Pensées d'une ronde

Ah ben non moi j'avais noté pour le 30...

Bon, je publie tard aujourd'hui. Mais j'ai une excuse. Enfin, je ne sais pas si c'est une excuse. En tous cas une explication.

 

Voilà. Depuis quelques jours, j'étais assez du genre contente de moi. Du style "j'ai un nouveau blog qui pète - même pas grace à moi en plus parce que bon, autant que les choses soient claires c'est Hélène qui a fait tout le boulot avec Vincent -, mon premier livre sort dans moins d'un mois, mon second est presque terminé, je suis trop trop canon dans ma robe noire alors qu'en plus même que j'ai grossi, mon homme est formidable et fou de mon corps trop sexy, mes enfants survivent malgré la mère indigne mais néanmoins géniale que je suis". Bref, j'avais la gagne, limite insupportable. D'accord, pas limite. D'ailleurs même moi je commençais à me gonfler.

 

Et puis comme souvent dans ces cas là, la vie s'est chargée de bien me rappeler à l'ordre. Hier, mail de mon éditrice - ouais ça aussi, je l'accorde, c'est prétentieux à souhait de dire "mon" éditrice mais je ne PEUX pas m'en empêcher - qui disait à peu près ça:

 

"Bonjour Caroline, je suis un peu inquiète, vous deviez me rendre votre manuscrit le 5 mars et je n'ai aucune nouvelle. Que se passe-t-il ?".

 

Vous connaissez la sensation de l'estomac qui dégringole jusqu'à vos orteils combinée à la désagréable impression que votre coeur a migré dans vos oreilles tellement on l'entend battre fort? Et bien c'est à peu près ce que j'ai ressenti. Parce que donc hier on était le 15. Et que je pensais devoir rendre mon livre le 30. Ce qui me permettait ainsi de fanfaronner ici même sur le mode: "j'ai presque fini". Sauf que "presque", chez moi, c'est assez relatif. Très relatif même.

 

En fait il m'en restait une petite moitié à écrire.

 

A rendre donc pour il y a quinze jours.

 

Première réaction même pas digne de Bridget: "Ah mais non, chère D., je vous assuuuuuuure, on n'a jamais dit le 5, on avait dit le 30, d'ailleurs j'ai sous les yeux mon contrat sur lequel il est écrit noir sur blanc que la date de remise du manuscrit est fixée au... au... 5. Merde. Merde, merde merde."

 

Deuxième réaction de Bridget: "Je suis atrocement désolée, faites-moi brûler en enfer, je suis une merde sans nom, je paierai les indemnités de retard, je viendrai vous aider à l'imprimer à la main s'il faut, etc, etc." Vieille tactique acquise dans l'enfance de la contrition exagérée dans l'espoir de se faire pardonner. Sauf que là, l'enjeu c'était surtout de REPARER la boulette.

 

Bon, je vous passe les détails, j'ai paniqué tout mon entourage, enfin surtout ma mère et l'homme, j'ai passé la nuit entière ou presque sur un livre pour lequel je pensais avoir au bas mot encore deux semaines de délai - le pire c'est que j'étais trop trop fière de comment j'arrivais bien à tout gérer -, j'ai pris une matinée de congé et là, ça y'est, c'est fini.

 

Bref, voilà, ça m'a bien calmée, en fait d'être une Barbara Gould je ne suis en réalité qu'une écervelée irresponsable au bord du burn out, incapable de noter correctement une date dans un calendrier et qui confond 5 avec 30, ce qui en soi est incompréhensible.

 

Quoi qu'il en soit, pendant toutes ces heures d'écriture en urgence - j'étais comme qui dirait le Jack Bauer du traitement de texte - j'ai pensé à vous, à vos petits mots d'hier, à votre façon si sincère d'avouer que vous aussi, question indignité maternelle vous êtiez des championnes. J'ai aussi pensé à celles qui n'ont pas d'enfants mais qui ont quand même pris le temps de laisser un commentaire. Bref, vous m'avez bien accompagnée, alors merci.

 

Ah, et tant qu'on y est, hier, pour me calmer, j'ai mangé plein de chocolat au riz soufflé. Celui de mes enfants qui n'en auront plus pour le goûter.

 

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Se donner la permission d'être belle

Hier soir, je l'ai reçue. Ma petite robe noire. "Encore une", vous allez me dire. Oui enfin bon, c'est la deuxième. La deuxième de toute ma vie, ou presque. Alors je crois que ça va, je ne suis pas encore gagnée par l'addiction au shopping de petite robe noire. En même temps, quelque part, vous avez le droit de vous en fiche, du nombre de robes noires que j'ai dans ma penderie qui d'ailleurs, soit dit en passant, est tout en bordel.

Ouais mais pas de bol, je vais quand même vous en parler un peu.

Pourquoi ?

Parce que pendant des années, l'idée même de m'acheter une robe, c'était carrément du domaine du "laisse tomber ça m'ira jamais".

"Robe" ça voulait dire mince. Ou grande. Ou belle.

Et moi, pof, pas de bol, j'étais grosse, petite et moche. Et une garnison de militaires en rut aurait pu me dire le contraire je ne les aurais pas crus. En même temps, ma comparaison est totalement naze parce que des militaires en rut ont à mon avis tendance à ne pas faire les difficiles. Du coup ç'aurait été normal de ne pas les croire. Bref. Vous me comprenez.

Donc tout ça pour dire que mon uniforme, c'était jean et pull large. Pull sur lequel je passais mon temps à tirer. Pour cacher ce ventre que j'aurais voulu m'arracher à mains nues. Sauf que c'est bien connu, plus on tire sur son pull, plus on montre ce qu'on cherche à dissimuler.

Forcément, avec une tenue aussi sexy, autant vous dire que je faisais des ravages. Disons que c'était un peu comme si j'avais écrit "je suis grosse, ne vous approchez pas" sur mon front. Non parce que même une fille à peine ronde, vous lui mettez un gros pull détendu sur un jean informe, elle prend dix kilos.

Et puis, et puis... Plein de choses se sont passées, dans ma tête, et dans ma vie. Attention, je ne me suis pas réveillée un matin en me disant que j'emmerdais mes kilos et la société. ça s'est fait plus progressivement, mais là je vous raconte vraiment ma vie et y'a des limites, après on finit chez Delarue. Et en ce moment, parait qu'il n'est pas des plus fréquentables.

Donc pour résumer, ce qui s'est passé, c'est que je me suis donné petit à petit la permission.

La permission d'être féminine.

Même avec un poids plus élevé que le chiffre après la virgule de ma taille.

Beaucoup plus élevé.

La permission aussi d'être belle. J'ai alors osé les décolletés. Les jupes fendues. Les hauts près du corps. Le blond.

Les talons également. On a pas idée comme les talons ça change une femme. C'est simple, les talons, c'est comme le string, quand on en porte, on se sent torride, d'un coup.

Bon, que les choses soient claires, il me reste un long chemin à faire. Et puis je sais aussi que ça ne sera jamais totalement évident.

Il n'empêche qu'il y a trois jours, j'ai fait un truc dont je rêvais depuis longtemps mais que je n'osais pas. Un truc qui était aussi jusque là du domaine du "laisse tomber, ça va pas m'aller".

Un truc pas non plus super délirant, qui va peut-être même vous sembler bien dérisoire.

J'ai commandé un des vêtements qui sont proposés à la fin du Elle. Une robe noire, en coton, taille empire. Exactement celle que je voulais dans mes rêves. Bien sûr, j'ai pris la taille 4, la plus grande. Persuadée que ce serait trop petit, mais tant pis, pour une fois j'aurais osé.

Hier soir, je l'ai reçue. C'est un amour de robe. Chère, tout de même. Mais après tout, j'ai écrit un livre non ? Alors j'ai le droit, je me suis dit. Le truc dingue ? Je l'ai essayée et elle me va. Comme quoi, hein ?

Quand je dis que c'est un amour de robe, je n'exagère pas. Elle souligne mes seins et du coup, elle tombe sans coller le reste. Surtout, elle n'a pas de bouton à fermer, elle ne m'oblige pas à rentrer mon ventre et il n'y a pas de problème d'ourlet, avec elle.

En somme, elle est beaucoup moins con qu'un pantalon.

Edit: Mon histoire est un peu longue. Mais je voulais juste vous dire: osez les filles. Donnez vous la permission vous aussi. Parce que personne ne le fera pour vous.

Edit (2): Les garçons aussi, osez. La petite robe noire ou tout ce que vous voulez, on s'en fiche. L'essentiel, c'est de se l'autoriser.

Edit (3): La robe est . Je précise que je n'ai pas d'actions chez Elle boutique. M'enfin, si plein de filles l'achètent, chais pas, madame Elle boutique, un ptit quelque chose, ça serait pas de refus...

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Ces petits riens qui nous font du bien

Dans la vie, je trouve, il y a des incontournables. Des petits riens qui nous font tellement de bien qu'on y dérogerait pour rien au monde. Chacun a les siens, parfois partagés, parfois pas du tout, mais souvent immuables. Ces petits riens, j'en ai plein. C'est par exemple le Journal du Dimanche dans un square au soleil la tête sur les genoux de l'homme ou sur mon canapé quand la pluie tombe. C'est le premier soir après le passage à l'heure d'été, quand toutes les cinq minutes on se dit que normalement à cette heure ci il fait nuit. C'est l'histoire d'avant de dormir avec mes deux bichons serrés contre moi, chacun d'un côté. C'est aussi la première bière, la première coupe ou le premier mojito dans une soirée. Je ne sais pas vous mais les autres verres sont toujours moins bons. C'est aussi le premier pin parasol sur l'autoroute du midi.

C'est un macaron caramel au beurre salé de chez Ladurée en visionnant pour la centième fois "Quand Harry rencontre Sally"

Et puis dans mes petits riens, il y a aussi une soirée dans l'année que sous aucun prétexte je ne voudrais louper.

Les Césars.

Oui, regarder les Césars en bonne compagnie, avec un plateau télé des grands jours, pour moi ça vaut tous les plaisirs hors de prix, toutes les soirées de la hype parisienne auxquelles je ne suis en même temps pas vraiment conviée. Mais même si j'y étais invitée, ce soir là, ils pourraient tous se brosser.

Pourtant, je vous l'accorde, les Césars, c'est long. En plus, c'est jamais çui qu'on veut qui l'a. Mais il y a les robes qu'on peut critiquer, les nouveaux seins de l'une, la bouche toute neuve de l'autre, la grossesse évidente de machinette et les premières rides de celui-ci. Les Césars, c'est l'occasion de ce genre de dialogue qui n'apporte rien mais on s'en moque:

- Roh là là, regarde Hippolyte Girardot ! Quest-ce qu'il a vieilli...

- C'est clair ! En même temps, il doit avoir au moins quarante-cinq ans, non ?

- Nooooooooooon...

- Ben si, "Un monde sans pitié", c'était quand ?

- Hannnnnnnn, t'as raison, c'est horrible, c'était y'a vingt ans. Quelle horreur... Mais qu'est-ce que j'avais aimé...

Enfin, vous voyez, quoi...

Alors cette année, je n'ai pas boudé mon plaisir. Faut dire que Valérie Lemercier était tout bonnement à se tordre. Mélanie Laurent que j'ai tant aimée dans "Je vais bien ne t'en fais pas" m'a fait autant pleurer qu'il y a des années Charlotte, timide effrontée ou Romane Bohringer à peine remise de ses Nuits fauves.

En plus, l'amoureux de Mélanie, Julien Boisselier, il était si mignon, n'est-ce pas ? Un vrai moment Nutella.

Et puis surtout, cette année, il y'avait Jude. Si. Lui même. L'érotisme incarné. Même avec des cheveux un peu trop blonds, un peu trop longs. Jude que la jolie Juliette Binoche embrasse parait-il dans un prochain film. On la déteste un peu et en même temps, moi, Juliette, je l'aime bien.

Toujours est-il que samedi, quand Jude a bredouillé quelques mots de français en recevant son César d'honneur, je ne sais pas, comment vous dire... c'était comme un macaron caramel beurre salé de chez Ladurée. En mieux.

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SOS

Pas de post dans l'immédiat - STOP - Etat lamentable au travail - STOP - Du champagne coule encore dans mes veines - STOP - Je ne boirai plus jamais - STOP - Promis je raconte la soirée demain - STOP - Merci à tous ceux qui sont venus, bravant le fatigue, la timidité, le froid, le vent et la neige - STOP - J'ai le mal de mer - STOP - Vomir sur son lieu de travail est-ce une cause de licenciement ? - STOP - Je vous aime - STOP.

EDIT: Un grand merci à Lovepink, pour sa gentillesse, sa convivialité et son accueil. M'est avis que les Dessous de Ginette vont devenir THE rendez-vous des courges...

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Le melon de la courge

Oyez oyez ! A yé A yé !

Non, je n'ai pas brulé une durite. Je suis juste tout excitée parce qu'aujourd'hui c'est le grand jour, les livres de Pomme et d'Hélène sont en vente. Et que même que je raconte pas des barres vu qu'il y a un site internet qui présente les quatre premiers opus de la collection "On est pas des courges".

Le mien n'est pas encore là, hein, ce sera un bébé d'avril. Mais en avant première, voilà... tadam... THE couverture !!! Je sais, c'est le genre de bouquin dont je vais avoir du mal à me vanter dans les diners en ville mais peu importe, aujourd'hui je me prends pour Marguerite Duras...

                                         

Edit: y'a même des tee-shirts à gagner sur le site internet. Moi j'dis ça, j'dis rien...

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Charles, Ginette et les drôles de girls

Alors voilà. On dirait que ce serait un petit film de filles. On dirait que ce film raconterait l'histoire de quatre nanas super belles mais en même temps un peu barrées et aussi trop trop drôles. On dirait aussi qu'elles tiendraient un blog et que par le hasard des liens, elles finiraient par aller sur les pages des unes et des autres.

On dirait que l'une d'entre elles, celle dont le blog serait le plus ancien et qui serait aussi la moins timide, déciderait de proposer aux trois autres de se rencontrer.

La soirée se passerait dans un restaurant gastronomique de Paris. Les quatre filles mettraient à peu près trente secondes pour sympathiser. En même temps ce serait normal puisque avant de se voir, elles se seraient lues. Beaucoup et tous les jours. Du coup, à peine l'entrée terminée - ainsi que la première bouteille de rouge - elles en seraient déjà à parler de cette arnaque à l'amour qu'est ce SOIT-DISANT orgasme vaginal qu'aucune femme honnête n'a jamais rencontré. Elles parleraient de plus en plus fort, tellement fort que les gens du restaurant se demanderaient qui sont ces quatre folles hystériques et érotomanes. Mais les folles en question s'en moqueraient bien, elles seraient bien trop occupées à siffler la troisième bouteille de rouge tout en engloutissant un plateau de fromages au lait cru et gras. Peut-être que certains se diraient alors que franchement, tout ce fromage, ce n'est pas la peine, parce que bon, côté rondeurs, ces filles là, elle se défendraient pas mal. Enfin, pas toutes, mais ça on s'en foutrait. En tout cas, elles, elles s'en foutraient complètement.

Voilà. On dirait tout ça et même plus, on dirait que ces quatre filles continueraient à se voir régulièrement, à rire comme des baleines à chaque fois et à se confier des trucs qu'elles n'auraient peut-être même pas pensé dire un jour à leur propre mère.

Surtout à leur propre mère, en fait.

On dirait que ce serait une histoire d'amitié du 21ème siècle, qui commencerait sur des claviers et qui se poursuivrait dans la réalité.

A la fin du film, trois de ces quatre filles deviendraient super célèbres en écrivant pour une collection de livres qu'à côté la bibliothèque rose ce serait un four. La quatrième ne perdrait pas pour attendre parce qu'elle rencontrerait Charles Berling dans le RER qui l'emmènerait vers son travail très dûr et cruel. Parce que j'ai oublié de le dire mais cette quatrième fille ce serait comme une cendrillon moderne.

Après des mois à lui faire une cour effrenée, il la demanderait en mariage chez Ginette, dans le 18ème, devant ses trois copines qui bien que célèbres n'auraient pas perdu un gramme rapport au fait qu'elles continueraient à manger du brie et du saucisson grace à leurs droits d'auteurs. Ce soir là il y aurait aussi des centaines d'autres blogueurs, blogueuses ou lecteurs et lectrices prêts à devenir eux aussi des copains et copines de la vraie vie.

Ah, j'oubliais: Charles, ce fameux soir où tu demanderas Julie en mariage, c'est le 21 février prochain. ça se passera chez Ginette donc, un bar supra girlie du 18ème arrondissement de Paris. Et accessoirement, THE place to be la semaine prochaine pour tout ceux et celles qui ont envie de boire un verre avec Pomme, Hélène et moi même.

Edit: au cas où tout ceci serait un peu trop du n'importe quoi, Hélène et Pomme sont beaucoup plus claires et explicites sur leurs blogs...

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Ptite bourde

Bon, j'ma trompée, j'ai publié tout à l'heure un billet prévu pour demain. Du coup je l'enlève et donc à part quelques petits malins qui sont venus pile au bon moment, ben va falloir attendre. Ben oui, quoi, c'est dimanche et de toutes façons vous avez d'autres choses à faire que de regarder votre écran d'ordinateur...

Ok, moi aussi j'ai d'autres choses à faire... D'ailleurs, j'y cours.

Bonne nuit... ;-)))

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Besoin d'amour

Parce qu'il est difficile de rebondir après autant de mots doux, voici en attendant que je retrouve mes esprits une petite rediff, le premier "elle et lui" de ce blog. Je reviens très vite. Encore merci.

Edit: La photo est un clin d'oeil pour une lacanienne mais néanmoins freudienne qui m'a rappelé hier que toute demande est une demande d'amour. Et bien sûr, elle avait raison. Je crois qu'hier, j'avais besoin d'amour... Après tout ça peut arriver, non ?

Lui et Moi, dialogue dans un magasin...

- j’ai grossi, hein ?
- Non, je ne trouve pas
- Tu ne trouves pas que j’ai grossi ?
- Non, je t’assure, tu es très bien.
- ce pantalon, il ne me grossit pas un peu ?
- Non, il te va très bien.
- Cette couleur, ça me grossit, je trouve. Je devrais m’habiller tout le temps en noir. Le noir, ça mincit.
- non, le rose te va bien, vraiment.
- Je ne sais pas pourquoi je suis entrée dans ce magasin, rien ne me va, de toutes façons, je suis énorme.
- Mais non, regarde, ce petit haut, je suis sûr qu’il te va.
- Putain, tu comprends rien ou quoi ? je n’ai pas besoin d’un tee-shirt, j’en ai des dizaines. C’est un pantalon que je veux.
- Ne t’énerves pas, moi je disais ça pour t’aider.
- je ne m’énerve pas. C’est juste que je suis affreuse. Obèse. Je ne sais pas comment tu fais pour rester avec moi.
- Arrêtes.
- Tu trouves que j’ai grossi, hein ?
- Non, je te dis.
- Menteur. J’ai besoin que tu me dises la vérité. Si tu ne dis rien uniquement pour ne pas me blesser, saches que ça me blesse encore plus. Alors. Dis-le.
- Quoi !
- Que j’ai grossi.
- Peut-être un tout petit peu, mais à peine.
- Ah ! Tu vois ! Comme ça, au moins, c’est clair.
- ça y est
- ça y est quoi ? Je ne vais pas te dire que ça me fait plaisir tout de même. En plus, c’est peut-être pas le moment le plus approprié, là, dans ce magasin, pour me le dire. Je te remercie, j’avais le moral à zéro, on peut dire que là, je suis carrément désespérée.

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Une joie et une souffrance

Ces derniers temps, je dois vous le dire, je m'interroge.

Beaucoup.

Sur le sens de ma vie, sur ce que je voudrais "être", "devenir". J'ai adoré notamment à ce sujet les réponses de Fyfe à ce questionnaire qui circule en ce moment et notamment le fait qu'à passé 30 ans, elle se dise toujours qu'elle aura des enfants avant 28 ans ou qu'un jour elle sera infirmière humanitaire. Moi c'est pareil. Dans un coin de ma tête, un jour, je serai... Quand je serai grande. Et le fait d'avoir déjà 35 ans ne change rien au fait d'être grande un jour. Même qu'à mon avis, arrêter de se projeter dans un "après", c'est renoncer.

Bref, je digresse, comme toujours. Je disais donc qu'en ce moment, je réfléchis grave. Gravement aussi. Sur ce blog, notamment. Sur ce qui me pousse, tous les soirs, à passer du temps à pianoter sur ce clavier. Je lis, ça et là, beaucoup de choses, sur les blogueurs, sur ce que DOIT être un blog et sur ce qu'il ne DOIT pas être. Je lis qu'il n'est qu'un hobbie, un amusement, un journal intime sans prétention. Je lis qu'imaginer avoir un copyright sur ce qu'on écrit, c'est au mieux ridicule, au pire prétentieux. Je lis qu'il faut arrêter de rêver et qu'un blog, ça ne mène à rien d'autre. Je lis qu'il ne faut surtout pas se prendre au sérieux.

Je suis d'accord avec cette dernière phrase.

En revanche, je crois qu'on peut prendre au sérieux le fait de tenir un blog. En tous cas, moi, je prends ça au sérieux, même quand je pousse mes grands cris. Je ne sais pas, j'ai l'impression que je le "dois" à ceux qui viennent ici. Mais le problème avec les choses qu'on prend au sérieux, c'est qu'elles peuvent rendre vulnérable.

Je discutais un jour avec un blogueur "sorti du lot", un de ceux qui passe aujourd'hui à la télé et qui devrait donc être blasé et pourtant non et on était d'accord sur un point: il peut y avoir 80 commentaires enthousiastes, s'il y en a un qui t'assassine, et bien tu ne vois plus que celui là.

Je dois vous l'avouer, je suis de ces gens là. De ceux qui ne verront que le mauvais commentaire. De ceux qui seront ébranlés par une réflexion acerbe même si elle est accompagnée de compliments. Et tant qu'on y est, je dois aussi vous l'avouer, justement, j'ai été ébranlée. Ebranlée qu'on me reproche de considérer mes billets comme des écrits m'appartenant. J'en ai été secouée au point de ne plus savoir. De ne plus savoir si tout ça en valait la chandelle.

J'ai été touchée parce que tous les soirs, quand j'écris, c'est un peu de moi que je lache. Bien sûr, je sais, personne ne m'a rien demandé et puis bon, ça va, je ne suis pas Flaubert. Je sais aussi que si demain j'arrête, la terre continuera de tourner.

Mais voilà, je voulais juste dire qu'écrire ces minuscules histoires tous les jours, c'est bon et en même temps, parfois, douloureux. C'est un peu comme ce dialogue de Truffaut le magnifique, repris dans deux de ses films:

- Lui: "Ta beauté est une souffrance

- Elle: Hier tu disais que c'était une joie 

Lui: C'est une joie et une souffrance"

Je ne suis pas sûre d'être très claire. Ce que je veux dire, c'est que je peux comprendre qu'on critique tel ou tel texte parce que faire l'unanimité, c'est impossible. Mais il me semblait nécessaire d'écrire que tout ça n'est pas "rien". Et que j'ai l'impression qu'un jour, bientôt, ce sera peut-être plus une souffrance qu'une joie.

Ce jour là, j'arrêterai.

Et vous me manquerez.

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Plus que cinq minutes et j'arrête... fin

Bon, pour vous raconter la suite, je ne vais pas vous refaire un "minute par minute"  parce que depuis quatre ans, donc, nada, rien, pas une cigarette. Alors un minute par minute sur quatre ans... avouez que ça risque d'être un poil lassant, même rédigé par la star des melons ;-).

Disons donc en vrac, que dans les jours qui ont suivi l'arrêt de la cigarette, j'ai d'abord cru que j'y arriverais sans patch. Jusqu'à ce qu'il me prenne l'envie de fumer un nem. Là j'ai réalisé qu'un peu d'aide ne serait pas superflue.

J'ai par ailleurs bien évidemment retrouvé le goût des choses. Disons même à ce sujet que j'aurais gagné à ne pas le retrouver à ce point. Je veux dire, au point de prendre dix kilos... en dix mois.

Ma peau a en effet retrouvé toute sa jeunesse.

Ses 14 ans plus exactement.

Boutons compris.

Je me suis brouillée avec la moitié de mon entourage, surtout les fumeurs bien sûr auxquels j'ai reproché entre autres de n'avoir aucune volonté, d'être ni plus ni moins des ratés de la vie et de mettre la mienne en danger.

J'ai refusé toute sortie le soir parce que sans clope plus rien ne me semblait avoir d'intérêt.

J'ai cessé de boire du café parce qu'il appelle la cigarette.

J'ai cessé de boire de l'alcool pour les mêmes raisons.

J'ai finalement décidé de reprendre ma consommation d'alcool pour oublier que je ne buvais plus de café. J'ai constaté qu'à partir d'un certain nombre de verres on ne se souvient plus qu'on a envie d'une cigarette.

Je me suis aperçue qu'en raison de mon alcoolisme naissant mon teint était plus brouillé que du temps où je fumais. Les points noirs en prime.

J'ai chopé une allergie aux patchs qui m'a obligée à le changer d'endroit tous les jours pour finir dans des parties de mon corps assez inédites.

J'ai eu un rond rouge sur la fesse droite pendant un mois.

Je suis devenue dépendante aux nicorettes, qui sont pourtant ce qui se fait de plus mauvais sur terre. Plus mauvais que le Smecta. C'est dire.

J'ai finalement décroché des nicorettes, grâce aux tic-tac.

J'ai décroché des tic-tac grâce aux Kiss-cool.

J'ai décroché des kiss-cool avec les ricola "orange-menthe".

J'ai décroché des bonbons à l'aspartam en raison de désordres intestinaux que je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi.

J'ai écrit à l'inventeur de l'aspartam pour lui demander pourquoi les Kiss cool font faire des prouts qui sentent aussi mauvais.

J'ai passé des soirées à expliquer à quel point la cigarette ne me manquait pas à des gens qui manifestement s'en fichaient comme d'une guigne.

J'ai appris à attendre cinq minutes pour que l'envie disparaisse.

Aujourd'hui encore il me semble que les cinq minutes ne se sont pas écoulées.

Je me suis réjouie d'être dimanche soir, de ne plus avoir de cigarettes et de ne pas avoir besoin de traverser Paris pour en trouver. J'ai fini par ne plus penser au fait qu'on était dimanche et que je n'avais plus de cigarettes.

Je ne sens plus le tabac.

Je n'ai plus peur d'avoir mauvaise haleine.

J'arrive à être sur la plage, allongée au soleil, une chanson adorée dans les oreilles sans avoir envie d'en griller une.

J'ai enfin compris que je pouvais jouir d'un instant sans allumer une cigarette.

Je me suis mise au chocolat.

J'espère que jamais un médecin ne décrêtera qu'on peut mourir de chocolagisme passif.

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Ma première fois avec moi (fin)

Alors voilà. Maintenant je suis bien embarrassée. Parce que chose promise, chose dûe. Il va donc bien falloir que je vous la raconte ma première fois avec moi. Sauf qu'à bien y réfléchir, elle ne doit pas être bien différente de la votre. Alors est-ce que cela a un sens ? Je veux dire, est-ce que ça apporte quelque chose ? Probablement bien peu. Et en même temps... peut-être une once d'un petit quelque chose. Oui, je vais partir du postulat que de dire cet instant, ça pourra déculpabiliser quelques âmes égarées qui passeront par là. Parce que ne nous voilons pas le kiri. Si les hommes ont tous les droits dans ce domaine, nous les femmes, nous ne sommes pas à la veille de l'absolution générale. Et que même aujourd'hui alors que tout parle de sexe, l'idée que parfois, à l'abri des regards, les femmes se branlent, oui, absolument, se branlent, ça n'est pas totalement admis. D'ailleurs, avouez, ce mot, là, "se branlent", ça vous heurte, non ? Ah bon ? Parce que moi même, j'avoue, ça me heurte. Pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit.

Bref, toute cette introduction pompeuse pour dire à tous les grincheux qui trouveraient que c'est exhibitionniste, indécent et que sais-je encore de se répandre en confidences trop intimes, que ce billet est PO-LI-TI-QUE. Parfaitement.

Allez, trève de bavardages, remontons dans le temps...

J'ai donc un peu plus de vingt ans. Et je n'ai jamais joui. Oh, c'est pas que je ne me sois pas titillé la lunette un bon nombre de fois surtout depuis que j'ai découvert un beau jour de mes cinq ans en jouant sur un tabouret qu'il y avait un petit endroit, là qui faisait drôlement du bien quand on se frottait dessus.

Mais voilà, ces petits guilis m'ont toujours bien plu, sans que ça n'aille plus loin. D'ailleurs, pour que ce soit clair, j'ignore alors totalement qu'il puisse y avoir un "plus loin". Même à vingt ans. Je vous rappelle qu'à ce moment là je fais encore partie de ces filles qui croient dûr comme fer que cet objet étrange de la page 457 du catalogue de la Redoute qu'une femme à l'air super nuche se passe sur le visage sert vraiment à lisser la peau. Donc pas la peine de rigoler, je suis du genre attardée. Voire ignorante. Qui n'a jamais entendu parler de l'orgasme.

Attention, ça ne m'empêche pas d'avoir, quelques mois plus tôt, couché avec un garçon. Puis quelques autres. Pas grand chose à en dire, pas désagréable, pas non plus très agréable. Juste l'immense satisfaction de pouvoir enfin hurler au monde entier que ça y est. Enfin, disons surtout la satisfaction de pouvoir le dire et que ce soit vrai. D'autant que ce n'était pas gagné gagné, à vingt ans je ne suis pas à proprement parler une beauté. Aujourd'hui non plus mais rien à dire, c'est mieux.

Bref, je m'égare. Revenons à l'objet de ce billet. C'est la fin de l'été. Un soir de vendanges, je couche avec un garçon, plus vieux. A nouveau pas de quoi en faire un fromage. Sauf que... Le lendemain matin, à l'aube, je suis réveillée par une sensation étrange. Le garçon en question a sa main entre mes jambes et la façon dont il la bouge me fait comment dire... du bien. Le problème c'est que je suis alors courageuse mais pas téméraire. Je ne CONNAIS pas ce truc, donc... J'arrête net les frais. Oui, j'avoue, j'ai peur, je sens que ça pourrait m'emmener loin, très loin. Et je sais juste que je n'ai pas envie d'y aller avec lui.

Quelques jours passent, je rentre chez mes parents, je vais bientôt aller vivre à Paris, ça m'excite et m'angoisse. C'est une de ces périodes entre deux, où rien ne se passe, où tout est à venir. Une parenthèse, mais pas enchantée. Je passe mes après-midi sur mon lit et je m'ennuie.

Et puis un jour, j'y repense. A ce truc. Et comme par magie, à force d'y penser, je le sens à nouveau. Alors je m'accroche au souvenir de cette chaleur. Je m'y accroche comme au fil d'ariane. Instinctivement, je glisse ma main entre mes jambes. Plus je remonte le fil, plus ma main trouve son rythme. Et je deviens humide. Je suis intriguée, mais je n'ai plus peur. J'ai étrangement conscience que je vais VERS quelque chose. C'est très très agréable, mes pensées sont de plus en plus folles. J'ai chaud, je transpire, je respire fort. Je ne connais pas l'issue mais je la sens proche, inéluctable et pourtant fuyante. Je ralentis, je m'arrête un peu. J'ai envie d'arriver et en même temps je préfèrerais mourir plutôt que de mettre fin à ce plaisir qui monte. Et puis ça s'emballe, mon coeur bat vite, presque trop. Je ne maitrise plus rien. C'est très mouillé maintenant, mes doigts glissent, c'est bon, c'est vraiment très bon, ça s'ouvre, oui ça s'ouvre, ça me fait tourner la tête, c'est délicieux, c'est du miel, je suis en train de mourir sûrement, mais j'espère que je ne vais jamais finir de mourir...

Voilà, c'est fini. Je reprends mes esprits, je me dis que je suis sûrement atteinte d'une maladie très rare. J'espère dans la foulée que c'est incurable. D'ailleurs je vais vérifier ça immédiatement.

Ce jour là je pense que je me suis carressée jusqu'au soir ou presque. A tel point que j'étais dans un drôle d'état et qu'à la fin j'avais mal. Mais nom d'un chien ce que je venais de découvrir, c'était quand même un truc de dingue ! Mais personne à qui me confier. Pourtant, qu'une envie, le dire à tout le monde: j'ai joui. J'ai joui, je vous dis!

Bon, j'avais entendu parler de masturbation, bien sûr. Mais chez les garçons. Alors je me suis dit que j'étais une fille pas normale. J'ai eu peur de devenir sourde, peur d'en mourir parce que dans les livres ils disaient ça avant. Croyez moi, on n'en meurt pas. Je crois que j'en suis la preuve vivante parce que j'ai comme qui dirait pas mal abusé de la chose les années de disette sexuelle qui ont suivi. Surtout après avoir rencontré ma copine C. Ma première copine libérée. Qui m'a rassurée et fait comprendre que j'étais une fille normale. Ou peut-être pas totalement mais quoi qu'un peu lubrique, pas complètement désaxée.

Et aujourd'hui... et bien oui. Mais ne comptez pas sur moi pour en dire plus. Pourquoi ? Parce que ça excite drôlement l'homme de savoir que oui mais tout en ignorant quand, comment ou combien. Alors je le laisse y penser sans savoir...

Edit: Je crois que c'est mon post le plus long. Et aussi celui que j'ai le plus peur de publier. Pas très sûre d'elle, pour le coup, la miss canalblog. Les filles, si je l'ai écrit, c'est pour vous. Pour vous qui peut-être avez peur de mal agir. Pourtant, comme le dit cette phrase pleine de sagesse... Y'a pas de mal à se faire du bien. Et ça c'est, je crois, ma dernière leçon de miss...

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Ma première fois avec moi

Tout le week-end, je me suis dit, lundi, je ponds un billet sur la masturbation. Et tout le week-end je me suis demandé comment l'écrire sans être racoleuse. Quoi que pour être honnête, être racoleuse, ça ne me dérange plus trop. Je crois que depuis le dialogue sur la fellation ou sur le sabre laser, j'ai passé un cap comme dirait Benjamin Castaldi. Comment ça, il a jamais dit ça ? Ouais, peut-être, mais c'est tout à fait le genre de phrase qu'il pourrait prononcer, Benji: "Cet hiver, j'ai passé un cap avec Flavie". 

Bref, je me suis torturé les méninges pour trouver la bonne façon de parler de ce sujet encore souvent tabou, la branlette féminine. Je sais, vous allez dire que je surfe sur la vague sexuelle, que depuis que je suis devenue madame sexe chez Hachette je ne pense plus qu'à ça. Sauf que oui.. mais non.

Figurez vous que chez moi, c'est pas nouveau. Si si, je vous assure, c'est un sujet qui me préoccupe grandement depuis près de quinze ans. Même qu'au chapiîre des choses que vous ignorez sur moi il y a celle là: à l'âge de vingt ans avec ma copine C. on a monté une association pour défendre et promouvoir la masturbation féminine. Ce groupuscule - de deux personnes -  qui n'a malheureusement pas eu la notoriété qu'il eût mérité s'appelait très simplement "Le pied dans la moule". Classe. Voilà, désormais plus de doute, à vingt ans j'étais déjà maladivement grossière.

Pourtant, pourtant, pourtant... Quelques mois avant, bien que plus du tout vierge, je n'étais encore qu'une ignorante, une béotienne des plaisirs solitaires, une inculte de la self-satisfaction...

En fait je crois que pour vous parler de la masturbation, je n'ai rien trouvé de mieux que de vous raconter ma première fois. Pas ma première fois avec un garçon, non.

Ma première fois avec moi.

Ce jour là j'ai découvert un truc de fou que j'ai limite eu envie de breveter. Sincèrement, j'étais prête à partir avec mon bâton de pélerin sur les routes, comme Jésus, pour apporter la bonne nouvelle à toutes les brebis égarées. Bon, j'ai assez vite compris que j'avais juste quelques trains de retard et que la chose était relativement connue. N'empêche qu'il y eut un avant et un après...

A suivre...

Edit: Ouais, je sais, je fais un teasing honteux, sur fond de confidences intimes limites indécentes. C'est comme ça, je n'ai plus de morale, plus d'éthique, plus RIEN. A côté, Evelyne Thomas c'est du pipi de chat. Mais en même temps, l'air de rien, je vous livre ma 4ème leçon de miss: quand il s'agit de sexe, il faut TOUJOURS faire durer le plaisir. CQFD...

Edit 2: J'en conviens, parler de Jésus dans ce contexte là, c'est super transgressif. Mais n'oubliez pas que c'est normal, vu que je suis de gauche...

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Malade

Allez savoir si je somatise, ou si je suis plus banalement une énième victime de la grippe mais le fait est qu'aujourd'hui je suis balade balade balade.

Fièvre, nez fontaine, frissons et moral chiffon.

Comme dirait mon fils, "on a toujours envie d'être malade pour rester à la maison et puis quand ça arrive finalement on se dit que c'est nul".

Quand j'étais petite et que j'avais la grippe, ma maman me frictionnait la poitrine et le dos avec du Vicks. Mais si, vous savez, cette petite boite ronde en verre bleu qui renfermait une pommade au camphre ? Plus elle frottait, plus ça chauffait. Et ensuite, quand je respirais, c'était fort, fort... Je ne sais pas si ça débouchait vraiment mon nez mais j'adorais ça.

Je crois qu'aujourd'hui je voudrais redevenir le temps d'un instant cette petite fille qui sentait le camphre et qui faisait des prouts à l'Eucalyptus à cause des suppositoires. Parce qu'être malade quand on est grande, c'est vraiment nul...

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J'ai le melon jusqu'aux chevilles

Je pensais ne pas revenir sur cet incident. Et puis finalement... si. Pourquoi ? Pour reconnaître mes torts. Pour admettre que c'est vrai, l'espace d'un instant, j'ai pris ce fameux melon dont je parle souvent pour rire. Et là d'un coup, je suis devenue... pas drôle.

Bon, vu que je suis à confesse, autant le dire tout de suite, je l'ai quand même un peu mauvaise. Mais j'aurais dû le garder pour moi. Vous voyez, je n'arrêtais pas de dire que j'étais criblée de défauts. Et bien en voici un: je suis assez facilement piquée au vif. Et je réagis alors de façon disproportionnée. Et après je regreeeeeeeette... Mais c'est trop tard.

Quoi qu'il en soit voilà, c'est vrai, les "minutes par minutes", ça ne m'appartient pas. Pas du tout. Et si certaines ont envie de se prêter au jeu ça devrait au mieux me flatter, au pire m'être indifférent. Alors pourquoi cette grosse colère du genre je me roule par terre ?

Parce que l'espace d'un instant - et c'est de votre faute nom d'un chien, zavez pas vu toutes ces gentillesses que vous m'écrivez aussi ? - je me suis crue arrivée. Ouais, arrivée au sommet de la célébrité, avec droit de propriété et accents de pétasse. Du style qui hurle à la mort si le monde ne tourne pas comme elle veut.

Ce qui me mine dans tout ça, ce n'est pas vraiment de m'être un tout petit peu ridiculisée, c'est surtout d'avoir probablement blessé certains ou certaines d'entre vous qui ont eu l'impression que je les visais personnellement. J'ai eu l'occasion de dissiper le malentendu avec quelques unes, mais sûrement pas avec toutes. Alors voilà, je vous demande pardon d'avoir fait ma capricieuse.

En revanche, en revanche... En ce qui concerne les archives, j'essaie de trouver une solution. Mais le fait est que le copyright sur Internet, c'est compliqué. Une chose est sûre toutefois, THE liste des bottes pour mollets ronds restera ainsi que celle sur les pantalons pour gros culs et courtes pattes...

Bon, sans rancune ?

Ben quoi, en même temps c'est normal quand on est miss d'avoir à un moment l'écharpe qui nous monte à la tête, non ?

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Un clic pour Hélène

Bon, aujourd'hui, c'est la journée du clic. Pourquoi ? Parce qu'Helène participe au festival de Romans. Un festival qui a pour objectif de distinguer les meilleurs blogs du monde et de la planète. Hélène, c'est elle qui a créé "Mon blog de fille". Je le précise mais franchement, je me demande si c'est vraiment utile. Qui ne la connait pas? Ce que j'aime chez elle c'est qu'elle arrive à être girlie sans être tarte. Elle défend la cause des femmes envers et contre tout et personnellement, elle m'a aidée à me sentir féminine malgré un potentiel assez modeste au départ.

Mais pour moi Hélène c'est un peu plus que ça, parce que par la grâce de la toile, on s'est rencontrées et que de fil en aiguille on est devenues juste des amies.

Alors voilà, comme je crois assez à la formule selon laquelle les amis de mes amis sont mes amis, je vous invite à aller faire un tour chez elle si vous ne l'avez jamais fait et si la visite vous a plu à aller voter pour son blog, en cliquant ICI

(Si le lien ne marche pas allez et cliquez dans la catégorie "Littérature", puis sur "Mon blog de fille", "fiche détaillée")

Allez, promis, je reviens lundi avec des nouvelles toutes fraiches et sans vous inciter à cliquer où que ce soit...

Bon week-end les belles...

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