Vendredi 30 Nov 2007
Le billet décousu du vendredi
Par Caroline, Vendredi 30 Nov 2007 à 09:43 GMT+2 dans Pensées en vrac
Pas beaucoup de temps aujourd'hui et puis le cerveau en bouillie, comme un vendredi. Alors petit billet décousu pour une fin de semaine qui ne l'est pas moins...
- Dans le Elle de cette semaine, il y a un classement des femmes les mieux habillées. Pfffff... En fait, je ne sais pas quoi en dire. A part peut-être le fait que personnellement Gwen Stefani, arrivée deuxième, bon, pour moi ce n'est pas le summum de la classe. Mais surtout, j'ai envie de dire, d'où ? D'où on juge et on classe ? D'où il y a un grand livre de l'élégance ? En fait, j'en ai assez qu'on m'explique que ça c'est in, ça c'est out, ça c'est bien, ça c'est vraiment pas stylé, ça tu prends, ça tu jettes. Non parce que le résultat mes cocottes, c'est qu'on est toutes en leggings en mars et en jean large en septembre. On a toutes des low boots en octobre et probablement des ballerines en janvier. Et on est... chiantes. Alors moi je dis oui à la faute de goût, oui à la vilaine sape, oui à la fashion mistake. Et non à la police du style, qu'elle sévisse sur les blogs, dans les magazines ou ailleurs. Parce que personnellement, la police du style, ça me fait penser aux talibans.
- Si tu veux mouiller ta culotte - je sais c'est horriblement vulgaire mais je suis rebelle en ce vendredi. Oui, résolument, je le suis - va voir "La nuit nous appartient" ou si tu es fluently english, "We own the night". Joaquim Phoenix est une espèce de bestiau au regard triste, un looser courageux, un homme terrassé par son destin. Ok, y'a aussi Eva Mendes qui renvoit Jenifer Lopez et sa copine Salma à leurs fournaux tellement c'est LA latino brûlante du moment. C'est noir, c'est à NY, ça sent la cocaïne et la cigarette, les femmes et l'honneur. C'est tout simplement magistral.
- Sarkozy, pour augmenter notre pouvoir d'achat, nous propose de bosser le dimanche. En fait, pas besoin de développer, ça se suffit à soi même.
- Dans Paris-Obs, y'a tout un dossier sur les blogueuses trop de la hype qui tuent. Vous n'y verrez pas ma trombine sur la couverture rapport que j'ai refusé, mon patron lit Paris-Obs. Nempêche que ça parle un peu de Penseesderonde. Surtout, vous y apprendrez tout un tas de choses passionnantes et vraies, comme le fait que les blogueuses sont capricieuses et exigeantes, qu'elles se tirent les cheveux dans la cour de récré et qu'elles peuvent gagner jusqu'à 5000 euros par mois avec leur blog. Le grand jeu maintenant c'est de trouver QUI gagne ça. Ah l'article vaut aussi pour les propos d'un homme, un vrai, un gentleman, qui compare la blogosphère féminine à un poulailler. Classe.
- Le truc le plus in en ce moment c'est de fermer son compte fesse-book. Mouais. En fait moi j'avoue, ça m'a passionnée trois jours et depuis il est en jachère.
- Demain on est en décembre et je ne suis pas mécontente de quitter ce putain mois de novembre.
Edit: je n'ai pas jugé utile de le préciser, mais pour les 5000 euros, c'est pas moi hein. D'ailleurs si c'était moi, ça fait longtemps que je ne vous parlerais plus, tu penses !
Alors aujourd'hui, je vais te parler de ton maquillage. Oui, je sais, ce n'est pas vraiment ma spécialité ou ma marque de fabrique. En même temps, je suis une femme à multiples facettes figure-toi. Si si.
Ce soir, je devais aller à l'Olympia. Pour le concert du groupe qui m'a fait danser des années durant, toujours avec la même fougue. Enfin j'allais les voir en vrai, après un nombre incalculable d'occasions manquées.
Tom est mort. C'est le titre du dernier livre de Marie Darieussec. Livre dont j'aurais voulu vous parler parce que lorsque je l'ai commencé, je me suis dit que c'était probablement un des plus beaux qu'il m'ait été donné de lire.
C'est une toute petite phrase. Quelques mots perdus dans un grand article. A propos d'un livre auquel je n'ai fait que participer.
Je ne sais pas toi mais personnellement je suis toujours fascinée par les témoignages d'icones de la mode ou du chaud-buzness sur leurs petits rituels beauté. En général, elles t'expliquent que bien évidemment, rapport à dame nature qui les a bien gâtées, elles ne font presque rien pour ressembler à ce qu'elles sont.
Certains d'entre vous m'ont demandé la nouvelle intitulée Sally. Comme je n'ai pas de temps aujourd'hui pour poster, je me dis que ça pourrait vous faire plaisir que je vous la mette en ligne. Je précise que cette nouvelle avait été écrite sur mon ancien blog et est inspirée d'un texte que j'avais écrit en 1ère et qui d'ailleurs avait truamatisé ma mère. On la comprend. Les enfants sont formidables, me dis-je aujourd'hui...
Je ne sais pas toi mais moi ce sont les minuscules gestes, les micro-événements qui m'ont toujours le plus marqués. C'est aussi ce qui me fascine quotidiennement lorsque j'observe les gens. Parfois, au détour d'une rame de métro ou dans un café un peu enfumé, on saisit des instants un peu suspendus, pendant lesquels une larme est écrasée furtivement, une caresse décisive est donnée, ou un baiser coupable échangé.
Hier, avec mon fils. Fin du repas, l'homme est en train de débarrasser, nous ne sommes plus que tous les deux à table et nous devisons. Soudain mon bonhomme prend son air de conspirateur, l'air de celui qui va me dire un gros secret...
"Je ne suis pas féministe mais...", "c'est bon, le temps des féministes hargneuses, c'est fini, calme toi", "Allez, remets ton soutif, on n'est plus dans les années 70"...
Alors voilà le début. Si ça vous plait, j'enverrai la suite dans la journée. C'est un truc sans prétention hein, et écrit il y a longtemps. Surtout c'était une tentative de fiction et je m'étais rendue compte à ce moment là que la fiction, e bien ce n'est pas du gâteau...
Quand j'avais 15 ans, je suis allée voir mon premier
Que les choses soient claires, avoir un enfant c'est avant tout du bonheur. Non je le dis parce que je ne voudrais pas qu'il y ait de malentendu, hein, celles qui en ont mis un en route ou celles qui en ont déjà, ne le ramenez pas au magasin, franchement, la plupart du temps, c'est plutôt chouette.
Bon bah les enfants, aujourd'hui, je n'ai pas d'inspiration. Je sais, si c'est juste pour vous dire ça je peux aussi m'abstenir d'écrire quoi que ce soit. Mais qu'est-ce que vous voulez, je suis accro, addict, l'idée de ne pas poster me rend morose, je me dis que du coup je n'aurai pas de vos nouvelles, que si ça se trouve vous allez m'oublier, que mon blog il est foutu et que sans lui, je ne suis plus rien.
Tu vois ma chérie, dans la vie, y'a les it girls et puis y'a les autres. Les it girls, elles sont par exemple sollicitées par les Inrocks pour couvrir leur festival et prendre tout un tas de photos super trendy de gens qui ont du staïle que si tu t'habillais comme eux on t'appellerait "Zézette épouse x".
D'aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours sentie hétérosexuelle. Enfin... non, ce n'est pas totalement vrai, en 5ème, j'étais fascinée par ma prof de français, à tel point que je m'en sentais un peu amoureuse et que je m'étais un peu inquiétée de ce penchant. Oui, inquiétée parce qu'en 1983, dans mon collège privé, autant vous dire qu'on n'était pas hyper aware sur les adeptes du broute-minou. D'ailleurs à l'époque je sentais juste qu'il n'était pas nécessairement normal d'être amoureuse d'une femme lorsqu'on en était une, point. Je venais à peine d'apprendre pour les choux et les roses alors imaginez plutôt.


















