Lundi 30 Avr 2007
Je ne pense qu'à ça
Par Caroline, Lundi 30 Avr 2007 à 07:30 GMT+2 dans Je vous raconte ma vie
Je suis bien embêtée. Mais alors bien embêtée. Pourquoi ? Parce qu'à quelques jours du second tour des élections présidentielles, j'ai du mal à penser à autre chose. A tel point que j'ai survolé le Elle spécial mode sans même trouver un motif d'agacement. Ce qui en soi est la preuve que tout de même, je suis perturbée.
Non parce que c'est évident que si je cherche bien, des raisons de m'énerver, je devrais en trouver, ne serait-ce que pour commencer, les prix des accessoires de la hype qui tue conseillés cette semaine par mes copines de chez Elle. Mais non, ça vient pas.
Je crois que je suis atteinte d'une présidentiellite aigüe.
Que voulez-vous que je vous dise, à côté de la saga autour du débat Royal/Bayrou, le prix de la montre Chanel à quatre zéros qu'il faudra ABSOLUMENT avoir cet été sur la plage, et bien je vous l'avoue, je m'en cogne le Chavrou.
Voilà, en même temps, j'ai bien compris que parler politique, ça va cinq minutes, ensuite c'est un peu pénible et pas très sexy. Cela dit, c'est peut-être malgré tout encore le moment de le faire, parce que d'ici quelques jours, si les sondages disent vrai - et jusque là ils n'ont pas trop menti - ça sera peut-être difficile d'écrire sur autre chose que les régimes, les rouges à lèvre ou le temps qu'il fait.
J'exagère ? Peut-être.
N'empêche qu'un homme qui envoie des émissaires du ministère de l'Intérieur pour signifier au caricaturiste le plus connu de France, j'ai nommé Plantu - de son vrai nom Plantureux, savoureux non ? - que ses dessins sont inconvenants, et bien personnellement ça ne me dit rien qui vaille. Que dire du fait que deux des personnages politiques les plus importants du moment n'aient réussi à débattre que sur une obscure chaine de la TNT, alors qu'au départ c'est toute la presse régionale et Canal + qui étaient sur le coup ?
Bref, je sais, je ne vais pas forcément faire des heureux aujourd'hui, mais à part "bavasser" sur ces petites choses, et bien je n'ai pas grand chose à dire.
Ah, si. J'ai un peu peur.
Edit: Je ne suis pas sans savoir que certains me "préfèrent" dans un autre registre. Mais voilà, le reste du temps, dans mon emploi que j'ai, je ne choisis pas ce dont je vais parler. J'y ai encore moins l'occasion de donner le fond de ma pensée, parce que le maître mot de mon boulot, c'est la neutralité. Alors ici, et bien je l'ai décidé une bonne fois pour toutes, je fais comme je veux. Au risque de déplaire. Et puis avouez, si je me pliais à vos désideratas, vous m'aimeriez moins, non ? Pas sûr ? Ah. Tant pis.
Alors puisque vous voulez cette suite, c'est bien volontiers que je vous la livre. La fin sera pour demain. Si j'échelonne, ce n'est - pour une fois - pas par volonté de faire un odieux teasing mais plutôt par peur d'être trop longue. Bon week-end à tous et à toutes.
Bon, je sais que vous êtes des centaines, à attendre, fébriles, le compte-rendu de la soirée d'hier. Et je vous comprends, puisque très honnêtement, hier soir, c'est chez
Il y a deux jours, j'ai rêvé d'être une petite fille de six ans. Ok, ça m'arrive assez souvent, dès que j'ai un léger souci, de vouloir redevenir un bébé. Mais là, c'était pour une toute autre raison. Je vous raconte ?
Bon, d'accord, d'accord, d'accord, je vais vous parler politique. Grace à vous, j'ai compris que je n'étais pas qu'une miss, mais peut-être aussi un leader d'opinion, un esprit éclairé dont la mission est de guider les âmes égarées sur le chemin sombre et tortueux de la présidentielle.
Hier, dans la file du bureau de vote, j'ai vu des jeunes filles pour qui c'était la première fois et qui étaient émues comme si elles allaient à un rendez-vous amoureux.
Bon.
Aujourd'hui, c'est un billet IN-FOR-MA-TIF. Alors d'emblée, je vous demande d'être indulgents, le style ne sera peut-être pas brillant, ce qui compte c'est de faire passer l'IN-FOR-MA-TION.
Aujourd'hui, Je voulais vous parler de cette petite fille au prénom de fleur qui se bagarre encore contre un microbe tenace, mais je n'y arrive pas. Cette naissance difficile, sept ans presque jour pour jour après celle de mes enfants remue trop de choses.
Alors après ce teasing honteux, je vais vous le dire, pourquoi je suis carrément super vénère. Avant tout, sachez que tout ça c'est à cause de Monoprix. Ben oui, de Monoprix, parfaitement. Qui m'a abonnée gratuitement à Marie-Claire. Ce qui, d'après l'homme, constitue la preuve irréfutable que je me lache beaucoup trop le samedi quand j'y fais mes courses. Mais ça, c'est une autre histoire.
Oyez oyez braves gensssss, je suis rentrée.
Ce soir, je pars en vacances. Les loulous, l'homme et moi on fait nos valises et on prend le train de nuit, direction le grand air des alpages. Je m'y vois déjà: les enfants au cours de ski - parce que c'est important pour eux de savoir bien dévaler les pentes - et l'homme et moi sur une terrasse en altitude et au soleil, avec tous les bouquins que je n'ai pas eu le temps de lire ces derniers mois.



















