Pensées d'une ronde

Ma première fois avec moi (fin)

Alors voilà. Maintenant je suis bien embarrassée. Parce que chose promise, chose dûe. Il va donc bien falloir que je vous la raconte ma première fois avec moi. Sauf qu'à bien y réfléchir, elle ne doit pas être bien différente de la votre. Alors est-ce que cela a un sens ? Je veux dire, est-ce que ça apporte quelque chose ? Probablement bien peu. Et en même temps... peut-être une once d'un petit quelque chose. Oui, je vais partir du postulat que de dire cet instant, ça pourra déculpabiliser quelques âmes égarées qui passeront par là. Parce que ne nous voilons pas le kiri. Si les hommes ont tous les droits dans ce domaine, nous les femmes, nous ne sommes pas à la veille de l'absolution générale. Et que même aujourd'hui alors que tout parle de sexe, l'idée que parfois, à l'abri des regards, les femmes se branlent, oui, absolument, se branlent, ça n'est pas totalement admis. D'ailleurs, avouez, ce mot, là, "se branlent", ça vous heurte, non ? Ah bon ? Parce que moi même, j'avoue, ça me heurte. Pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit.

Bref, toute cette introduction pompeuse pour dire à tous les grincheux qui trouveraient que c'est exhibitionniste, indécent et que sais-je encore de se répandre en confidences trop intimes, que ce billet est PO-LI-TI-QUE. Parfaitement.

Allez, trève de bavardages, remontons dans le temps...

J'ai donc un peu plus de vingt ans. Et je n'ai jamais joui. Oh, c'est pas que je ne me sois pas titillé la lunette un bon nombre de fois surtout depuis que j'ai découvert un beau jour de mes cinq ans en jouant sur un tabouret qu'il y avait un petit endroit, là qui faisait drôlement du bien quand on se frottait dessus.

Mais voilà, ces petits guilis m'ont toujours bien plu, sans que ça n'aille plus loin. D'ailleurs, pour que ce soit clair, j'ignore alors totalement qu'il puisse y avoir un "plus loin". Même à vingt ans. Je vous rappelle qu'à ce moment là je fais encore partie de ces filles qui croient dûr comme fer que cet objet étrange de la page 457 du catalogue de la Redoute qu'une femme à l'air super nuche se passe sur le visage sert vraiment à lisser la peau. Donc pas la peine de rigoler, je suis du genre attardée. Voire ignorante. Qui n'a jamais entendu parler de l'orgasme.

Attention, ça ne m'empêche pas d'avoir, quelques mois plus tôt, couché avec un garçon. Puis quelques autres. Pas grand chose à en dire, pas désagréable, pas non plus très agréable. Juste l'immense satisfaction de pouvoir enfin hurler au monde entier que ça y est. Enfin, disons surtout la satisfaction de pouvoir le dire et que ce soit vrai. D'autant que ce n'était pas gagné gagné, à vingt ans je ne suis pas à proprement parler une beauté. Aujourd'hui non plus mais rien à dire, c'est mieux.

Bref, je m'égare. Revenons à l'objet de ce billet. C'est la fin de l'été. Un soir de vendanges, je couche avec un garçon, plus vieux. A nouveau pas de quoi en faire un fromage. Sauf que... Le lendemain matin, à l'aube, je suis réveillée par une sensation étrange. Le garçon en question a sa main entre mes jambes et la façon dont il la bouge me fait comment dire... du bien. Le problème c'est que je suis alors courageuse mais pas téméraire. Je ne CONNAIS pas ce truc, donc... J'arrête net les frais. Oui, j'avoue, j'ai peur, je sens que ça pourrait m'emmener loin, très loin. Et je sais juste que je n'ai pas envie d'y aller avec lui.

Quelques jours passent, je rentre chez mes parents, je vais bientôt aller vivre à Paris, ça m'excite et m'angoisse. C'est une de ces périodes entre deux, où rien ne se passe, où tout est à venir. Une parenthèse, mais pas enchantée. Je passe mes après-midi sur mon lit et je m'ennuie.

Et puis un jour, j'y repense. A ce truc. Et comme par magie, à force d'y penser, je le sens à nouveau. Alors je m'accroche au souvenir de cette chaleur. Je m'y accroche comme au fil d'ariane. Instinctivement, je glisse ma main entre mes jambes. Plus je remonte le fil, plus ma main trouve son rythme. Et je deviens humide. Je suis intriguée, mais je n'ai plus peur. J'ai étrangement conscience que je vais VERS quelque chose. C'est très très agréable, mes pensées sont de plus en plus folles. J'ai chaud, je transpire, je respire fort. Je ne connais pas l'issue mais je la sens proche, inéluctable et pourtant fuyante. Je ralentis, je m'arrête un peu. J'ai envie d'arriver et en même temps je préfèrerais mourir plutôt que de mettre fin à ce plaisir qui monte. Et puis ça s'emballe, mon coeur bat vite, presque trop. Je ne maitrise plus rien. C'est très mouillé maintenant, mes doigts glissent, c'est bon, c'est vraiment très bon, ça s'ouvre, oui ça s'ouvre, ça me fait tourner la tête, c'est délicieux, c'est du miel, je suis en train de mourir sûrement, mais j'espère que je ne vais jamais finir de mourir...

Voilà, c'est fini. Je reprends mes esprits, je me dis que je suis sûrement atteinte d'une maladie très rare. J'espère dans la foulée que c'est incurable. D'ailleurs je vais vérifier ça immédiatement.

Ce jour là je pense que je me suis carressée jusqu'au soir ou presque. A tel point que j'étais dans un drôle d'état et qu'à la fin j'avais mal. Mais nom d'un chien ce que je venais de découvrir, c'était quand même un truc de dingue ! Mais personne à qui me confier. Pourtant, qu'une envie, le dire à tout le monde: j'ai joui. J'ai joui, je vous dis!

Bon, j'avais entendu parler de masturbation, bien sûr. Mais chez les garçons. Alors je me suis dit que j'étais une fille pas normale. J'ai eu peur de devenir sourde, peur d'en mourir parce que dans les livres ils disaient ça avant. Croyez moi, on n'en meurt pas. Je crois que j'en suis la preuve vivante parce que j'ai comme qui dirait pas mal abusé de la chose les années de disette sexuelle qui ont suivi. Surtout après avoir rencontré ma copine C. Ma première copine libérée. Qui m'a rassurée et fait comprendre que j'étais une fille normale. Ou peut-être pas totalement mais quoi qu'un peu lubrique, pas complètement désaxée.

Et aujourd'hui... et bien oui. Mais ne comptez pas sur moi pour en dire plus. Pourquoi ? Parce que ça excite drôlement l'homme de savoir que oui mais tout en ignorant quand, comment ou combien. Alors je le laisse y penser sans savoir...

Edit: Je crois que c'est mon post le plus long. Et aussi celui que j'ai le plus peur de publier. Pas très sûre d'elle, pour le coup, la miss canalblog. Les filles, si je l'ai écrit, c'est pour vous. Pour vous qui peut-être avez peur de mal agir. Pourtant, comme le dit cette phrase pleine de sagesse... Y'a pas de mal à se faire du bien. Et ça c'est, je crois, ma dernière leçon de miss...

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Ma première fois avec moi

Tout le week-end, je me suis dit, lundi, je ponds un billet sur la masturbation. Et tout le week-end je me suis demandé comment l'écrire sans être racoleuse. Quoi que pour être honnête, être racoleuse, ça ne me dérange plus trop. Je crois que depuis le dialogue sur la fellation ou sur le sabre laser, j'ai passé un cap comme dirait Benjamin Castaldi. Comment ça, il a jamais dit ça ? Ouais, peut-être, mais c'est tout à fait le genre de phrase qu'il pourrait prononcer, Benji: "Cet hiver, j'ai passé un cap avec Flavie". 

Bref, je me suis torturé les méninges pour trouver la bonne façon de parler de ce sujet encore souvent tabou, la branlette féminine. Je sais, vous allez dire que je surfe sur la vague sexuelle, que depuis que je suis devenue madame sexe chez Hachette je ne pense plus qu'à ça. Sauf que oui.. mais non.

Figurez vous que chez moi, c'est pas nouveau. Si si, je vous assure, c'est un sujet qui me préoccupe grandement depuis près de quinze ans. Même qu'au chapiîre des choses que vous ignorez sur moi il y a celle là: à l'âge de vingt ans avec ma copine C. on a monté une association pour défendre et promouvoir la masturbation féminine. Ce groupuscule - de deux personnes -  qui n'a malheureusement pas eu la notoriété qu'il eût mérité s'appelait très simplement "Le pied dans la moule". Classe. Voilà, désormais plus de doute, à vingt ans j'étais déjà maladivement grossière.

Pourtant, pourtant, pourtant... Quelques mois avant, bien que plus du tout vierge, je n'étais encore qu'une ignorante, une béotienne des plaisirs solitaires, une inculte de la self-satisfaction...

En fait je crois que pour vous parler de la masturbation, je n'ai rien trouvé de mieux que de vous raconter ma première fois. Pas ma première fois avec un garçon, non.

Ma première fois avec moi.

Ce jour là j'ai découvert un truc de fou que j'ai limite eu envie de breveter. Sincèrement, j'étais prête à partir avec mon bâton de pélerin sur les routes, comme Jésus, pour apporter la bonne nouvelle à toutes les brebis égarées. Bon, j'ai assez vite compris que j'avais juste quelques trains de retard et que la chose était relativement connue. N'empêche qu'il y eut un avant et un après...

A suivre...

Edit: Ouais, je sais, je fais un teasing honteux, sur fond de confidences intimes limites indécentes. C'est comme ça, je n'ai plus de morale, plus d'éthique, plus RIEN. A côté, Evelyne Thomas c'est du pipi de chat. Mais en même temps, l'air de rien, je vous livre ma 4ème leçon de miss: quand il s'agit de sexe, il faut TOUJOURS faire durer le plaisir. CQFD...

Edit 2: J'en conviens, parler de Jésus dans ce contexte là, c'est super transgressif. Mais n'oubliez pas que c'est normal, vu que je suis de gauche...

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Malade

Allez savoir si je somatise, ou si je suis plus banalement une énième victime de la grippe mais le fait est qu'aujourd'hui je suis balade balade balade.

Fièvre, nez fontaine, frissons et moral chiffon.

Comme dirait mon fils, "on a toujours envie d'être malade pour rester à la maison et puis quand ça arrive finalement on se dit que c'est nul".

Quand j'étais petite et que j'avais la grippe, ma maman me frictionnait la poitrine et le dos avec du Vicks. Mais si, vous savez, cette petite boite ronde en verre bleu qui renfermait une pommade au camphre ? Plus elle frottait, plus ça chauffait. Et ensuite, quand je respirais, c'était fort, fort... Je ne sais pas si ça débouchait vraiment mon nez mais j'adorais ça.

Je crois qu'aujourd'hui je voudrais redevenir le temps d'un instant cette petite fille qui sentait le camphre et qui faisait des prouts à l'Eucalyptus à cause des suppositoires. Parce qu'être malade quand on est grande, c'est vraiment nul...

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J'ai le melon jusqu'aux chevilles

Je pensais ne pas revenir sur cet incident. Et puis finalement... si. Pourquoi ? Pour reconnaître mes torts. Pour admettre que c'est vrai, l'espace d'un instant, j'ai pris ce fameux melon dont je parle souvent pour rire. Et là d'un coup, je suis devenue... pas drôle.

Bon, vu que je suis à confesse, autant le dire tout de suite, je l'ai quand même un peu mauvaise. Mais j'aurais dû le garder pour moi. Vous voyez, je n'arrêtais pas de dire que j'étais criblée de défauts. Et bien en voici un: je suis assez facilement piquée au vif. Et je réagis alors de façon disproportionnée. Et après je regreeeeeeeette... Mais c'est trop tard.

Quoi qu'il en soit voilà, c'est vrai, les "minutes par minutes", ça ne m'appartient pas. Pas du tout. Et si certaines ont envie de se prêter au jeu ça devrait au mieux me flatter, au pire m'être indifférent. Alors pourquoi cette grosse colère du genre je me roule par terre ?

Parce que l'espace d'un instant - et c'est de votre faute nom d'un chien, zavez pas vu toutes ces gentillesses que vous m'écrivez aussi ? - je me suis crue arrivée. Ouais, arrivée au sommet de la célébrité, avec droit de propriété et accents de pétasse. Du style qui hurle à la mort si le monde ne tourne pas comme elle veut.

Ce qui me mine dans tout ça, ce n'est pas vraiment de m'être un tout petit peu ridiculisée, c'est surtout d'avoir probablement blessé certains ou certaines d'entre vous qui ont eu l'impression que je les visais personnellement. J'ai eu l'occasion de dissiper le malentendu avec quelques unes, mais sûrement pas avec toutes. Alors voilà, je vous demande pardon d'avoir fait ma capricieuse.

En revanche, en revanche... En ce qui concerne les archives, j'essaie de trouver une solution. Mais le fait est que le copyright sur Internet, c'est compliqué. Une chose est sûre toutefois, THE liste des bottes pour mollets ronds restera ainsi que celle sur les pantalons pour gros culs et courtes pattes...

Bon, sans rancune ?

Ben quoi, en même temps c'est normal quand on est miss d'avoir à un moment l'écharpe qui nous monte à la tête, non ?

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Un clic pour Hélène

Bon, aujourd'hui, c'est la journée du clic. Pourquoi ? Parce qu'Helène participe au festival de Romans. Un festival qui a pour objectif de distinguer les meilleurs blogs du monde et de la planète. Hélène, c'est elle qui a créé "Mon blog de fille". Je le précise mais franchement, je me demande si c'est vraiment utile. Qui ne la connait pas? Ce que j'aime chez elle c'est qu'elle arrive à être girlie sans être tarte. Elle défend la cause des femmes envers et contre tout et personnellement, elle m'a aidée à me sentir féminine malgré un potentiel assez modeste au départ.

Mais pour moi Hélène c'est un peu plus que ça, parce que par la grâce de la toile, on s'est rencontrées et que de fil en aiguille on est devenues juste des amies.

Alors voilà, comme je crois assez à la formule selon laquelle les amis de mes amis sont mes amis, je vous invite à aller faire un tour chez elle si vous ne l'avez jamais fait et si la visite vous a plu à aller voter pour son blog, en cliquant ICI

(Si le lien ne marche pas allez et cliquez dans la catégorie "Littérature", puis sur "Mon blog de fille", "fiche détaillée")

Allez, promis, je reviens lundi avec des nouvelles toutes fraiches et sans vous inciter à cliquer où que ce soit...

Bon week-end les belles...

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"La ronde c'est moi", suite et fin

Alors j'en étais donc au fait que la ronde serait jouée par un homme. Un homme même pas gros en plus. Voire super mince. Je ne vais pas vous dire l'astuce qu'on a trouvée pour que ce soit crédible mais franchement, ça marche. Enfin je trouve...

Ensuite, donc, Stéphane et moi on a bricolé, pris des morceaux de texte, on les a tordus dans un sens puis dans un autre. Et à la fin, ça a donné une pièce de théâtre. Un One wo-man show.

Franchement, je vais vous confier un truc, au départ j'y croyais pas trop. C'est pas que je ne trouvais pas ça bien ce qu'on avait écrit. Surtout que Stéphane il connait le théâtre, alors il a su adapter mes billets, leur donner un rythme scénique qu'ils n'avaient pas. Mais de là à imaginer que ça puisse intéresser quelqu'un d'autre que ma famille et mes amis... non.

Et puis comme dans un conte de fées, la vie en a décidé autrement et un vrai producteur, comme dans les films, est apparu dans l'histoire. Quand je dis un "vrai" producteur c'est qu'il ressemble VRAIMENT à un producteur. Ou à l'idée qu'on s'en fait. Ce qui finalement revient un peu au même non ?

Un jour, donc, un peu avant Noël, Stéphane a lu le texte à ce producteur. Il s'est jeté dans le vide, il a lu la pièce, comme un vrai comédien qu'il est. Moi j'étais à coté, j'étais tendue comme un arc et je ne m'autorisais à sourire que lorsque le producteur esquissait un rictus. Il arrêtait pas de fumer des cigarettes, j'avais les yeux qui piquaient. Un peu à cause de la fumée et puis aussi à cause de l'émotion. Parce que bon, là, ça commençait à prendre forme. Et après tout, tant pis si ça n'allait pas plus loin. La ronde était devenue un personnage.

Un personnage haut en couleur, maladroit, drôle, différent, irritant et en même temps attendrissant.

A la fin, le producteur n'a rien dit. Pas un mot. Et puis il est parti, en disant qu'il rappellerait. Evidemment, on était assez inquiets avec Stéphane. Mais il a rappelé. Et il a annoncé que bon, il allait falloir bosser, que ça nécessiterait une bonne mise en scène et qu'il fallait se dépêcher pour être prêts au printemps.

Au début, on a même pas été sûrs de bien comprendre. Mais en fait, c'était bien ça. Il allait mettre des sous dans notre projet.

Ensuite, c'est allé vite, on a déposé le texte à la SACD comme des grands, tous les deux et tout émus.

Et puis... un théâtre a dit OUI.

Et la première... c'est le 15 juin.

Et ça s'appellera: "Dans la peau d'une grosse". Au début, j'avais peur que le mot "grosse", ça puisse heurter. Mais finalement, moi, quand je me regarde, les mauvais jours, je ne me dis pas "oh là là, merde, qu'est-ce que je suis ronde...". Non, je dois l'admettre, ces jours là, je n'ai qu'un mot en tête: GROSSE. Et il est peut-être temps d'appeler un chat un chat. Surtout qu'au fil de la pièce on se rend compte que la fameuse ronde ça peut être n'importe qui, même un garçon très mince. Ce qui fait que finalement, ce titre, moi je l'aime bien.

Maintenant, je tremble et j'espère que ceux et celles d'entre vous qui viendrez, prendrez du plaisir et apprécierez. Mais là, ce n'est plus à moi de jouer, n'est-ce pas Stéphane ? ;-)))

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"La ronde, c'est moi"

Alors voilà. Il y a quelque temps, j'évoquais la possibilité que ce blog débouche sur autre chose, sur un projet fou, un truc de dingue auquel je n'aurais jamais osé rêver. Une pièce de théâtre. A ce moment là, on en était à l'aube du début d'un commencement.

En fait, tout a commencé par un délire avec Stéphane.

Stéphane, vous allez me dire, c'est qui ? Au départ, c'est un lecteur de ces pages. C'est aussi un acteur à ses heures. Même plus qu'à ses heures en fait. Si je réfléchis bien, Stéphane c'est en réalité une autre fée de la blogosphère. Pas celle dont je vous disais que je vous parlerais bientôt, non, une autre. Oui, je sais, je suis méga super gâtée, des fées y'en a un paquet autour de moi en ce moment. Même que ça me fait presque peur parce que bon, la seule nana que je connaisse qui en a eu autant au dessus de son berceau, elle a fini par se piquer le doigt sur un truc à coudre dont le nom m'échappe là tout de suite et elle a ronqué pendant 100 ans. Donc bref, ça me fait un peu peur. Mais la peur, là, on va la faire dégager parce que croyez moi ça empêche sacrément d'avancer dans la vie d'avoir la trouille. Et j'en sais quelque chose. Si si, je suis championne du monde de la peur, donc je vous assure que là-dessus j'en connais un rayon.

Donc, bref, Stéphane, un jour, il me contacte, et il me dit que tous ces textes sur la ronde, une fois mis ensemble, une fois retravaillés, et bien ça pourrait donner quelque chose qui pourrait ressembler à une pièce de théâtre. Et il me dit aussi que cette ronde qui serait l'héroïne de cette pièce, et bien voilà, c'est lui.

Oui, je pense qu'on peut dire que ça a débuté comme ça. Un jour, un homme m'a dit: "la ronde, c'est moi. Je veux la jouer, je sais que c'est moi".

Qu'est-ce qu'on peut répondre à un truc aussi dingue à votre avis ?

Exactement.

Et c'est bien évidemment ce que j'ai répondu. Un grand oui.

Et à ce moment là, je crois qu'on peut vraiment dire que tout a commencé...

à suivre...

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