Pensées d'une ronde

Dragon ball Q

 Bonjour toi ! 

 

Aujourd'hui, on va parler pédagogie, littérature pour enfants, réussite scolaire.

 

Ne pars pas, il y aura aussi du sexe, qu'est-ce que tu crois toi ?

 

Oui, aujourd'hui, j'ai envie de te parler de l'autre homme de ma vie, celui qui sort de mes entrailles, autrement appelé "l'héritier".

 

Depuis quelque temps en effet, mon enfant modèle, celui qui il y a encore quelques années feuilletait le "Elle" en s'exclamant à chaque publicité mettant en scène une top model blonde: "maman, maman, c'est toi !", oui cet ange là, n'est plus tout à fait le même.

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Madame March et le sapin de Noël

Alors parmi les mythes que je me dois de démonter il y a celui de la décoration du sapin de Noël. Oui, je sais, toute fille qui n'a pas encore d'enfant et qui ne milite pas dans une asso de no-kidding se fait un gros gros film sur le jour béni où elle décorera avec son adorable bambin un énorme sapin que son homme aura ramené de chez le pépiniériste en le trainant dans la neige pendant que Franck Sinatra chante un standard de Noël.

 

Hélas, trois fois hélas. Je préfère te le dire tout de go: dans tes rêves.

 

 

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L'amour parfois, ça fait mal

Hier, avec mon fils. Fin du repas, l'homme est en train de débarrasser, nous ne sommes plus que tous les deux à table et nous devisons. Soudain mon bonhomme prend son air de conspirateur, l'air de celui qui va me dire un gros secret...

 

 

 

 

- Tu sais maman, je crois que je suis un peu amoureux de Léa.

 

- C'est vrai ? C'est super ça mon chéri (ça me tue, mais c'est super).

 

- Ouais...

 

- Non, ce n'est pas super ? Elle n'est pas amoureuse de toi, elle ? (Elle oserait ? Non mais elle a bien regardé QUI portait son regard sur elle, l'inconsciente ? Prends garde à toi Léa)

 

- Je ne sais pas. Je crois que si quand même. Mais on ne s'est rien dit.

 

- Et bien il faudrait peut-être que tu lui parles ? (A ce stade de la conversation l'homme qui fait des allers-retours dans la cuisine me fait comprendre rien qu'avec les yeux que je suis en pleine ingérence maternelle, ce dont je suis consciente tout en étant INCAPABLE de m'arrêter)

 

- Oui, tu as raison maman, demain je lui dis. (je regarde l'homme et sans que je ne dise rien moi non plus on peut entendre un sonore: "AH ! Tu vois !")

 

Puis, après un silence:

 

- Tu sais maman, je trouve que c'est dûr l'amour.

 

- Oh, mon coeur (à ce nouveau stade de la conversation je suis prise d'une envie irrépressible de le remettre dans mon ventre) ... Pourquoi donc ?

 

- Parce qu'il y a trop de choses difficiles à esprimer. (C'est décidé, quand je serai grande je me marierai avec mon fils et ne venez pas me dire que c'est impossible).

 

- Mon amour, tu sais, parfois il suffit de dire ce qu'on ressent très simplement et c'est d'un coup moins difficile. Mais surtout, quand l'amour semble trop dur, c'est qu'on est peut-être pas amoureux de la bonne personne, tu comprends ? L'amour ne doit pas faire mal, tu sais ? (surtout pas à toi, chair de ma chair, dégage, garce de Léa)

 

- T'inquiète maman, pour l'instant ça ne me fait pas mal parce que je ne me cogne pas.

 

A ce stade de la conversation je me suis évanouie sous le coup de l'incroyable intelligence de mon fils ma bataille. Sans parler de la dimension merveilleusement poétique de ces quelques mots.

 

Je sais, je suis atteinte du syndrome de la mère abusive.

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Me cherche pas des poux... tu risquerais d'en trouver

Que les choses soient claires, avoir un enfant c'est avant tout du bonheur. Non je le dis parce que je ne voudrais pas qu'il y ait de malentendu, hein, celles qui en ont mis un en route ou celles qui en ont déjà, ne le ramenez pas au magasin, franchement, la plupart du temps, c'est plutôt chouette.

 

Mais il faut quand même savoir que parfois, ça craint.

 

Un exemple ?

 

Quand ton enfant attrape des poux.

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Protégons nos filles des vilains papillons

Bon, vous allez finir par penser que le week-end c'est caritatif, médical et compagnie. En même temps, il est bon parfois de s'arrêter cinq minutes sur certaines informations capitales.

 

Et puis autant je répugne à vendre des crèmes de beauté ou autres soutiens-nénés, autant me faire le relais de causes que je juge bonnes, ça me semble assez louable. Ouais, louable, paaaarfaitement madame.

 

Donc, cette info, c'est Venise, fidèle parmi les fidèles, qui me l'a envoyée. Elle fait écho à un post que j'avais écrit il y a quelques mois et qui avait déclenché pas mal de réactions.

 

Venise, disais-je donc, m'a envoyé un mail pour me rappeler que le premier vaccin préventif contre les virus responsables de la plupart des cancers de l'utérus est disponible en France et ça depuis 2006. Il est recommandé pour les jeunes filles dès 12 ans et empêche les vilains papillons de préparer le nid d'un cancer qui survient souvent des années - sept en moyenne - après la contamination. Venise me dit qu'elle va emmener sa fille et qu'on devrait toutes faire pareil. Je sais que je le ferai quand le temps sera venu parce que moi les papillons m'ont déjà bien assez emmerdée comme ça pour que je les laisse s'en prendre à ma fille.

 

Vous allez me dire, ouais, elle est pas fraiche ton info. 

 

Sauf que. Sauf que voilà, jusque là, il y avait un hic, voyez-vous. Parce que ce vaccin coûte la bagatelle de 500 euros (trois injections plus les consultations) et qu'il n'était pas remboursé par la sécurité sociale. Et c'est là que ça devient intéressant. Depuis cet été, ça y'est , la caisse nationale d'assurance maladie le rembourse à 65%. Bon, quelque part je trouve que ce n'est pas assez, parce que si tu n'as pas de mutuelle, c'est encore trop cher pour certaines.

 

M'enfin c'est mieux qu'avant où cette prévention était réservée aux seules personnes qui en avaient les moyens. Voilà, je n'ai de leçons à donner à personne alors je ne vais pas vous dire ce que vous avez à faire. Je voulais juste que l'info selon laquelle désormais on avait plus besoin d'être riche pour se protéger du cancer de l'utérus vous soit parvenue...

 

Edit: Allez, bon match moi je dis. Et en passant, je suis fière de vous. Si on additionne ceux qui veulent plaquer Sarko, ceux qui veulent faire chouiner Madrange, heu, Laporte et ceux qui veulent faire haka avec Chabal, on obtient presque 80%. Des gauchistes et des obsédées sexuelles. Voilà ce que vous êtes. Savez quoi ? Je ne vous en aime que plus.

 

Edit2: J'ai supprimé le nom du vaccin, alertée par une lectrice qui me dit qu'il ne faut pas faire de la pub pour les médicaments. En même temps, ce n'est pas vraiment de la pub je pense, mais dans le doute...

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Mea Culpa

Ceci est un mea culpa. Hier, je suis, je crois, tombée dans le panneau du politiquement correct. J'ai foncé tête baissée, faisant mentir Hachette: je suis en réalité une courge. Oui, j'avoue, j'ai pêché par naiveté en pensant que vraiment, ce petit film publicitaire était d'utilité publique. En fait, après avoir lu vos commentaires, je me suis juste rendu compte que j'avais été vite en besogne et que voilà, j'avais été totalement truffe. Un vrai jambon, pour filer la métaphore culinaire.

 

Parce que oui, Dove fait définitivement de la pub. En se servant de ce qui est le plus sensible chez nous - je dis "nous" au sens générique, j'ai conscience que toutes ici vous n'avez pas d'enfant - notre culpabilité maternelle.

 

Et aujourd'hui, je réalise. D'où qu'un publicitaire me dit que JE dois parler à ma fille ? Hein ?

 

D'où qu'on nous donne une leçon de "comment élever sa fille" dans un monde qui nous matraque en effet de toute part ? D'où surtout, c'est une marque de cosmétiques - à laquelle en plus je dois vous le dire, je suis allergique au sens propre du terme, à savoir que ça me file des plaques et des boutons - qui vient m'expliquer tout ça ?

 

Et d'où je suis assez cruche pour m'en faire le relais ?

 

D'où, hein ?

 

La réponse, je l'ai bien sûr. je me suis faite eue. Parce que voilà, cette culpabilité existe et qu'ils ont su frapper au bon endroit. Maintenant, le seul point positif est d'avoir pu parler de "ça", de nos peurs de mères et de nos enfants qu'on voudrait étreindre et protéger de la souffrance.

 

Alors qu'au fond de nous, on le sait bien qu'ils se cogneront aux murs comme nous nous sommes cognés. Et que notre rôle de mère consiste peut-être justement parfois à les laisser se cogner...

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A toutes nos filles...

Il y a quelques jours, j'ai reçu un mail me demandant si je voulais participer à une nouvelle campagne de la marque Dove. Bon, là je me suis dit, ok, je sais, je suis la diversité mais y'a des limites à l'abnégation et moi en culotte sur des 4x3 dans toutes les rues de France et de Navarre, franchement même pour l'amour de toutes les femmes de la planète c'est no way. Et c'est pas la peine de fredonner Julie Pietri, ça ne marche pas.

Je m'apprêtais donc à expliquer tout ça à la gentille dame mais avant j'ai bien relu le mail et forcément je m'étais comme qui dirait légèrement trompée. En fait, ce qu'on me proposait c'était juste de m'envoyer en avant première pour que genre vous soyez à la pointe de l'actu, un petit film réalisé par Dove pour dénoncer le matraquage visuel imposé à nos petites filles...

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Les enfants sont formidables

Hier, à Monoprix.

 

Alors que je passais à la caisse, mes enfants étaient occupés à regarder la petite vitrine des cadeaux auxquels on peut avoir droit lorsqu'on a accumulé assez de points avec sa carte de fidélité - entre nous, à part le gaufrier jaune que toute cliente assidue finit par commander un jour ou l'autre, il n'y a pas non plus de quoi s'exciter, à moins qu'une station météo fasse partie de vos rêves secrets - quand soudain mon fils, chair de ma chair, déboule et hurle de sa voix de stentor:

 

"Maman maman ! Tu sais avec ta carte tu peux gagner un machin pour te dépoiler sous les bras ! Tu sais comme celui qu'il y avait chez Maud ! ça tombe bien hein vu que t'en as plein en ce moment !"

 

...

 

Chéri, tu sais quoi ? Pour le troisième, oublie, c'est toi qui es dans le vrai.

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Y'a-t-il un sac à vomi dans l'avion ?

Comme personne ne l'ignore désormais - ah bon, y'en a qui l'ignorent ? Alors allez par là, après vous serez au jus - l'avion et moi, ça fait deux, voire douze. Le problème c'est que y'a pas à dire, c'est pratique. Et que pour les îles grecques c'est même ce qui se fait de mieux, au moins pour aller jusqu'à Athènes.

 

Alors je n'ai écouté que mon courage et j'ai pour la première fois depuis cinq ans accepté de prendre un cercueil volant avec homme et enfants alors que PERSONNE ne m'y obligeait - le reste du temps je le prends sous la contrainte de mon employeur, en même temps c'est normal, dans mon emploi que j'ai je suis chargée de l'international, cherchez l'erreur.

 

Avant de partir, tout le monde me disait, "tu verras, avec les enfants de toutes façons, tu n'auras pas le temps d'avoir peur, en plus tu prendras sur toi parce que tu ne voudrais quand même pas leur transmettre ta phobie non plus ?". Vous remarquerez au passage comme cette phrase au départ réconfortante glisse subrepticement vers la culpabilisation, hein.

 

Je vous passe aussi les très réjouissants "Au moins vous partez tous les quatre, si y'a un problème, vous y passez tous, pas d'orphelins comme ça". Ah ben oui, là tout de suite, j'ai envie de courir à Orly pour un bon vieux suicide collectif, moi. Plus vite on se sera foutu en l'air, plus vite je serai soulagée, en fait.

 

Bref, y'a bien fallu le prendre ce navion à la con et sans tranquilisants en plus parce que je ne voudrais pas non plus transmettre mon addiction au lex*o à ma bambinette.

 

Alors après coup, que les choses soient claires, à tous ces gros malins qui m'assuraient que je n'aurais "pas le temps d'avoir peur", je dis: mistake. Quand tu affrontes ta phobie number one avec le fruit de tes entrailles, t'as la même trouille que d'ordinaire sauf que là en plus t'es obligée de la fermer. Du coup tu verbalises pas et la peur grandit, grandit à l'intérieur de toi jusqu'à devenir un truc bien pourri, tu vois.

 

Même pas possible de t'accrocher comme une malade à ton siège au décollage ou de freiner désespérément avec tes accoudoirs à l'atterrissage. Inimaginable également de faire l'oeuf à la moindre perturbation ou de t'enfiler des mignonettes pour faire passer le temps - rapport à l'alcoolisme que tu ne veux pas transmettre tout de suite à la chair de ta chair.

 

Il te faut aussi rester stoïque devant les innombrables questions de petite chérie tout éblouie de prendre l'avion for the first time et répondre sans pleurer à ce genre d'interrogations:

 

- Pourquoi il a un gilet de sauvetage le monsieur, maman ?"

 

- C'est rien ma chérie c'est juste au cas où on aurait une petite panne au dessus de la mer, du coup on aurait de quoi nager et le steward nous montre comment faire, ce qui est drôlement gentil de sa part, je trouve".

 

Deux minutes plus tard.

 

- Et si on a une panne mais pas au dessus de la mer, il se passe quoi maman ?

 

- (voix étranglée) Je... ben disons que dans ces cas là on a pas besoin des gilets de sauvetage, tu vois ?

 

- Oui mais qu'est-ce qui se passe ?

 

- (voix de plus en plus blanche) Ecoute, je ne sais pas, de toutes façons ça n'arrive jamais mon petit coeur, pas la peine d'avoir peur, regarde, maman n'a pas peur, donc toi non plus, hein ?

 

- Nan mais j'ai pas peur, je veux juste savoir qu'est-ce qui se passe ?

 

- (voix de folle) Ce qui se passe ? On s'écrase. Voila ce qui se passe. Et on meurt tous. Terminé, basta, plus personne. Voilà, t'es contente maintenant ? D'autres questions ?

 

Vous l'aurez compris, je crois qu'au niveau de la transmission de phobie, je ne me suis pas loupée sur ce coup là. Rassurez vous, pupuce qui est prête à pleurer pour une fourmi écrasée est restée totalement de marbre, croyant peut-être à une plaisanterie maternelle ou révélant à cette occasion une solidité psychologique hors du commun. A moins qu'elle soit insensible. Si ça se trouve j'ai enfanté un monstre. Quoi qu'il en soit, tout le voyage a été à l'avenant. J'ai donc eu droit à l'épluchage consciencieux de la fiche de sécurité:

 

- "Maman, pourquoi la dame sur le dessin elle met sa main sur la tête de son bébé ?"

 

- (voix larmoyante): pour le protéger pendant le crash mon amour"

 

 - "Et là, pourquoi faut se mettre en boule ?

 

- (voix terrifiée): pour ne pas abimer ta tête au cas où l'avion atterrit brutalement mon petit coeur"

 

 - Oh t'as vu, y'a des tobbogans sur les côtés ! Dis, tu crois qu'on va aller sur les toboggans ? Dis, on ira ?"

 

- (voix recueillie): Dieu nous en préserve, mon petit amour... 

 

Le coup de grace ayant probablement été l'exclamation deux minutes après le décollage:

 

"Tiens, on s'est arrêtés ! T'as vu maman ? On entend plus le moteur, on s'est arrêté ! C'est déjà là la Grèce ?".

 

Bon, je vous rassure, après je l'ai moins entendue parce que pupuce n'a certes pas du tout peur en avion, mais en revanche... elle est malade.

 

Comme en voiture, en train, en bâteau, en métro, en bus. Il me manquait l'avion, et bien ça y'est, j'ai pu vérifier qu'elle pouvait AUSSI vomir en l'air. Trop forte ma fille, une warrior du dégueulis.

 

Et c'est à ce moment là, je vous le dis, que j'ai regretté d'avoir mégotté sur l'argent et choisi Easyjet. Déjà les mignonettes, gosse ou pas gosse, t'oublies ou tu les payes le prix d'un Paris-New-York. Tu prends aussi un aller simple pour la phlébite avec les douze centimètres impartis pour tes jambes mais ça c'est limite pas grave au regard de ce que j'ai vécu lors de la descente sur Athènes.

 

Parce que figurez vous que chez Easyjet, ils font même des économies sur les sacs à vomi. Non seulement ils les changent pas d'un voyage à l'autre - à savoir que celui de petite chérie avait servi de cendrier à chewing gum à son prédécesseur ce qui n'a pas rendu son ouverture facile - mais je suis prête à parier également qu'ils rognent sur les dimensions. C'est simple, pupuce en a rempli cinq, sans compter ce que j'ai pris sur mon pantalon.

 

Le point positif, c'est qu'en effet, à ce moment là, je le concède, j'ai oublié que j'avais peur. Le point négatif c'est que mon mignon voisin, lunettes mouche gucci, sac monogrammé et parfum JPG a bien failli finir le travail de petite chérie - elle a le gerbis communicatif, le trésor - et que lorsqu'il s'est aperçu que je lui avais subtilisé sa pipette à vomi, je pense pouvoir affirmer que ce que j'ai vu dans ses yeux c'était de la haine pure.

 

Voilà, moi je dis, fais des gosses, avec eux c'est Koh Lanta tous les jours sauf que tu gagnes jamais rien à la fin...

 

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Complètement toquée

J'ai des tocs.

 

Bon, ça y'est c'est dit.

 

En même temps ça va, il y a probablement plus honteux que ça, d'autant que mes tocs ne consistent pas non plus à manger le bulbe de mes cheveux - si je vous jure que ça existe, la preuve, Delarue en a rencontré - ou à ronger mes ongles de pied.

 

N'empêche que j'ai des tocs et parfois, c'est assez pénible. En fait mes tocs sont mentaux, ce sont plutôt des pensées obsessionnelles, d'ailleurs les psys n'appelleraient probablement pas ça des tocs. M'enfin je m'en passerais.

 

Par exemple, si je souhaite très fort quelque chose, je m'oblige à penser qu'en réalité je m'en fiche et que de toutes façons ça n'arrivera pas. Ou alors, je me persuade que le pire va se produire pour conjurer le sort. Mais attention, je fais ça pour TOUT et depuis TOUJOURS.

 

Parfois, je me surprends à faire comme quand j'étais petite et à me forcer à marcher sur le bord du trottoir en me disant que si je tombe, je perds mon travail, je rate mon train, je me plante à l'oral du bac... Bref.

 

Quand je prends l'avion - je vous rappelle que l'avion n'est pas à proprement parler mon ami et qu'on ne peut pas vraiment dire que voler ce soit easy easy pour moi - les tocs se multiplient. Il me faut la petite Charlotte aux fraises de ma fille dans mon sac, sinon le risque de crash est quasi certain. Parfois, je l'avoue, c'est atroce, je me réjouis si j'apprends dans les jours qui précèdent le vol qu'un 747 s'est écrasé. Je me dis que statistiquement tout de même... Ensuite, le moindre micro-événement prend des proportions hallucinantes. Si le RER pour Charles de Gaulle tombe en panne je suis certaine que c'est un signe évident de dieu pour que surtout je n'entre pas dans ce cercueil volant. Si mon fils me supplie de rester, c'est parce qu'il a senti qu'on ne se reverra pas. Si l'homme a oublié de m'embrasser, c'est pour la même raison. Bref.

 

Pire, si d'aventure je n'ai pas spécialement peur à l'idée d'embarquer - ça se produit rarement mais ça arrive - alors là, je suis prise soudain d'une panique irraisonnée: si je n'ai aucune angoisse c'est qu'à coup sûr c'est pour aujourd'hui. C'est bien connu, c'est toujours quand on s'y attend le moins que les pires tuiles nous tombent dessus, non ? Bref.

 

Voilà. Vous le savez maintenant, je suis complètement barrée.

 

Mais mon plus grand toc, c'est tous les soirs qu'il se manifeste. Oui, tous les soirs, depuis que mes enfants sont nés, je me dois d'aller les écouter respirer avant de me coucher. Quelle que soit l'heure, quel que soit mon état. Même saoule et à moitié chancelante, il faut que j'y aille.

 

Parfois, de fatigue, j'oublie et me glisse épuisée sous ma couette. A peine la lumière éteinte, je m'aperçois de ma négligence. Au départ, je tente de m'endormir et là, la pensée coupable s'insinue, perverse et tenace: si je n'y vais pas, ils vont mourir.

 

Alors je me relève en grelottant et titube à moitié nue dans les chambres attenantes. Je passe un doigt sur leur joue et vérifie que leur respiration est régulière. Ensuite seulement je peux aller m'abandonner au sommeil.

 

Ce toc là, je ne l'ai avoué à l'homme qu'il y a deux jours. Bien sûr, il avait remarqué que je me relevais sous de fallacieux prétextes (pipi, soif, chaud, froid, lumière oubliée, etc). Mais il ne savait pas que tous les soirs c'est bien plus qu'un dernier bonsoir qui se joue. Tous les soirs, c'est une question de vie ou de mort.

 

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Tout passe ?

Aujourd'hui, Je voulais vous parler de cette petite fille au prénom de fleur qui se bagarre encore contre un microbe tenace, mais je n'y arrive pas. Cette naissance difficile, sept ans presque jour pour jour après celle de mes enfants remue trop de choses.

 

C'est étrange. On vit bien, on avance tous les jours, droits dans ses bottes et on se dit que les plaies sont refermées. Et puis il suffit d'un couloir d'hôpital, d'une amie chère qui se ronge les sangs pour son bébé fragile, pour que tout remonte violemment.

 

Tout ? Un accouchement dont le souvenir s'est perdu dans un produit anesthésiant. Le contact froid de la table du bloc opératoire sur mes reins en feu. Le réveil sur un brancard avec l'homme qui pleure et me dit qu'ils sont beaux. Un charriot sur lequel sont posées deux couveuses, poussé par une pédiatre du Samu. On les emmène loin, à l'autre bout de Paris. Je touche un poignet, celui de mon fils, et puis plus rien. Il ne reste plus que ce ventre coupé en deux. Vide.

 

Plus tard, les sirènes du Samu, encore, la poitrine de mon minuscule fils qui se soulève trop fort, trop vite. La précipitation, les infirmières qui courent et qui tournent la tête quand elles nous voient, l'homme et moi. Une salle d'attente d'hopital vide et la certitude que la prochaine fois que la porte s'ouvrira, un médecin annoncera sa mort. Les prières pour que la porte ne s'ouvre pas. 

 

L'homme qui me serre et me jure qu'il ne m'abandonnera jamais.

 

La porte s'est finalement ouverte et il était vivant. Mais je crois que moi je suis morte un peu, ce jour là.

 

On dit que tout passe, mais c'est faux.

 

Edit: Aux dernières nouvelles la miss remonte vaillament la pente. Les pensées positives, ça marche !

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La Cachette, un nom bien trouvé

C'est un endroit qui porte bien son nom et qui s'appelle donc "La Cachette". Un petit théâtre. Planqué dans une résidence à laquelle on accède par une porte grillagée depuis la grande et impersonnelle avenue d'Italie dans le 13ème arrondissement de Paris. Déjà, quand on arrive dans la cour, on sent que tout va bien se passer. Parce que la grande et impersonnelle avenue d'Italie on l'a déjà oubliée.

 

La Cachette, donc, c'est un théâtre. Pour enfants. Mais qui est conçu comme un théâtre pour adultes parce qu'il n'y a pas de raison que les petits soient moins bien installés que les grands. Donc la scène est grande, et il y a de vrais gradins. Et bien sûr un beau rideau rouge.

 

A la Cachette, les spectacles qui sont joués sont toujours poétiques. D'une simplicité incroyable, avec en général un(e) seul(e) comédien(ne) et une ou deux marionnettes. Les histoires racontent un enfant qui tombe amoureux d'une sirène, un clown qui se pâme devant une équilibriste ou un anniversaire auquel ne seraient pas invités certains indésirables parce que trop "différents".

 

En ce moment, à La Cachette, on peut voir "Le bel oiseau" qui est une très belle allégorie sur la vie et la mort, sur les rêves qui parfois deviennent réalité.

 

Voilà, La Cachette c'est notre madeleine à nous quatre, l'homme, les enfants et moi, parce que depuis trois ans on ne loupe aucune représentation. A la fin on peut même acheter le livre et la cassette et constater que oui, vraiment, les textes qu'on a entendu sont de la pure poésie.

 

Pour en savoir plus: http://www.la-cachette.com/

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Comment être une bonne mère indigne

Il y a quelques temps, je vous disais donc que j'avais signé pour un deuxième bouquin. Maintenant qu'il est presque fini je peux vous dire un peu plus de quoi il va s'agir. Alors voilà. C'est toujours pour la collection des Courges, mais après le sexe, je me suis attelée à un autre sujet qui à la fois n'a rien à voir et en même temps beaucoup: la maternité.

 

Ben si,  ça a à voir. C'est scientifique. La sexualité débouche souvent sur la maternité. Et toc.

 

Le livre s'appellera donc: "Comment être une bonne mère indigne".

 

Croyez- moi, c'est tout un programme. Alors bon, je sais, en la matière, j'ai du vocabulaire. Je dirais même que par moment j'ai un peu freiné mes ardeurs parce qu'à mon avis, chez Hachette, ils craignent le procès ou de passer pour une maison d'édition super transgressive. Mais bon, qu'est-ce que vous voulez, que celle qui n'a jamais collé un suppo de doliprane à son enfant fiévreux pour l'amener ensuite à l'école l'air de rien en sachant pertinemment qu'elle recevra un coup de téléphone trois heures plus tard la sommant de venir chercher son rejeton contagieux me jette la première pierre. Que celle qui en plus n'aura même pas honte et sera même limite contente d'elle parce que pendant tout le temps d'action du suppo elle aura pu soit honorer une réunion super importante, soit boucler un dossier en retard depuis dix jours , soit - et là, c'est vraiment pas joli joli je sais - aller voir David, le roi du blond, avec lequel rendez-vous était pris depuis deux mois, me jette la seconde. La seconde pierre je veux dire. 

 

Non, déconnez pas, je ne suis pas la seule hein ?

 

Bref, donc, le prochain livre parlera de ça. Et si moi je vous en touche un mot aujourd'hui, c'est parce qu'avant-hier, j'ai reçu un mail de ClaireMM, lectrice et commentatrice ici, rencontrée chez Ginette il y a un mois et à qui j'avais touché un mot de ce projet, sentant qu'on avait sur ce sujet et sur d'autres d'ailleurs pas mal d'accointances. Ce mail m'a fait rire comme une dinde et m'a rassurée: au concours de la mère indigne, on est pas mal à se coiffer au poteau de la victoire. J'ai donc demandé à Claire si je pouvais mettre son texte sur mon blog et elle a dit oui. Il sera aussi dans mon livre, comme illustration de ce qu'une bonne mère indigne peut-être.

 

Allez, assez bavardé, le voili le voilà...

 

Chère Caro,

Vu que tu travailles d'arrache-pied le sujet et que je ne doute pas que tu aies rencontré les pires mères de la terre (la preuve, on s'est rencontrées), dis-moi :suis-je la seule à systématiquement oublier la petite souris??????

 

Et ce matin rebelote : "Claire, pourquoi elle est pas passée cette nuit la petite souris?" (oui, tous mes enfants m'appellent Claire, me demande pas pourquoi, ça s'est institué comme ça et je m'en fous complètement d'ailleurs).

 

Si je comptabilise le nombre de dents tombées et que je le rapporte au nombre de petites souris passées spontanément, sans qu'on ait besoin de leur envoyer une lettre de rappel, je dois arriver au chiffre hontissimeux de 5 ou 6 : en clair 12 dents tombées, 2 petites souris

 

....

 

J'ai honte honte honte, mais j'ai beau m'ecrire sur les mains, me faire des post-it que je mets sur mon oreiller, faire des noeuds à mes mouchoirs, ya pas, quand je vais me coucher je me lave  consciencieusement les mains, je me sermone sur le bazar qui règne dans ma chambre tout en jetant ce vieux bout de papier et je balance ce kleenex tout chiffonné qui est dans ma poche...

 

Finalement je me couche avec la conscience tranquille et même ce léger sentiment de supériorité de la mère qui sait qu'elle a bien accompli son devoir encore une fois ce soir puisque tous tous les enfants dorment profondément dans les pièces d'à côté.....et je m'endors du sommeil du juste.

 

En gros, chez nous la petite souris ronfle la nuit et ne va pas au turbin.

 

Inutile de te dire que dès la première dent tombée et le premier lapin de la petite souris, les gamines ont compris que JE être petite souris puisque j'ai blêmi, je me suis précipitée dans leur chambre et que comme par hasard, après mon passage et mon retour en sifflotant y avait qqchose sous l'oreiller...

 

Edit: Le dessin est de Bubblecannelle, je l'adore. Le dessin et bubblecannelle. Je veux dire je les adore tous les deux.

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Adieu mon sommeil

Depuis quelques jours, mes enfants, chair de ma chair, sont chez mes parents. Bon, certes, ils ont aujourd'hui six ans et du coup, ces vacances si elles sont appréciables n'ont rien à voir avec celles que leur absence représentait il y a quelque temps.

En effet, les premières années, les voir s'en aller c'était comment dire... un peu comme si Jack Bauer se voyait offrir une semaine de congé au club med avec l'assurance de n'avoir aucun complot terroriste à déjouer. Vous pensez que j'exagère ? Ha! J'aurais aimé vous y voir, tiens.

Pourquoi ?

Je vais vous dire pourquoi. Parce que malgré toutes nos prières, les incantations à la vierge du sommeil, et malgré même le whisky glissé dans les biberons le soir - naaaaaaaaan je rigole - j'ai donné naissance à une insomniaque en herbe. Vous me direz, une sur deux, c'est pas si terrible.

Sauf que si.

En fait, terrible, c'est pas le mot. Même que là tout de suite, le mot je ne le trouve pas.

Je sais, je suis volontairement grave. Mais c'est parce que je me dois, en tant que mère, en tant que femme mature et expérimentée, de vous mettre en garde, vous les pas encore mamans qui caresseraient le rêve de donner un jour naissance à un charmant bambin.

Je ne veux pas vous décourager hein ? Mais il faut tout de même être averti avant de prendre ce genre de décision. Et la vérité c'est que les enfants vous pourrissent le sommeil.

VOLONTAIREMENT.

Vos nuits auparavant tranquilles ne seront plus jamais les mêmes. Passées les premières semaines où il vous faudra nourrir et changer votre petit amour - quoi que personnellement, j'ai rapidement décidé de laisser mes chéris baigner dans leur caca la nuit, histoire qu'ils fassent BIEN la différence avec le jour, comme le conseillent les livres que je n'ai pas lu - il vous faudra ensuite vous battre avec des fantômes, réduire à néant des monstres qui se planquent dans les rideaux ou tout simplement partir à la chasse au doudou qui, c'est sûr, prend vie dès la nuit tombée. Ben oui, sinon comment expliquer qu'il parvienne à se retrouver sous un meuble à l'autre bout de la chambre à quatre heures du matin ? Et bien sûr hors de portée de votre main à laquelle il manque exactement quatre milimètres pour l'attraper et ce après déboitement de votre épaule.

Je passe sur la tétine, cette garce, qui non contente de défigurer chouchou le jour prend un malin plaisir à se coincer entre les barreaux du lit à des heures indues. Je vous laisse imaginer certaines scènes, bébé hurlant à la mort parce que tototte a disparu et vous, à moitié nue, à quatre pattes en train d'extirper ladite et maudite tototte du sommier à lattes. Autant dire que c'est probablement dans ces moments de grande solitude maternelle que chouchou apprend ses premiers jurons, de la bouche même de sa mère. Ne vous inquiétez pas, vous pourrez toujours accuser plus tard l'éducation nationale, la télévison ou la cour de récréation, tout en sachant dans votre fort intérieur que "putain de salope de tototte", c'est un peu de vous tout de même.

Bien sûr, comme tous les nouveaux parents, vous jurerez aux grands dieux que jamais au grand jamais chouchou ou pupuce ne viendra dormir dans votre lit. Le problème c'est que vous sous-estimez votre adversaire. Vous n'avez pas idée de la capacité pulmonaire d'un enfant la nuit. Vous n'avez pas idée non plus de son endurance et des coups retords dont il est capable pour parvenir à ses fins. Sachant qu'en plus, il n'y a RIEN de plus mignon et attendrissant qu'un enfant à moitié endormi.

Evidemment, au bout de deux semaines sans sommeil, vous oubliez tout ce que vous avez lu sur les dégâts psychologiques que peut provoquer le fait de partager son oreiller avec bébé.

Mais ce que vous ignorez à ce stade c'est que chouchou veut bien plus que votre lit. Il vous veut VOUS pour lui tout seul. Et pour ça, il va lui falloir faire dégager son papa, l'ennemi n°1. Le plus souvent, il y parvient. En s'endormant à l'horizontale. En cas de résistance paternelle, quelques coups de pieds bien placés ne sont pas à exclure.

Et voilà. C'est comme ça que vous finissez par vous retrouver exactement dans la situation que vous aviez juré éviter: dormir avec un marmot qui bouge dans tous les sens, qui ronfle encore plus fort que son père et contre lequel vous ne pouvez même pas réchauffer vos pieds. Pendant ce temps, l'homme tente en vain de se rendormir, tout recroquevillé dans le lit de l'héritier.

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J'aime pas non plus les copines de square

Alors donc, parlons un peu des copines de square. Déjà, à celles qui croient pouvoir faire l'impasse sur les relations amicales au jardin public, je dis: attention. Oui, attention parce que dans un square, il y a des règles. Et l'une d'entre elles c'est que si tu viens régulièrement, il faut dire bonjour et rapidement tutoyer tes voisines Au risque d'être totalement exclue. Bon, après tout, on peut aussi se dire qu'on se fiche éperdumment d'être exclue. Sauf qu'être mise sur la touche au square signifie aussi que les mères plus attentives que toi laisseront sans aucun scrupule pupuce se carapater pendant que tu changes la couche de chouchou. Cela veut également dire que tu pourras toujours courir pour que ces dernières, non seulement plus attentives mais plus prévoyantes que toi prêtent une pelle à tes gamins qui geignent depuis une heure parce que pour une fois tu as oublié les jeu de sable. Petite apparté: il faut savoir que les enfants ne jouent JAMAIS aux jeux que tu penses à apporter. En revanche, ils ont TOUJOURS envie de ce que tu as laissé à la maison.

Etre exclue c'est aussi faire une croix sur un goûter partagé, un peu d'eau en cas de vomi, etc. Etre exclue ça veut enfin dire que tu te tapes systématiquement le banc constellé de fiantes de pigeon ou celui qui l'été est en plein cagnard. Parce que bien sûr, les bonnes places sont réservées dès la première heure pour les copines.

Bref, je suis navrée pour les sociopathes et les misanthropes, il faut mieux sympathiser, quitte à faire semblant. Mais bien évidemment, il faut rester lucide: au square, la seule chose qui te lie aux autres mamans, c'est... d'être maman. Ce qui en soi ne garantit pas plus d'atomes crochus que ça. Par conséquent, avant de trouver copine à ton pied, tu vas passer par la nostalgique de la grossesse qui te racontera par le menu détail son épisiotomie et qui te regardera avec compassion quand tu feras cet aveu abominable: tu as eu une césarienne. En langage "maman parfaite": tu n'as pas VRAIMENT accouché.

Il y aura aussi l'hystérique qui hurle sur tous les enfants sauf le sien bien sûr qui pourtant mériterait à ton sens une bonne taloche pour toutes les humiliations qu'il fait subir à pupuce, celle qui n'a JAMAIS de goûter (bon, d'accord, ça c'est moi) et qui prend un air confus tous les jours à 16h pour te chourrer la moitié de tes BN. Celle qui te pique ton Elle dès que tu as le dos tourné. Celle qui est persuadée que sa pupuce à elle est précoce, la preuve, elle étale son caca sur les murs de sa chambre et ça c'est un signe. Celle qui est raciste et qui se moque des nounous africaines. Celle qui prend un mali plaisir à te faire flipper en insinuant que ta propre nounou ne s'occupe pas toujours très bien de chouchou et pupuce. Celle - et parfois c'est la même que la précédente - qui dès que tu as le dos tourné essaie de débaucher ta justement si négligeante nounou.

Et puis il y a la pire. Celle qu'il faut arriver à repérer très vite. Celle là elle a d'abord l'air super cool et tu te dis que c'est peut-être la bonne, celle qui deviendra ton AMIE de square. La première fois qu'elle te fera le coup, tu trouveras ça sympa, tu te diras que c'est une marque de confiance de te laisser son nouveau né et son petit bonhomme de deux ans et demi qui en plus s'entend "super bien" avec chouchou. Et puis très rapidement, tu constateras qu'elle n'a jamais le temps de te rendre la pareille. Et qu'en réalité ta nouvelle amie te prend pour une truffe. Oui, celle qu'il faut éviter à tout prix c'est la mère qui carresse le rêve secret de se débarrasser de ses enfants. Et qui a vu en toi le pigeon parfait. Surtout qu'en général, il suffit qu'elle soit partie deux secondes pour que tu réalises que son fils ne s'entend pas vraiment "super bien" avec chouchou. Et que le nouveau né a manifestement une couche bien chargée. Et que la "petite course" s'est probablement transformée en cinoche, parce que trois heures pour aller chercher du lait, même à la reine des courges, on ne la fait pas.

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