ?

Lui et Moi, dialogue dans un magasin...

- j’ai grossi, hein ?
- Non, je ne trouve pas
- Tu ne trouves pas que j’ai grossi ?
- Non, je t’assure, tu es très bien.
- ce pantalon, il ne me grossit pas un peu ?
- Non, il te va très bien.
- Cette couleur, ça me grossit, je trouve. Je devrais m’habiller tout le temps en noir. Le noir, ça mincit.
- non, le rose te va bien, vraiment.
- Je ne sais pas pourquoi je suis entrée dans ce magasin, rien ne me va, de toutes façons, je suis énorme.
- Mais non, regarde, ce petit haut, je suis sûr qu’il te va.
- Putain, tu comprends rien ou quoi ? je n’ai pas besoin d’un tee-shirt, j’en ai des dizaines. C’est un pantalon que je veux.
- Ne t’énerves pas, moi je disais ça pour t’aider.
- je ne m’énerve pas. C’est juste que je suis affreuse. Obèse. Je ne sais pas comment tu fais pour rester avec moi.
- Arrêtes.
- Tu trouves que j’ai grossi, hein ?
- Non, je te dis.
- Menteur. J’ai besoin que tu me dises la vérité. Si tu ne dis rien uniquement pour ne pas me blesser, saches que ça me blesse encore plus. Alors. Dis-le.
- Quoi !
- Que j’ai grossi.
- Peut-être un tout petit peu, mais à peine.
- Ah ! Tu vois ! Comme ça, au moins, c’est clair.
- ça y est
- ça y est quoi ? Je ne vais pas te dire que ça me fait plaisir tout de même. En plus, c’est peut-être pas le moment le plus approprié, là, dans ce magasin, pour me le dire. Je te remercie, j’avais le moral à zéro, on peut dire que là, je suis carrément désespérée.

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Une joie et une souffrance

Ces derniers temps, je dois vous le dire, je m'interroge.

Beaucoup.

Sur le sens de ma vie, sur ce que je voudrais "être", "devenir". J'ai adoré notamment à ce sujet les réponses de Fyfe à ce questionnaire qui circule en ce moment et notamment le fait qu'à passé 30 ans, elle se dise toujours qu'elle aura des enfants avant 28 ans ou qu'un jour elle sera infirmière humanitaire. Moi c'est pareil. Dans un coin de ma tête, un jour, je serai... Quand je serai grande. Et le fait d'avoir déjà 35 ans ne change rien au fait d'être grande un jour. Même qu'à mon avis, arrêter de se projeter dans un "après", c'est renoncer.

Bref, je digresse, comme toujours. Je disais donc qu'en ce moment, je réfléchis grave. Gravement aussi. Sur ce blog, notamment. Sur ce qui me pousse, tous les soirs, à passer du temps à pianoter sur ce clavier. Je lis, ça et là, beaucoup de choses, sur les blogueurs, sur ce que DOIT être un blog et sur ce qu'il ne DOIT pas être. Je lis qu'il n'est qu'un hobbie, un amusement, un journal intime sans prétention. Je lis qu'imaginer avoir un copyright sur ce qu'on écrit, c'est au mieux ridicule, au pire prétentieux. Je lis qu'il faut arrêter de rêver et qu'un blog, ça ne mène à rien d'autre. Je lis qu'il ne faut surtout pas se prendre au sérieux.

Je suis d'accord avec cette dernière phrase.

En revanche, je crois qu'on peut prendre au sérieux le fait de tenir un blog. En tous cas, moi, je prends ça au sérieux, même quand je pousse mes grands cris. Je ne sais pas, j'ai l'impression que je le "dois" à ceux qui viennent ici. Mais le problème avec les choses qu'on prend au sérieux, c'est qu'elles peuvent rendre vulnérable.

Je discutais un jour avec un blogueur "sorti du lot", un de ceux qui passe aujourd'hui à la télé et qui devrait donc être blasé et pourtant non et on était d'accord sur un point: il peut y avoir 80 commentaires enthousiastes, s'il y en a un qui t'assassine, et bien tu ne vois plus que celui là.

Je dois vous l'avouer, je suis de ces gens là. De ceux qui ne verront que le mauvais commentaire. De ceux qui seront ébranlés par une réflexion acerbe même si elle est accompagnée de compliments. Et tant qu'on y est, je dois aussi vous l'avouer, justement, j'ai été ébranlée. Ebranlée qu'on me reproche de considérer mes billets comme des écrits m'appartenant. J'en ai été secouée au point de ne plus savoir. De ne plus savoir si tout ça en valait la chandelle.

J'ai été touchée parce que tous les soirs, quand j'écris, c'est un peu de moi que je lache. Bien sûr, je sais, personne ne m'a rien demandé et puis bon, ça va, je ne suis pas Flaubert. Je sais aussi que si demain j'arrête, la terre continuera de tourner.

Mais voilà, je voulais juste dire qu'écrire ces minuscules histoires tous les jours, c'est bon et en même temps, parfois, douloureux. C'est un peu comme ce dialogue de Truffaut le magnifique, repris dans deux de ses films:

- Lui: "Ta beauté est une souffrance

- Elle: Hier tu disais que c'était une joie 

Lui: C'est une joie et une souffrance"

Je ne suis pas sûre d'être très claire. Ce que je veux dire, c'est que je peux comprendre qu'on critique tel ou tel texte parce que faire l'unanimité, c'est impossible. Mais il me semblait nécessaire d'écrire que tout ça n'est pas "rien". Et que j'ai l'impression qu'un jour, bientôt, ce sera peut-être plus une souffrance qu'une joie.

Ce jour là, j'arrêterai.

Et vous me manquerez.

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Embouteillages

Alors cette fois ci, la scène se passe... dans une voiture. Et toc ! Parce que je ne sais pas vous mais chez l'homme et moi, la voiture... aïe.

Et quand je dis "Aïe", je suis très très très en dessous...

Lui: A ton avis on prend le périph ou on passe par Paris ?

Elle: Je n'en sais rien, c'est toi qui conduis, c'est toi qui décides.

Lui: Bon, on n'a qu'à prendre le périph alors.

Elle: mmm mmm...

Cinq minutes plus tard, coincés sur le périphérique.

Elle: C'est pas vrai, merde, on va mettre une heure pour faire deux cent mètres.

Lui: Ben ouais, c'est incroyable qu'à cette heure ci il y'ait autant de m...

Elle: En même temps on le sait, que le périph c'est l'horreur. (après un silence) A tous les coup dans paris y'a pas un chat.

Lui: Heu... quand je t'ai demandé...

Elle: Oh ça va hein ! Dans cinq minutes ça va être de ma faute aussi. Assume tes décisions, quand même.

Lui: Ok, ok.

Elle: De toutes façons si j'avais dit "on passe par Paris", tu m'aurais répondu que le périph c'est plus rapide. Ne me dis pas le contraire c'est à chaque fois pareil.

Lui: Je rêve.

Silence de plomb

Elle (ne pouvant pas s'en empêcher): En plus c'est moche et ça pue ici. C'est incroyable que tu me fasses à ce point pas confiance. A croire que parce que j'ai pas monsieur pénis entre mes jambes je suis inapte à tout ce qui a un rapport avec la voiture.

Lui: Mais tu délires ou quoi ! Je t'ai DE-MAN-DE !

Elle: Oh écoute, hein, le débat est clos, on est coincés sur ce périph à la con, on va pas non plus en rajouter en s'engueulant. C'est juste que de penser qu'on pourrait être arrivés si tu m'avais écoutée, ça me rend littéralement malade. Et le pire c'est que tu ne veux même pas le reconnaître. En même temps je ne sais pas pourquoi je m'étonne, une mauvaise foi pareille c'est typiquement masculin.

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Demi, t'es trop coquine comme fille

Allez, un tout petit billet pour aujourd'hui en raison d'un homme légèrement à bout rapport aux heures passées par sa dulcinée sur l'ordinateur mais aussi à cause d'une chienne de migraine qui me vrille la tête en deux à l'heure où j'écris ces quelques lignes.

Donc juste pour vous dire que je n'ai pas encore lu l'article mais comme je le pressentais, cette semaine les girls, nos rondeurs, on peut se les mettre où je pense, vu que le Elle nous a concocté un régime qui nous fera non seulement maigrir - normal jusque là - mais aussi... tin tin tin... rajeunir. Ben oui parce que le gras c'est pas mode mais y'a pire: les rides. Bouhhhhh, bahhhhh, beeeeerk, pas beau les rides, pas montrer tout ce flasque, cacher la vieillesse, pouah pouah pouah, tu sens la mort avec ton cou de poulet et tes pattes d'oies.

Bon, j'ai pas lu, donc même si je suis d'une mauvaise foi sans borne, que même au concours de la mauvaise foi je vous écrase toutes comme des mouches, et bien je n'en dirai pas plus pour l'instant.

Mais quand même, juste une cerise sur le verre d'eau qui déborde pour la fin, parce que celle là elle m'a fait pouffer comme une dinde. Demi, l'immense et inoubliable héroïne de chefs d'oeuvre tels que Ghost et de Striptease est en couverture du Elle. Déjà, moi je tiens à le dire, c'est mérité. En plus, c'est un peu ce qu'elle fait de mieux. Bon, je ne vous apprends rien, elle a douze ans sans l'acné - 44 en vrai, plus deux parce qu'elles mentent toutes sur leur âge, donc 46 - mais jusque là rien à dire, avec elle on s'habitue. Ce qui est trop trop sympa c'est la légende dans le sommaire: "A 44 ans Demi Moore n'a jamais été aussi éclatante, son secret de jeunesse ? Le bonheur avec son jeune mari, Ashton Kutcher".

Sacrée Demi... T'es aussi coquine que ta copine Gwyneth.

Edit: Je vous rassure, pour les pauvres courges que nous ne sommes pas mais quand même un peu, il y a ensuite une cinquantaine de pages sur toutes les solutions pour ressembler à Demi, mais sans Ashton: lifting, acide hyaluronique, toxine botulique, peeling, etc.

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Je vends ma soupe. Ou plutôt celle de mes copines

Quitte à faire un peu genre je fais la promo de mes copines - mais après tout j'assume à mort - , je voulais porter à votre connaissance l'excellent billet de Julie sur le livre d'Hélène ainsi que l'interview de Pomme rédigée par la non moins excellente Joëlle sur son site Bookmates. Joëlle avait d'ailleurs fait passer Hélène sur le grill la semaine dernière et devrait publier mes réponses à ses questions lundi prochain.

Outre le fait que pour faire fortune - notre rêve à tous, soyons honnêtes - il faut qu'on en vende minimum trois millions chacune et que par conséquent tout publicité est la bienvenue, je vous invite surtout à aller chez Julie et Joëlle tout simplement parce que j'aime infiniment ce qu'elles font. Sachant que Julie, en ce qui la concerne, est la preuve vivante que ce qui est rare est cher...

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