Mardi 15 Mai 2007
Je suis une célébrité, ne me sortez surtout pas de là
Par Caroline, Mardi 15 Mai 2007 à 06:34 GMT+2 dans Je vous raconte ma vie
Je me dois aujourd'hui de vous informer d'une décision mûrement réfléchie. Je vais reprendre la cigarette. Oui, absolument. Et croyez moi, quand vous connaitrez les raisons qui me motivent, vous comprendrez. Limite si ça se trouve vous aurez envie de venir en griller une avec moi.
On parie ?
Alors voilà le pourquoi d'un tel revirement après presque cinq ans d'abstinence.
Vous vous souvenez qu'il y a quelque temps, je vous avais raconté comment par un bel après-midi d'été - beh oui, au cas où vous ne vous en soyez pas rendu compte, l'été a eu lieu cette année au mois d'avril, et présentement l'automne bat son plein. Vivement juin qu'on ait de la neige - comment donc, par un bel après-midi d'été je m'étais trouvée nez à nez avec Yannick Noah dans la cour de l'immeuble, en panne de moto.
Ce jour là, j'avais pensé - et mes copines aussi - que cette rencontre magique était le fruit d'un hasard divin.
Le lendemain, quand Antoine Decaunes a traversé la cour sous les yeux médusés d'un collègue, on s'est dit que dis-donc, tout de même, deux people en deux jours, pas mal.
Le jour d'après, Gérard Darmon est sorti de l'ascenseur. Bon, là, on a commencé à s'interroger. Journaliste, qu'est-ce que vous voulez, c'est un métier.
Mais c'est quand le Eric d'Eric et Ramzy a franchi la grille de l'immeuble qu'on a décidé de mener l'enquête.
Non parce que bon, on voulait bien croire qu'à la capitale on a plus de chances de rencontrer des stars, à ce niveau là c'était un peu comme si on vivait dans la ferme des célébrités sauf qu'en plus les people en question n'étaient même pas des ringards.
On n'a pas eu à chercher très longtemps. Encore une fois, journaliste c'est un métier. En vrai pros de l'investigation, on a donc demandé au concierge qui nous a donné l'explication de ce défilé de célébrités. Même si je ne peux rien vous dire, sachez que ma théorie initiale selon laquelle tous ces hommes venaient voir le spécialiste du cuir chevelu qui a sa plaque à l'entrée n'était pas la bonne.
Pardon Yannick n'avoir imaginé que tu venais te faire coller des cheveux.
Bon, je ne vous la donnerai pas, l'explication, parce que voyez-vous, entre people on est super solidaires. Et que depuis que je suis dans Bien dans ma vie, je sais ce que c'est que la pression de la célébrité. Je ne veux pas cracher dans la soupe parce que sans mon public je ne serais rien. Il n'empêche qu'il faudra me passer sur le corps pour que je vende la mèche.
Juste je peux vous dire qu'il y a dans l'immeuble quelqu'un à qui tout le show-biz vient rendre visite un jour ou l'autre, pour des raisons professionnelle. Et que ce quelqu'un a eu l'idée de génie de s'installer au même endroit que les nouveaux locaux du média le plus austère et confidentiel de la planète. Non je ne travaille pas à "Carpes magazine" - si, ça existe - mais pas loin. Grace lui en soit donc rendue.
Bref, quelque part, je dois vous l'avouer, moi qui deviens hystérique quand je croise Danièle Gilbert à la Gare de Lyon, je vis un rêve. Et je pèse mes mots. Presque je pourrais penser que je suis morte et que mon paradis à moi c'est de fréquenter les people.
Bon, l'inconvénient, c'est que je n'ai pas 36 raisons de trainer dans la cour de l'immeuble. Pas même une en fait. Sauf quand je vais manger ou que je repars. Ce qui ne me donne pas beaucoup de probabilités de croiser Georges Clooney.
Pas comme les veinards de fumeurs qui n'en finissent pas de revenir en nous racontant qu'ils ont vu Gad Elmaleh ou Dominique Lavanant.
Alors que moi, je dois bien l'avouer, je n'ai au compteur que Yannick Noah.
Et Mimi Mathy.
D'accord, Yannick compte triple.
M'enfin bon, je ne vais quand même pas risquer de passer à côté de Charles Berling, Jean-Pierre Darroussin - c'est comme ça, Darroussin me fait des guilis au zizi ça ne s'explique pas - ou Gérard Lanvin, tout ça pour une bête histoire de cancer du poumon que si ça se trouve j'aurai quand même dans cinquante ans !
Par conséquent, c'est décidé, je reprends la cigarette. Pas question que ma collègue clopeuse profite de Marc Lavoine pendant que moi je me contente de Mimi Mathy.
Je sais, c'est complètement con. En même temps je n'ai jamais prétendu être une lumière.
Tu portais des foulards. Tous les jours, toutes les saisons. Cette habitude était ancienne, je me souviens qu'adolescent tu me piquais les miens. C'était ton excentricité, ces tissus bigarrés qui flottaient autour de ton cou.
Alors chose promise, chose dûe, parlons un peu de la Nouvelle star, même si Hélène en a déjà fait un très bon compte-rendu hier.
Autant vous prévenir de suite, ce billet est entièrement consacré à mon actualité. Je sais, c'est assez insupportable et limite il faudrait créer une nouvelle rubrique pour ce blog, genre "36-15 je m'la pète".
Mes lapinoux.
Mes petits lapins, l'heure est solennelle. D'ici quelques heures, on n'aura plus le droit de parler des élections. Ceci sera donc mon dernier message à caractère apolitique de gauche. Avant de me taire, je veux en effet vous dire une chose.
Hier, à Charlety, j'ai entendu des yala, des inch'allah et même des Alleluia. J'ai vu des familles assises sur la pelouse du tram parce qu'elles n'avaient pas pu entrer dans le stade.
Je suis bien embêtée. Mais alors bien embêtée. Pourquoi ? Parce qu'à quelques jours du second tour des élections présidentielles, j'ai du mal à penser à autre chose. A tel point que j'ai survolé le Elle spécial mode sans même trouver un motif d'agacement. Ce qui en soi est la preuve que tout de même, je suis perturbée.
Alors puisque vous voulez cette suite, c'est bien volontiers que je vous la livre. La fin sera pour demain. Si j'échelonne, ce n'est - pour une fois - pas par volonté de faire un odieux teasing mais plutôt par peur d'être trop longue. Bon week-end à tous et à toutes.
Bon, je sais que vous êtes des centaines, à attendre, fébriles, le compte-rendu de la soirée d'hier. Et je vous comprends, puisque très honnêtement, hier soir, c'est chez
Il y a deux jours, j'ai rêvé d'être une petite fille de six ans. Ok, ça m'arrive assez souvent, dès que j'ai un léger souci, de vouloir redevenir un bébé. Mais là, c'était pour une toute autre raison. Je vous raconte ?
Bon, d'accord, d'accord, d'accord, je vais vous parler politique. Grace à vous, j'ai compris que je n'étais pas qu'une miss, mais peut-être aussi un leader d'opinion, un esprit éclairé dont la mission est de guider les âmes égarées sur le chemin sombre et tortueux de la présidentielle.

















