Pensées d'une ronde

Ronde mon cul (et je reste polie)

Sur ce coup là, je sais que tu attends beaucoup de moi, lectrice. Oui, je dis lectrice parce que je suis lucide, quand il s'agit du Elle, c'est tout de même surtout une affaire de filles. M'enfin lecteur, ne passe pas ton chemin, ici on aime trop les hommes aussi, hein.

 

Bref, lectrice, je le sens, tu as super envie que je pousse mon grand cri rapport au super article de mes copines de Elle sur les rondes qui sont au top de la mode.

 

Et bien, lectrice, je vais te suprendre. Oui, je vais te surprendre parce que c'est à ça aussi qu'on distingue les vraies histoires d'amour. Ben oui, entre toi et moi, c'est une histoire d'amour, évidemment. Et tu n'es pas sans savoir qu'il faut parfois étonner pour continuer de séduire, j'en suis sûre. Parce que mine de rien, ça fait un bail qu'on se fréquente toi et moi. Faudrait donc pas que tu puisses penser que tu lis en moi comme dans un Elle ouvert.

 

Alors non, je ne pousserai pas ce cri déchirant.

 

Et pas uniquement pour te surprendre, ma biche. Aussi parce que cet article n'est que la resucée d'un plus ancien, sur lequel je me suis déjà égosillée. Soit dit en passant et sans mesquinerie aucune, m'est avis qu'on se foule pas trop la couane chez nos amies journalistes en ce moment... Alors à part te dire que pour la énième fois on nous donne pour exemple de rondeurs assumées les seins de Scarlett, les hanches de Beyonce ou le cul de  Jennifer, je vois pas.

 

 Ai-je besoin également de préciser, ma bichette, que si la nature me faisait offrande ne serait-ce que d'un seul de ces attributs, j'arrêterais de ce pas de t'enquiquiner et de me faire passer pour la Ché des bien en chair ?

 

Non, non, non ma chérie, je n'en ai pas besoin, parce que tu le sais, et parce que je soupçonne que toi aussi tu t'en contenterais.

 

Alors après, on peut s'étonner de certains des bons tuyaux qu'on nous refile comme celui consistant à porter de grosses lunettes mouches, THE accessoire de la ronde qui assure. Serait-ce pour se planquer ? En même temps, ça n'irait pas trop avec l'esprit du machin, hein ? Ou alors pour être raccord avec le reste de notre anatomie ? Mouais, ptêt bien. Ptêt aussi qu'en fait y'a pas d'explication ou alors juste qu'il fallait caser des lunettes mouches quelque part, pour honorer un quelconque contrat publicitaire.

 

Je penche plutôt pour ce genre d'explication à vrai dire. Parce que parfois, la vérité se cache dans d'insignes détails.

 

Un exemple, ma caille ? Ok. Vois plutôt: après les lunettes mouches, y'a un autre truc qui tue quand t'es grosse, selon le Elle, c'est de mettre le BON jean. Sans blague ! Un de ces quatre je ferai un post sur le parcours du combattant de la fille qui a un gros derrière et des cuisses qui se touchent et qui rêve d'un jean. A côté, l'Irak, c'est une promenade de santé.

 

Bref, THE jean, parait donc que c'est le Blue Cult de chez... Les Petites.

 

Ha ha ha ha HA HA HA HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

 

Pourquoi je perds mon calme comme un Sarko qu'aurait perdu son Lexo ? Parce que si t'es déjà allée chez Les Petites, tu sais comme moi que c'est pas par hasard que la boutique s'appelle comme ça. Dans les jeans, j'y mets à peine mon bras. Et encore, seulement si par miracle on me dégotte un 42, ce qui est de l'ordre de la science-fiction. A côté, Zadig et Molière, ils sont militants pro-fat, c'est dire. Alors le coup du jean Les Petites, franchement, ça me troue le cul. Et je reste polie.

 

Ben voilà, lectrice, en fait je crois que c'est le début de la fin entre nous. Pourquoi ? Parce qu'en fait t'as raison de penser que tu me connais par coeur. En même temps, on peut aussi voir ça comme une faculté intacte et sans cesse renouvelée de s'indigner. Et ça, c'est assez sexy aussi, non ?

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Vive la monarchie

Pas grand chose à vous raconter aujourd'hui - ben oui, faut pas non plus exagérer, je ne peux pas perdre un producteur tous les jours, être sollicitée par un nouvel éditeur tous les quatre matins ou me marier toutes les semaines - si ce n'est que je voulais tout de même vous avertir d'un truc qui me semble digne d'être souligné.

 

C'est quoi le scoop ?

 

Ben le scoop, c'est que cette semaine il n'y a pas de conseils pour maigrir dans le Elle - en même temps, tant mieux parce que là c'est trop tard pour le maillot -  ni d'article sur Cecilia Sarkozy.

 

En revanche, des femmes à poil y'en a une bonne quinzaine. Dont une en couverture. Comme la semaine dernièe. Et aussi celle d'avant. Bientôt à ce rythme faudra donner sa carte d'identité pour acheter le Elle.

 

Quel rapport entre les régimes, Cécilia et les femmes à poil ? Aucun. Ou peut-être que si, j'en sais rien, moi !

 

Quoi qu'il en soit, je n'arrive pas trop à dire si je préfère les conseils hilarants du Elle pour maigrir sans y penser - z'avez pas remarqué, maintenant, comme les régimes c'est mal, les féminins rajoutent toujours "sans y penser" dans leurs pages "maigrir" - les odes à Cécilia ou les soit-disant pages de mode qui consistent en réalité à photographier des filles à peine pubères dans le plus simple appareil.

 

Non, vraiment, chais pas.

 

Bon, je vous rassure, si vous voulez apprendre des trucs de dingue sur Cecilia - si si parait que y'a ENCORE des trucs qu'on ne sait pas sur elle, outre le fait qu'elle ne vote pas mais je vous ferais remarquer que ça relève de la VIE PRIVEE - il vous reste le Marie-Claire du mois d'août. 

 

Me demande si on a pas oublié de couper quelques têtes, moi, aux alentours de 1789... 

 

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La poisse

Après un très grand bonheur, il arrive que des tuiles vous tombent dessus. Enfin, en tous cas en ce qui me concerne c'est quasi tout le temps le jackpot.

 

A tel point d'ailleurs que limite ça ne me surprend pas. Ben oui, à 28 ans - presque 37 - je commence à la connaître la petite musique de la vie. Encore que ça aurait plutôt tendance à s'arranger avec les années parce que pendant pas mal de temps, miss poisse c'était moi. Une merde de chien sur le trottoir devant l'école ? J'étais bonne non pas pour y mettre le pied - trop facile - mais mon cartable. Une mobylette volée devant l'école ? La mienne bien sûr et ça trois jours seulement après avoir enfin obtenu de ma mère hyper angoissée - euphémisme quand tu nous tiens - le "Ciao" de mes rêves. Après deux ans de pleurnicheries, calinades et autres chantages affectifs... Bye bye le Ciao.

 

Bref, dans le genre pas vernie, je me posais là. Je vous fais grace de tous ces petits complots des bons et mauvais génies qui nous entourent, parfois cachés dans les objets du quotidien, dont j'ai toujours été victime: filage de collants au moment d'intervenir pour la première fois de ma vie dans un colloque, réveil mal réglé le jour d'un examen, conjonctivite purulente et fulgurante apparue LE soir où, pendant une colo, un garçon m'a demandé si je voulais sortir avec lui - il s'est avéré par la suite que le dit garçon était gay, premier d'une longue longue longue série -, salpingite aigüe avec hospitalisation à la clé le week-end de présentation à mes beaux parents, etc etc etc. (ceux qui ne savent pas ce qu'est une salpingite n'ont qu'à aller sur google, ils constateront qu'à côté le ténia c'est glamour).

 

Evidemment, entre deux bonnes blagues du destin, j'ai eu de grands et beaux instants de bonheur. Mais en bonne routarde du manque de pot, j'ai toujours dans un coin de ma tête une petite voix qui m'avertit que je peux toujours rigoler, je ne perds rien pour attendre.

 

Et forcément, après le shoot de bonheur que je me suis envoyé le 30 juin, autant vous dire que depuis quelques jours, y'a pas que dans le ciel que c'est tout gris. Oh, ça va, rien de très grave. Mais tout de même. Je ne vais pas vous raconter ma vie surtout que c'est pas mon genre mais disons que tout ne tourne pas rond.

 

Allez, quand même, y'a au moins un truc que je dois vous dire, à grands regrets. Hier, j'ai appris que pour la pièce de théâtre, et bien c'était comme qui dirait à l'eau.

 

Une sombre histoire de producteur.

 

 Je ne vais pas m'étendre pour l'instant parce que ce n'est pas encore très clair. Mais disons comme Popeye - clin d'oeil subtil aux "bronzés" - que bon, à cause de l'argent, ça va pas être possible...

 

C'est ballot hein. On a la pièce, on a l'acteur - et pas le moindre croyez-moi - on a deux metteurs en scène de génie, on a le théâtre et pas n'importe lequel non plus, mais le producteur s'est fait la malle. Et dans le milieu du show bizz, le producteur, c'est un peu le nerf de la guerre. Rapport à l'argent.

 

J'en parle comme ça l'air de rien comme si c'était pas dramatique mais vous vous doutez que j'ai... grave les boules.

 

En gros.

 

Surtout pour Stéphane, Fabrice et Marie. Et aussi pour Bubble Cannelle qui a bossé sur le dossier de presse. Et aussi pour la jeune femme qui a fait une super affiche. Oui, pour eux, j'ai grave la rage, même.

 

Bref, rien à faire, "manque trente mille, quoi" (encore un clin d'oeil appuyé aux bronzés, j'y peux rien, quand ça va pas je pense à eux et hop je me sens un poil mieux).

 

Voilà, la vie c'est pas tout noir ou tout blanc, y'a aussi pas mal de gris. Mais comme avec les copains de la pièce on est de sacrés winners qui en plus se lèvent tôt, on a pas dit notre dernier mot. Et un producteur - fiable cette fois-ci - on va bien finir par en retrouver un. Chais pas trop où ça se trouve mais croyez moi, je vais chercher. Et au pire, la pièce, on la jouera dans mon salon. Parce que bon, merde quoi.

 

Moi je dis, vive la France d'après.

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Les vacances de mes copines de Elle

Bon, je sais, faut que j'arrête de lire le Elle. C'est bon, ce n'est pas la peine de me le redire, que voulez-vous, y'a des choses comme ça qui ne sont pas forcément bonnes pour soi et qu'on continue à faire, tout simplement parce qu'on n'arrive pas à s'en passer. Croyez-moi, si on arrivait à ne s'octroyer que les plaisirs bons pour la santé, on mangerait tous du quinoa sans sel, on habiterait dans des maisons sans électricité et on ne se laverait qu'une fois par semaine parce que ce qui est bon pour la planète, est forcément un bien pour l'humanité.

 

Et bien au risque de vous décevoir, personnellement je suis du genre à faire gaffe à ne pas jeter des papiers gras dans la rue - bon point pour l'environnement - ET à prendre des bains super chauds, mauvais pour mes varices et très mauvais point pour la planète. Et comme je ne suis pas avare de contradictions, je déverse mon fiel sur un magazine que j'achète malgré tout consciencieusement toutes les semaines.

 

Bref. Après cette digression, je voulais juste vous conseiller la lecture du Elle de cette semaine parce que c'est un florilège de bonnes blagues. Notamment cet article qui répertorie les petits conseils de la rédaction pour ne pas stresser pendant les vacances.

 

Non vraiment, ça vaut son pesant de cacahuètes. Genre, y'a un mec qui a l'air trop cool qui explique qu'il "a un peu honte" mais il n'accepte jamais d'invitation chez des amis en vacances s'il n'est pas assuré que ces amis en question ont prévu quelqu'un pour faire la cuisine, quelqu'un pour le ménage et quelqu'un pour garder les enfants. Dominique - il s'appelle Dominique - tu sais quoi ? Quelque part je suis rassurée, on ne se connait pas et je sais déjç que jamais tu ne viendras chez moi.

 

Une autre explique qu'elle est sûre de passer de bonnes vacances si elle a avec elle un grand châle en cachemire dans lequel elle peut s'enrouler le soir quand il fait frais, en fin de journée sur la plage ou le matin au réveil. Et aussi dans l'avion, bichette.

 

Dites, ça existe vraiment les gens comme ça ? Non parce que moi, le châle en cachemire, déjà, le jour où je peux m'en acheter un , je le mets pas sur la plage rapport au fait qu'inévitablement à un moment ou à un autre un de mes enfants va se moucher dedans vu qu'on oublie toujours les mouchoirs et que pour un troll, une serviette éponge c'est comme un grand mouchoir. Et qu'entre le pashmina et la serviette éponge, la frontièrre est mince. Pour un troll, bien sûr. Ou pour l'homme qui lui aussi se mouche toujours dans MA serviette. 

 

Une autre copine explique sans plaisanter que quand elle fait la cuisine en vacances, elle prend un enfant pour assistant et que les autres du coup se battent pour aider. Ouais c'est ça. Ah ça, pour se battre, ils vont se battre. Mais uniquement pour lécher le plat. Sachant qu'en plus, moi, le moment où je fais le repas, souvent c'est celui où j'ai la paix. Alors se coltiner la tribu de gamins en plus de la préparation de la salade géante, moi je dis y'a un piège.

 

Je vous passe les plans du genre "je responsabilise les enfants pour qu'ils aient chacun un petit sac avec leurs affaires de plage" pour éviter le débarquement quotidien avec tout le matos.

 

J'ai tenté.

 

Sauf que la pelle géante ne rentre pas dans le petit sac de pupuce. Ni la planche de bodysurf dans celui de loulou. résultat, tu te tapes Et les sacs individuels à ramener ET le reste du matos qui rentrait pas dans les sacs. Merci le plan anti-stress. Cette femme n'a pas d'enfants, je vois que ça. Ou alors ce sont des chihuahua. Auquel cas elle a pas besoin de pelle géante.

 

Une autre est trop drôle. Elle "est barbecue à fond". Elle délègue l'allumage aux mecs (déjà on se marre) et après, "on jette tout ce qu'on veut dessus: légumes, viande, poisson"...

 

Cette femme n'a jamais fait de barbecue.

 

Parce que n'importe quelle femme qui a fait un barbecue SAIT qu'à moins de ne manger que des saucisses, le barbecue c'est la fausse bonne idée. Il faut éplucher les légumes, les couper, les mettre en brochette, vérifier la cuisson des patates qui de toutes façons ne cuisent JAMAIS et faire la fameuse salade géante qui prend deux plombes à préparer. Alors le coup de "je jette un peu ce que je veux sur le grill", perso, je rigole.

 

Bon, la liste est longue. Tout ce que je constate, c'est que les seuls bons conseils sont ceux qui coûtent. A savoir prendre une femme de ménage, aller à l'hôtel, se réserver des soirées au resto (= prendre une baby-sitter). Une fois de plus, si on en doutait on a la confirmation que les gens du Elle ne vivent pas dans la vraie vie. Ils font des cacas tous roses qui sentent le bonbon, ils mangent des trucs jetés à la va vite sur un barbecue qui ne pue par le charbon, ils s'enroulent dans des pashminas par 45° à l'ombre et partent à Los angeles ou à l'Ile de ré en vacances. Ils n'ont jamais de sable dans les fesses après une journée de plage, ne savent pas ce que c'est que la lucite solaire et parviennent à lire élégamment un livre sur le sable tout en buvant un coktail trop hype.

 

Savez quoi ? A mon avis ces gens s'ennuient.

 

 

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