Pensées d'une ronde

Pourquoi pour moi, c'est elle.

Bon, d'accord, d'accord, d'accord, je vais vous parler politique. Grace à vous, j'ai compris que je n'étais pas qu'une miss, mais peut-être aussi un leader d'opinion, un esprit éclairé dont la mission est de guider les âmes égarées sur le chemin sombre et tortueux de la présidentielle.

 

Oui, je vous le confirme, cette fois-ci ça y'est, la courge a le melon. Grave. Mais bon, qu'est-ce que vous voulez, c'est votre faute aussi, vous avez été des centaines hier à me supplier de vous expliquer pourquoi en dehors de Ségo, point de salut. Et voyez-vous, je vous ai compris. Oui, mes frères et soeurs, je vous ai entendus et compris. Donc je vais vous expliquer.

 

Oui, bon, d'accord, DEUX personnes m'ont demandé de dire le pourquoi mon vote. Et les pauvres ignoraient sans doute que je n'attendais que ça pour dégainer tous mes arguments. Je suis en réalité une psychopathe de la politique et sans le savoir vous avez réveillé la bête qui sommeillait en moi depuis 2002.

 

Alors voilà. Je ne vais pas vous faire le coup de "mon pacte présidentiel" comme le ferait miss Royal. Non, ça à la rigueur, autant que vous alliez regarder l'original, là, si ça vous chante.

 

Ce que je vais faire, c'est juste vous donner les grandes raisons pour lesquelles pour moi, il n'y a tout simplement pas d'autre choix possible. Je précise que je ne fais pas ça pour convaincre qui que ce soit - en fait si, un peu bien sûr, mais pas que - et que je sais pertinemment que pour celles et ceux qui sont résolument pro-Sarkozy, ce billet ne sera d'aucune utilité. Je le comprends d'ailleurs. Personnellement vous pourriez bien me faire avaler des dizaines d'argumentaires pour me faire changer d'avis, ce serait juste pas la peine.

 

Bref. Je m'aperçois que je suis une piètre politique parce qu'à ce stade il y a probablement un lecteur sur deux qui a décroché.

 

Tant pis. Toi, lecteur qui reste encore éveillé, ces mots sont pour toi, pour toi tout seul.

 

Alors, donc, pourquoi ? Je vois cinq grands arguments que je vous livre en toute simplicité.

 

- Premièrement, même si ça semble couler de source, je suis de gauche et c'est familial. En 81, mes parents ont débouché le champagne et moi j'étais heureuse, puisqu'eux aussi. Ok ensuite, on a pas trop rigolé vu que pendant les années Mitterrand, mon père, il s'est fait licencié proprement. Du coup, on n'avait plus un radis. Mais malgré tout, toutes ces années qui ont suivi, ça ne l'a pas empêché de continuer à voter à gauche. Même quand il a été contraint de vendre des purificateurs d'eau de monsieur Culligan. Et ma mère, elle est prof. Ben oui, ça fait une lourde hérédité.

 

- Deuxièmement, Ségolène Royal, on nous la vend comme une femme coincée et conservatrice. Faudrait pourtant pas oublier que la pillule du lendemain dans les écoles, c'est elle. Le congé paternité aussi. D'accord, elle n'aime pas les strings chez les gamines de 14 ans. Personnellement moi non plus, mais bon, ça doit être parce que le string et moi on est fachées, vu que je passe ma journée à tenter d'enlever la ficelle d'entre mes fesses, ce qui parait-il est un peu absurde.

 

J'avoue, j'ai parlé de string pour tenter de garder mon lectorat malgré le fait que je parle politique. Egalement pour google, ça marche à tous les coups, "ségolène en string".

 

- Troisièmement, et là je redeviens sérieuse, mais lecteur ne t'endors pas je t'en supplie, Ségolène Royal a des propositions avec lesquelles je suis vraiment en accord. Comme celle d'octroyer une allocation d'autonomie aux étudiants en échange de cours de soutien que ceux-ci donneraient à des élèves en difficulté. Ou d'aider les entreprises, mais surtout celles qui recrutent. Ou de faciliter la garde d'enfants pour que les femmes qui le souhaitent travaillent. Ou de créer des emplois tremplin pour les jeunes pas trop qualifiés. Ok, ça coûte cher. Mais bon, franchement, ce porte-avion, on en a vraiment besoin ?

 

- Quatrièmement, au risque de passer pour une bonne grosse égoïste, ce que je suis un peu, rien dans ce que propose Nicolas Sarkozy ne m'intéresse au premier chef. Je veux dire par là que par exemple, le fait que les droits de succession seront considérablement diminués me fait une belle jambe; Ben oui, la vieille tante milliardaire que j'ai sûrement quelque part est à mon avis morte en oubliant de demander à quelqu'un de me contacter. C'est comme pour l'ISF, je ne suis pas super concernée, hein. Ne parlons pas du fameux plan comme quoi avec lui on pourra travailler plus pour gagner plus. Parce que bon, je travaille déjà beaucoup et que mon patron, je le vois déjà se bidonner quand j'arriverai dans son bureau pour lui dire que je veux faire des heures sup' pour être plus riche. Vu que les heures sup' on les fait gratos depuis des années. En plus, on a beau m'expliquer, je ne vois pas trop comment ça règlera le problème de ma copine Julie qui ne trouve pas de boulot depuis un an, que moi je fasse du rab.

 

- Cinquièmement, et là promis, lecteur solitaire et abandonné, c'est la fin. Cinquièmement donc, je ne crois pas que les immigrés soient la cause de tous nos problèmes. Je ne crois pas que le suicide soit inscrit dans les gênes - et sur la question il ne faudrait pas trop me chatouiller en ce moment - ni la pédophilie ou le crime. Je ne sais pas si je suis "née" hétérosexuelle et quelque part je m'en fous. Peut-être même qu'un jour si ça se trouve je vivrai une histoire d'amour avec une femme, j'en sais rien et toi non plus Nicolas. Je ne crois pas que certains naissent faibles sans qu'on puisse plus rien pour eux tandis que d'autres - bizarrement plutôt du côté de Neuilly - ont la baraka dès le berceau. Je n'ai pas envie non plus que mes enfants voient débarquer des policiers dans leur école ou assistent au spectacle de l'arrestation musclée de la grand-mère de leur copine Emanie.

 

Voilà. J'ai été longue, fallait pas m'inviter.

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Dans la file du bureau de vote

Hier, dans la file du bureau de vote, j'ai vu des jeunes filles pour qui c'était la première fois et qui étaient émues comme si elles allaient à un rendez-vous amoureux.

 

Hier, dans la file du bureau de vote, j'ai vu des enfants de toutes les couleurs qui jouaient au ballon ensemble pendant que leurs parents étaient dans l'isoloir.

 

Hier, dans la file du bureau de vote, deux femmes derrière moi allaient voter en se donnant la main, sans gêne.

 

Hier, dans la file du bureau de vote, c'était un joyeux bordel, on se trompait de queue, et on faisait tomber les bulletins qui s'envolaient dans un courant d'air. 

 

Hier dans la file du bureau de vote, je me suis sentie fière d'appartenir à cette tribu hétéroclite, bigarrée et pas toujours très disciplinée.

 

Alors ce matin, j'espère qu'au lendemain du 6 mai, les enfants de toutes les couleurs joueront encore dans les cours d'école. J'espère que ces deux femmes pourront marcher dans la rue sans peur d'être considérées comme des erreurs génétiques. J'espère qu'on aura encore le droit de n'être pas toujours très disciplinés. Et ça, je l'espère, quel que soit le résultat de ces élections.

 

EDIT: Hier soir, pour les résultats, on était nombreux dans le salon. Et il y avait une toute petite fille, une minuscule citoyenne, qui s'appelle Lilas.

 

EDIT 2: Ceci était mon dernier billet apolitique de gauche. Je ne veux pas non plus transformer cet espace en arène politique. Malgré tout je ne regrette pas de m'être exprimée clairement. Et je vous remercie d'avoir laissé ici des mots empreints d'une tolérance et d'un respect des opinions de chacun qui m'ont tout simplement touchée.

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Moi c'est Royal

Bon.

 

Vous le savez, ce blog est un espace apolitique de gauche. Jamais jusque là, je ne l'ai utilisé à des fins électoralistes et militantes. Non, désolée, jamais.

 

Oh, je trouve que vous chipotez un peu. Peut-être que ça et là, je me suis permis de faire quelque allusions extrèmement subtiles. Mais franchement, je n'appelle pas ça de la propagande.

 

En tous cas ce n'était rien à côté de ce que je vais faire aujourd'hui. 

 

Parce qu'aujourd'hui, en ce samedi, je vais pousser mon grand cri. D'une femme de gauche.

 

Royaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal ! 

 

Pourquoi ? Parce que je me dis qu'après tout, si ça pouvait influencer ne serait-ce qu'une ou deux personnes ça serait toujours ça de gagné. Et comme je suis une vraie femme engagée qui n'a pas peur, et bien je prends le risque de perdre quelques lecteurs qui seraient agacés par cette prise de positition. Bon, en même temps, je vous l'accorde, je ne mets pas non plus ma vie en jeu.

 

Bref, voilà, moi demain, je vote.

 

Et je le dis haut et fort, je vote Ségolène Royal. Avec conviction. Et une bonne dose d'irrationnel et de naïveté. Parce que pour moi, c'est ça la politique.

 

Quoi qu'il en soit, les gars et les filles - et surtout les filles parce que bon, ne nous voilons pas la face, vous composez 98% du lectorat de ce blog, en tous cas le lectorat qui commente - demain, votez. N'oubliez pas mes soeurs, que le droit de vote, on ne l'a pas depuis si longtemps. 63 ans exactement. Au jour près. A l'époque, certains hommes craignaient que le pire n'arrive si on donnait aux pauvres écervelées que nous sommes la possibilité de voter.

 

Nos grands-mères se sont battues pour les faire mentir, faisons honneur à leur combat.

 

Bon week-end citoyen, mes chéries.

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Ginette, la libido et champagne

Aujourd'hui, c'est un billet IN-FOR-MA-TIF. Alors d'emblée, je vous demande d'être indulgents, le style ne sera peut-être pas brillant, ce qui compte c'est de faire passer l'IN-FOR-MA-TION.

 

Premièrement, mercredi 25 avril à partir de 19h30, je vous attends chez les Dessous de Ginette. Non, je n'ai pas dit qu'on avait rendez-vous dans un lupanar ou sous les jupes d'une fameuse Ginette qui serait tout de même assez gonflée d'accepter ça. En fait, les Dessous de Ginette, c'est juste THE place to be mercredi, THE endroit de filles, débusqué par Hélène, la prêtresse de la blogosphère - je sens qu'elle va adorer, le coup de la prêtresse - et en passe de devenir tout simplement le temple de la branchitude.

 

Pour y aller, c'est simple:

 

Les Dessous de Ginette : salle sous le bar Ginette de la Côte d'azur
101 rue Caulaincourt
75018 Paris
Métro Lamarck Caulaincourt, ligne 12

 

Pour un avant-goût, regardez là.

 

Pourquoi ce rendez-vous ? Heu... Et bien c'est simple. Pour me rendre hommage. En tous cas, pour célébrer la parution de mon chef-d'oeuvre très très hot, intitulé "Libido en berne ? Pimentez votre couple".

 

 

Sans blague, cet ouvrge est torride, précipitez-vous dessus.

 

Ok, pour toucher mon premier centime d'euro de droits d'auteur, il faut que j'en vende 30 000 exemplaires. Vous me pardonnerez donc l'aspect raccoleur de ce billet IN-FOR-MA-TIF.

 

Quoi qu'il en soit, mon bébé sort le 25 avril et dès lundi je devrais le tenir entre mes mains. Je sais c'est idiot, mais c'est un peu comme si lundi c'était Noël.

 

A part ça, mercredi, Hélène et Alexandra, alias Pomme, seront là également et ce sera donc l'occasion de faire dédicacer leurs livres à elles qui sont pas mal non plus, même si bon, désolée les filles, mais là c'est MON heure de gloire. Julie, qui est en grève de blog et qui n'a toujours pas commencé à écrire de livre sera également des notres. A défaut de lui faire dédicacer des bouquins, vous pourrez la toucher, en vrai. Désolée Julie, mais encore une fois, il faut vendre, ma cocotte, donc je t'utilise un peu.

 

Surtout, surtout, je serai ravie de mettre un visage sur les Zaza, Mamzelle Maupin, Baboux, ByKiss, Poupette33, Chouchou44 et tous les autres. Bref, viendez les amis, en plus à partir de 21h30, y'aura un chanteur et parait qu'on peut danser.

 

Ah, et pour finir, j'ai mis "Champagne" dans le titre parce qu'on est pas des bêtes, donc personnellement, mercredi, c'est champagne à gogo. Une des raisons d'ailleurs pour lesquelles j'ai VRAIMENT besoin que vous achetiez mon livre. Ben oui, le champagne, ça coute un peu plus cher que la limonade.

 

Edit: La magnifique photo de chez Ginette a été prise par Hélène. Merci ma prêtresse.

Edit 2: Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'Hélène. Mais ne dites à personne que je vous l'ai dit..

Edit3: Un grand merci d'avance à Lovepink, alias Kristel. Les dessous de Ginette, c'est elle !

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Maitre Nadjaaaaaaaaaaar

Bon, aujourd'hui, c'est jeudi et jeudi, c'est le jour désormais du compte-rendu de la Nouvelle Staaaaaaaaaaar. Tadaaaaam !

 

Je sais, certains d'entre vous se contrefichent de la Nouvelle star, voire trouvent cette émission nulle et non avenue. Peut-être, peut-être. En même temps, moi j'adore, désolée. En revanche, le problème, c'est que là, j'ai changé de préféré. Julien, je suis désolée, mais je suis un tout petit peu d'accord avec Marianne, t'as pas besoin d'en faire autant. Tes petites grimaces, va falloir me les corriger pour la semaine prochaine.

 

Par contre, par contre...

 

Pierre.

 

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhh, Pierre.

 

Pierre, tu ressembles à Georges Clooney, sauf que toi tu es jeune. En plus tu as chanté Angie comme un professionnel et pourtant, cette chanson, c'est un gold, un intouchable. Bref, Pierre, tu es mon nouveau chouchounet.

 

Avec Tigane. Et aussi Alex, parce que wouahou Alex, quand il danse, pfiouuuu.

 

Bon, et puis Julien, bien sûr, on t'aime quand même.

 

Quand j'y pense, la Nouvelle Star, c'est un peu mieux que les Chippendales.

 

Edit: Je voudrais par ailleurs préciser qu'à mon sens, le vrai héros de la Nouvelle star, ce n'est pas Dove Attia, ni André Manoukian, encore moins Manu Katché ou Marianne James. Non. La vraie figure emblématique de cette émission, c'est Maitre Nadjar. L'huissier de justice à la voix de fausset. Qui toutes les semaines, vaillament, tente de placer un mot de plus. Hier, il a tenu exactement 35 secondes à l'antenne. Un record. Bravo Maitre Nadjar.

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Le Flocon c'est trop facile

Oyez oyez braves gensssss, je suis rentrée.

 

Je suis rentrée et déjà en colère.

 

Oui, je sais, c'est limite pathologique d'être en colère après une semaine idyllique dans les alpages. Mais je vous jure que ce n'était pas prévu. Je pensais très sincèrement vous faire un petit billet tout doux, rempli de tout ce qui dans mes vacances m'avait comblée.

 

Du genre que mes loulous ont eu le flocon.

 

Malgré le forfait de ma fille déclaré à la dernière minute pour cause d'indigestion de raclette. Ou de chocolat. La pauvrette a vomi tout son quatre quart sur ses skis. Et sur sa salopette. Et aussi sur mes boots. Egalement sur le siège auto. Heureusement, le moniteur, charmant Patriiiiiiiiiick aux yeux bleux, lui a décerné le flocon au mérite.

 

Ouf.

 

Quand à mon fils adoré, il a même eu le privilège de passer les épreuves de la première étoile.

 

Qu'il a foirée dans les grandes largeurs.

 

Mais re-ouf, il est reparti avec à la boutonnière un sublime flocon tirant presque sur la première étoile. Ok j'admets, ma fierté de mère en a malgré tout pris un coup, cette première étoile, je me la rêvais. J'ai beau conspuer les parents qui misent à fond sur leurs enfants pour expier leurs propres échecs, j'aurais évidemment adoré que la chair de ma chair soit repérée par Patou comme futur haut potentiel du ski alpin. A priori c'est raté, mais rien n'est perdu, il reste tout un tas de sports qu'il n'a pas encore essayé.

 

Bon, bref, ce fut une semaine pleine de petits bonheurs, de soleil de montagne, de livres délicieux dont je vous parlerai, de chaises longues, de remontées sur les télésièges le visage tourné vers le soleil, de jours sans douches - oui, pour moi, les vacances c'est aussi parfois ne pas se laver, j'assume - et de nuits paisibles rythmées par le flot du torrent. Oh, bien sûr, il y eut des dilemmes abominables comme celui de savoir si cette fois-ci "on redescend par la bleue de l'Eychauda ou la rouge de la Cucumelle" ? Ou pire, "vin chaud ou grog, pour la pause de dix heures ?". Voire carrément déchirants, le soir venu, "raclette ou fondue ?". Et oui mes amis, même quand on pense que tout va bien, la vie reste une succession d'épreuves pas faciles faciles.

 

Tout ça ne vous dit évidemment pas pourquoi ce matin je suis en colère. Et là tout de suite, je me demande si finalement je ne vais pas vous faire attendre un peu pour vous l'expliquer. Parce que quelque part, ce n'est pas super sympa de revenir après une semaine d'absence - au fait, vous avez pleuré ? - et d'immédiatement vous infliger un grand cri de femme qui souffre. Certes, on est lundi et qui dit lundi dit grand cri. Mais après tout, avec mardi aussi ça rime.

 

Quoi qu'il en soit mes petit lapins, vous m'avez drôlement manqué.

 

EDIT: Juste un petit mot pour une petite fille au prénom de fleur née hier à qui je pense très fort aujourd'hui parce qu'elle est un tout petit peu fragile. Des baisers aussi à sa maman et à son papa. Tout va bien se passer.

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A y'est je pars !!!

Et voilà, je pars, avec mes leggings, ma robe housse, mes dizaines de choses qui ne me serviront à rien, mes enfants sous le bras, mon homme atterré par le nombre de valises qu'il va devoir porter - ben oui moi je me charge de mon ordinateur au cas qu'où y'aurait du réseau en haut des pistes - à boire et à manger pour dans le train, sans oublier les pastilles vichy pour le mal de coeur et aussi mon I-Pod en cas d'insomnie.

 

Allez, mes chatons, cette fois-ci c'est la bonne, on décolle. Je ferme la boutique et les commentaires pour pas laisser le terrain libre aux trolls et aux spameurs.

 

Gros baisers et à la semaine prochaine !

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Mon coming out

Ce soir, je pars en vacances. Les loulous, l'homme et moi on fait nos valises et on prend le train de nuit, direction le grand air des alpages. Je m'y vois déjà: les enfants au cours de ski - parce que c'est important pour eux de savoir bien dévaler les pentes - et l'homme et moi sur une terrasse en altitude et au soleil, avec tous les bouquins que je n'ai pas eu le temps de lire ces derniers mois.

 

Bon, ok, si je veux être vraiment honnête, je reconnais que les cours pour les enfants ça coûte un bras mais que c'est le seul moyen pour avoir la paix et boire mon vin chaud pénard. Et pour les livres, y'a aussi des chances qu'ils perdent la compétition face à la pile de voici, gala ou match que je vais me faire un plaisir d'acheter à la maison de la presse de la station. Même pas honte.

 

Bref, ce soir c'est les vacances, ce qui signifie que je vous quitte une semaine. Je sais, c'est dûr. Il va falloir tenir le coup être et courageux mes petits poussins. Regardez, moi, je ne pleure pas. Alors haut les coeurs. En plus, je suis sûre qu'à mon retour, j'aurai des tonnes de choses à vous raconter. Ben oui, le ski, c'est un vivier d'anecdotes. Du genre ? Et bien du genre par exemple que l'année dernière, mes enfants, dignes héritiers de leur mère pas trop agitée du popotin, ont réussi l'exploit de rater leur Flocon. Ah ben oui, moi aussi je pensais que c'était impossible. Et bien non, ils l'ont fait. Donc cette année, on repart avec un sacré challenge, je peux vous dire. En même temps, étant donné qu'ils auront au bas mot trois ans de plus que les autres candidats, on espère vraiment que cette fois-ci le flocon ça sera finger in the nose.

 

Donc mes petits lapins, je vous laisse. Mais avant de partir, je veux vous faire un aveu. De la plus grande importance et qui n'a rien à voir avec le ski. Cet aveu, je vous le fais aujourd'hui pour que vous ayez ensuite un peu de temps pour me pardonner. Non mais ne paniquez pas, je n'ai pas commencé un régime protéiné, je n'ai pas une liaison avec un nutritionniste et je vous JURE que je n'ai pas acheté un bloomer.

 

Mais.

 

Mais voilà, j'adore les leggins.

 

Je sais, c'est nul.

 

C'est vrai, j'ai toujours dit que je détestais ça.

 

Ben en fait c'était pas vrai.

 

Mais j'ai de bonnes raisons de les aimer.

 

Vous en voulez une ?

 

Les leggins sous les jupes, ça règle le problème des cuisses qui se touchent.

 

Quoi d'autre ?

 

Les leggins, ça n'a pas de boutons qu'on arrive plus à fermer certains matins.

 

Et puis ?

 

Les leggins ne sont jamais trop longs et il ne faut pas leur faire d'ourlets.

 

Oui mais bon, c'est tout ?

 

Les leggins ça file pas et ça tombe pas entre les jambes comme les collants. En plus on peut en mettre tout l'été sans passer pour une amish, ce qui n'est pas le cas des collants .

 

Bon, voilà, je l'ai dit. J'ai fait mon coming out du legging. Je me sens super légère maintenant.

 

Non mais au lieu de me jeter la pierre, franchement, essayez. Une robe housse, un legging et des ballerines. D'accord, y'a des chances qu'on se lève dans le bus pour vous céder la place. Perso, un serveur au resto m'a souhaité une bonne fin de grossesse pas plus tard que la semaine dernière. Devant tous mes copains DONT une amie enceinte de 7 mois à qui il n'a RIEN dit.

 

Mais à part ce léger inconvénient, qu'est-ce qu'on est confort nom d'un chien...

 

Allez mes cailles, sur ce, je vous embrasse.

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La nouvelle star, ma dépression et moi

Alors ma dépression et moi, on voulait vous dire que tout va bien. On a regardé la Nouvelle Star et ça s'est super bien passé.

 

On vous raconte ?

 

 

 

Bon, en gros, on a commencé assez fort en pleurnichant quand Marianne James a dit à Martine qu'elle était très en beauté. Ma dépression et moi on trouvait que c'était super vrai. Et quand la jolie Martine, qui a des fossettes incroyables et qui sourit quand elle a peur a répondu à Marianne que ça lui faisait super du bien vu qu'elle est très complexée, on s'est un peu identifiées, avec ma dépression. Du coup, on a un peu ouvert les vannes.

 

Bon, après, on a bien apprécié Gaëtane et on a quand même rigolé à cause du "tract" de Dove qui en plus n'entendait rien et qui du coup votait bleu quand il pensait rouge.

 

Par la suite, forcément, on s'est fait avoir par Raphaëlle qui a chanté Yesterday comme une diva, avec sa petite soeur handicapée qui serrait fort la main de sa maman. Bon, là, ma dépression et moi on s'est carrément lachées. Mais très honnêtement c'était rien à côté de ce qu'on a braillé au moment où Tigane a interprêté Crazy en accoustique. Faut dire que sa maman, magnifique en boubou, pleurait à chaudes larmes et qu'on voyait bien que ça venait de l'intérieur.

 

Bon, heureusement, ensuite, il y a eu Julien, qui nous a fait l'effet d'un prozac. Voire d'un viagra. Julien, c'est simple, c'est la preuve vivante qu'on peut mesurer un mètre douze, avoir une barrette dans les cheveux, danser en legging et arriver quand même à chatouiller le kiri des filles.

 

Voilà, après on est allées se coucher, la tête pleine de "grands ui" et de chansons qu'on était pas arrivées "à s'approprier".

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Six ans...

Hier, ma mère, au téléphone, après une conversation anodine:

 

- "Tu te rends compte, cette nuit j'ai rêvé de grand-père. Pour la première fois depuis six ans. Il était sur le chemin de la maison et je lui disais de ne pas s'en aller. Six ans. En six ans, je ne l'avais jamais vu en rêve. Et cette nuit, il était là, c'était lui".

 

Après ce coup de téléphone, j'ai pensé à lui toute la journée. A ce grand-père qui faisait de tous petits pas et qui prenait toujours beaucoup de précautions pour ne pas tomber.

 

Mon petit grand-père qui couvrait mes livres à chaque rentrée scolaire. Du coup j'avais toujours, moi la souillon, les livres les plus impeccables de toute l'école. Au carré.

 

Même qu'aujourd'hui encore quand je regarde les cahiers de mes enfants recouverts n'importe comment par mes soins, j'ai la gorge serrée.

 

Il n'avait pas droit au sucre parce qu'il était diabétique mais tous les dimanche, il nous apportait une nouvelle barre de chocolat. J'ai compris très tard qu'il en crevait de ne pas pouvoir y goûter et qu'il les mangeait par procuration. Il devait avoir une petite préférence pour les Raiders - Twix pour les moins de 30 ans - et les Nuts. Les Balisto, aussi.

 

Avec ma grand-mère, ils passaient leur temps à se disputer. Mais pas qu'un peu, hein. Vraiment. Aujourd'hui, elle ne peut s'endormir qu'avec sa photo sous son oreiller.

 

J'ai demandé à ma mère si ça l'avait rendue malheureuse de rêver de lui.

 

Je crois qu'elle ne m'a pas vraiment répondu à bien y réfléchir...

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Lisbonne, spécial maigrir et Nouvelle star

Bon, ceci est un non billet. C'est un non billet parce qu'à l'heure où vous me lisez je suis dans un avion pour Lisbonne. Donc, à l'heure où je vous écris, à savoir hier soir - sauf que pour moi c'est maintenant hier soir, si vous me suivez - je suis juste dans un état lamentable à la perspective du décollage.

 

A côté, Turin, c'était la fête du slip.

 

Du coup, je ne vais pas arriver à écrire quelque chose de cohérent. Pourtant sérieux, j'ai matière. Au hasard, le Elle "Spécial maigrir". Franchement, de quoi crier comme une bête qu'on égorge. Mais là, je peux pas crier, j'ai une grosse boule, là, juste là.

 

Allez, bon, d'accord, je ne pousse pas mon grand cri mais juste quand même, je ne résiste pas à vous livrer une petite perle. Qu'on soit bien d'accord, sur les 346 pages - au moins - consacrées à nos vilains capitons, des occasions de se marrer, il y en a des tonnes. Mais ce qui m'a fait le plus rire, c'est le coup du "Régime gourmand" proposé pour perdre genre cinq kilos en trois semaines - et les reprendre avant l'été avec les intérêts.

 

Ce régime, il est super génial, parce qu'on peut le MODULER. Un jour on choisit le menu "liberté", et on mange "copieux", un jour on prend l'option "TGV" et là on se restreint. Bon, jusque là, tout va bien, en tout cas, rien d'hilarant. Attendez, attendez... C'est là que ça devient drôle. Je ne vais pas avoir besoin d'en faire des tonnes en plus, vous allez voir. Juste vous donner un exemple de repas trop de la liberté qui tue: Salade de betterave, blanc de poulet grillé et... et... THE dessert, THE pétage de plomb gourmand: UN carré de chocolat. Noir.

 

Je vous laisse imaginer l'orgie des jours TGV.

 

Voilà, sur ce je vous laisse mes petits chéris parce que c'est pas tout ça mais là je tente de noyer mon angoisse devant la Nouvelle Star et on en est au moment où les 15 candidats finaux sont sélectionnés. Honnêtement, je me soupçonne de couver une dépression nerveuse parce que quelle que soit la réponse du jury, je pleure. Bruyamment.

 

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Dépistage, utérus et foire du Trône

Aujourd'hui, je veux vous raconter une petite histoire. Une petite histoire qui vous donnera peut-être envie d'aller à la Foire du trône le 30 mars. Ou chez votre gynécologue.

 

Non, je vous jure, je n'ai pas picolé, jamais le lundi matin.

 

Allez, assez trainé, ma petite histoire qui en réalité va être un peu longue, la voilà.

 

On est en 1995. J'ai 24 ans et j'ai rencontré l'homme depuis quelques semaines. Je n'ai encore jamais pris la pilule parce que mes relations amoureuses ont été jusque là tour à tour sporadiques, lamentables et sans espoir. Donc préservatif et basta.

 

Du coup, mes visites chez le gynécologue se comptent alors sur les deux doigts d'une main. Et je n'ai jamais fait de frottis. D'ailleurs je ne sais pas ce qu'est un frottis.

 

Mais en ce mois de juin, je viens de rencontrer sabre laser et je sens que cette fois-ci, ça pourrait durer un peu plus longtemps. Alors je prends mon courage à deux mains et je prends rendez-vous chez le médecin des zézettes. Avec une appréhension pas croyable parce que bon, on en a déjà parlé mais les étriers et tout le tintouin, ce n'est pas franchement la joie.

 

Une fois dans le cabinet médical, tout se passe bien. La dame, très chic, me prescrit la pilule et me fait un frottis. Je repars avec la sensation d'être une femme libérée et responsable à la fois. Barbara Gould peut aller se rhabiller.

 

Et puis quelques jours après, je reçois un coup de téléphone. La dame très chic a un ton un peu inquiet et me demande de revenir la voir parce que le laboratoire d'analyse "a décelé quelques anomalies". Entre cette brève conversation et le deuxième rendez-vous, le mot "anomalie" tourne et retourne dans ma tête, jusqu'à ce que j'aie l'impression de n'être moi même qu'une énorme anomalie. J'en parle un peu à l'homme mais pas trop parce que maladie et début de relation amoureuse ne font pas forcément bon ménage. Barbara Gould n'est plus qu'un lointain souvenir.

 

Au deuxième rendez-vous, la dame très chic m'examine plus attentivement, fait des prélèvements qui me donnent l'impression d'être transpercée de part en part. Elle m'explique qu'il y a des années j'ai du contracter un virus, au joli nom de "Papilloma" et que ce virus a manifestement endommagé le col de mon utérus.

 

J'apprends dans le même temps que mon utérus a un col et qu'il peut être pour ainsi dire grignoté par un virus sexuellement transmissible. En même temps je n'arrive pas à être très inquiète parce qu'un papillon ça ne peut pas être bien méchant.

 

Je réalise aussi qu'on peut avoir eu la vie sexuelle d'une bonne soeur et réussir l'exploit de choper une mst. Je me dis que ça se confirme, j'ai légèrement la poisse.

 

Re-attente, re-coup de fil, re-ton inquiet en pire. "Il faut prendre rendez-vous très vite avec le docteur X à l'Institut Fournier à Paris pour pratiquer une intervention, mademoiselle".

 

A partir de là, les choses s'accélèrent, je rencontre un médecin italien magnifique de beauté que j'aurais rêvé aborder autrement qu'avec un col de l'utérus en chou fleur. Il m'explique avec un accent charmant que je suis en phase pré-cancéreuse. Je me fais la réflexion que le mot cancer prononcé à l'italienne fait tout de même très peur.

 

Il m'explique qu'il va vaporiser mon col  au laser pour brûler les cellules malignes. Il dit que ça ne fera pas mal parce qu'auparavant il aura pratiqué une anesthésie locale. Je ne ne sais pas ce qui me fait le plus peur: être passée au napalm, avoir un cancer ou la perspective d'une anesthésie LOCALE...

 

Voilà. La suite, elle n'est pas très intéressante. Le bel italien a fait ce qu'il avait à faire, dire que ce fut agréable serait exagéré. Après cinq ans à être suivie scrupuleusement tous les six mois, je peux un peu baisser ma garde et ne faire un frottis que tous les ans. Surtout, depuis, j'ai eu la confirmation qu'avec Sabre laser, c'est une affaire qui marche. Et que quelque part, il m'a sauvé. Parce que le bel italien me l'a dit, c'était une question de mois avant que les choses ne prennent une toute autre tournure.

 

Ainsi s'achève ma petite histoire.

 

Bon, d'accord, mais pourquoi tout ceci vous donnerait envie d'aller à a Foire du trône ? Patience, je vais vous le dire. D'abord, le 30 mars, pour 25 euros, on peut avoir accès à tous les manèges en avant-première avec même la possibilité de croiser sur le grand-huit Marc Lavoine, Anne Roumanov, Francis Huster ou Baffie, parrains de l'opération. Et le petit plus, c'est que l'intégralité de la recette sera reversée justement au centre Pierre Huth de dépistage précoce des cancers de l'institut Alfred fournier. L'opération est organisée par Philippe Campion, le boss de la foire du trône et Pierre Huth, tous deux se battant depuis des années pour que le dépistage soit de plus en plus généralisé.

 

Donc je résume: en y allant on fait une bonne action et on multiplie ses chances de faire un jour du train fantôme avec Marc Lavoine. Si toutefois vous n'êtiez pas tentés, que la Porte Dorée soit trop loin de chez vous ou que non, vraiment, la fête foraine ce n'est pas votre truc, vous pouvez faire autre chose.

 

Quoi ? Oh, pas grand chose...

 

Juste vous demander à quand remonte votre dernier examen gynéco. Si vous n'arrivez pas à vous en souvenir... prenez rendez-vous.

 

Foire du Trône, Pelouse de Reuilly,  12ème arrondissement, ligne 8 métro liberté ou Porte dorée, Bus PC2 ou 46. Billets en vente à la Fnac, Carrefour, Auchan, Virgin et Ticketnet

 

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Petit récap du week-end, épisode 2

Pendant que certains se la coulent douce, figurez-vous que d'autres bossent. Héééééééééééééé oui !

 

Donc à l'heure d'aujourd'hui je peux vous annoncer que tous les billets de la catégorie "La ronde et l'homme" sont en ligne. Pourquoi ceux là d'abord ? Ben c'est évident non ? Non ? Ecoutez, je ne vais même pas essayer de vous embobiner, si j'ai rapatrié ceux-ci en premier ou presque c'est parce qu'ils parlent de S-E-X-E. Et que pour l'audience, coco, y'a pas mieux.

 

Sinon, toutes mes diatribes contre les nutritionnistes ainsi que mes témoignages poignants sur les régimes ont définitivement intégré leurs nouvelles pénates. Là aussi, bien évidemment, il y a une stratégie marketing, on est une pro ou on ne l'est pas. Vous ne la voyez pas ma stratégie ? Rohhh, faut tout vous dire aujourd'hui, hein ? Facile, pourtant ! On approche de l'été, les rédactrices en chef des féminins sont en transe pré-diététique, les vitrines des magasins nous agressent avec leurs combishorts réservés aux pos-adolescentes rachitiques, donc forcément, on risque d'être tentées. C'est donc le moment idéal pour vous faire une petite piqure de rappel et vous ôter l'envie de bouffer ne serait-ce que la moitié d'un sachet protéiné...

 

Voilà, actuellement sinon sont en transit les "Instants douloureux et petites humiliations". Oui, ça aussi c'est calculé, les trucs un peu maso, les gens adooooooooooorent.

 

Edit: à nouveau un grand merci à Hélène qui à ses heures perdues - et elles n'en a pas beaucoup - prend ses petites mimines et va récupérer vos commentaires les uns après les autres, tout ça parce que vous le valez bien...

Edit n°2: Dimanche 17h49, les "Instants douloureux et petites humiliations". ont franchi la frontière sans problèmes, suivis de près par les légendaires Coups de calcaire de la ronde...

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Ta mère à La Nouvelle Star

Alors hier, je regardais la Nouvelle Star. Oh ça va, vous pouvez rigoler si vous voulez, m'en fiche complètement. La Nouvelle Star, ça fait cinq ans que j'en croque et franchement, non seulement j'assume mais j'en tire même une certaine fierté.

 

Oui, une certaine fierté. Absolument. Parce que maintenant, même dans Libé ils disent que c'est branché. Alors que moi, dès l'année où c'est ce pauvre Jonatan Cerrada qui a gagné, je le pressentais que ça deviendrait branché. Non, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je n'ai jamais imaginé que Jonatan Cerrada serait hype un jour. Mais la Nouvelle Star, oui.

 

Bref, je vais vous épargner mes commentaires sur Dove Attia qui dit "ui" et qui se plante à tous les coups, sur Manu Katché et son caractère de chien, sur André Manoukian que je trouve sex à mort alors même qu'il a des bras minuscules ou sur l'immense Marianne James que j'aime inconditionnellement, notamment - voire surtout - parce qu'elle est complètement folle.

 

Je vous épargnerai également mon avis sur les gagnants d'avant et sur ceux de cette année pour lesquels j'ai d'ores et déjà craqué. Et je ne vais même pas essayer de vous convaincre que la Nouvelle star ça n'a rien à voir avec de la télé-réalité et qu'à côté, la Star Ac c'est du crottin.

 

Non, ce qui m'est venu à l'esprit hier soir, c'est autre chose. Ce qui m'a interpelé, comme les autres années, c'est ce qui motive ces gamins, voire jeunes adultes, par dessus tout. Ben la célébrité, vous allez me dire. Oui mais pas que. La musique ? Bien sûr mais pas seulement. La compétition ? Sûrement, mais pas exclusivement.

 

Quoi alors ?

 

Leur maman.

 

Oui, leur maman. Qu'ils perdent ou gagnent, leurs premiers mots sont pour leur maman, de temps en temps leur papa. Plus grave, certains se demandent même si leurs parents vont les aimer malgré leur échec. Voilà. Au bout de tout ça, au bout de ce tunnel d'épreuves, au bout de ces humiliations, de ces déceptions mais aussi de ces grandes joies, il y a l'estime de leur maman.

 

Et moi, ça, ça me fait peur. Plus peur que le bac qu'ils n'auront peut-être pas. Plus peur que le chômage, plus peur que les chagrins d'amour. Alors pour clore le chapître de ce qu'est une bonne mère indigne, et bien je crois que tout est là. Une bonne mère, c'est celle qui fait comprendre à son enfant que sa fierté est acquise pour toujours. Et qu'aucun concours n'y changera rien.

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DS, diamants et gastro

 

Aujourd'hui c'est mon anniversaire. Je sais, ça ne se fait pas de le dire comme ça, normalement on garde ces choses là pour soi en espérant que le maximum de gens y pensera - "pensera" ou "penseront" ? je ne sais jamais avec ce genre de tournure de phrase. Mais voilà, personnellement j'ai toujours pensé qu'on n'était jamais si bien servi que par soi même et que si certaines âmes égarées avaient oublié qu'aujourd'hui c'était mon anniversaire, je leur donne en quelque sorte une deuxième chance de me le souhaiter.

 

Aujourd'hui donc c'est mon anniversaire et je suis... au fond de mon lit. Gastro à tous les étages. Classe.

 

Aujourd'hui c'est mon anniversaire et à mon réveil, l'homme m'a offert un diamant. Un tout petit diamant accroché à une chaine tellement fine qu'elle est invisible. Un diamant qui s'est niché au creux de mon cou et qui a trouvé sa place immédiatement. Que quelqu'un aille dire ensuite que the diamonds are not the women best friends... Je dois préciser que celui-ci a été élevé chez Tiffany et que forcément, il a d'excellentes manières.

 

Aujourd'hui c'est mon anniversaire et on a donc dû annoncer aux enfants que cette fois-ci c'était sûr, les études aux Etats-Unis c'était mort vu le prix d'un diamant Tiffany. En même temps, le bonheur des mamans fait celui de leurs petits, je vous le rappelle...

 

Aujourd'hui c'est mon anniversaire et dans DS il y a un article sur mon blog et le livre à venir. Bon, je pourrais me la péter mais en fait non. Disons que c'est difficile de crâner dans les dîner en ville parce qu'une journaliste parle de moi dans le cadre d'un article des plus sérieux intitulé: "Quand le vagin déprime". Voilà, j'aurais pu exprimer ma fibre artistique à travers des poèmes sur la beauté d'un paysage irlandais, j'aurais pu laisser libre court à ma créativité en écrivant des livres pour enfants ou que sais-je. Non, moi j'ai préféré écrire un bouquin de cul dans une collection intitulée "On n'est pas des courges". Moi je vous dis, quoi qu'on en pense, le melon c'est pas pour demain.

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