Pensées d'une ronde

Lettre au vent

Hier j'ai vu ton frère, et dans son sourire tu étais là. Le matin, j'avais épluché mes anciens mails et j'étais tombée sur cette invitation pour cette soirée de l'été dernier à laquelle je n'avais finalement pas eu le courage de me rendre. Trop de souvenirs, trop d'appréhension de vous revoir, tous. Un peu de paresse aussi, parce que tu le sais, je suis paresseuse.

Ce jour là, jusqu'au dernier moment j'ai hésité, sans finalement franchir le pas. Evidemment je ne savais pas que je ne te reverrais pas. Mais c'est comme ça, la vie n'a rien à voir avec ces films qui nous font pleurer mais dans lesquels ce train justement, on finit par le prendre.

Et puis en ce moment, il m'arrive des choses qui t'auraient plu, qui t'auraient fait rire. Qu'est-ce que c'est frustrant de ne pas pouvoir t'en parler...

Evidemment, tout ça je le dis au vent, peut-être aussi à l'Igéenne qui si ça se trouve vient ici encore parfois et à laquelle je pense si souvent. Je le dis aussi à son petit de toi.

Je m'invente que tu es là avec nous, que ton esprit n'est pas bien loin. Mais bien sûr, je n'en sais rien.

Si, tout de même, hier, dans le sourire de ton frère, il y avait un peu de toi.

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