Lundi 26 Fév 2007
Ces petits riens qui nous font du bien
Par Caroline, Lundi 26 Fév 2007 à 07:46 GMT+2 dans Je vous raconte ma vie
Dans la vie, je trouve, il y a des incontournables. Des petits riens
qui nous font tellement de bien qu'on y dérogerait pour rien au monde.
Chacun a les siens, parfois partagés, parfois pas du tout, mais souvent
immuables. Ces petits riens, j'en ai plein. C'est par exemple le
Journal du Dimanche dans un square au soleil la tête sur les genoux de
l'homme ou sur mon canapé quand la pluie tombe. C'est le premier soir
après le passage à l'heure d'été, quand toutes les cinq minutes on se
dit que normalement à cette heure ci il fait nuit. C'est l'histoire
d'avant de dormir avec mes deux bichons serrés contre moi, chacun d'un
côté. C'est aussi la première bière, la première coupe ou le premier
mojito dans une soirée. Je ne sais pas vous mais les autres verres sont
toujours moins bons. C'est aussi le premier pin parasol sur l'autoroute
du midi.
C'est un macaron caramel au beurre salé de chez Ladurée en visionnant pour la centième fois "Quand Harry rencontre Sally"
Et puis dans mes petits riens, il y a aussi une soirée dans l'année que sous aucun prétexte je ne voudrais louper.
Les Césars.
Oui, regarder les Césars en bonne compagnie, avec un plateau télé des grands jours, pour moi ça vaut tous les plaisirs hors de prix, toutes les soirées de la hype parisienne auxquelles je ne suis en même temps pas vraiment conviée. Mais même si j'y étais invitée, ce soir là, ils pourraient tous se brosser.
Pourtant, je vous l'accorde, les Césars, c'est long. En plus, c'est jamais çui qu'on veut qui l'a. Mais il y a les robes qu'on peut critiquer, les nouveaux seins de l'une, la bouche toute neuve de l'autre, la grossesse évidente de machinette et les premières rides de celui-ci. Les Césars, c'est l'occasion de ce genre de dialogue qui n'apporte rien mais on s'en moque:
- Roh là là, regarde Hippolyte Girardot ! Quest-ce qu'il a vieilli...
- C'est clair ! En même temps, il doit avoir au moins quarante-cinq ans, non ?
- Nooooooooooon...
- Ben si, "Un monde sans pitié", c'était quand ?
- Hannnnnnnn, t'as raison, c'est horrible, c'était y'a vingt ans. Quelle horreur... Mais qu'est-ce que j'avais aimé...
Enfin, vous voyez, quoi...
Alors cette année, je n'ai pas boudé mon plaisir. Faut dire que Valérie Lemercier était tout bonnement à se tordre. Mélanie Laurent que j'ai tant aimée dans "Je vais bien ne t'en fais pas" m'a fait autant pleurer qu'il y a des années Charlotte, timide effrontée ou Romane Bohringer à peine remise de ses Nuits fauves.
En plus, l'amoureux de Mélanie, Julien Boisselier, il était si mignon, n'est-ce pas ? Un vrai moment Nutella.
Et puis surtout, cette année, il y'avait Jude. Si. Lui même. L'érotisme incarné. Même avec des cheveux un peu trop blonds, un peu trop longs. Jude que la jolie Juliette Binoche embrasse parait-il dans un prochain film. On la déteste un peu et en même temps, moi, Juliette, je l'aime bien.
Toujours est-il que samedi, quand Jude a bredouillé quelques mots de français en recevant son César d'honneur, je ne sais pas, comment vous dire... c'était comme un macaron caramel beurre salé de chez Ladurée. En mieux.
Pas de post dans l'immédiat - STOP - Etat lamentable au travail -
STOP - Du champagne coule encore dans mes veines - STOP - Je ne boirai
plus jamais - STOP - Promis je raconte la soirée demain - STOP - Merci
à tous ceux qui sont venus, bravant le fatigue, la timidité, le froid,
le vent et la neige - STOP - J'ai le mal de mer - STOP - Vomir sur son
lieu de travail est-ce une cause de licenciement ? - STOP - Je vous
aime - STOP.
Oyez oyez ! A yé A yé !

Alors voilà. On dirait que ce serait un petit film de filles. On
dirait que ce film raconterait l'histoire de quatre nanas super belles
mais en même temps un peu barrées et aussi trop trop drôles. On dirait
aussi qu'elles tiendraient un blog et que par le hasard des liens,
elles finiraient par aller sur les pages des unes et des autres.
Parce qu'il est difficile de rebondir après autant
de mots doux, voici en attendant que je retrouve mes esprits une petite
rediff, le premier "elle et lui" de ce blog. Je reviens très vite.
Encore merci.
Ces derniers temps, je dois vous le dire, je m'interroge.
Bon, pour vous raconter la suite, je ne vais pas vous refaire un
"minute par minute" parce que depuis quatre ans, donc, nada, rien, pas
une cigarette. Alors un minute par minute sur quatre ans... avouez que
ça risque d'être un poil lassant, même rédigé par la star des melons
;-).


















