Vos commentaires
Le Mardi 20 Nov 2007 à 06:40, par sophie L.L
C'est le plus beau, le plus juste, le plus fort de tous tes billets.
S'il n'y en avait qu'un seul à retenir (dieu nous en garde, n'est ce pas !) ça serait celui-là!
Le Mardi 20 Nov 2007 à 06:49, par ClaireMM
Pour une fois je vais essayer d'apporter de l'eau au moulin de ton débat par une anecdote perso.
Début des années 60, ma mère s'absente 10 jours de son stage d'étudiante en médecine pour accoucher de son fils aîné. Toute absence étant éliminatoire son stage n'est pas validé et elle doit le refaire l'année suivante.
Sur le même stage, un de ses collègues masculins s'absente 3 semaines pour cause de jambe cassé lors d'un w.e au ski.
Son stage est validé. il passera dans l'année supérieure.
Je tiens à préciser qu'il reste quelques personnes au monde ayant vécu les années 60. Cela ne remonte pas très loin et n'est qu'un petit exemple.
Alors je dis : restons vigilantes, les acquis ne sont pas si vieux que ça.
Je suis bien évidemment à 1000% d'accord avec ton post.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 07:04, par emmanuelle h
Caro, je t'aime !!!
je vais l'imprimer et me le garder précieusement ton billet, tellement il est réussi !
Le Mardi 20 Nov 2007 à 07:06, par floflo
Il faut en finir avec l'identification "féminisme = hystériques qui haïssent les hommes". Etre féministe, c'est seulement exiger le respect, pour les femmes, de la liberté et de l'égalité en droits! (proclamés en 1789...)
C'est aux mères de rendre conscientes leurs filles de ce que rien n'est jamais définitivement acquis et qu'il faut être vigilant.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 07:13, par Furette
Beau billet, intéressant, intelligent, émouvant comme souvent ( ca fait beaucoup de son en "en")
Je suis étudiante et on (étudiant aussi) m a sortit que de nos jours les femmes ne rencontraient aucun problème , qu'elles ne faisaient sans doute pas ce qu il fallait pour réussir, si elles le voulaient vraiment elle n avait qu a s'en donner les moyens. CQFD: Ce qu il faut Démonter.
L 'exemple de la politique m a toujours frappée. En 2007 il y a 18.5 % de femmes a l assemblée , De plus, si les femmes sont de plus en plus nombreuses dans les instances de pouvoir (ex les conseils régionaux en 2004 : 47% de fm) , elles ont rarement les postes de décisions les plus élévés(une fm à la tete d une région en 2004).
Je pense que beaucoup de gens sont soumis à l effet deformant de milieu social et de génération . Les garcons et filles ont grandis ensembles dans l idée que l on était égaux, moi même je n ai jamais rencontré de problème. C 'est pourquoi il est difficile d imaginer qu il puisse y avoir de grandes différences de traitement dans la vie active. Ce qui est encore le cas! (tu as parlé des fameux écarts de salaires)
on a encore du boulot
Le Mardi 20 Nov 2007 à 07:36, par imane
Je suis tout à fait d'accord avec toi surtout qu'il faut rester vigilantes.
Ma mère qui a été femme au foyer a toujours été feministe. Elle s'est insurgée contre toute les injustices faites aux femmes (surtout contre la polygamie) mais je vous rappelle que la lapidation et la polygamie sont une interpretation et une déviance integriste .les turques votent depuis 1934 et la turquie et la tunisie ont aboli la polygamie en adequation parfaite avec la religion (chose qu'on ignore)
Mais je crois que nos dictatures profitent de la religion pour la déformer et manipuler leur "sujets" (un peu comme diviser pour mieux regner , faire affronter hommes et femmes , analphabetes et lettrés ) Ainsi , toute dictature est interdite dans l'islam et le pouvoir n'est pas hereditaire , et quand je vois ou on en est , je pense qu'on a un long combat à mener pour les femmes et les hommes car la majorité de nos hommes (qui ne sont pas analphabètes) sont pour le droit à l'égalité et surtout à la dignité humaine pour tout un peuple.
Mais je dirais comme toi que l'aspect financier est très important quel que soit le pays ou on est car il évite beaucoup de rapports de force et d'humilations au sein du couple et je pense que c'est international.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 07:47, par StellaTokyo
Magnifique billet... qui s'accorde bien avec celui d'hier :) D'ailleur je viens de lire ta note sur l'adoption et les people sur Ladiesroom, et vraiment je ne me lasserais jamais de le dire, tu as une plume remarquable et vraiment pertinente, c'est un pur plaisir de te lire tous les jours.
Ce que je retiens le plus ici, c'est ta facon de parler des hommes, je trouve ca tres beau. J'ai ete elevee par une maman celibataire, feministe qui se trimballait une sacree colere envers les hommes. Etant jeune, quand je voyais a quel point cette colere la faisait souffrir je me suis juree de ne jamais prendre modele sur elle, du coup le feminisme ca m'inspirait pas franchement. Mais en vivant au Japon je me suis rendue compte a quel point certains discours tenus par des japonais et japonaises de mon age pouvaient me faire hurler a l'interieur. Alors meme si ma conception du feminisme reste encore flou (apres tout je n'ai que 22 ans) je prend peu a peu conscience que certaines idees, que je retrouve dans ton billet, sont inscrites en moi.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 07:49, par Mariposa
Je suis tout à fait d'accord avec sophie LL! Depuis que je te lis, c'est vraiment mon billet préféré et moi aussi j'ai envie de l'imprimer et de l'afficher dans mon bureau, si! si!
Je suis moi aussi féministe, mais véritablement féministe, pas chienne de garde, parce que j'estime que les chiennes de garde versent finalement dans le contraire de ce que les féministes réclament : l'égalité. Or, en crachant sur les hommes, elles les rabaissent et en font des sous-humains ou des êtres dénués de toute sensibilité ou je ne sais quoi d'autre.
Non, la féministe est une femme qui s'assume à 300% comme tu dis, tout en reconnaissant l'homme comme son égal, son complémentaire.
Ma grand-mère était illétrée, a beaucoup souffert à cause des hommes, et je me rappelle qu'elle me disait toujours "Le premier mari de la femme, ce sont ses connaissances et son travail". Je ne l'ai jamais oublié.
Je suis heureuse d'être avec mon homme et de construire avec lui. Mais je suis heureuse aussi d'exister en-dehors de lui et de savoir que si un jour (qu'à Dieu ne plaise), ça devait se terminer, je m'en sortirais, avec beaucoup de douleur, mais je m'en sortirais.
Contrairement à toi, j'adore m'occuper de ma maison le week-end quand j'en ai le temps, mais c'est sûr que cela ne suffirait pas à me combler ni à me valoriser.
Chez nous, c'est un compte commun pour tout ce qu'on fait ensemble et chacun son compte perso pour garder de l'indépendance et un certain jardin secret.
Etre féministe, c'est aussi ne pas sourire quand un homme vous avoue qu'il est sage-femme, par exemple. Etre féministe, c'est accepter qu'un homme peut être sensible et pleurer sincèrement.
Etre féministe c'est ne pas accepter que lorsqu'un femme réalise quelque chose d'extraordinaire, on le reconnaisse plus parce qu'elle est une femme que parce qu'elle a fait quelque chose d'extraordinaire!
Et oui, surtout, comme tu dis, on travaille, on a le droit de vote, mais il y a encore tant de choses à faire! Tant que dans certains pays, on préférera voir naître un garçon plutôt qu'une fille, qu'on enverra plutôt le garçon que la fille à l'école, qu'on mariera des filles sans leur donner leur avis, que l'excision existera, et j'en oublie surement, oui, tant que tout ça existera, et bien, il y aura toujours des raison d'être une féministe!
Désolée pour ce long com (et encore, je me suis auto-abrégée!!!) mais c'est un sujet sur lequel on pourrait en dire tant et tant!
Vive l'Etre Humain et bonne journée!
Le Mardi 20 Nov 2007 à 07:50, par Pimousse
J'ai beaucoup aimé cet article! je passe souvent lire tes billets mais je crois que c'est la première fois que je poste. pourquoi aujourd'hui? Parce que tu a su exprimer tout ce que je pensais mais que j'ai parfois du mal a sortir quand on me reproche d'etre" feministe".
j'aime surtout cette phrase : "Etre féministe, c'est enfin élever sa fille en la persuadant que rien ne lui sera interdit sous prétexte qu'elle est une femme. Etre féministe, c'est aussi faire grandir son fils en lui apprenant à ne pas avoir peur des femmes."
Mes parents aussi m'ont éduqué ainsi, pour etre independante et autonome. C'est un très bo kdo car ainsi on gagne le droit de choisir. Et je pense que c'est le plus important.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 07:51, par amika
Tu m'enlèves les mots de la bouche, comme souvent d'ailleurs!
bisou doux d'Amika
Le Mardi 20 Nov 2007 à 07:54, par Lola
J'ai un copain qui hurle contre ce mot, féministe, et qui re hurle contre la présence encouragée de femmes a des postes élevés dans sa boite ( a compétences égales, la femme l'emporte) en se disant "mais c'ets pas juste, il y en a que pour elle, il faudrait être machiste maintenant pour retablit l'egalité Hommes/femmes"
Alors ton article c'est du ptit lait. Et je me dis que je devrais surement changer de copain aussi ;)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 07:58, par Odile sans régime
Je dois avouer que je ne suis pas très au clair avec le féminisme, avec tout ce qu'on peut en entendre (et qui n'est d'ailleurs pas toujours du féminisme, d'où la confusion). Un jour, je discutais avec ma mère, et j'ai dû faire une réflexion un peu désobligeante, en me moquant un peu du féminisme, et je me suis pris une sacré remontrance de ma mère qui m'a rafraîchi les idées. Et j'en avais besoin, parce qu'en fait je mélangeais un peu tout. D'où mon intérêt pour ton billet, car même si je pense avoir encore une certaine confusion, et m'agace de certaines remarques que je trouve exagérées, finalement l'important c'est que je puisse me questionner, et ta vision du féminisme me fait du bien, adhérant en tous points ou presque :-)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:00, par Mlle Crapaud
Il me fait aussi tellement enrager, le "C'est un peu dépassé d'être féministe de nos jours".
Alors, consensus, je précise "Je ne suis pas pour la supériorité des femmes mais pour l'égalité entre tous".
Et on me répond "L'égalité, mais c'est impossible, voyons, sois raisonnable. Un homme et une femme ne pourront jamais faire la même chose".
Et ça me frustre que beaucoup, des hommes comme des femmes, pensent comme ça.
Non, le féminisme ce n'est pas dépassé.
Si cette valeur n'avait plus de raison d'être, il n'y aurait plus de quota de femmes à employer, à travail égal, salaire égal, et il n'arriverait pas qu'on jette un coup d'oeil à nos jambes ou à notre décolleté pour savoir si on est "bonne pour le boulot ou pas".
Merci de le rappeler aussi justement.
(et bon courage pour ta journée puisque visiblement la grève augmente ta charge de boulot^^)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:03, par pampill
je suis en pyjama en train d'applaudir devant mon ordi , tu as mis en plein dans le mille.
tu écris si bien ce qu'on pense , ce qu'on vit .
Bizarrement , j ai rencontré plus de femmes farrouchement anti féministes , que d'hommes . Des moment ou on préfere ne pas avouer ses opinions comme si c'était une tare. Et puis le naturel revient . Ton texte est une bouffée d'oxygène , merci
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:09, par Mlle E
Ben là je vais surement me faire taper dessus mais je ne suis pas féministe pour deux sous.
Oui c'est vrai pour que je me permette de dire ça, il faut qu'il y ait eu des femmes qui se soient battues à ma place dans les décennies précédentes, et je les remercie d'avoir fait qu'aujourd'hui on ait le droit de disposer de nos biens et de nos corps.
Mais mes idées féministes s'arrêtent là.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:14, par mebahel
"Ok, les chiennes de garde n'y sont probablement pas pour rien. Ok, il existe des féministes hystériques qui cultivent une haine de tout être pourvu d'un sabre laser, à la limite du pathologique."
bon alors, d'abord, il serait interessant d'aller lire les positions des cdg sur leur site avant de penser et de dire que les cdg se battent haineusement contre les hommes.
chiennesdegarde.org/
et notamment l'article "Féministes, nous luttons ensemble contre un système" par Mathieu
qui est dans les pages "redac"
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:16, par mebahel
bah j'avais pas lu ca, issu d'un comm
", pas chienne de garde, parce que j'estime que les chiennes de garde versent finalement dans le contraire de ce que les féministes réclament : l'égalité. Or, en crachant sur les hommes, elles les rabaissent et en font des sous-humains ou des êtres dénués de toute sensibilité ou je ne sais quoi d'autre."
alors même remarque...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:21, par sissie
Très beau poste Caro, certainement le plus beau, le plus vrai de tous les billets qu'on a pu découvrir au fil du temps et qui nous a permis de nous attacher à toi petit à petit, et à en devenir maintenant "Caro-dépendant"... dans le bon sens du terme.
Merci à toi. Bonne journée à tous.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:31, par Le confit c'est pas gras
Moi, l'inégalité qui me révolte le plus, c'est quand les médecins disent que le hommes ont droit à trois verres de vin par jour, et les femmes seulement deux. Franchement, je trouve ça dégueulasse.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:35, par Balise
À lire : Full Frontal Feminism: A Young Womans Guide to Why Feminism Matters
de Jessica Valenti. Oui, c'est en anglais, oui, c'est américano-centrique, mais sérieusement, à lire. Sous titre du bouquin : "You're a feminist, I swear!".
C'est un très bon bouquin qui explique (en plus c'est drôle, au passage) pourquoi c'est juste pas envisageable de pas l'être (féministe).
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:39, par pomme
"Toute femme qui pense est féministe" : je ne sais plus qui l'a dit, mais c'est un homme. Et si une fois de temps en temps me prend l'idée d'envoyer ballader le féminisme, je repense à cette phrase et ça me calme tout de suite. Maintenant je penserai aussi à ce billet Caro, indéniablement un des plus aboutis que tu aies posté. Merci.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:40, par Fyfe
Merci Caro :)
Tu m'enlèves les mots de la bouche (et tu les tournes mieux !) !
Racisme ou sexisme, même combat...
Il est politiquement correct de lutter contre le racisme, alors que lutter contre le sexisme (comprendre : être féministe), c'est carrément la "honte" si on en croit certains...
En ce qui concerne les chiennes de garde, j'ai fréquenté leur site à une période, et je n'y ai jamais trouvé d'abus.... J'ai peut être raté des trucs, mais j'ai jamais compris pourquoi elles étaient considérées comme des extremistes...
Pour être honnête, je me suis souvent dit que ça devait être un coup des machos ;)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:41, par prof
Comme mon pseudo l'indique, je suis prof. De physique chimie.
Une de mes grandes missions (enfin une des grandes missions de tous les profs de sciences) c'est de convaincre les filles qu'elles autant capables que les garçons de faire des études scientifiques. Beaucoup d'entre elles s'auto censurent, convaincues qu'elles ne seront pas à la hauteur.
Le féminisme a encore besoin d'exister. Même en France.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:42, par léti
Pour commencer félicitations pour ton blog que j'adore et que je lis pendant ma pause tous les jours, j'ai meme passé l'adresse a mes collègues qui me voyaient éclater de rire sur certains sujet avant qu'elles me prennent pour une tarée, ce que je suis un peu quand meme.
pour revenir a ton sujet du jour, je dis 20/20 d'accord sur toute la ligne je n'aurai pas exprimer mieux ce féminisme que je partage.
Bravo
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:45, par mebahel
Merci fyfe.
En fait, les cdg souffrent de leur nom - mal compris bien que maintes fois expliqué (synomyme de vigilance)- et du fait que, quand on est emblématique d'un courant, on devient aussi emblématique des projections de ses détracteurs, hommes ou femmes.
De fait, comme pour plein d'assoces féministes, allez donc les lire avant de penser à l'hystérie insulte habituelle sur les femmes en général et les féministes en particulier).
De fait, je suis chagrinée que caro prenne à son compte cette critique infondée - à ce jour- des cdg.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:46, par P'tite Zabelle
Oh oui le combat est loin d'être terminé. C'est une illusion de se dire que l'on est à égalité parce que c'est pas encore ça!
Je songe au recul des possibilités d'avorter. Peu importe sa sensibilité car avoir le choix est le plus important. Je pense à la responsabilité de la contraception qui nous incombe toujours. Bien sûr c'est notre corps mais ces messieurs prennent aussi part à la conception et ils n'ont pas à s'en soucier. Et entendre des biologistes dirent que c'est plus simple de "paralyser" notre ovule* mensuel que de réfléchir à d'autres solutions m'ennerve! Que l'on continue à considérer la beauté, le charme, la joliesse d'une femme comme un critère essentiel de sa réussite m'agace. Je pense notamment aux portraits de femmes de pouvoir que l'on trouvera génialissimes si elles ont du pouvoir, de l'argent, des compétences, la reconnaissance de ses pairs masculins ET la beauté.
Puis comme tu l'as dit, les salaires sont le sommet de l'iceberg et peut être l'aspect le plus visible. Je pense aux recruteurs dans le privé qui te posent toujours de manière indirecte les fameuses questions sur ton statut (célibataire, marié?) et sur ton désir d'enfants ou pas. Normalement ils n'ont pas le droit (la loi l'interdit) mais ils se débrouillent toujours pour le glisser dans la conversation car une femme qui a des enfants sera considérée comme moins performante (congé maternel, absence si enfants malades, esprit occupé etc) ce qui justifie à leurs yeux un salaire moindre. Comme si monsieur n'avait jamais l'esprit occupé par ses enfants, lui...
Au moins dans la Fonction publique, homme, femme, tu as le même salaire pour un poste identique!
Et je suis entièrement d'accord sur ton billet, sur notre féminité et ses contradictions, sur notre rapport à l'autre, sur le respect, sur le droit de dire non...
"Etre féministe, c'est enfin élever sa fille en la persuadant que rien ne lui sera interdit sous prétexte qu'elle est une femme." J'applaudis et je remercie profondément mes parents d'avoir pensé ainsi.
Merci du fond du coeur . Bises et belle journée. :-)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:51, par Mariposa
Mebahel, Fyfe, on s'est surement fait avoir par les cdg médiatisées qui en font un peu trop, mais avouez qu'il y en a quand même certaines qui n'aident pas la cause du féminisme par leurs propos ... Pour ce qui est de vous, à travers vos coms, je sens qu'on est sur la même longueur d'onde, no soucy.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:55, par Caro
Mehabel, je reconnais que je suis allée un peu vite sur les chiennes de garde. En fait, le problème, c'est qu'en effet le nom de cette assoc a heurté un grand nombre de gens. Et probablement pas mal de femmes qui n'ont pas eu envie de s'auto-visualiser en chiennes, de garde ou pas. Résultats, c'est devenu une insulte, "espèce de chienne de garde". Donc je considère que quelque part, cela a nui à l'image du féminisme. En revanche, je ne nie absolument pas que les activités des chiennes de garde soient éminemment utiles. Et pour te prouver ma bonne foi, j'enlève cette allusion dans mon billet ;-)
Merci à toutes pour vos mots, ils m'ont cueillie ce matin alors que je peinais à me réveiller et je vous en remercie du fond du coeur. Surtout, je suis bien heureuse de constater que nous sommes nombreuses à nous re-sentir féminines ET féministes.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 08:58, par mebahel
Mariposa: il n'y a pas de "cdg médiatisées qui en font un peu trop." : si on est cdg, on suit la ligne de l'assoce, c'est tout bête :-)
Souvent il y a confusion entre les noms d'assoces (la meute est souvent confondue avec cdg, et risque de l'être encore plus bientot vu que les cdg changent de prez), et revendication du nom par des gens qui n'en font pas partie ou qu'on dote de façon erronée de l'appartenance cdg.
Pour vérifier, suffit d'aller lire les posisitons de l'assoce sur l'espace bureau.
Bon j'arrête là, je ne voudrais pas interférer trop dans le débat, et j'adhère au reste du post de caro, par ailleurs.
Qui a dit: on me traite de féministe à chaque fois que mon comportement n'est pas celui d'une serpillière?
:-)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 09:01, par mebahel
Ok merci caro (j'avais pas vu ce comm avant de poster le mien).
Ceci posé: le nom cdg 'nuit' au sens où il dérfange nos stéréotypes genrés de langage: une chienne.. ne peut aps être un animal dévolu à la garde d'une maison voyons...donc il ne nuit pas tant que ça: il dérange :-)
Ceci posé, "espèce de féministe" est tout autant devenu une insulte que "espèce de cdg", c'est d'ailleurs ce que dit votre post, cad que l'un est devenu générique pour l'autre, donc le raisonnement à ce sujet est invalide :-)
NB: les cdg, par le travail avec d'autres assoces, ont fait voter en decembre 2004 la loi contre les insultes sexistes et homophobes...alors pour la nuisance ... :-)
Bon oui oui j'arrête :)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 09:01, par StellaTokyo
@anaik: on a peut etre pas droit a trois verres de vins par jour, mais au moins on a pas a porter de zizis de gorge nous ;-)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 09:04, par lilou
Anaïk, même si ton comm. n'était pas signé, on t'aurait reconnue ! ;o)
Caro, j'aime les qualités de ton salon et la qualité des gens qu'on y rencontre.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 09:05, par mebahel
huhuhu "zizi de gorge", j'avais oublié :-)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 09:25, par serena
à mon tour d'apporter ma petite pierre à l'édifice !
en ce qui concerne les chiennes de garde, je n'ai jamais compris pourquoi elles prenaient fait et cause pour des femmes riches et célèbres (cf l'affaire laure adler) mais ne sont JAMAIS exprimé quand des gamines de banlieue subissaient des tournantes. Vous me direz "pour ça, il y a "ni putes ni soumises." Soit, sauf que depuis que fadela amera est au gouvernement, j'ai du mal à les prendre au sérieux...Et d'après ce que j'ai récemment lu, ça crée des remoux à l'intérieur de l'association..mais je reviens au sujet initial.
le féminisme est une belle cause, toujours d'actualité. Mais....je connais des femmes qualifiées qui plaquent tout pour revenir à la maison. Et je vous raconte quelques histoires absolument authentiques.
La femme d'un de mes vieux amis était militaire de carrière. Elle a été la première femme à monter sur "la Jeanne." Quand elle a eu son deuxième enfant, le général lui a demandé si elle voulait un emploi de bureau...elle a répondu "non, je vais devenir...nounou."
Ma cousine s'est battue comme une folle (aidée de son mari) pour devenir infirmière. Elle est tombée malade, on lui a amménagé un poste, elle a quitté son boulot pour garder des enfants D'autres exemples existent, je suis sure que vous en avez dans votre entourage.
Les femmes elles mêmes reviennent à la maison. Et ce n'est pas poussées par leur mari qui bien souvent préfèreraient avoir deux salaires. Ce n'est pas (tant que ça) la pression de la société ce sont elles mêmes qui se collent de fausses obligations !
et en fond sonore koxie chante "garçon si t'enlèves la cédille ça fait garcon..." pardon pour tous les garçons qui gardent leur cédille !
Le Mardi 20 Nov 2007 à 09:30, par mebahel démoralisée, pour le coup
Pendant qu'on y est, un autre truc me chagrine, moi, c'est les ados et adotes.
Qui croient que tout est acquis, voire que les femmes/filles ont le pouvoir dans la sphère socio-économique, etc...
Que les orientations scolaires sont égalitaires (à ce sujet la revue du mage de novembre sort ""Formation et orientation : l'empreinte du genre" , on est pile dans le sujet)
Qui croient aussi en tous les stéréotypes de genre (femme faite pour materner, bouffer et laver, homme pour faire.... le reste), merci la pub, la musique-soupe d'ado, le matraquage magazine pour ado (comment sucer en 10 leçons mais rester pure pour son prince charmant- injonction paradoxale, mais injonction toujours et pour les gars: du sport des bagnoles et des filles VPC- ventre-poitrine-cul)
Qui ne comprennent pas ce que les insultes sexistes ont de grave et non de second degré,
etcetc car liste non exhaustive
...ça me désole pour les générations (filles et garçons!) qui nous suivent...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 09:36, par mebahel
Pour rrépondre à serena: chaque assoce a des statuts qui la fondent.ceux des cdg sed basaient sur la lutte contre les insultes sexistes.
Et elles ont aussi défendu ert aidé des anonymes.. sauf que ça, justment, vous ne le voyez pas dans els journaux, par définition :-)
En ce qui concerne les viols collectifs (tournante c'est une partie de ping pong à plus de 2) les cdg ont assisté au titre de soutien desvictimes en procès, ça non plus les journaux ne le disent pas...
Plus largement : on peut être féministe et rester ou devenir femme au foyer, où est le pbme?
Le féminisme se bat simplement pour que ce soit un vrai choix de la part de la femme cad qu'elle sache pour qui et pourquoi elle le fait, pas un choix forcé (que ce soit par le manque d'aide autour de l'enfance ou tout autre chose) c'est tout.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 09:44, par Le p'tit crobard
A ce féminisme-là, j'adhère pleinement !
Et comme Sophie L.L., j'avoue un faible tout particulier pour ce billet... qui me pousse à laisser un commentaire, pour une fois.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 09:46, par Zephyre
BRAVO BRAVO pour ce superbe billet !
Très bien écrit et d'utilité publique !!!!
Moi ce qui me fait bizarre, c'est quand je vois mes copines (féministes!) qui finissent par reproduire des schémas tout à fait traditionnels :par exemple, s'occuper à 90% des tâches ménagères !!
Qu'est-ce que ça me fout en rogne !!! Que ce soit la parité polititique ou la parité domestique (j'adore cette expression), y'a ENCORE un boulot monstre !!!
Alors ne nous contentons pas de remercier nos ainées, et continuons nos propres combats, pour nous et nos filles !!!!
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:07, par Dawn
Je vais peut-être paraître d'un égoïsme sans borne mais je ne me sens pas féministe du tout.
Je me sens femme.
Je suis déjà tellement convaincue de mes droits, de mes devoirs, de mes compétences et de ma valeur que je ne me sens pas investie de les défendre à la face du monde... réaction égoïste comme je disais ;-) typique de la jeune génération :-p
Moi, ce qui me gêne un peu dans le féminisme, c'est la notion de lutte permanente, de combat. Et surtout, toujours se comparer aux hommes. Limite je trouve ça dégradant de devoir toujours se comparer à eux: ils peuvent faire ci, et ça... On doit faire pareil...
Je ne me sentirais pas plus valorisée de travailler que de rester chez moi. Je ne trouverai pas dégradant de dépendre financièrement de mon mari, étant donné qu'il dépendra de moi et de mon bon vouloir pour sa progéniture...
Par ailleurs, j'ai déjà été surprise de constater qu'en dépit de ce qu'on pourrait croire, nombre de femmes de pays dits en développement (je pense notamment à ce que j'ai vu au Sénégal) tiennent la bourse dans le foyer... et le mari avec. Elles laissent croire à l'homme qu'il décide, mais c'est juste pour qu'elles puissent faire à leur guise...
J'ai une admiration sans bornes pour les femmes, leur courage et les ressources infinies qu'elles sont capables de déployer, dans les petites bagatelles de la vie comme dans les moments les plus graves.
Et je suis convaincue qu'aucun homme ne peut rivaliser avec ça. Alors pourquoi nous, devrait-on sans cesse rivaliser avec eux...?
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:11, par Mademoiselle Coco
J'avoue, je suis du genre à dire "je ne suispas féministe mais".
Parce que j'ai le sentiment que les féministes française, aujourd'hui, se trompent de combat. Quand je vois Clémentine Autain monter sur ses grands chevaux pour parler des vitrines des Galeries Lafayette au lieu de lutter contre l'excision dans nos jolies villes françaises, ça me fait hurler.
Parce que j'ai de plus en plus de mal à supporter le regard des féministes pures et dures qui considèrent que si tu aimes les enfants et cuisiner, c'est que tu n'as aucun esprit critique pour résister à ton conditionnement social. Et si j'aime VRAIMENT ça, bordel ? Je n'ai pas envie d'être traitée de gourde arriérée si je décide d'être mère au foyer pour quelques temps. ëtre jugée parce qu'on ne travaille pas, n'est-ce pas aussi douloureux que lorsque nos grands-mères l'étaient parce qu'elles voulaient travailler ?
Et si on était humaniste, plutôt que féministe ? Je ne veux pas de droits spécifiques pour les femmes, je veux juste avoir les mêmes choix que les hommes !
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:11, par imane
@mebahel: dans mes bras ! "on peut être feministe et rester ou devenir femme au foyer"
je suis tout à fait d'accord avec toi mais je n'ose l'exprimer ayant peur d'être perçue comme une femme conditionnée par ses origines .
chaque femme porte en elle une histoire personnelle , des nevroses , des conditions qui font qu'elle choisit ou non de devenir femme au foyer sans baisser la garde en ce qui concerne les acquis des femmes.
Je rappelle qu'être une desesperate housewife est répétitif est ingrat , qu'on n'a pas de "valeur sociale" , que bien souvent c'est source d'humiliations mais que si ça reste un choix pour"x" raisons , on n'en est pas moins retrograde ni anti-feministe et ça n'empêche pas d'élever ses filles comme des battantes.
Pour ma part , je suis mariée à un français (de souche) , j'ai été élevée par une génèration de femmes féministes , j'ai terminé mes etudes supérieures mais pour des raisons sur lesquelles je ne m'étalerais pas , j'ai choisi de ne pas avoir d'activité rémunéré mais je ne me sent ni diminuée et plus féministe que moi tu meurs.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:14, par mebahel
"On doit faire pareil..."
Non : on doit pouvoir faire pareil si on veut et sans que ce soit une lutte à mener :-)
Et au grand jour.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:15, par Claire T.
Voilà, mon « must (be)have » que toute femme partisane de l’égalité des Hommes doit avoir dans son placard (enfin, à l’esprit plutôt) :
1/ « Etre féministe, c'est enfin élever sa fille en la persuadant que rien ne lui sera interdit sous prétexte qu'elle est une femme. Etre féministe, c'est aussi faire grandir son fils en lui apprenant à ne pas avoir peur des femmes »
2/ « J'adore mes enfants mais voilà, ce n'est pas un scoop, avec eux tous les jours, 24h/24, je m'ennuie. C'est dit. »
Comme c’est juste ! Combien de machos / femmes bibelots se trouvent confortés dans leur jeu de rôles parce que « c’était comme ça à la maison et ça se passait très bien ».
Le rôle des mères c’était maison-enfants-repas ; le père avait aussi le sien : boulot-autorité-devoir conjugal. Ce schéma préétabli était sûrement très ordonné, très pratique pour définir qui fait quoi, mais il n'est pas justifié et souvent injuste car subi. Personne pour préciser qu’on pourrait faire autrement et que ce serait au moins aussi valable.
Si aujourd’hui être une « mère indigne » c’est seulement être indigne selon le schéma « classique », alors c’est tout à fait digne de la femme (et donc de l’Homme) que reste toute mère.
Et effectivement, comme dit mebahel, une femme qui choisit vraiment d'être femme au foyer, ça ne contredit pas le féminisme. Cela ne l'empêchera pas de faire passer les 2 points ci-dessus, de préciser à sa fille qu'elle aura aussi le droit/devoir de choisir son métier et à son fils que sa mère n'est pas sa boniche !
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:16, par mebahel
"Et si on était humaniste, plutôt que féministe ? "
et si être féministe, puisque ça concerne les 2 pôles du genre humain, c'était un humanisme, justement, non?
imane :-)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:17, par Zephyre
Je crois que personne n'émet ici de jugement définitif à propos des femmes qui font le choix de rester à la maison ;-))
D'ailleurs je suis féministe, et j'adooore cuisiner ;-))))
Mais je crois qu'il faut quand même être capable de regarder la réalité statistique de notre pays : ce sont les femmes qui s'occupent de manière écrasante des tâches domestiques, à compétences égales, une femme gagne 20% de moins qu'un homme !!!
Comment pourrait-on rester insensible face à de tels chiffres ???
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:18, par Camille la it girl
je n'ai pas d'enfants, mais je me retrouve dans tout ce que tu dis. Certaines filles aujourd'hui n'ont aucune idée de ce parquoi il a fallu passer pour qu'on soit là aujourd'hui... être féministe ce n'est pas forcément être hysterique, je ne le suis pas particulièrement. Mais l'idée de ne pas être féministe ne m'a jamais traversé l'esprit, je le suis depuis toute petite... je le serais toute ma vie... Certaines blogueuses devraient se mettre ds la tête que leur liberté actuelle ne leur ait pas tombé dessus du jour au lendemain. J'aimerai bien les voir si elles devaient demander l'autorisation à "l'homme" ( c'est devenu un it mot sur la blog) le droit d'avoir un blog...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:19, par Londoncam
Moi aussi j'ai entendu ces réflexions sur le féminisme récemment, et moi aussi j'ai ressenti un certain malaise en les entendant. Pas que je souhaite faire la révolutions en brûlant mon soutien-gorge: rien de mal à ça mais ça ne me correspond pas.
Mais parce que, tel que tu le décris si bien, j'ai été élevée comme un personne et non comme une fille. Que ça me rend malade qu'il y ait encore des écarts de salaire hommes/femmes. Que certains mecs aient peur des filles qui je cite "veulent leur passer la corde au cou": c'est quoi ces clichés ?
J'ai fait des études supérieures, je bosse et je m'assume, et j'aimerais que toutes les femmes aient ces droits fondamentaux dans le monde.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:26, par ange
tu n'es pas la seule a l'avoir ce féminisme la. c'est ce que j'appelle le féminisme intelligent! alors vive les féministes comme ca (vive nous quoi.. ;-))
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:31, par mebahel
"J'ai fait des études supérieures, je bosse et je m'assume, et j'aimerais que toutes les femmes aient ces droits fondamentaux dans le monde."
ben voilà, je crois qu'on est toutes daccord ,en effet :-)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:31, par Claire T.
Et puis, soyons justes, les conservateurs ont aussi droit à l'hystérie.
J'ai déjà vu une femme revendiquer le bon vieux schéma d'avant, parce qu'avant c'était bien mieux. Elle disait qu'aujourd'hui les hommes sont devenus des tapettes, qu'ils n'assument plus leur rôle d'autorité et que les femmes libérées, franchement où va-t-on, et bla et bla. Elle était hystérique et pas féministe dutoudutou et heureusement pas crédible dutoudutou !
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:31, par Veronique
C'est bizarre ...
Je pense comme toi (pas intégralement mais à qq chose près) et pourtant, je ne voyais pas ma pensée féministe ...
Je la pensais "naturelle" tout simplement ... entendu que je ne nie pas qu'aux frontières de notre pays, cette pensée naturelle n'est pas en vigueur !!!
Mais je n'y voyait pas un "combat", juste l'énoncé d'un fait :)))
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:32, par Mathy
Que j’aurais aimé avoir 30 ans en 2007. J’ai 60 ans, mariée à 19 ans, j’aimais énormément mon mari, mais lorsque j’ai voulu travailler vers 40 ans, il a fait la "gueule" ne supportant pas que je rapporte de l’argent à la maison. Mon salaire ne devant me servir qu’à m’acheter des robes !! Il a réussit à me faire arrêter le boulot à cause du stage que je devais absolument faire avec lui lors de sa création d’entreprise, puis j’ai fait sa secrétaire sans salaire parce que pas assez de revenu pour payer une future retraite. Lorsqu’il est décédé il y a 10 ans, je me suis retrouvé à faire le ménage en tant que gardienne d’immeuble. En surendettement par les crédits qu'avaient fait mon mari et pour lesquels j'étais caution. Puis il y a 3 ans j’ai été licenciée. Les 3 ans de chômage passés, je me retrouve sans rien. Alors, oui, le féministe qui permet à la femme de travailler et de s’assumer j’approuve, et le reste aussi bien sûr.
(je vous lis chaque jour et j’adore votre blog)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:34, par alicia
Bravo Caro pour ce billet si juste!!!
Et vraiment, n'oublions pas que nos acquis sont récents, restons vigilantes, sans être agressives!!
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:34, par mebahel
Ouch, Mathy.... bon courage à vous...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:38, par mebahel
"sans être agressives"
marrant comme, même pour les femmes, une femme qui dit non, ou qui revendique, même posément, ou simplement avec un peu de véhémence dans le discours (qu'on ne qualifierait pas d'agressif pour un homme) devient 'agressive'.
Mais si elle ne revendique pas, elle n'obtient rien (ben oui, merci à la génération des féministes d'il y a 30 ans d'avoir été heu.. agressives...)
(humour inside)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:38, par zaboubinette
Comme dirait ma prof d'histoire des femmes americaines " si il n'y avait pas eu de mouvement feministe, les hommes n'auraient jamais su que les femmes pouvaient courir ... bah oui le corset!!!!! ". Personnellement je trouve qu'on associe un peut trop le feminisme à des grandes hysteriques .... il y en a mais j'ai pas l'impression d'etre hysterique tout de meme !
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:39, par la_pomme
c'est tout à fait moi ! enfin la vérité sur le feminisme :) merci caro :) bisous !
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:47, par caro
Que j'aimerais avoir le temps de dialoguer avec vous ! Ces commentaires sont si riches et appellent tant de réponses...
S'il fallait n'en retenir qu'un toutefois, je retiendrais celui de Mathy. Qui avec pudeur et retenue nous démontre à quel point une femme peut se retrouver démunie parce qu'elle n'a pas eu le "droit" de subvenir à ses besoins.
Par ailleurs, je ne fustige pas les femmes au foyer. D'autant qu'on peut aussi considérer que la vie est une succession de phases diverses, pendant lesquelles on peut être au boulot/au foyer/à mi-temps, etc. Simplement, n'oublions pas toutefois que rien n'est acquis, ni en amour ni dans le reste et que se retrouver seule alors qu'on a jamais travaillé peut vite prendre un tournant dramatique. Et surtout, bien sûr, le plus important, c'est d'avoir le CHOIX.
Merci encore pour vos contributions et le niveau de ces débats qui ne cesse de m'impressionner.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:52, par Mademoiselle Coco
Mébahel > ce que je voulais dire, c'est revendiquer les droits des femmes non parce qu'elles sont des femmes, mais parce qu'elles sont des êtres humains. Je trouve que le féminisme s'enferme parfois dans les "questions de genre" et du coup, stigmatise involontairement les femmes, comme s'il y avait une différence irréductible entre les sexes. Ca paraît paradoxal, mais c'est souvent l'impression que j'ai eue en parlant avec des amies ou en lisant des bouquins de gender studies.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:54, par Mariposa
Mebahel, en tout cas, nos échanges virtuels prouvent que c'est un sujet qui tient au coeur de chacune d'entre nous. Peut-être ai je fait une confusion entre mouvements, mais à ce moment-là, peut être qu'une femme de la meute viendra expliquer les raisons de son combat. je pense que chaque mouvement féministe a un bon fond, parfois il y a des débordements.
J'étais une fidèle de "On a tout essayé" et même si la plupart du temps, j'appréciais les interventions d'Isabelle Alonso (peut-être est-ce toi Mebahel?), je trouvais que parfois, elle voyait du machisme là où il n'y en avait pas, je n'ai aucun exemple à te citer là tout de suite, mais ça m'est souvent arrivé de penser comme ça.
Mes propos n'étaient pas de heurter ou de blesser quelqu'un, puisqu'en vous lisant toutes, on pense exactement la même chose. Je respecte toutes les féministes quelles qu'elles soient. Mais je ne suis pas toujours d'accord avec tout ce qui se dit, et c'est normal et c'est pour cela qu'on discute. Je suis désolée si je t'ai blessée dans ton engagement.
Pour ne faire de mal à personne, on va dire que dans mon premier message, je ne pensais pas "chiennes de garde" mais "féministes extrémistes", ok ? Parce que malheureusement, ça existe quand même.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 10:55, par Nath
Ben moi, je suis TOTAL d'accord avec toi !
Pour toutes ces raisons, je suis féministe !
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:00, par mebahel
Mmmh je comprends mieux, mademoiselle coco.
Sauf que justement pour comprendre les enjeux du féminisme il faut saisir ce qu'il en est du genre au sein des rapports sociaux de sexe.
Et le genre (gender, construction socio culturelle) n'est pas à confondre exactement avec la dichotomie biologique des sexes (d'ailleurs, même biolgiquement parlantl a dichotomie n'est pas nette, on le sait)
Revendiquer une hiérarchisation des sexes, dans quelque sens que ce soit, est contre productif en effet.
ceci posé, on peut aussi imaginer que celels et ceux qui posent ces différences ont d'abord besoin de se réapproprier leur spécificité d'être-femme avant de pouvoir penser plus loin ce qu'ont fait toutes les minorités d'ailleurs.
Et si je parle de minorité pour les femmes, ce n'est pas au titre du nombre d'individu mais de leur position/leur représentation en terme de pouvoir, à titre de groupe, au niveau sociologique, donc.
Heu si je deviens casse-pied, vous me dites, hein :p
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:01, par Mlle Crapaud
Je suis d'accord avec toi Mademoiselle Coco... mais étant entendu qu'une femme n'est pas un sous-être humain.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:01, par Mademoiselle Coco
Courage Mathy. Je suis bien d'accord avec Caroline : un témoignage vaut largment mille convictions.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:05, par mebahel
Mariposa: heu non je ne suis pas I Alonso, huhuhu !
Par ailleurs elle n'était plus cdg dès l'été 2003...
Les extrémistes existent dans tous les mouvements.Oui.
Mais le féminisme est le seul mouvement qui n'ait jamais tué personne.Alors comme extrêmisme hein...
Bon pour en finir avec les cdg, parce qu'on va pas y passer la journée (lol) l'équipe change ces temps ci, et je ne sais pas quelle orientation elles prendront désormais, on verra si j'y reste ou pas :-)
Il n'y a aps que les cdg dans le monde féministe, et chaque assoce a son terrain de lutte, et on peut même s'internationaliser :-)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:05, par Mademoiselle Coco
Mébahel > en toute honnêteté, je n'aime pas les gender studies. L'idée intellectuelle de départ est très intéressante, mais je trouve que cela dévie très rapidement vers "les femmes intelligentes (= qui travaillent, sont indépendantes, de préférence ni mère ni épouse) sont celles qui réussissent à sortir de leur conditionnement social et les autres ne sont que des cruches incapables de se déprendre de la construction sociale de leur identité". Je caricature grossièrement, mais je trouve que les gender studies ont finalement un côté culpabilisant pour les femmes : "si tu en es là, c'est que tu l'as voulu". Et le fait que mes ami(e)s les plus fans de Judith Butler m'expliquent que si je veux des enfants, c'est parce que je suis enfermée dans un schéma archaïque de perception de mon sexe, ça m'emmerde carrément ;-)
Mlle Crapaud > ah bah oui, là, on ne peut qu'être d'accord !!
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:05, par caro
Mebahel, tu n'es pas casse-pied, on t'adore, avec tes excès parfois et tes coups de gueule. Je crois que le féminisme peut prendre plusieurs formes et je crois aussi en effet que si il n'ya avait pas eu des "combattantes" à un moment, on en serait tjs à demander la permission aux hommes pour aller faire pipi. Mais je crois aussi qu'on peut vivre ses convictions chacune à sa façon.
Et si tu es Isabelle Alonso, ouah, la classe, une vedette ici ! ;-)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:07, par caro
Ah ben non, tu n'es pas Alonso... ;-)
Pas grave on t'aime quand même !
Mlle coco, je comprends que ça puisse t'énerver, ça m'énerverait...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:10, par Mademoiselle Coco
Caro > et dans ces moments-là, je mobilise tout mon grand anti-féminisme pour ne pas devenir hystérique ;-)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:11, par lili
Je dois dire que j'ai été plutôt choqée quand, à la fin de la troisième (il y a environ 7 ans pour moi), j'ai vu le nombre de filles voulant faire des études de secrétariat ou de compta...attention je n'ai rien contre ces métiers mais je trouve un peu jeune de s'enfermer dans un job a 15 ans, d'autant plus si typé "pour femmes".
J'ajoute juste que je suis totalement d'accord avec ton article, et en particulier avec le probleme du "je ne suis pas féministe mais...". J'ai même entendu une femme, il me semble de l'assoc ni pute ni soumise, dans un débat sur l'égalité homme/femme dire "mais non je suis pas féministe"...incroyable...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:11, par mebahel
Melle Coco: ok je comprends mieux ta désaffection pour les gender studies (je ne savais aps si tu connaissias ou pas) et pour J.Butler, en effet, il y a à redire.
Maisje ne suis aps sûre que les gender studies en france aient pris cette option très américaine, qui dévie compléterment l'empowerment , ce n'est pas l'écho que j'en avais, tu me confirmes pourtant?
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:11, par plum
Je pense comme toi, (décidement ç' est même plus drole). Comme toi, je n'ai jamais vécu comme un handicap le fait d'être une fille, faut dire que c'est ma mère qui portait la culotte, comme toi je n'envisage pas une minute d'être au foyer, comme toi j'élève ma fille qui est très fifille (comme moi) avec l'idée d'une certaine "be pride of being a girl". Cela dit et c'est une reflexion que je me fais depuis quelques jours, le féminisme reste un luxe d'une certaine middle class éclairée, je m'explique. Récemment à un dîner de fille, (Ladiesroom pour ne rien te cacher) ça parlait cul avec comparaison de vibro, canards contre lapins etc.. non pas que ça me choque mais je me disais, nous on est là avec notre sexualité hyper assumée -du moins en apparence- alors qu'à quelques encablures des filles se battent juste pour pouvoir sortir en jupe, risque de se faire brûler si elle couche avant le mariage, de se faire violer et tout le monde trouve ça normal... Maintenant que NPNS est moribonde, que font les féministes bon ton pour ces filles?
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:20, par Mademoiselle Coco
Mébahel > je ne sais pas, je les ai étudiés en Autriche les gender studies !! Et j'en ai parlé avec des amis qui les avaient étudiés au Royaume-Uni ou dans les pays nordiques (vive Erasmus !!).
Mais en Autriche (au moins à ma fac), ça reste une chasse gardée des féministes pures et dures, qui (sans caricature cette fois-ci) ne s'épilent pas et ne mettent pas de soutien-gorges parce que c'est un moyen d'oppression physique de l'homme sur la femme, etc. L'une des profs fait figurer en première ligne sur son CV professionnelle (sur le site de l'université) : "Mère célibataire et fière de l'être". Alors que le féminisme devrait prôner à mes yeux la tolérance dans les choix de vie, je trouve que cela comporte réellement un jugement de valeur. Comme s'il y avait UN mode de vie acceptable quand on veut être une femme moderne.
Voilà pour situer en Autriche. En France, je ne peux pas te dire, cette première expérience m'ayant quelque peu dégoûtée de cette matière !
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:21, par chtipoune
Ce billet est très juste, comme toujours. Il m'a fait pensé à une petite anecdote... qui pourrait paraître insignifiante, et qui, pourtant révèle beaucoup de choses, je crois.
Il n'y a pas si longtemps, je sortais avec un gars de mon école. Même études que moi, même promo, pas fermé pour deux sous, très tolérant, etc etc... A priori, pas une once de machisme en lui, ce jeune homme assumait tout à fait son côté féminin, clamant haut et fort qu'un de ses films préférés était Orgueil et Préjugés, etc etc.
Et pourtant... lors d'une discussion sur nos vies futures, il m'avait avoué qu'il ne pourrait supporter que sa future "femme" ou compagne gagne plus d'argent que lui. Prenant alors cette remarque un peu pour moi, je me suis un tantinet enervée... parce que fondamentalement, nous faisions les mêmes études, étions destinés aux mêmes carrières, et que non, vraiment, je ne voyais, (et ne vois toujours pas d'ailleurs) pas une seule bonne raison pour justifier ce raisonnement. S'en ai suivi une de nos disputes les plus mémorables...
Et surtout la conclusion, pour moi, qu'il restait beaucoup beaucoup de boulot à faire...
Alors oui, je suis féministe.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:24, par mebahel
Ok, il me semblait bien que c'était pas le discours que j'entendais ici :-)
ca m'étonnait :-)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:25, par mebahel
heu je répondais à Melle Coco,au sujet des gender studies hors de france, j'aurais dû préciser :-)
ça dégaine fort, sur ce blog, faut suivre !
:-)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:29, par Mademoiselle Coco
Plum, je suis assez d'accord avec toi. C'est l'idée qui sous-tendait ma remarque sur la lutte contre l'excision plus haut. Mais tu l'as bien mieux exprimé que moi ! J'ai l'impression qu'il y a de plus en plus le féminisme de salon parisien (celui qui est médiatisé), et les vrais combats dont finalement on parle peu.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:29, par Mariposa
Bon Mebahel, je suis contente que tu ne sois pas vexée, cela m'aurait chagrinée, je n'aime pas faire de la peine, même si j'ai le sang chaud et que parfois, les mots vont un peu trop vite! Par contre, c'est vrai, je devrais me mettre à jour, je pensais qu'Alonso, même si elle n'en était plus présidente, faisait toujours partie des cdg, merci pour l'info.
Oui et je suis d'accord sur le fait qu'être féministe c'est avoir le choix : être active ou au foyer. Faire carrière ou privilégier sa famille. Les deux peuvent être valorisants suivant la personnalité de chacune! Le tout est de se réaliser dans sa vie et de ne pas trouver d'obstacles à cet épanouissement simplement parce qu'on est née avec une jolie petite fleur plutôt qu'un sabre laser haha!!!
Une pensée pour toi Mathy, c'est dur ce qui t'es arrivé ...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:33, par Mlle Crapaud
Peut-être que c'est qu'il y a plusieurs combats dans le féminisme, et plusieurs féministes.
L'autre jour, en réunion brain storming dans mon asso, on se demandait ce qu'on allait faire comme actions dans l'année. Une fille propose de lutter contre la violence domestique faite contre les femmes. Parfait. Une autre propose de faire cette action le 8 mars pour la journée de la femme. La première s'agace, refuse. Elle nous rappelle que "le combat pour les femmes ce n'est pas un seul jour, mais tous les jours".
Et puis en parlant des moyens d'action, certaines proposent d'orienter le propos vers la violence dont sont victimes les femmes à l'étranger, d'autres de centrer tout ça sur la France. Parce que rien n'est acquis.
Faire de la femme l'égale de l'homme, politiquement, juridiquement, moralement, financièrement, c'est très vaste, et il y a plusieurs combats. Je ne pense pas que le fait de comparer les vibro soit "vain" dans la cause, même si ça peut paraître vraiment très très mineur à côté de l'excision, ou de femmes qui se font violer puis tuer par leur père parce qu'elles ne sont plus "pures"....
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:34, par Mamzelle Maupin
Ouha, tu es vraiment une très belle plume, tu as su écrire ce que je pensais sans arriver à l'exprimer.
Je suis féminine et féministe, pas de celles qui font bruler leurs soutifs (mais j'admire leur engagement) je suis plutôt une féministe au quotidien, une maman qui essaye au maximum d'élever ses enfants sans clivages, une femme qui bosse qu'avec des hommes et qui se fait sa place ...
Et puis je suis une femme alors oui je ne suis pas toujours rationnelle et j'aime qu'on me tienne la porte et qu'on m'offre des fleurs mais j'ai toujours su m'assumer et ça m'a sauvée la vie ...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:35, par bergoda
Juste une petite digression:
"quand je craque comme une écolière devant des love bottes[...] la seule personne qui puisse me blamer, c'est moi même."
C'est ce que je croyais aussi... jusqu'à ce que mon mien d'homme trouve la parade:
Je dépense NOS économies! Ah.. euh... mais...
La balle est dans mon camp, j'ai pas encore trouvé de réponse... Alors si vous avez des idées je suis toute ouïe :-)
(je précise qu'il n'achète jamais rien; c'est moi qui le force à renouveller ses fringues toutes râpées)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:36, par Mlle Crapaud
Ah et sinon, un exemple dont ma mère se sert pour nous illuster le besoin qu'une femme a d'être indépendante financièrement de son mari...
Ma mère était bénévole à l'église du quartier : elle faisait des cours de cathé. Elle est devenue bonne copine avec une de ses collègues bénévoles. Qui était mariée depuis 7 ans, mariage effectué juste après diplome, et avait 6 enfants. Elle n'avait jamais travaillé (grossesse sur grossesse, ça lui faisait plaisir mais c'était surtout à la demande de son mari, qui était pourtant adorable).
Et puis son mari "pourtant adorable" l'a quittée. En lui laissant leurs 6 enfants et son inexpérience professionnelle.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:41, par Elodie en écosse
Très joli billet Caro, j'aime beaucoup le
"Etre féministe, c'est enfin élever sa fille en la persuadant que rien ne lui sera interdit sous prétexte qu'elle est une femme. Etre féministe, c'est aussi faire grandir son fils en lui apprenant à ne pas avoir peur des femmes"
Ca me rappelle ma mère.
Je crois que malheureusement dans beaucoup de pays, le statut des femmes est plus que précaire alors effectivement il faut se battre pour elles, aussi et ne pas oublier que nos grand mères n'ont pas toujours eu le droit de vote et que des fois il y a le risque de revenir en arrière (comme le droit à l'avortement dans certains Etats aux USA )
Alors je le dit aussi, je suis féministe .
Le Mardi 20 Nov 2007 à 11:58, par jeanne
très juste, ton billet, Caroline!
ça fait dix ans maintenant que j'ai l'impression de devoir me justifier d'être féministe auprès de mes copines!
mes amis, eux, acceptent ça beaucoup mieux...
je suis partie travailler six mois en suisse, dans le comté d'Appenzel en 2001. les femmes y ont eu le droit de vote en... 1996! aucune femme dans les bistrots, beaucoup d'étonnement de la part des suisses que j'ai rencontrés -et qui avaient mon âge : 23ans à l'époque- quant à ma liberté de parole.
et un garçon, pas macho, pas bête, qui me dit : ça ne sert à rien d'avoir donné (5ans auparavant) le droit de vote aux femmes, elles ne sont que 20% à l'utiliser.
il y a deux ans, je me suis fait frapper par l'homme que j'aimais. il m'a fallu un mois et demi pour avoir le courage de porter plainte.
mes amis ne m'ont pas soutenue, les flics n'ont rien fait, l'homme en question, bertrand facq, n'a même pas été convoqué au commissariat.
le combat n'est pas terminé.
bonne journée.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 12:02, par mebahel
" elles ne sont que 20% à l'utiliser"
comme pour bien d'autres choses (le ménage est mieux fait par moi que par mon mek,les femmes savent s'occuper des bébés, une femme a de l'intuition, etcetc) les sétérotypes de genre ont tellement été bien matraqué au long des temps qu'ils sont intégrés et que bien des gens ne peuvent même pas s'interroger dessus...
ca s'appelle du conditionnement.
D'autant plus efficace qu'il est construit sur:auncun homme ne t'aimera si....(ajoutez une proposition derière), et que justement, les femems ont eu une identité et une reconnaissance sociale que si'il eelles étaient mariées et mère (d'un garçon au moins, de préférence)
bon courage jeanne.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 12:04, par Tiger Lily
Meme au sein des pays membres de l'Europe, il suffit de constater les pays qui autorisent (et depuis quand!) divorce, avortement, etc.
Une petite anecdote. Ici en Irlande, l'avortement est interdit (soit.) Le dernier referendum a eu lieu il y a quelques annees et la population apparemment n'en veut pas. (Les plus riches s'en foutent elle vont en Angleterre, et puis les autres bah comme d'hab'... elles subissent..) Au passage, les pros-avortement sont maintenant designee(s) par le terme "pro-choice", plus acceptable dans un pays aussi catholique que l'Irlande.
Un soir au ciné, pendant les pubs juste avant la seance, une pub. Les premieres secondes, je reste perplexe, ca parle d'un enfant qui n'est plu.. je me dis, tient c'est bizarre, qu'est-ce qu'ils essayent de nous vendre.. Et puis la derniere minute, realisation: c'etait une campagne "pro-life"!!! - Ceux qui combattent le droit des femmes a avorter - ceux la meme! - J'ai ete tellement choquée, a deux doigts de quitter la salle! Mais la pub elle-meme est tellement subtile, extremement bien faite je dois dire.. que mon copain a coté n'a rien compris a mon enervement.
Cet episode m'a laissé un gout tres amer dans la bouche, plus que ca, ca m'a donné la nausée. Cette pub rassemblait tous les elements requis pour culpabiliser de facon irremediable toute personne ayant un jour pensé a avorter - revoltant.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 12:24, par Virginie
Ca a peut être déjà été dit mais je conseille de lire King Kong théorie de Virginie Despentes sur le sujet. Je ne suis pas forcément d'accord sur tout, mais ça remet les idées en place.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 12:27, par Mademoiselle Coco
Tiger Lily > ça me rappelle ces cliniques américaines pratiquant l'avortement, et où l'on est accueillie par une horde de pro-life scandant "meurtrière" toute la journée. J'imagine l'effet psychologique dévastateur. De même que les toilettes de mon lycée versaillais étaient régulièrement placardées d'affiches nauséabondes, avec photos-choc et slogan culpabilisateur. Un grand moment d'éducation sexuelle.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 12:34, par Tiger Lily
@Mademoiselle Coco. Ca me rapelle des souvenirs ca.. Au lycée ( a versailles aussi!) Les parents avaient demandé que le nouveau livre de bio de 4eme soit retiré parce que le chapitre "education sexuelle" etait trop explicite! Yes... pas assez de chous et de cigogne a leur gout!
PS: J'avais 13ans en 1996.. C'est recent!
Le Mardi 20 Nov 2007 à 12:34, par Tiger Lily
L'association de parents d'eleves, je voulais dire.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 12:37, par Mademoiselle Coco
Tiger Lily > ahahaha, 13 ans aussi en 1996 ;-) Je comprends bien l'idée des choux et des cigognes. Et ce sont finalement ces jeunes filles là qui se retrouvent enceinte sans savoir comment...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 12:43, par Tiger Lily
Oups... chouX!
Le Mardi 20 Nov 2007 à 12:48, par mebahel
Virginie: oui pour"king kong therorie", sauf son chapitre sur la prostitution, où V Despentes généralise une expé personnelle, à mon sens elle n'est pas allée au bout du raisonnement et ce qu'elle induit me paraît parfaitment inadéquat.
Autre bible qui n'a pas pris une ride, hélas: le fameux "Ainsi soit elle" de B.Groult.
Ma foi on le sait: la qualité/quantité de l'éducation sexuelle est inversement proportionnelle au nombre de grossesses non désirées chez les jeunes (et moins jeunes?) alors j'ose à peine imaginer ce qu'il se passe lors des rapports en eux mêmes: les filles savent elels vraiment ce qui les attend, ce qu'elles veulent et ne veulent pas, à quoi dire oui ou non, et les garçons savent-ils eux aussi... bref....
Le Mardi 20 Nov 2007 à 12:57, par Claire
Tout à fait d'accord avec ce post. J'ai 26 ans et le pire à supporter est quand des amies qui ont étudié 5/6/7 ans (avocat, gestion...) me soutiennent qu'il est normal q'une femme ne soit pas autant payée qu'un homme à poste/responsabilités/expérience équivalents parce qu'elle est enceinte... et que les gens étaient moins paumés il y a quelques décennies! Quel conditionnement!
Ce qui est aussi important est d'avoir le choix de mener sa vie comme on l'entend et cela fait peu de temps que les femmes ont ce choix, travailler/ne pas travailler, étudier ou non, avoir des enfants et quand en avoir ou non...
Ne pas travailler est aussi un risque à prendre, faire confiance à l'autre et risquer de se retrouver sans rien (homme décédé/parti, divorce..). Et sujet d'actualité, si on ne cotise pas, on n'a pas de retraite et on ne vit pas de l'air du temps!
bon tout ça c'est compliqué hein!
Le Mardi 20 Nov 2007 à 13:07, par Hélène
Bravo Caroline, c'est beau, c'est intelligent et c'est émouvant. En plus c'est vrai !
Le Mardi 20 Nov 2007 à 13:12, par Mlle Crapaud
Cet été j'ai bossé dans une grande boite de crédits à la consommation. Dans mon service, il y avait une majorité de femmes, des célibataires, des mamans, des mamans de famille recomposée, bref, de tout.
Un midi, une explique qu'elle est encore une fois allée se plaindre au CE parce que c'était bien beau d'organiser des voyages mais qu'il fallait pas oublier que dans la boite à travail égal, salaire égal, mais la différence est plus vicieuse là... les points pour la retraite n'ont pas la même valeur, donc à salaire égal, retraite inégale.
Ca m'a révoltée d'apprendre ça, mais encore plus de voir ses collègues la regarder d'un air "ah toi alors, on te changera pas hein"... pas choquées pour un sou ...
(désolée je m'incruste, mais je t'offreun gros flan par la pensée pour me faire pardonner, Caro! )
Le Mardi 20 Nov 2007 à 13:14, par zézé
"Plus important que d'être féministe et de s'en sentir ou pas, c'est d'avoir le CHOIX"! Voilà, ben là je suis d'accord
Le Mardi 20 Nov 2007 à 13:28, par loubna
Je vais probablement jetter un froid dans tout ça en disant que je comprends les femmes qui disent "arrête d'être aussi féministe" et ceci pour une bonne raison. Je pense qu'à force de faire ouvertement et puliquement et agressivement le combat pour les femmes, on finit par les maintenir dans la catégorie des "causes particulières pour lesquelles il faut se battre", comme la faim dans le monde, les massacrés du darfour, le sauvetage des bébés dauphins, et j'en passe. On oublie finalement que la femme est un homme comme les autres, et que certaines choses devraient être acquises et évidentes. Alors, moi je pense que ce combat devrait être mené subtilement, et en silence: que chaque femme se batte pour ses opinions, pour avoir elle même une rémunération égale à celle de son collègue mâle, pour choisir elle même son mari, ou d'autres choses moins importantes, mais qui contribuent à en faire l'égale de l'homme, comme s'habiller comme elle le veut, fumer une cigarette dans la rue, et ce sans être forcément harcelée et prise pour une pute (ce qui est encore le cas dans mon pays). Je ne me dis pas "féministe" et je ne combat pas pour les femmes de manière ouverte, mais juste le fait de me prendre le chou avec mon boss chaque année histoire d'avoir la même augmentation que mon collègue, m'habiller comme je veux sans complexe, et fumer ma putain de clope dans la rue, fait que je me sens moi même égale à l'homme, et que je contribue à changer doucement mais sûrement l'idée que mes compatriotes se font des femmes...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 13:51, par Mariposa
je suis d'accord avec toi Loubna. Mais malheureusement, pour le moment, il y a encore certaines choses contre lesquelles on ne peut se battre, en espérant y arriver, qu'en le faisant publiquement : les mariages forcés, l'excision, la tuerie des bébés filles, l'analphabétisme des filles. Si tu arrives aujourd'hui à te battre subtilement, c'est parce qu'avant toi, des femmes ont "crié" leur droit au travail (pour lequel tu peux maintenant demander subtilement une augmentation), leur droit de vote, leur droit de porter un pantalon, des cheveux courts (ce qui fait que tu peux t'habiller comme tu veux), etc.
Donc, en Occident, en général, dans notre vie quotidienne, nous pouvons nous permettre de la subtilité. Mais n'oublie pas le reste du monde. Certaines choses horribles ont besoin d'être révélées et d'être combattues avec force.
Le jour où (j'espère que je le verrai ce jour là) toutes ces choses là ne seront même plus imaginables, alors on sera réellement des hommes comme les autres.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 13:57, par Soeur Anne
Caro je t'aime.
Je pense exactement comme toi.
J'ai été très très très heureuse de te lire...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 14:15, par agatou
C'est la première fois que j'interviens bien que je lise depuis quelques temps déjà ce blog que j'aime beaucoup.
Si j'interviens c'est parce ce que le sujet du féminisme me tient énormement à coeur.
Et comme d'hab, je suis très triste de voir que les féministes passent plus de temps à s'entredéchirer pour des broutilles qu'à lutter (oui désolé, le féminisme ne peut être qu'une lutte puisqu'aujourd'hui encore, même en France, les femmes n'ont pas les mêmes droits que les hommes.. je peux donner des exemples pour celles qui ont des doutes) efficacement pour obtenir l'EGALITE EN DROIT (je mets des majuscules car le but du féministe quoi qu'en pense encore certain-es n'a jamais été que d'obtenir cela).
En vous lisant, je constate une fois de plus, que les femmes sont loin, très loin, de participer à leur juste valeur au monde de demain..
Dommage. Je suis jeune et pourtant, je ne verrai jamais un monde où le sexe d'un individu-e n'a aucune importance sur son devenir.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 14:23, par mebahel
Agatou, tu as raison hélas (et je prends un coup de vieux, hélas...;-) )
Le Mardi 20 Nov 2007 à 14:27, par Lou
Dire que ce combat devrait être mené sbtilement et en silence... ça me fait au ventre, désolée.
Dans bien des cas, la femme n'est malheureusement pas un homme comme les autres. Par ailleurs, je n'ai aucune envie d'être subtile et silencieuse sur ce sujet. Je pense qu'il est tout à fait ton droit et ton choix de mener ce combat (puisque tu parles de combat) de la manière qui te convient le plus, mais laisse-moi aussi le droit et le choix de le mener autrement... càd parfois frontalement, brutalement et bruyamment.
Sans rancune.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 14:33, par Mariposa
Agatou et Mebahel, je trouve vos derniers coms très pessimistes et je viens remonter le moral! Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la cause féminine en a quand même parcouru du chemin, c'est énorme, vous vous rendez pas compte! Les mentalités ont beaucoup évolué et même si il reste du chemin à faire, partout dans le monde, les avancées en moins d'un siècle sont fantastiques! Moi je dis, il y a de l'espoir.
Même dans les pays pauvres où les choses vont moins vite, elles vont surement! J'ai plein d'exemples, mais je pense que vous m'avez assez lue aujourd'hui! Hauts les coeurs et gardons le cap!
Le Mardi 20 Nov 2007 à 14:33, par ciloulachenille
J'ai beaucoup aimé ce post. Mais, pour rebondir sur le commentaire de Serena, il y a une chose qui me désole : le retour à la maison de plus en plus de femmes de mon âge (30-40 ans), dont de très qualifiées.
Je fais partie de ces jeunes femmes qui ont été élevées en pensant (à juste titre) qu'en termes de carrière une femme peut faire la même chose qu'un homme. En bon petit soldat j'en ai donc bavé pour faire une école d'ingé.
Dix ans, deux boulots et trois enfants (détail qui a son importance) plus tard, j'ai de plus en plus de mal à mener de front le professionnel et le privé. La cerise sur le gâteau c'est que je me suis rendue compte que je suis beaucoup moins payée que des types qui dont rentrés dans ma boite un voire deux ans après moi.
Alors, j'ai fait le bilan et je me suis rendue compte qu'une fois la nounou et les impôts payés, ce qui me reste ne justifie pas : les voyages où on part à 6h du matin et on rentre à 23h, le stress, les gros horaires, le fait de ne voir mes enfants que 1h30 le soir en semaine, le fait de ne pas pouvoir suivre correctement les devoirs....
Voilà comment et pourquoi on finit par arrêter.
Le gros problème c'est que lorsqu'on s'arrête de bosser on a énormément de mal à retrouver après. Comme si 3 enfants et 2 ans d'arrêt nous rongeaient définitivement le cerveau.
Merci à celles qui se sont battues pour que j'ai le choix merci à celles qui continuent à se battre car il reste énormément de choses à faire bouger.
Les femmes peuvent effectivement faire les même choses que les hommes, c'est juste tout le reste qui ne suit pas.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 14:43, par Mesdoudoux
Ouhlà!
Je te rejoins totalement sur le zéro pointé en ménage et le "J'aime mes enfants", mais 24h/24h avec eux : pas possible!
Vive le travail, même si le mein n'est pas très bien payé, il m'aère l'esprit.
Enfin le 4/5ème me va bien mais l'année prochaine, c'est fini :-((
Mais je rejoins aussi ciloulachenille sur sa pensée!
Le Mardi 20 Nov 2007 à 14:44, par Mariposa
(Désolée c'est encore moi!) C'est exactement ça, ciloulachenille!
J'ai 28 ans et je commence sérieusement à avoir envie d'élargir le cercle familial.
Mais quand j'y réfléchis et que je pense à mes horaires de travail + les temps de transport (surtout en ce moment) + le fait qu'il faut rester femme et avoir du temps pour soi; je me dis que soit je vais me mettre au foyer (mais financièrement c'est impossible et puis je ne le supporterait pas), soit je fais vite fait une formation d'assistante maternelle pour travailler dans une crèche à côté de chez moi.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 14:44, par Maïpi
pas le temsp de lire tous les comm...
l'anecdote de ClaireMM m'a rappelé une racontée par ma maman (qui a bien vécu les années 60 !) où une de ses amies s'est faite collée à un exam de fac par un prof très très con (viré dans la foulée car il n'a pas fait que cette crasse) qui n'a pas voulu l'entendre car "je n'interroge qu'un candidat à la fois"... elle était enceinte...
bref, y'a des cons partout
l'égalité des droits, oui. et je suis très féministe pour ça. dans un secteur à 80% (au moins !) masculin, c'est même peu de le dire...
mais de là à faire comme bon ombre de féministes, que je ne supporte pas, qui confondent "traitement égal" et "traitement identique"...
je suis désolée, mais je suis une femme et le resterait et je n'ai aucune envie d'être un homme, traitée comme un homme, vue comme un homme... encore moins sous-homme of course ;)...
pas plus que je ne souhaite qu'on voit les hommes comme des femmes...
on est différent, c'est peu de le dire, et nous traiter de façon égal et équitable ne veut pas dire nous confondre, nous fondre en un seul modèle déshumanisé puisque dessexué...
à boulot égal, salaire égal.
la possibilité d'avoir le choix de travailler, ou pas, pour les deux (oui, chez nous, c'est l'homme qui est en congé parental et le restera même au-delà des allocs de la caf...)
la possibilité de voter, se marier, voyager, être soigner... vivre librement
mais ce n'est pas un combat féministe que de chercher à ce que les hommes puissent un jour être enceints, accoucher ou allaiter, pas plus que de ne pas se battre pour le congé maternité, pour un congé allaitement, pour un accouchement respecté
ce n'est pas un combat féministe de vouloir être comme les hommes et d'oublier que nous sommes avant tout des femmes
mais à part ça je suis d'accord (même si nous n'avons pas les mêmes objectifs de vie, toi et moi, à lire ton dernier message ;)... c'est beau de pouvoir faire chacune ce qu'on veut au moins !!)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 14:46, par Flora
J'aime beaucoup ton féminisme et je pense que nous avons sensiblement le même...Je ne m'imagine pas une seconde dépendre d'un Homme, quel qu'il soit, mais je trouve délicieusement décadent qu'il m'ouvre les portes ;-)
Merci de m'avoir réconcilié avec mes contradictions:-)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 14:48, par caro
Je comprends ce que tu veux dire ciloulachenille. Une chose toutefois a tendance à me mettre hors de moi. Quand une mère de famille travaille, souvent, on lui dit - ou elle se le dit elle même - que tout SON salaire part dans la nounou et autres frais. Et là, ça me rend TRES TRES TRES fumasse. Pourquoi SON salaire et pas celui ou une partie de son mari ? Pourquoi est-ce évident que c'est à elle qu'il ne reste rien à la fin du mois ? En plus, c'est un très mauvais calcul. Les revenus du travail ne se calculent pas qu'en salaire. Il est aussi question d'épanouissement, d'enrichissement intellectuel, de compétences acquises. Et ça, ça n'a pas de prix. Alors arrêter de bosser parce qu'on a vraiment envie de changer de vie, ok. Mais le faire sous prétexte que son salaire sert tout juste à compenser les impôts et le salaire de la nounou, NON. C'est trop injuste et comme tu le dis, retrouver ensuite du boulot, c'est coton.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 14:51, par caro
Maïpi, je n'ai jamais parlé de rendre les hommes et les femmes assexués, ni de faire accoucher les hommes ! ;-). Et je ne sais pas trop de quels objectifs de vie tu parles parce qu'il ne me semble pas avoir parlé dans ce billet de mes objectifs de vie - d'ailleurs je n'en ai pas en fait je crois. Mais je suis totalement d'accord sur le fait qu'un homme et une femme sont deux êtres différents. Le problème c'est que souvent, on se fonde sur cette différence pour justifier de différences de traitement et c'est là que le bas blesse...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 14:55, par agatou
Tu vois Maïpi, lorsque je lis tout cela :
"mais de là à faire comme bon ombre de féministes, que je ne supporte pas, qui confondent "traitement égal" et "traitement identique"...
je suis désolée, mais je suis une femme et le resterait et je n'ai aucune envie d'être un homme, traitée comme un homme, vue comme un homme... encore moins sous-homme of course ;)...
pas plus que je ne souhaite qu'on voit les hommes comme des femmes...
on est différent, c'est peu de le dire, et nous traiter de façon égal et équitable ne veut pas dire nous confondre, nous fondre en un seul modèle déshumanisé puisque dessexué."
Je me dis que c'est toi qui a un problème avec le sexe pas les féministes.
Je ne suis pas une femme, ni un homme. Je suis Agatou avec mes défauts, mes qualités et je suis aussi différente de toi que d'un homme. C'est cela pour moi le féministe. Il ne s'agit pas de créer un monde axesué, juste un monde où chacun et chacune suivant ses propres choix et capacités fait dans la mesure du possible ce qu'il/elle veut.
PS : Où place tu les homosexuel/les ? Les travestis ? etc...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 14:57, par Ness Café
Tiens, c'est amusant, notre présidente s'était exprimée sur le même sujet il y a peu... le-club-des-chattes-en-st...
Tu l'as peut-être déjà croisée sur Ladies Room d'ailleurs, où son pseudo c'est Jennyale. ;)
Bref, tout ça me fait penser que si on ne te l'a pas déjà proposé, ça serait sympa que tu viennes nous rejoindre sur le forum du CCS, le Club des Chattes en String.
Un groupe un peu féministe, composé de femmes et d'hommes. Qui s'est constitué suite à une planche de Monsieur le chien sur son blog, lorsqu'il a parlé pour la première fois du CHIBRES, le Club des Hommes Interdits de Baise à Répétition et d'Enfournage de Salopes. Hum. Le nom a été changé depuis. Eux disent lutter pour une répartition plus juste de la baise... C'est à dire que les mecs qui ont la chance de pouvoir baiser devraient prêter leur femme un peu des fois. Hum encore. Nous, on lutte pour une baise de qualité.
Enfin, ça c'était le point de départ.
Le blog, dont je t'ai donné le lien, c'est la tribune de la Présidente, Jennifer. Mais les membres du forum aussi peuvent s'y exprimer, si ils ont un article à proposer.
Sur le forum, on parle de tout et de rien. De musique, de ciné. Des petites choses de la vie, de la famille. D'amour, de sexe... De façon légère ou sérieuse. Dans des salles ouvertes au public, ou privées et où seuls les membres approuvés peuvent mettre les pieds. Parce qu'on parle beaucoup de nous, personnellement.
Sur le forum, il y a Ménille Avénale, elle aussi sur Ladies Room.
Il y a Sapho, il y a Krazy Kitty, il y a plein d'autres chattes au caractère bien trempé.
Il y a moi aussi, et mon amoureux que j'ai rencontré grâce au forum. Et plein d'autres garçons, mais qui ne bloguent pas.
Bref, ça ressemble à de la pub, mais c'est surtout qu'on pense (tout du moins, moi) que tu aurais parfaitement ta place parmi nous. Que tes idées pourraient permettre de nous faire avancer, de faire avancer les débats.
Alors bien sûr, tu es très occupée. Bien sûr, tu as déjà ta blogosphère, et probablement tout ton petit monde internet.
Mais ce serait un plaisir pour nous que tu nous intègre à ce monde.
Pour tes lectrices qui ont lu ce commentaire, évidemment vous êtes les bienvenues vous aussi. N'hésitez pas à venir faire un tour.
Le lien du blog est plus haut, lisez-le s'il vous intéresse.
Le forum, c'est ccs.blogcircle.org
Bonnu humeur, humour sont de mise. Second degré dès que possible. Sauf si le sujet exige du sérieux, ça arrive.
Bref, je ne t'embête pas plus longtemps.
Mais sache que nous aussi, nous sommes des féministes. Sans mais. Qui rentrent assez bien dans ta définition, en fait.
Sauf nos purs et durs... Notre pur et dur, qui est un garçon et vient de nous faire un débat sur la note au restaurant! :D
Continue Caro, continue à faire des billets comme ça, qui donnent envie de crier "oui, je suis féministe!!"
Et merci.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 15:02, par caro
Ness café, j'irai voir ce forum. Mais je t'avoue qu'en effet, je suis plutôt débordée. Même pas le temps déjà de répondre aux comms sur mon blog, alors de là à participer à un forum, ça me semble très difficile. Mais ça m'a l'air très sympa malgré tout !
Le Mardi 20 Nov 2007 à 15:16, par Tiger Lily
@Agatou, je ne te comprends pas trop en fait... On ne parle pas de mettre les gens en cage: homme / femme. Mais du feminisme comme un mouvement pour les droits d'une "minorité" dans le sens ou les femmes sont depreciee par le fait meme d'etre nées femmes.
Les femmes ont les Chiennes de Garde, les homosexuels et/ou travestis ont la Gay Pride (je shematise, bien sur)
Et puis aussi, je suis desolée Agatou :-) Toi tu te consideres comme une personne avant tout, mais il y aura toujours des gens qui te verront D'ABORD comme une femme et te traiteront comme telle (le cretin qui te siffle dans la rue ou le macho decerebré qui te met au chomage lorsque tu tombes enceinte - pour ces gens-la tu es definie par ce que tu as ou pas entre les jambes...). Et c'est pour cela je crois qu'il est important de continuer a croire dans le feminisme.
Je suis une femme (homo ou hetero), je le revendique et je suis feminine mais je revendique aussi le fait d'etre payée a egalité avec les hommes et d'etre consideree comme leur Egale, leur Alter Ego mais pas leur copie!
Le Mardi 20 Nov 2007 à 15:26, par caroline ingalls
Excellent billet, et excellent débat en suivant, j'ai décidé de prendre le temps de tout lire, et j'en retiens qu'il faut rester vigilante; et puis comme l'a écrit mebahel "soyons humaniste .."; apparemment, quelques-unes d'entre nous ont eu la chance de ne pas être élevées " comme des filles"; chez nous, mon frère pouvait être sollicité pour des tâches ménagères et ma soeur et moi pour des travaux plus techniques ou physiques; aucune tâche n'était attribuée selon le sexe et ce n'était même pas calculé; il était évident que nous aurions accès aux études, au permis, à un travail que nous aurions choisi...aussi, je ne me suis jamais sentie en guerre contre les hommes; je suis certainement féministe, de fait, car je me sens en guerre contre les inégalités de tout genre, contre l'exclusion sociale, contre les violences faites aux femmes, aux enfants, aux hommes;
je comprends qu'il y ait des assos de femmes pour les femmes, car beaucoup ont encore besoin d'être soutenues dans leur combat; cela dit, j'aimerais demander à Mebahel si il ya des hommes chez les CDG; pour ma part, je suis persuadée que c'est ensemble qu'il faut avancer; je crains les dérives que peuvent amener des mouvements "Hommes" ou "Femmes" (voir ce qui se passe aux Etats-unis), je pense que les clivages ne nous amèneront rien de bon; des tas d'hommes de notre génération n'ont pas non plus été élevé "comme des garçons" et c'est avec eux qu'il faut agir.
Pardon si je suis un peu confuse, et pour la longueur aussi!
PS: j'ai choisi d'être en congé parental jusqu'aux trois ans de mon petit dernier mais je n'assure pas un caramel pour les tâches ménagères!!
Le Mardi 20 Nov 2007 à 15:27, par loubna
Mariposa, je compends ce que tu veux dire et effectivement, il existe encore et malheureusement des pays où ce combat doit être mené avec tte l'agressivité dont on peut être capable! Par contre, par rapport à nous autres, femmes du monde occidental et du monde oriental un tant soit peu développé, je pense que ces combats sont légitimes quand ils sont menés par des fmmes faisant partie du gouvernement, ou d'associations qui oeuvrent pour des causes importantes. Par exemple, celles qui ont pu faire accepter la nouvelle moudawana au maroc, ensemble de règles qui régissent le droit social et familial des femmes, ont toute mon admiration. Grâce à elles, une femme marocaine peut aujourd'hui transmettre sa nationalité à ses enfants, ce qui n'était pas le cas il y a encore deux ans!!
en revanche, pour nous, (je ne sais pas si tu fais partie d'une association, en tout cas, moi non), ces petits combats de tous les jours ne sont pas négligeables. Juste un exemple: la journée de la femme, le 8 mars (je ne sais pas si ça existe en france aussi). Déjà, le fait de consacrer une journée par an à la femme, comme la journée du cancer, où de la lutte contre le tabagisme, et autres, me met hors de moi!!! Sans compter qu'au maroc, cette journée se résume principalement à offrir des roses aux femmes au travail, et pour les annonceurs à sortir une tonne de pubs soit disant en relation avec les femmes, comme la dernière marque d'huile à l'oméga 3, ou ces fabuleux appareils électroménagers créés spécialement pour que les femmes trouvent plus de temps à consacrer à l'épanouissement de leur mari et de leurs enfants!!!!
Lou, je ne cherche pas à t'imposer quoique ce soit, tu es libre de mener tes combats comme tu l'entends, rassure toi :-).
Le Mardi 20 Nov 2007 à 15:38, par AnneduSud
Bon, ça y est, j'ai remonté tous les coms, c'est pas rien, comme quoi le féminisme, ça délie les langues, c'est super intéressant de suivre toutes ces discussions et ces anecdotes avec mention spéciale pour ClaireMM (un truc de dingue, j'ai du mal à y croire!) Jeanne, Melle Crapaud, Maïpi et une pensée toute spéciale pour Mathy.
Caro, je te suis sur ta dernière intervention, 110, parce que j'ai le même souci à la maison, avec mon HommeduSud qui de temps en temps revient à la charge en m'incitant à arrêter de bosser (histoire que je sois encore un peu plus à ses petits soins???).
En fait, on est marié depuis trois et quelque, du coup, déclaration commune et comme il paye des impôts +++, il me fait remarquer que pour mes revenus, il paye 50% d'impôts....
A ça je rétorque que moi, je n'ai jamais été imposable depuis que je travaille, avec les 5 enfants, ça risquait pas!
Donc, il a déjà la chance de m'avoir épousée, alors il ne va pas râler pour les impôts, dans ma tête, mes revenus sont les premiers déclarés, dans la tranche où "nous" ne payons rien, que les choses soient claires...
Et là où je suis tout le monde, c'est de dire que quoiqu'on décide, l'important c'est d'avoir le choix.
Bisous
Caro, tu as des bas qui te blessent??? Pauvre Caro, a mon avis c'est plutôt le bât de l'âne qui le blesse...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 15:38, par pomme
Ce débat est passionnant !
La difficulté principale sur la "marche à suivre" pour continuer le combat, c'est que les ressentis sont infiniment variables d'une personne à l'autre. Je suis persuadée que nous avons toutes notre propre façon d'être femme, de nous sentir femme, et de nous faire respecter en tant que femme ; partant de là, c'est compliqué de déterminer une façon d'agir qui pourrait être commune. L'une d'entre nous a parlé de Despentes : moi aussi son bouquin m'a énormément parlé, pas parce exactement que j'ai le même vécu, mais parce que je partage son constat qui est très pessimiste. A titre personnel, je suis plutôt fâchée avec le genre masculin, et je pense que c'est irrévocable, mais je me rends bien compte que je ne peux pas demander à toutes les femmes d'en faire autant. Il faut malgré tout souhaiter que les sexes continuent à vivre ensemble, évidemment. Sans parler des personnes qui refusent d'appartenir à l'un ou à l'autre. Ou de celles qui veulent appartenir aux deux... de toute façon, dès qu'on essaie de décortiquer la norme, on se prend les pieds dans le tapis ;-) Je crois que le plus important c'est en effet de rester un être humain.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 15:40, par loubna
par rapport aux femmes au foyer, je voudrais raconter une chose: je viens moi même de pondre un adorable petit bou de chou, mon premier bébé, et je suis supposée reprendre le travail dans 10 jours. Une fois, j'étais en train de me plaindre à mon homme (comme je le fais bien régulièrement, je suis une grosse râleuse!) en lui disant à quel point je me sentais bien à la maison, à m'occuper de mon bonhomme, et que je me sentais pas de le laisser si jeune pour retourner au boulot. Il m'a répondu que j'étais libre de rester à la maison si je voulais, et il a soupiré en me disant qu'il adorerait en faire autant. c'est là que j'ai compris une chose: les hommes ne sont pas forcément des adorateurs du travail. le mien, par exemple, deviendrait bien homme au foyer s'il le pouvait. Mais voilà, il faut bien ramener du pain à la maison, et surtt, prendre soin de ses enfants et leur assurer les études qu'ils souhaiteraient faire plus tard. Alors du coup, je me suis sentie égoïste de ne penser qu'à moi, alors que deux salaires ne sont quand même pas de trop!
je me suis rendue compte surtout que sous ce pretexte de liberté de choix qu'on se donne, nous les femmes, on se base quand même sur des faits archaïques, comme quoi les femmes sont faites pour rester à la maison. Du coup, aujourd'hui, je ne dis pas que je veux travailler pour être indépendante, ou pour avoir le choix de rester ou de claquer la porte si je le veux un jour, mais je veux travailler pour subvenir au besoin de ma famille, au même titre que mon mari, parce que le laisser supporter le stress du budget familial tout seul, et ben c'est pas très juste.
bon, à côté de ça, je comprends tellement bien qu'on veuille rester à la maison pour voir grandir ses enfants au lieu de les laisser à la merci de la nounou ou de la femme de ménage, que j'avoue hésiter encore... :-)
Le Mardi 20 Nov 2007 à 15:46, par Lou
Il y a des hommes aux CDG.
Par contre, je suis lesbienne et bien placée pour pouvoir dire qu'homophobie et sexisme ont les mêmes racines.
Et pour celles qui craignent les clivages, il ne faut pas avoir peur, on peut mener plusieurs luttes de front et de concert avec d'autres personnes différentes, mais avec les mêmes valeurs... il ne tient qu'à nous...
Alors, tant mieux, loubna. Pour ma part, je pense que ce combat doit se mener bruyamment, très bruyamment. Ne serait-ce que pour que ses échos parviennent aux oreilles de celles qui n'ont pas (encore) la possibilité de le mener, qu'elles sachent qu'il existe et qu'il est possible d'être femme et d'être libre de choisir sa vie.
Le Mardi 20 Nov 2007 à 15:59, par Marionnette
Bravo et merci, Caro et vous autres, pour cet excellent billet et ce non moins excellent débat !
Justement, tout ceci m'interpelle pour cause de congé mat' qui risque de se prolonger en congé parental avant de trouver une nounou... j'ai demandé à mon cher et tendre si cette situation ne le stressait pas, eh bien il est ravi (je précise à sa décharge que c'est un homme qui participe largement aux tâches ménagères... du moins quand je bosse !)
@prof (comm 23) : bravo ! Quand j'étais en prépa, ma prof de physique faisait le contraire... nous n'étions que 5 filles sur 30 élèves et nous ne sommes que 2 à avoir intégré une école d'ingé.
@Bergoda (comm 81) : idée de réponse à ton homme "je dépense NOS économies pour soigner NOTRE look, et tu devrais en faire autant !"
Le Mardi 20 Nov 2007 à 15:59, par Mariposa
Non Loubna, je ne fais partie d'aucune association!
Par contre, au sujet de la journée de la femme, de l'enfant, du cancer du sein, de la mucoviscidose et des autres, je ne pense pas comme toi. Je trouve que c'est bien que ces journées là existent. Comme la fête des mères, des pères, la st valentin, Noël et le reste! Les commerçants trouveront toujours le moyen de les rendre un peu superficielles par leur déluge d'offres commerciales, mais c'est leur boulot après tout.
Le fait qu'il y ait une journée pour quelque chose ne veut pas dire qu'on s'en fout le reste de l'année. Ca veut dire qu'on a justement pris conscience que c'était quelque chose d'important. Prendre une journée pour en parler et communiquer autour, permet justement de ne pas l'oublier les autres jours. Enfin, ce n'est que ma petite opinion...
Le Mardi 20 Nov 2007 à 16:08, par rififi
merci Caro pour le billet et pour la discussion qui suit :-)
j'avais tiqué ce matin en lisant sur l'idée tenace qui circule sur les cdg, et je dois reconnaitre que j'avais un peu la même impression avant de me renseigner davantage, mais bon, les choses ont été clarifiées et c'est plus le sujet
pour répondre à Mariposa (comm 104), oui les choses ont évoluées depuis la fin de la 2° guerre, mais malheureusement j'ai plutôt l'impression qu'elles sont dans une phase de régression, ou au moins de stagnation, alors pour l'espoir... pas sans continuer à faire attention
dans la réédition de "ainsi soit-elle" B. Groult a fait une préface réactualisée : ".... si le féminisme est mort, ce qui reste à démontrer, l'antiféminisme, lui, est bien vivant, dans toutes les sociétés..."
et puis :
"c'est pourquoi à toutes celles qui vivent dans l'illusion que l'égalité est acquise et que l'histoire ne revient pas en arrière, je voudrai dire que rien net plus précaire que le droit des femmes"
Le Mardi 20 Nov 2007 à 16:22, par Mariposa
rififi, je pense simplement que pour porter une cause, il faut y croire, donc penser qu'on va y arriver, donc être optimiste et pas se décourager et évidemment rester vigilantes!
Le Mardi 20 Nov 2007 à 16:23, par mebahel
@Caroline ingalls comm 116: oui, c'est une assoce mixte, et le féminisme travaille pour tout le monde; le sexisme aliénie femmes et hommes à des stéréotypes et une hérarchie sociale, mais même si ce sont les femmes le groupe dominé, le groupe homme se trouve avoir des représentants qui sentent bien que ça ne leur convient pas, de devoir se conformer à la virilité stéréotypée;
@ loubna, comm117: c'est extrêment pénible le 8 mars kjournée de la femme (comme s'il n'y avait q'un archétype de nana...(disons journée deS femmeS déjà, ça sera une avancée), et qui est complétement dévoyée, mais, on peut aussi la considérer comme un rappel de tout ce qui a été subi, de tout le chemin parcouru, une sorte de journée mémoire et incitative pour l'avenir, plutôt que faire sombrer dans l'oubli l'histoire du féminisme: d'aileurs ce serait ça le 8 mars; une fierté du combat féministe, flûte quoi, qui conna^t les noms et les actiosn des féministes ou des femems en général depuis des siècles?Cf M.Perrot et