Mardi 26 Fév 2008
Thank you life, thank you love
Par Caroline, Mardi 26 Fév 2008 à 05:46 GMT+2 dans "Dans la peau d'une grosse"
Hier, c'était une bonne salle, comme on dit dans le métier. Ben oui, quoi, je suis dans le métier moi maintenant.
Quoi qu'il en soit, les autres soirs aussi c'était une bonne salle. Mais si, oh, allez, arrête. Reviens, quoi. Reviens, je te dis...
Bon, là ça ne me fait plus rire. Tu reviens immédiatement ou je t'en colle une.
Ce que je veux dire c'est qu'hier, il y avait beaucoup de lecteurs et lectrices. Et forcément, ça se sent. ça se sent que c'est toi, quoi.
Ok, ça sentait aussi le bouc, rapport qu'on a tout de même réussi l'exploit d'entasser 60 personnes dans 12 m². Et que personne n'a ralé. Même celles qu'on a assises par terre. Même celle qui a passé plus d'une heure avec une seule fesse sur un tabouret tellement haut que son pied touchait pas par terre. Tout ça alors qu'elle porte la vie en plus.
Oui là, absolument, je parle de moi. Je la porte ma croix, je peux vous le dire (private joke)
Hier soir, après la représentation, j'ai eu une révélation. Jouer une pièce de théâtre, c'est un peu comme les premières fois au lit avec un nouvel amoureux - ouais, je pourrais dire une amoureuse, mais je me place du côté de la fille, hétéro de surcroit, va savoir pourquoi. Il n'empêche que la métaphore que je m'apprête à filer - prépare-toi ça va être grand - marche aussi si tu es un homme qui aime les femmes, un homme qui aime les hommes ou encore une femme qui aime les femmes. Bon, voilà, la petite parenthèse sexuellement correcte est fermée, je reviens à mes moutons - qui peuvent tout à fait eux aussi s'identifier à ce qui suit, pas de panique, pas de coup de fil à Brigitte.
Hier, c'était la deuxième. Parait que c'est toujours pourri une deuxième.
Bon, je dois l'admettre, j'ai un peu de mal à atterrir (= je ne me sens plus péter depuis trois jours) et je crois que j'ai trouvé ma voie (= c'est une question de jours avant qu'un producteur m'achète les droits de ma pièce pour que je puisse enfin me consacrer à ma passion: regarder Les feux de l'amour pendant que les gens travaillent).

















