Pensées d'une ronde

Le billet décousu du vendredi

Pas beaucoup de temps aujourd'hui et puis le cerveau en bouillie, comme un vendredi. Alors petit billet décousu pour une fin de semaine qui ne l'est pas moins...

 

 

 

 

 

 

- Dans le Elle de cette semaine, il y a un classement des femmes les mieux habillées. Pfffff... En fait, je ne sais pas quoi en dire. A part peut-être le fait que personnellement Gwen Stefani, arrivée deuxième, bon, pour moi ce n'est pas le summum de la classe. Mais surtout, j'ai envie de dire, d'où ? D'où on juge et on classe ? D'où il y a un grand livre de l'élégance ? En fait, j'en ai assez qu'on m'explique que ça c'est in, ça c'est out, ça c'est bien, ça c'est vraiment pas stylé, ça tu prends, ça tu jettes. Non parce que le résultat mes cocottes, c'est qu'on est toutes en leggings en mars et en jean large en septembre. On a toutes des low boots en octobre et probablement des ballerines en janvier. Et on est... chiantes. Alors moi je dis oui à la faute de goût, oui à la vilaine sape, oui à la fashion mistake. Et non à la police du style, qu'elle sévisse sur les blogs, dans les magazines ou ailleurs. Parce que personnellement, la police du style, ça me fait penser aux talibans.

 

- Si tu veux mouiller ta culotte - je sais c'est horriblement vulgaire mais je suis rebelle en ce vendredi. Oui, résolument, je le suis - va voir "La nuit nous appartient" ou si tu es fluently english, "We own the night". Joaquim Phoenix est une espèce de bestiau au regard triste, un looser courageux, un homme terrassé par son destin. Ok, y'a aussi Eva Mendes qui renvoit Jenifer Lopez et sa copine Salma à leurs fournaux tellement c'est LA latino brûlante du moment. C'est noir, c'est à NY, ça sent la cocaïne et la cigarette, les femmes et l'honneur. C'est tout simplement magistral.

 

- Sarkozy, pour augmenter notre pouvoir d'achat, nous propose de bosser le dimanche. En fait, pas besoin de développer, ça se suffit à soi même.

 

- Dans Paris-Obs, y'a tout un dossier sur les blogueuses trop de la hype qui tuent. Vous n'y verrez pas ma trombine sur la couverture rapport que j'ai refusé, mon patron lit Paris-Obs. Nempêche que ça parle un peu de Penseesderonde. Surtout, vous y apprendrez tout un tas de choses passionnantes et vraies, comme le fait que les blogueuses sont capricieuses et exigeantes, qu'elles se tirent les cheveux dans la cour de récré et qu'elles peuvent gagner jusqu'à 5000 euros par mois avec leur blog. Le grand jeu maintenant c'est de trouver QUI gagne ça. Ah l'article vaut aussi pour les propos d'un homme, un vrai, un gentleman, qui compare la blogosphère féminine à un poulailler. Classe.

 

- Le truc le plus in en ce moment c'est de fermer son compte fesse-book. Mouais. En fait moi j'avoue, ça m'a passionnée trois jours et depuis il est en jachère.

 

- Demain on est en décembre et je ne suis pas mécontente de quitter ce putain mois de novembre.

 

Edit: je n'ai pas jugé utile de le préciser, mais pour les 5000 euros, c'est pas moi hein. D'ailleurs si c'était moi, ça fait longtemps que je ne vous parlerais plus, tu penses !

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T'es complètement nioude comme fille

Alors aujourd'hui, je vais te parler de ton maquillage. Oui, je sais, ce n'est pas vraiment ma spécialité ou ma marque de fabrique. En même temps, je suis une femme à multiples facettes figure-toi. Si si.

 

Bref, aujourd'hui disais-je, je vais t'expliquer comment qu'il faut que tu sois maquillée si tu veux aller dans une soirée mondaine et passer pour une reine de la nuit.

 

C'est simple, il faut que tu sois nioude. Oui, nioude. De l'anglais "nude". En gros, ta peau, elle doit être complètement à poil. Tu vois, ou bien ?

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C'est le cancer qui l'a assassiné

Ce soir, je devais aller à l'Olympia. Pour le concert du groupe qui m'a fait danser des années durant, toujours avec la même fougue. Enfin j'allais les voir en vrai, après un nombre incalculable d'occasions manquées.

 

Oui, ce soir j'avais rendez vous avec les Rita.

 

Et puis depuis hier, je savais que je n'irais pas parce que Fred Chichin, l'alter ego de Catherine Ringer, grand échalas étrange et doué, était malade. Je sentais bien que c'était grave, le mail envoyé par la maison de disque était sans équivoque, Catherine Ringer avait besoin d'être à ses côtés. Mais j'étais loin d'imaginer à quel point.

 

Il est mort aujourd'hui, assassiné par un cancer. Le soir de son Olympia. Il est presque mort sur scène, finalement, non ?

 

C'est mon deuxième billet de la journée et je suis bien triste qu'il ne soit pas plus gai que le premier.

 

Voilà, Fred Chichin n'est plus et moi je me sens un peu en deuil.

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L'impossible mort

Tom est mort. C'est le titre du dernier livre de Marie Darieussec. Livre dont j'aurais voulu vous parler parce que lorsque je l'ai commencé, je me suis dit que c'était probablement un des plus beaux qu'il m'ait été donné de lire.

 

L'histoire ? Tom est un petit garçon de trois ans. Mort. Sa mère, dix ans après, raconte. Tout. Du décès à l'hôpital à la crémation, des premiers jours d'hébétude à la lente descente dans les enfers de la mort d'un enfant.

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Un tout petit bonheur...

C'est une toute petite phrase. Quelques mots perdus dans un grand article. A propos d'un livre auquel je n'ai fait que participer.

 

Et pourtant, ça m'a fait le même effet que lorsqu'on trouve un billet de cinq euros par terre ou qu'on s'aperçoit qu'il reste encore un finger au fond du paquet.

 

Pourquoi ? Parce que voilà, c'est dans Elle. Et que cette phrase, elle est de moi. Oui, on parle de moi dans le Elle. Oh, ça ne vaut pas le coup de l'acheter pour ça hein. Parce que ces mots là, vous les avez lus ici, et que le livre en question, j'en ai déjà parlé. Mais voilà, découvrir dans le bus un lundi soir où tout me semblait sombre et froid, que parmi les dizaines de textes de ce magnifique ouvrage, "Paroles de femmes", la journaliste avait choisi notamment un extrait du mien, fut-il très court, en précisant qu'il était écrit par la "ronde Caroline", et bien ça m'a mise en joie. D'autant que la journaliste c'est Olivia de Lamberterie et que je partage souvent ses coup de coeur.

 

Alors j'avais envie de vous en parler à vous, amis de la toile qui me faites l'honneur de me rendre visite tous les jours ou presque.

 

Parfois, il y a de tous petits bonheurs, c'en était un. Bien sûr, ça ne m'empêchera pas demain ou un autre jour de brocarder comme il le mérite le Elle. Mais force est de reconnaitre que je ne me sens plus péter d'y avoir lu mon prénom. Je sais, c'est paradoxal pour quelqu'un qui passe son temps à pousser des grands cris contre les féminins. Mais voilà, j'assume totalement cette contradiction... et toutes les autres.

 

Baisers de ronde.

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C'est quoi ton rituel beauté ?

Je ne sais pas toi mais personnellement je suis toujours fascinée par les témoignages d'icones de la mode ou du chaud-buzness sur leurs petits rituels beauté. En général, elles t'expliquent que bien évidemment, rapport à dame nature qui les a bien gâtées, elles ne font presque rien pour ressembler à ce qu'elles sont.

 

Enfin, "trois fois rien"...

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Sally (fin)

Bon et bien voilà la fin... Merci pour votre lecture, c'est étrange, alors que ce n'est que pure fiction, j'ai l'impression de me livrer beaucoup plus en vous soumettant ce texte que lorsque je vous raconte ma vie. Peut-être parce qu'il s'agit là de ma "première fois", ma première tentative de mettre en mots une histoire. Et l'avoir relue me confirme qu'il est long le chemin de la perfection !!!

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Sally (3)

Troisième épisode... Je m'aperçois qu'en réalité, la nouvelle est longue, alors je vous la livre au compte goutte, histoire de ne pas vous lasser...

 

Edit: Mouna, je ne sais pas si tu te souviens de ce texte. Je l'ai un peu modifié bien sûr, mais tout de même je tiens à le dire, C'EST DE LA PURE FICTION...

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Sally (2)

Allez, chose promise, chose dûe, voici la suite, la fin arrivera demain...

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Sally

Certains d'entre vous m'ont demandé la nouvelle intitulée Sally. Comme je n'ai pas de temps aujourd'hui pour poster, je me dis que ça pourrait vous faire plaisir que je vous la mette en ligne. Je précise que cette nouvelle avait été écrite sur mon ancien blog et est inspirée d'un texte que j'avais écrit en 1ère et qui d'ailleurs avait truamatisé ma mère. On la comprend. Les enfants sont formidables, me dis-je aujourd'hui...

 

Voici donc le premier épisode, et si cela vous intéresse, je fais comme la dernière fois, je vous indique où lire la suite...

 

(petite précision: l'image n'a pas grand chose à voir et en même temps si, je crois. Et puis j'aime MissTic qui se trouve être ma voisine ou presque...)

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Le premier geste

Je ne sais pas toi mais moi ce sont les minuscules gestes, les micro-événements qui m'ont toujours le plus marqués. C'est aussi ce qui me fascine quotidiennement lorsque j'observe les gens. Parfois, au détour d'une rame de métro ou dans un café un peu enfumé, on saisit des instants un peu suspendus, pendant lesquels une larme est écrasée furtivement, une caresse décisive est donnée, ou un baiser coupable échangé.

 

En général, il ne m'en faut pas beaucoup plus pour m'imaginer tout et n'importe quoi, écrire l'histoire dans ma tête de cette jeune fille un peu triste ou de ce vieil homme fatigué. Les petites histoires, voilà ce que j'aime. Et souvent, je me rappelle ma petite histoire à moi, ou plutôt la notre.

 

Tu sais, ce "premier geste", celui qui fait que d'un coup, on bascule. Cet infinétisimal rapprochement qui transforme deux êtres jusque là amis ou à peine en amants.

 

Ce geste là, entre l'homme et moi, ce fut une main posée sur la mienne...

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L'amour parfois, ça fait mal

Hier, avec mon fils. Fin du repas, l'homme est en train de débarrasser, nous ne sommes plus que tous les deux à table et nous devisons. Soudain mon bonhomme prend son air de conspirateur, l'air de celui qui va me dire un gros secret...

 

 

 

 

- Tu sais maman, je crois que je suis un peu amoureux de Léa.

 

- C'est vrai ? C'est super ça mon chéri (ça me tue, mais c'est super).

 

- Ouais...

 

- Non, ce n'est pas super ? Elle n'est pas amoureuse de toi, elle ? (Elle oserait ? Non mais elle a bien regardé QUI portait son regard sur elle, l'inconsciente ? Prends garde à toi Léa)

 

- Je ne sais pas. Je crois que si quand même. Mais on ne s'est rien dit.

 

- Et bien il faudrait peut-être que tu lui parles ? (A ce stade de la conversation l'homme qui fait des allers-retours dans la cuisine me fait comprendre rien qu'avec les yeux que je suis en pleine ingérence maternelle, ce dont je suis consciente tout en étant INCAPABLE de m'arrêter)

 

- Oui, tu as raison maman, demain je lui dis. (je regarde l'homme et sans que je ne dise rien moi non plus on peut entendre un sonore: "AH ! Tu vois !")

 

Puis, après un silence:

 

- Tu sais maman, je trouve que c'est dûr l'amour.

 

- Oh, mon coeur (à ce nouveau stade de la conversation je suis prise d'une envie irrépressible de le remettre dans mon ventre) ... Pourquoi donc ?

 

- Parce qu'il y a trop de choses difficiles à esprimer. (C'est décidé, quand je serai grande je me marierai avec mon fils et ne venez pas me dire que c'est impossible).

 

- Mon amour, tu sais, parfois il suffit de dire ce qu'on ressent très simplement et c'est d'un coup moins difficile. Mais surtout, quand l'amour semble trop dur, c'est qu'on est peut-être pas amoureux de la bonne personne, tu comprends ? L'amour ne doit pas faire mal, tu sais ? (surtout pas à toi, chair de ma chair, dégage, garce de Léa)

 

- T'inquiète maman, pour l'instant ça ne me fait pas mal parce que je ne me cogne pas.

 

A ce stade de la conversation je me suis évanouie sous le coup de l'incroyable intelligence de mon fils ma bataille. Sans parler de la dimension merveilleusement poétique de ces quelques mots.

 

Je sais, je suis atteinte du syndrome de la mère abusive.

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Espèce de féministe !

"Je ne suis pas féministe mais...", "c'est bon, le temps des féministes hargneuses, c'est fini, calme toi", "Allez, remets ton soutif, on n'est plus dans les années 70"...

 

Je ne sais pas vous mais ces derniers temps j'entends très - trop - souvent ce genre de réflexions. Comme si maintenant, il fallait s'excuser avant d'avouer un peu honteuse qu'on est féministe ou comme si ce mot était devenu un juron.

 

Ok, il existe des féministes hystériques qui cultivent une haine de tout être pourvu d'un sabre laser, à la limite du pathologique. Ok, ces dernières n'ont pas redoré le blason de l'anti-sexisme.

 

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La nouvelle, où lire la suite ?

Allez, je ne vais pas faire un teasing d'enfer, donc vous pouvez lire les épisodes suivants, c'est par là:

 

 

Episode 1

 

Episode 2

 

Episode 3

 

Episode 4

 

Episode 5

 

Episode 6

 

Edit: Merci pour vos avis, quels qu'ils soient, ça m'intéresse évidemment de savoir ce que vous pensez de ce genre de texte.

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Pilules (1)

Alors voilà le début. Si ça vous plait, j'enverrai la suite dans la journée. C'est un truc sans prétention hein, et écrit il y a longtemps. Surtout c'était une tentative de fiction et je m'étais rendue compte à ce moment là que la fiction, e bien ce n'est pas du gâteau...

 

A me relire je réalise aussi que j'ai évolué dans ma façon d'écrire...

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Marchands de mensonges

 Quand j'avais 15 ans, je suis allée voir mon premier nutritionniste. Je ne reviendrai pas sur le peu de considération que j'ai pour cette profession, on pourrait finir par croire que je m'acharne. Non, je ne te dirai pas un mot sur l'humiliation de la pesée, les prévisons alarmistes d'obésité à 30 ans qui te donnent direct envie de t'enfiler une tablette de chocolat ou le fameux carnet alimentaire, my first one, premier d'une longue série de mensonges couchés sur le papier et qui ne servirent qu'à me culpabiliser un peu plus: non seulement je bouffais mais en plus je mentais comme une arracheuse de dents.

 

Non, ce que je veux te raconter aujourd'hui, c'est que lors de ce premier rendez-vous, ce nutritionniste, ami de la famille et à la réputation intouchable, me prescrit un coupe-faim. Isoméride qu'il s'appelait.

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Me cherche pas des poux... tu risquerais d'en trouver

Que les choses soient claires, avoir un enfant c'est avant tout du bonheur. Non je le dis parce que je ne voudrais pas qu'il y ait de malentendu, hein, celles qui en ont mis un en route ou celles qui en ont déjà, ne le ramenez pas au magasin, franchement, la plupart du temps, c'est plutôt chouette.

 

Mais il faut quand même savoir que parfois, ça craint.

 

Un exemple ?

 

Quand ton enfant attrape des poux.

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L'Heure Zéro

Bon bah les enfants, aujourd'hui, je n'ai pas d'inspiration. Je sais, si c'est juste pour vous dire ça je peux aussi m'abstenir d'écrire quoi que ce soit. Mais qu'est-ce que vous voulez, je suis accro, addict, l'idée de ne pas poster me rend morose, je me dis que du coup je n'aurai pas de vos nouvelles, que si ça se trouve vous allez m'oublier, que mon blog il est foutu et que sans lui, je ne suis plus rien.

 

Nan, j'exagère, je le sais bien que je survivrai à Mabulle.

 

Heu... j'espère.

 

Bref, voilà, pas beaucoup d'inspiration, faut dire qu'en ce moment, je fais surtout que travailler, travailler, travailler.

 

Allez, si, maintenant que j'y pense, ça fait un petit moment que je veux vous conseiller d'aller voir "L'Heure Zéro". Je ne sais pas vous, mais personnellement, les romans d'Agatha Christie ont marqué mon adolescence. J'ai toujours aimé en regarder les adaptations cinématographiques, celle de l'Orient Express restant ma préférée. Et bien là, dans l'Heure Zéro, on se retrouve subitement à jouer au Cluedo avec les copains un soir un peu grisou. François Morel fait un Hercule Poirot aux petits oignons et tous les acteurs sont jubilatoires. Je ne parle pas des paysages bretons à tomber à la renverse de beauté.

 

Seul bémol, Laura Smet, fifille de, qui certes est elle aussi à tomber à la renverse de beauté mais qui comment dire... joue comme un kouignaman.

 

Je sais, le kouignaman n'a jamais eu pour vocation de jouer la comédie. Ben à mon avis, Laura Smet non plus. Et puis là tout de suite, j'ai envie d'un kouignaman, et rien que de l'écrire ça me fait du bien.

 

Bref, voilà, si vous faites partie des petits veinards qui ont pris une RTT aujourd'hui et qui n'habitent pas trop loin d'un cinoche, moi je dis, allez-y, c'est parfait pour se changer les idées.

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J'ai pas la grosse tête

Tu vois ma chérie, dans la vie, y'a les it girls et puis y'a les autres. Les it girls, elles sont par exemple sollicitées par les Inrocks pour couvrir leur festival et prendre tout un tas de photos super trendy de gens qui ont du staïle que si tu t'habillais comme eux on t'appellerait "Zézette épouse x".

 

Les it girls qui bloguent, on leur fait des propositions marketing qu'elles ne refusent pas parce qu'il s'agit par exemple d'aller visiter les anciens appartements de Coco Chanel et que du coup, ce n'est plus du marketing, c'est du buzz tendance et pointu.

 

Pendant ce temps là toi on te fait l'honneur d'un partenariat avec les 3 Suisses grande taille pour lequel en fait tu gagnerais rien.

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Sapho et moi

D'aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours sentie hétérosexuelle. Enfin... non, ce n'est pas totalement vrai, en 5ème, j'étais fascinée par ma prof de français, à tel point que je m'en sentais un peu amoureuse et que je m'étais un peu inquiétée de ce penchant. Oui, inquiétée parce qu'en 1983, dans mon collège privé, autant vous dire qu'on n'était pas hyper aware sur les adeptes du broute-minou. D'ailleurs à l'époque je sentais juste qu'il n'était pas nécessairement normal d'être amoureuse d'une femme lorsqu'on en était une, point. Je venais à peine d'apprendre pour les choux et les roses alors imaginez plutôt.

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