Pensées d'une ronde

Du sexe dans la ville ! Yeeees !!!

Allez, juste une petite note un peu positive pour la fin du week-end, parce que j'ai bien conscience d'avoir plombé l'ambiance ces derniers jours...

 

Elles reviennent. Pour un film. Je sais que ça n'aura échappé à personne mais voilà, bêtement, ça me réjouit. Même si elles sont un peu vieilles maintenant pour jouer les trentenaires - j'ai envie de dire: et alors ? - même si parait-il elles se détestent, même si on sent bien que c'est pour exploiter le filon. M'en fous, moi tout de même, j'aime.

 

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Si j'étais séropositive...

 

Vous vous rappelez les affiches de Ségolène Royal, François Bayrou ou Nicolas Sarkozy qui vous interrogeaient sur fond noir: "Si j'étais séropositif, vous voteriez pour moi ?".

 

Et bien, toujours dans le cadre de sa campagne pour l'acceptation des malades du sida, Aides a poursuivi l'opération, d'une autre façon. Pour participer, c'est très simple. Il suffit d'aller sur le site de l'association et d'envoyer une photo de vous. Ensuite, vous écrivez votre texte. Cela donne un résultat très émouvant, un trombinoscope de célébrités et d'inconnus qui vous demandent, les yeux dans les yeux, si en gros, vous les aimeriez s'ils étaient séropositifs.

 

Voilà, personnellement je n'ai pas fait exprès de prendre une photo avec des lunettes noires, c'est juste que c'était la seule dont le format correspondait. Du coup, pour "les yeux dans les yeux", c'est moyen. Mais le message passe quand même je crois.

 

N'oublions pas qu'aujourd'hui encore les personnes touchées par le sida sont victimes de discrimination de toutes sortes. Il leur est difficile de trouver un emploi, de se loger et parfois tout simplement d'avoir des relations "normales" avec leur prochain. Parce que le prochain en question, à savoir moi, toi, lui ou elle, continue à avoir peur.

 

Et je crois vraiment que cette peur là... elle craint.

 

Pour participer à l'opération et donner votre visage, allez par là: http://www.sijetaisseropositif.com/

 

Edit: Je sais, ce n'est pas forcément très gai, pourtant je vous avais promis d'être un peu plus légère après le billet d'hier. Mais voilà, il faut parfois ne pas oublier le monde dans lequel on vit, non ?

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De quoi t'as peur ?

Bon, aujourd'hui, petite forme, alors petit billet...

 

Hier, j'ai remarqué que le sujet des peurs ne vous laissaient pas indifférents. Moi je crois qu'une bonne façon de les faire disparaitre, nos angoisses en tous genre, c'est de les nommer. Histoire que tout de suite, elles soient moins terrifiantes. Un peu comme la lumière qu'on allume en pleine nuit fait disparaitre la forme suspecte qui nous faisait nous recroqueviller au fond de notre lit sans qu'on ait le courage de regarder ce qu'il en était vraiment.

 

Regarder sa peur en face pour qu'elle s'évanouisse... Bah, si c'était si simple, ça se saurait. Mais c'est un bon début, je crois. Il n'empêche que j'ai envie de vous la poser, cette question: "De quoi t'as peur ?"

 

Et comme il n'y a aucune raison de ne pas vous dire ce qu'il en est pour moi, je commence:

 

J'ai peur de mourir. Beaucoup et souvent. De parler en public. Et aussi qu'on ne m'aime pas. Et quand j'y pense, j'ai l'étrange impression que ces trois peurs reviennent au même...

 

Alors voilà, à ceusses et celles qui veulent bien répondre, je le redemande: "Et toi, de quoi t'as peur ?"

 

Edit: Pour info, le livre je l'ai presque fini, donc ne croyez pas que je collecte des idées...

 

Edit 2: En même temps, personne n'est obligé de jouer hein...

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Et moi et moi et moi...

Allez, aujourd'hui, je parle de moi de moi et encore de moi. Quoi, ça change pas de d'habitude ? Oh ça va hein. Je te trouve bien insolente tout de même ma petite chérie. Faudrait pas croire que parce qu'on se fréquente depuis un bon moment maintenant on peut tout se dire.

 

De toutes façons, c'est comme ça, today is the day of my ego. Autopromo, si tu veux. En même temps c'est pour te tenir au courant de mes petites affaires, histoire qu'après tu ne viennes pas te plaindre que je ne te dis plus rien.

 

Alors. Hein.

 

Donc, au chapître de mon actualité trépidante, il y a la parution prochaine de deux chefs d'oeuvre de la littérature française: "Comment baiser en cachette" suivi du très glorieux "Comment grignoter en cachette". C'est pour le mois de novembre, cette petite plaisanterie. Et non, je n'ai pas prévu d'écrire la suite logique: "Comment manger en cachette quand on baise". Cela dit, j'aborde la question dans l'un des deux. Mais je ne te dirai pas lequel vu que j'ai tout de même intérêt à ce que tu achètes les deux.

 

Ensuite, sache que j'ai rempilé pour un troisième "Courges". Celui-ci, il va forcément t'aider vu qu'il s'intitule "Et si on arrêtait d'avoir peur ? De faire un bébé, de changer de travail, de s'engager, etc".

 

Tss tss tss.. Ne me dis pas que dans le lot y'a pas un truc qui te fait peur. Vraiment ? Alors franchement, je te le demande comme à une soeur. Ecris-le à ma place. Parce que moi justement, pétocher, c'est ce que je sais faire de mieux.

 

Ouais c'est un peu l'arnaque, j'en conviens. Je veux dire, donner des leçons de témérité quand t'es du genre à mouiller ton pantalon dès qu'il s'agit de dire non, c'est un peu abuser. En même temps, t'as jamais donné des conseils à une copine, du genre: "quitte-le c'est un salaud" alors que toi de ton côté plutôt mourir que d'envoyer péter Jean-Louis ?

 

Si j'ai envie de dire que ton mec il s'appelle Jean-Louis, je peux, d'abord.

 

Voilà, c'est à peu près tout pour l'instant. Ah, non. Pour la pièce, on progresse. Doucement, mais rien n'est perdu. Mais vu la loose de la dernière fois - JM je te maudis jusqu'à la fin de tes jours, crève au Fouquet's vieux pervers - je préfère rester discrète, tu comprends ?

 

Edit: Un message caché à l'intention du véreux de producteur qui nous a plantés s'est glissé dans ce texte, sauras-tu le retrouver ?

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Stigmatisation n'est pas prévention

Cette semaine, deux informations se sont téléscopées et ont attiré mon attention. Pour une fois, je vais essayer d'ailleurs de vous en parler sans ponctuer mon post d'âneries parce que le sujet est sérieux.

 

Je vais essayer aussi d'être claire parce qu'il s'agit de parler de quelque chose qui me touche tout particulièrement et que je sens que je vais avoir tendance à m'emballer et à perdre le fil de ma pensée...

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Mes ongles de femme

Aujourd'hui, j'ai envie de m'adresser à toi, lectrice. Pour te donner une leçon de féminité. Je sais, ça peut être assez osé de la part d'une femme qui a poussé la première fois la porte d'un institut de beauté pour se faire épiler après sa trentième année. J'en conviens. En même temps, ce n'est pas parce qu'on apprend tard qu'on a pas le droit de la ramener.

 

Donc, le sujet du jour, ce sont les ongles. De mains comme l'image ne le montre pas.

 

Jusque là, tu vois, mes ongles, on va dire que je ne les calculais pas. Enfin, il y a eu plusieurs étapes dans notre relation en fait. Jusqu'à 18 ans à peu près, ils n'existaient pour ainsi dire pas vu que je les mangeais. Oui oui, j'ai bien dit "mangeais" et pas "rongeais". Quand tu les ronges, tes ongles, il en reste un peu. Quand tu les manges, c'est simple, y'en a plus. Dans ces cas là, pas grave, je m'attaquais à la phalange. Bref, personne n'ignore désormais que mon adolescence a été délicieuse, en voilà une preuve de plus. Disons pour résumer que je n'avais pas des tonnes d'atouts et que je ne pouvais même pas me dire pour me consoler que j'avais de belles mains. En même temps, la question est: est-ce que ça m'aurait vraiment consolée ? Sûrement pas. Malgré tout je dois bien admettre que si on ne m'avait pas appelée "moignons" du collège au lycée rapport au fait que mes mains ont gentiment décidé de stopper leur croissance en 81, année de mes... douze ans, j'aurais sûrement eu une raison de moins de pleurer tous les soirs de 14 à 18 ans.

 

Bref, voilà, mes ongles je les mangeais et de toutes façons, mes mains étaient sans intérêt puisque minuscules ET potelées - le gentil mot pour dire boudinées. En même temps je n'ai jamais rêvé d'être mannequin mains, c'est déjà ça. Non parce que si j'avais eu cette ambition ça aurait été douloureux de renoncer à mon rêve, je veux dire. Et crois-moi, il aurait fallu y renoncer.

 

Passons.

 

Un jour, ça m'a pris, j'ai arrêté de rogner mes extrémités - en cas de disette au niveau des mains, j'attaquais les pieds - sans effort particulier ce qui m'étonne encore à ce jour vu le mal de chien que j'ai eu pour arrêter de fumer.  Ce qui ne veut pas dire pour autant que je me sois occupée de la beauté de mes ongles, hein. Je les ai plutôt laissés vivre en free style, genre. A savoir, pousser en corolle, puis se casser. Parfois,  ça me prenait comme un pet, je décidais de me pencher sur la question. Je les limais jusqu'à ce que mes doigts soient ornés de petites griffes top vilaines. Surtout la main gauche à vrai dire. Etant gauchère, j'étais en effet un poil plus douée de cette main et par conséquent je limitais les dégats sur ma mimine droite. Ensuite, j'essayais de poser un vernis nacré, persuadée à l'époque que c'était le summum de l'élégance. Puis je le laissais disparaitre de sa belle mort, oubliant toujours d'acheter du disolvant. Bon là j'avais bien conscience que ce n'était pas élégant tout de même. Me prends pas pour une imbécile non plus.

 

De toutes façons, devant un stand de manucure, j'étais toujours désemparée. Entre les vernis pour ongles striés - c'est mon cas -, cassants - c'est mon cas -, fragiles - c'est... bref t'as compris - ou encore jaunis - à l'époque je fumais - je ne savais que choisir tout en ayant l'intuition que superposer les soins les un sur les autres n'était sûrement pas la solution.

 

Et puis je me suis mariée. Ouais, je sais, difficile de l'ignorer, j'en ai fait des caisses à ce sujet. N'empêche que pour mon mariage je me suis offert ma première manucure. A 36 ans. Oui ben ça va, en même temps, ma première fois avec un garçon, c'était à 20 ans, à savoir au bas mot CINQ longues années après toutes mes copines - et quand je dis LONGUES années je me comprends et je pèse mes mots, je peux te dire. Bref, je suis du genre pas précoce, mais après tout, who cares, j'ai envie de te demander ?

 

Donc, et là je me dépêche parce que je sens que je la fais longue, une gentille esthéticienne - métier pour lequel j'ai un respect infini vu que je n'ai jamais réussi à utiliser de la cire, qu'elle soit froide, tiède ou brûlante sans me transformer en sucette qui aurait eu trop chaud et qui du coup collerait au papier sans qu'on ne puisse plus rien faire - s'est occupée de mes doigts.

 

Et petit à petit au fil de son travail d'orfèvre, j'ai vu apparaitre sous mes yeux des ongles certes courts - on peut pas demander la lune non plus - mais joliment carrés et brillants. Le rose qu'elle y a posé s'appelait "champagne" et forcément ça tombait bien, ce jour là. Et vous savez quoi ? J'ai eu la sensation que mes mains avaient grandi. Après, j'ai eu envie d'épouser mes doigts toute la journée. Ce qui tombait bien en même temps, tu vas me dire. Rapport au mariage, quoi, sois pas bête.

 

Alors depuis, j'entretiens. Mal, il faut bien l'avouer, parce que je suis toujours aussi peu douée, les miracles du genre ça n'arrive pas. M'enfin je m'améliore un peu. Surtout, parfois, je prends le temps d'aller chez la manucure - par chez moi les chinoises font ça pour pas cher - et j'en ressors toujours avec le même ravissement. Surtout, et je sais que ce que je vais écrire va te donner envie de chanter du Julie Piétri, je me sens femme.

 

Sans blagues. Je crois que pendant des années, j'ai pensé que vu que j'étais grosse, ça ne servait vraiment à rien de me faire les ongles/épiler les sourcils/être blonde. Alors que c'est juste le contraire. Sauf que voilà, moi, je ne le savais pas. Alors j'ai envie aujourd'hui de te faire partager ça, et là, je ne rigole pas. La féminité se cache parfois dans le rouge d'un ongle peint. Et ce rouge là peut te donner une assurance dont tu ne soupçonnais même pas qu'elle puisse exister à l'intérieur de toi. Il se pourrait même que ce soit ça la beauté intérieure. Oui, celle là même qui te fait bien rigoler quand c'est Monica Belluci qui en parle alors que toi tu te trouves juste moche, à l'extérieur et à l'intérieur. Et bien peut-être qu'elle existe. Et qu'elle n'a besoin pour s'épanouir que d'un peu de vernis ou d'un sourcil bien dessiné.

 

Edit: Heu, par contre j'ai quand même du mal à pas scratcher mon vernis à peine sortie de l'institut de beauté. Alors si t'as des solutions, hésite pas.

Edit2: Tout mon beau baratin, ça marche aussi pour les pieds que j'ai également petit et boudinés comme tu peux le constater. N'empêche que cet été, je me sentais carrément Barbara Gould avec mes petites saucisses maquillées...

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Fais moi des bêtises, Arthur...

Autant vous prévenir, ce billet va être considérablement décousu, parce qu'écrit tard hier soir. Au départ d'ailleurs, il n'était même pas prévu que je poste quoi que ce soit, rapport à un état nauséeux - pour ne pas dire plus parce que je pense qu'évoquer dès le matin mes désordres intestinaux dûs à un virus aimablement refilé par mon fils n'est pas absolument nécessaire même si j'adore parler de caca, faut tout de même l'avouer -, un état nauséaux disais-je, qui m'a clouée au lit tout le week-end....

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"J'y étais pas"

Oyez oyez... Avec un jour de retard, je me fais l'écho d'une initiative signalée par une lectrice à la fois assidue de blogs de filles (vous retrouverez d'ailleurs cette info sur d'autres blogs à mon avis, mais pour le coup, c'est plutôt une bonne chose je pense) et engagée au service d'une bonne cause.

 

Je m'explique. Hier, c'était la journée de lutte contre la maladie d'Alzheimer.

 

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, perdre la mémoire est une des choses qui me terrorise le plus. Peut-être parce que depuis toute petite, je suis une obsédée des souvenirs, les bons et les mauvais. Seulement voilà, cette maladie existe, elle progresse même, pour la bonne raison que nous vieillissons. Alors même si je ne suis pas trop une adepte des téléthons et autres grandes messes médiatiques humanitaires avec chanteurs ringards et regards compassés d'animateurs hypocrites, je trouve que cette chanson écrite et composée par un collectif d'artistes indépendants, "Les Marguerites", est une chouette initiative.

 

Vous pouvez d'ores et déjà écouter la chanson "J'y étais pas":

 

 

Et également aller sur le site des Marguerites pour tout savoir de ce collectif et bien sûr, si le coeur vous en dit, acheter le CD

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De l'or au bout des doigts...

Aujourd'hui, j'ai envie de parler des filles qui dessinent. Je sais, ce n'est pas un scoop que sur la blogosphère, y'a des sacrés talents. Et d'ailleurs, j'en ai déjà un peu parlé à travers, par exemple, le blog de Cathy. Mais si j'en fais un billet ce matin, c'est parce que très franchement, c'est un truc qui pour moi relève de la magie noire, de savoir dessiner.

 

Non parce que moi, un bonhomme, c'est un rond pour la tête, un trait pour le corps, une barre horizontale pour les bras et deux autres en biais pour les jambes. Et encore c'est vraiment parce que j'ai des enfants et qu'il m'a semblé IMPORTANT de leur montrer comment on tenait un crayon que je m'évertue encore à commettre de telles horreurs.

 

J'avoue, c'est un talent que j'aurais aimé avoir. Je trouve que parfois les mots sont durs à trouver, que la courbe d'un sourire est beaucoup plus explicite que de longues phrases. Seulement voilà, il n'y a aucun espoir en ce qui me concerne. Pour être plus précise, il n'y a aucun espoir en ce qui concerne une quelconque aptitude manuelle. Aucun meuble IKEA ne peut espérer tenir droit après être passé par moi. Aucun intérieur n'a l'allure d'un petit chez soi harmonieux en raison du désordre quasi maladif que je sème après moi. Aucun balcon n'a l'air d'un petit jardin intérieur rapport aux plantes qui crèvent sur mon passage. Etc etc etc...  A mon avis, j'ai un souci dans mon rapport à l'espace...

 

Bref, du coup, j'adore aller flaner sur les pages de ces douées du pinceau et devant certains de leurs dessins, je me sens toute petite. Je vous livre ici ma petite sélection, totalement subjective:

 

- Il y a bien sûr BubbleCannelle, qui m'a fait l'honneur de cette bannière, et dont j'apprécie l'esprit Kawaï japonisant. Et aussi sa simplicité et son regard distancié sur elle même. Bubble, je t'aime.

 

- Il y a Cathy, sorte de miroir inversé, au trait brut et à l'humour noir mais qui me transperse à tous les coups. Et en plus, cette semaine, on parle d'elle dans Telerama. Ouah.

 

- Il y a Pénélope qu'on ne présente plus mais qui sait en un croquis raconter une scène de la vie quotidienne mieux que je ne le saurais en dix pages. Son dessin sur la fille qui reçoit ses impôts pour la première fois m'a fait éclater de rire.

 

- Il y a Luria et son trait enfantin, qui peut changer de registre d'un jour à l'autre. Girly le mardi, sombre le mercredi, poétique tout le temps. 

 

- Et puis, last but not least, il y a Garance. Un moment que je veux vous dire tout le bien que j'en pense. Et puis elle a fini par être reconnue avant que je ne le fasse. Et ensuite, on s'est connues. Alors vous savez comment c'est quant on se connait. On devient pudique. Et puis on se dit qu'il y a des évidences et qu'on a pas besoin de dire ces choses, puisque justement, elles sont évidentes. Un peu comme ces élèves très sages et très douées à qui la maitresse ne fait jamais de compliments parce que ça va de soi. Sauf que non. Parfois, ça va sans dire mais encore mieux en le disant. Alors voilà, Garance dessine des femmes un peu hors du temps, des parisiennes élancées au visage toujours doux. Et la cerise sur le croquis, c'est qu'elle écrit aussi, avec la même finesse. Moi je dis, ça n'est pas un hasard si Garance, ça rime avec élégance. Et même si parfois c'est très pointu parce que Garance elle est fondue de mode, il y a toujours un petit quelque chose qui nous renvoie à ce qu'on est toutes, des filles un peu fragiles.

 

Edit: Le dessin, il est de Garance. Et si jamais ça te posait un souci que je l'ai pris, dis-le moi, je l'enlèverai, hein ?

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Lavage de cerveau

Bon, aujourd'hui, je pousse mon grand cri. Un cri bref mais pour le coup vraiment sérieux. Limite c'est d'indignation qu'il s'agit. Genre que mon second degré il s'est caché dans un endroit où je risque pas d'aller le chercher. Par exemple au Club Med Gym.

 

L'objet de ma colère ? Une campagne de pub que j'avais déjà remarquée, qui s'est arrêtée et qui vient de reprendre. Pour Canal J. Je vous en ai mis un exemplaire là, mais elle se décline en plusieurs affiches, toutes sur le même principe. L'idée, c'est de montrer des enfants affligés par leur mère/père/grand-mère/grand-père qui tentent de les faire rigoler en se mettant dans des situations un peu grotesques.

 

La légende: "Les enfants méritent mieux que ça". A savoir, une bonne chaine de télé.

 

Ah bon ? Les enfants méritent mieux qu'un papa qui se met des asperges dans les narines pour ressembler à un phoque et les faire se gondoler ? Ou qu'un grand-père qui fait le zouave avec son dentier juste pour que son petit fils lui décroche un sourire ?  

 

Peut-être que le publicitaire, il est super décalé. Peut-être que je suis over ringarde et pas très fun du bulbe pour ne pas déceler l'humour ravageur du truc.

 

Peut-être.

 

N'empêche que je suis estomaquée que cette publicité n'ait pas été interdite.

 

A l'heure où une majorité de gamins ont pour nounou un écran plat et pour repas un paquet de chips, à l'heure où, abreuvés de publicités raccoleuses vantant les mérites de gâteaux plus gras que n'importe que kouignaman breton - et bien sûr moins bons ça va de soi - nos moutards sont tous menacés d'obésité, on laisse passer une pub qui insinue que nos enfants méritent mieux que des parents attentionnés ?

 

Hey BVP (Bureau de vérification publicitaire), hey CSA ! T'es où là ? Tu fais du tricot ? Tu peins la girafe en Alaska ?

 

A côté, les pubs avec femme à poils pour perceuses électriques, je trouve ça moins obscène. C'est dire.

 

Qu'on soit actuellement en train de fabriquer des générations de décérébrés et d'handicapés affectifs, c'est déjà une évidence. Mais que désormais il soit totalement admis que rien ne vaut mieux pour les gamins qu'un lavage de cerveau télévisuel, alors moi je dis...

 

Ben en fait, non, je dis rien. Parce que ça me la coupe. Et ouais.

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Ma journée Pantène...

Donc donc donc... Pour commencer les photos définitives je ne les ai pas parce que la surprise doit être totale pour le vernissage. Mais Barbara, the famousse one, m'a envoyé très gentiment des clichés du making off - comment c'est pas la classe, hein ? - dont celles qui illustrent ce post.

Allez, la suite...

 

 

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Le jour où je me suis lancée à corps perdu pour la cause des femmes

Bon il faut tout de même que je vous raconte cette folle après-midi que j'ai passée la semaine dernière. Ces quelques heures pendant lesquelles je me suis prise pour une candidate de la Nouvelle Star qui aurait eu droit à un relooking, pour une Cendrillon - un peu tapée la cendrillon en même temps - ou encore pour une candidate d'une émission d'M6 genre "J'ai décidé de redonner un coup de fouet à mon salon de coiffure en maigrissant pour devenir une star". Bref, la semaine dernière, j'avais rendez-vous avec... moi. Mais une moi maquillée, coiffée et manucurée. Puis shootée sous toutes les coutures par un photographe. Professionnel le photographe.

 

Je sais, ça fait un peu conte de fée pour femmes au foyer désespérées.

 

Pourtant, ça n'était pas gagné gagné...

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Ne retiens pas tes larmeeeeeeeeees...

Je ne sais pas vous mais je suis du genre qui pleure. Mais pas au bon moment bien sûr, sinon ce serait trop simple. Non, moi je pleure essentiellement devant la télé et de préférence devant les niaiseries les plus improbables. La petite maison dans la prairie bien évidemment, même au 35ème visionnage avec une mention spéciale pour l'épisode où Marie découvre sa cécité, Rémi sans famille ou même "Sous le soleil" et là il faut le faire. Il faut le regarder aussi, je suis d'accord.

 

Outre les pleurs télévisuels, je suis atteinte du syndrome de l'oeil humide dès qu'on me dit quelque chose de gentil, ou qu'une conversation devient intime. Si en plus je suis à une semaine de mes règles ou en pleine ovulation, alors là on est bon pour le tsunami.

 

Mais ce n'est rien à côté de ce que peut provoquer chez moi un remontage de bretelles professionnel, surtout si je l'estime injuste. Voire même juste une conversation avec big boss pour faire le point sur mon avenir au sein de l'entreprise...

 

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Trop cool voilà les femmes désespérées !

Je ne sais pas vous mais personnellement, un des trucs qui me faisaient tenir le coup en septembre depuis une bonne dizaine d'années, c'était de savoir que ok, c'était la rentrée mais que le dimanche soir, du coup, y'avait Urgences.

 

Sauf que là à France 2, ils ont chié dans le potage. Ils nous ont mis Urgences l'été. Pile au moment où on a pas besoin de Kovacz pour se remonter le moral ni de se mater un bon pneumo-torax pour se faire des sensations.

 

Bref, en cette rentrée, même pas moyen de faire la patate de canapé le dimanche soir devant Abby et ses amis.

 

Heureusement, là bas, au States, on est pas loin de la reprise des séries. Et comme personnellement j'ai mon dealer de téléchargements illégaux, je sais que d'ici deux trois semaines je vais pouvoir déguster les nouveaux épisodes de Greys et de Desperate. Entre autres friandises. Enfin, surtout ces deux là parce que le temps me manque, vous vous en doutez, comme à tout le monde d'ailleurs.

 

Quoi qu'il en soit, si vous partagez mon amour des femmes au foyer désespérées et autres apprentis chirurgiens - sans parler du neurologue le plus hot que la terre ait jamais porté -, je vous propose une petite mise en bouche de la saison 4 des Desperate. Bon week-end mes choux !

 

 

Edit: Je n'ai pas encore vu la fin de la saison 13 d'Urgences, vu que j'étais en Grèce, donc please, ne me dites pas comment ça se termine ! Merci !

 

Edit2, dimanche à 16h30: J'ma bien plantée dans le sondage, j'ai voulu modifier et ça a annulé tous vos votes. Malin. Pour info, vous êtiez une soixantaine à avoir voté et près de 40% à regretter Doug Ross...

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Conte d'été, un soir...

La scène se passe le soir dans le salon. Il et elle regardent pour la centième fois "Conte d'été" de Rohmer. Elle se souvient que c'est le premier film qu'ils ont vus ensemble, il dit qu'il s'en rappelle mais rien n'est moins sûr.

 

Elle est plus douée que lui pour ces choses là, mais il lui assure que ça ne veut rien dire. 

 

Ils se chamaillent un peu mais en fait, ils sont bien. Et puis cette conversation leur semble presque agréable tellement ils l'ont eue des dizaines de fois. Soudain, elle s'aperçoit qu'il est déjà tard et qu'il est l'heure d'écrire son billet du lendemain. ..

 

 

 

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Bash à Monop' c'est la hype

 

Allez, une fois n'est pas coutûme, je me lance dans un billet mode. Juste pour que cette information capitale ne passe pas à la trappe: à Monoprix en ce moment on trouve une collection signée Bas&h, une marque branchouille style Maje, Sandro et cie. 

 

Ouais, je t'entends, là bas, la ronde du popotin. Tu es déjà en train de grincher que ce genre de marque a du mal à grimper au delà du 40.

 

Et tu as raison.

 

Sauf que chez Monoprix, ma chérie, ils sont limite militants sur ce coup là. Et que tu trouves ton bonheur jusqu'au 46 pour certains articles, 44 pour d'autres dis-donc. Tellement j'étais hystérique de joie à l'idée de porter des modèles de la hype dans la bonne taille que j'ai pris direct une robe housse et une jolie blouse blanche. En 44 et pas super cher, en tous cas moins que Bas&h dans la vraie vie.

 

Tu vas me dire que les robes housses ça fait femme enceinte. Et tu as raison ma poulette. Sauf que tu permets, c'est la mode. Alors quand c'est la mode du combishort, je t'avoue que je ne saute pas de joie hein. M'enfin là, escuse du peu, juste j'adhère à fond au concept.

 

Non parce que vu comme c'est la mode, les gens qui hésitent ils n'osent pas faire la gaffe et te demander si par hasard tu serais pas en train de fabriquer le petit dernier. Du coup, ton ventre tu le planques et en plus pour une fois tu fais harmonie avec la hype parisienne.

 

Quoi, pardon ? C'est dangereux de se planquer dans des robes montgolfières et des leggings que t'as pas à les fermer ?

 

Ah, là-dessus je te rejoins totalement.

 

Mais pour une fois que dans ma vie je suis la tendance voire même que je suis en plein dedans, tu me pardonnes mais je me laisse faire, j'ai envie de te dire.

 

Donc voilà ma cocotte, tu fais comme tu le sens, la collection n'est pas non plus super fournie - en même temps t'es pas chez h&m non plus faut pas pousser - mais y'a donc des blouses, des robes et des shorts. Oui oui, en 44 aussi les shorts mais là, tu vois, chacun sa life en même temps. Des manteaux aussi je crois. Mais pour le coup, je ne suis pas sûre, rapport au fait que mon fils - qui a dû potasser un article sur le surendettement en cachette - s'est mis à hurler après que j'ai collé dans le caddie la blouse et la robe: "Noooooon, maman, arrête de tout acheter, après on aura plus d'argent et on n'aura plus rien à manger"...

 

Tu y crois toi que si ça se trouve il est alter-mondialiste ?

 

EDIT: bon d'accord, je viens de m'apercevoir que genre je suis juste la 45ème blogueuse à annoncer ce scoop du siècle sur Ba&sh. A mon avis pour la chef de file hipness, faudra repasser.

EDIT 2: Bon, ça ralouille rapport au fait que le 44, c'est pas le Pérou pour tout le monde. Je suis d'accord, mais voilà, j'ai pas mieux sous le coude pour l'instant. Sauf que tout de même, je vous rappelle qu'on a déjà pas mal causé de tout ça et qu'il existe un récap de la mort qui tue sur le sujet... Pour tout savoir c'est ici !

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Des mouettes dans le métro

Il y a quelques jours, j'étais en face de trois jeunes filles dans le métro. Trois copines qui profitaient de leur dernier jour de vacances avant la reprise de l'école. Trois lycéennes qui entraient en terminale. Leurs joues étaient encore rebondies, vestiges de l'enfance encore récente, mais elles étaient maquillées comme des voitures volées pour bien montrer que bon, tout de même, on est plus des bébés.

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Histoire de pudeur

Récemment, j'ai reçu une proposition de Wonderbra pour recevoir une "parure" de leur nouvelle collection à condition d'en parler ensuite ici - forcément hein, rien n'est gratuit en ce bas monde, faut pas rêver.

 

Comme d'autres blogueuses l'avaient reçue aussi, cette proposition, on s'est demandé si on allait ou non accepter. Mes copines - que je ne citerai pas parce que tout de même, je me dois de protéger l'intimité de leurs nichons - hésitaient grandement, l'une parce qu'elle était moyennement fournie à ce niveau là, l'autre à cause du contraire et les deux parce que parler de leurs seins sur Internet, bof.

 

A ce moment là, je me suis rendu compte que je devais avoir comme un problème au niveau de ma pudeur...

 

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Une grande fille toute simple

Lundi, c'est le jour du grand cri. Ah ! Vous l'attendiez hein ? Pauvres chouchoux, des semaines que mon cri n'est plus qu'un râle, que dis-je, un murmure. Que voulez-vous, la bête s'était endormie. Faut dire qu'à force, c'est pas que je me lasse hein, mais enfin, c'est tout juste si j'arrive encore à m'émouvoir lorsqu'un magazine titre sur genre "Scarlett Johansson, la revanche des filles à gros cul", ou encore, "Liv Tyler: je m'assume en ronde". Beh ouais, elles ont raison en fait d'insister, les rédactrices. Parce qu'il arrive un moment où on abdique. Totalement.

Mais parfois, tout de même, certaines perles parviennent à me tirer de mon sommeil...

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C'est moi ou...

Hey les girls. C'est moi ou cet homme est une bombasse qui sent le sexe ?

 

Je sais, il y a quelques jours encore je vous saoulais avec Julien, son mètre douze, sa barrette et son gros quinquin. Et là, pof, ça me tombe dessus, je vois cette montagne de testostérone et tous mes compteurs s'affolent.

 

Barbu, les cheveux filasses et grassouilles et des deltoïdes qu'on dirait des staeks de buffle. Tout droit sorti de la guerre du feu, le bonhomme. Deux mètres et plus de cent kilos de barback.

 

Beau, non. Mais alors perso, hier soir, j'aurais voulu être un ballon ovale pour qu'il me prenne dans ses bras contre lui et dézingue tout un tas d'argentins pour mes beaux yeux.

 

Ok, le Chabal, il n'a pas tenu ses promesses et selon quelques mecs en la compagnie desquels je me trouvais devenus très poétiques aux alentours de 22 heures, il aurait quand même pu "se sortir les doigts". D'où, on se demande. 

 

Moi je dis, tant qu'il garde son short trop petit, le reste, je m'en tape le chavrou.

 

A part ça, franchement, le rugby, je n'y comprends rien. J'y mets toute ma bonne volonté mais je vois pas trop à quoi ça rime de se rouler dans l'herbe pendant 80 minutes, à moins que ce ne soit juste pour nous exciter, auquel cas, bon ben les gars, c'est vrai, c'est efficace.

 

Alors vive l'ovalie, en toute convivialité.

 

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