Pensées d'une ronde

A chier

 Bon comme promis mes lapins, voici un minute par minute de l'émission d'hier. Fait à partir de mes interventions brillantes sur LePost. Mais sans la répartie de mes trois compères, c'est moins drôle. Donc je ne saurais que vous conseiller d'aller faire un tour sur le Live, ICI.

 

Mais comme la foule en délire (= deux personnes) me réclament à corps et à cris mon billet quotidien, le voici...

 

Edit: Bon, hier, comme dit Will/Ron, c'était une spéciale José Dayan sur LePost. On a un peu dévié du concept et on a choisi une thématique légèrement lesbienne pour la soirée. En vous remerciant pour votre ouverture d'esprit.

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Je veux des smoky bleus.

 Bon, faut que je vous dise, ce soir avec l'homme on était super déçus. Pourquoi ? Parce que depuis une semaine, on se faisait un gros film que genre on serait à Baltard pour ce praïme. Non mais attends, on est pas mythos. C'est juste que tu vois, j'ai des relations. Ouais. Des relations très bien placées, je peux te dire. Han han.

 

Que cette relation justement, elle m'avait un peu fait miroiter Baltard. Que sur un malentendu, on aurait peut-être pu avoir un pass VIP.

 

Bon, je te mets pas la pression, hein, mon amie. Mais faut que tu saches que l'homme n'est plus que l'ombre de lui même, du coup. Penses-y, pour la semaine prochaine.

 

Allez, c'est parti pour le show, baby.

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Recherche nichons désespérément

 Viens, je t'emmmèèèèèènne... Tu veux faire un pas en avant et continuer l'aventure avec moi ? Oui ? Alors viens, chante et mets tes baskets, c'est sympa tu verras.

 

C'est parti, on file à Ikea. Heu, à Baltard. Et comme je veux vraiment te faire plaiz', je te livre ce minute par minute en presque live.

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Dove, t'es où ?

 Bon alors pour une fois, à l'heure où sera publié ce billet, je serai non seulement réveillée mais en plus, dans un train en partance pour deux jours de colloque à Bruxelles. Enfermée dans un bâtiment européen sans avoir même la possibilité d'aller humer l'air de la grand-place... Toujours est-il que forcément tout ceci a été écrit hier, pendant la Nouvelle Star. Du coup, pof, vous allez avoir droit à mes impressions à chaud sur cette émission et je plains d'avance ceux qui 1)n'aiment pas, 2)qui ne regardent pas.

 

Allez, ferme tes yeux je t'emmène à Baltard...

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Jack and I...

Bon, allez, je finis cette histoire. Vous risquez d'être déçus parce que vous le verrez, en fait de Johnny, je n'ai vu... que Jack. Mais pas celui que vous pensez...

 

Sans rire, je ne suis pas partie convaincue et je suis revenue conquise. Un très joli moment de musique, grace à la présence gracile et gracieuse de Vanessa Paradis et au génie de Matthieu Chédid qui se donne sans compter pour celle qui semble être son âme soeur.

 

Allez, c'est parti !

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Vanessa, Johnny et moi

Alors la semaine dernière, ma copine Zaz, l'homme et moi sommes allés voir Vanessa Paradis pour un concert en AVANT-PREMIERE dans une petite salle même pas dans Paris. Bon, j'aimerais bien vous raconter que tout ça c'est grace à ma notoriété mais faut bien se rendre à l'évidence, je ne suis pas encore entrée dans les listings d'Universal et cie. La vérité c'est que ma copine Séverine, celle qui avait eu de gros problèmes de plomberie, rappelez vous, elle travaille un peu dans le show-bizness et que du coup elle avait eu l'info rapport au concert. Après, on a pris nos places comme tout le monde et on les a payées. Même que pour avoir le droit d'y assister il fallait aussi prendre une option pour un autre spectacle. A Marne la Vallée quand même. Juste au moment où on a vendu notre caisse pourrite. Mais bon, vous avouerez que pour aller voir Johnn... heu, Vanessa, rien n'est trop beau...

 

Allez, je vous raconte ?

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Ma journée Pantène...

Donc donc donc... Pour commencer les photos définitives je ne les ai pas parce que la surprise doit être totale pour le vernissage. Mais Barbara, the famousse one, m'a envoyé très gentiment des clichés du making off - comment c'est pas la classe, hein ? - dont celles qui illustrent ce post.

Allez, la suite...

 

 

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Le jour où je me suis lancée à corps perdu pour la cause des femmes

Bon il faut tout de même que je vous raconte cette folle après-midi que j'ai passée la semaine dernière. Ces quelques heures pendant lesquelles je me suis prise pour une candidate de la Nouvelle Star qui aurait eu droit à un relooking, pour une Cendrillon - un peu tapée la cendrillon en même temps - ou encore pour une candidate d'une émission d'M6 genre "J'ai décidé de redonner un coup de fouet à mon salon de coiffure en maigrissant pour devenir une star". Bref, la semaine dernière, j'avais rendez-vous avec... moi. Mais une moi maquillée, coiffée et manucurée. Puis shootée sous toutes les coutures par un photographe. Professionnel le photographe.

 

Je sais, ça fait un peu conte de fée pour femmes au foyer désespérées.

 

Pourtant, ça n'était pas gagné gagné...

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J'ai pas les abdos, que les fessiers.

Donc donc donc, samedi, on a profité de la présence de mes parents à Paris pour leur laisser les deux marmots et faire une séance d'essai au Club med gym d'à côté de chez nous. Quand je dis que je ne m'en suis pas relevée, c'est à peine imagé. Je découvre depuis des endroits de mon corps dont je ne soupçonnais pas l'existence. Sans parler du fait que mon cou est définitivement bloqué rapport au fait qu'il s'est manifestement substitué à mes abdominaux pendant une bonne partie du cours. En revanche le seul endroit où je n'ai pas de courbatures est mon ventre. Cherchez l'erreur...

 

 

Allez, je raconte ? 

 

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Un débat pas comme les autres

Mes chers amis. C'est honteuse et repentante que je vous écris aujourd'hui. Pourquoi honteuse et repentante ? Parce qu'hier, j'ai tout simplement dépassé les bornes, celles après lesquelles il n'y a plus de limites. Je me suis emportée et contrairement à Ségolène Royal, j'ai réellement perdu mes nerfs. Avant d'aller plus loin je préfère prévenir les âmes sensibles ainsi que les personnes penchant encore pour Nicolas Sarkozy que ces lignes seront probablement pénibles à lire, par conséquent mieux vaut peut-être renoncer à poursuivre.

 

Allez, c'est parti.

 

Tout a commencé vers 19h30, heure à laquelle j'ai expédié mes enfants au lit leur jurant les grands dieux qu'il était bel et bien 20h30. Je voulais en effet être sûre d'être prête à l'heure H, ce qui entre les histoires, les bisous, les lavages de dents n'est pas gagné gagné sans s'y prendre longtemps à l'avance.

 

A 21h00, j'étais devant mon poste, beuglant à l'homme resté avec la chair de ma chair qui ne parvenait pas à trouver le sommeil que ça y'était, ça commençait. La classe.

 

A 21h03, je me suis aperçue que sur ce blog, il se passait aussi des choses et que Londoncam, ClaireMM, Gawelle, Annedusud, Mamine et bien d'autres avaient décidé de faire de ce débat un grand moment participatif.

 

Dès 21h05, nous y sommes donc allées de nos critiques extrèmement constructives, toujours formulées dans le respect de l'adversaire. J'en veux pour exemple le "pan dans ta face" à 21h23, le "Elle a des couilles p..." à 21h27 ou le sobre et lapidaire "et paf" de ClaireMM à 21h47. Un sommet ayant été atteint avec Fyfe et son désormais mythique "il est zéro la tête à toto".

 

Aux alentours de 22h, j'ai commencé à déraper. C'est en effet à cette heure là que j'ai clairement traité la mère d'Arlette Chabot que je ne connais pourtant ni d'Eve ni d'Adam. Sont ensuite venues des accusations totalement infondées comme quoi PPDA aurait Martin Bouygues dans l'oreillette. J'avoue aussi des pensées discriminatoires contre le même PPD, en rapport avec son état capillaire

 

Vers 22h30, Londoncam et moi même avons considérablement élevé le débat en envisageant respectivement de vomir et de faire caca et d'envoyer le fruit de nos entrailles au siège de l'UMP. C'est à ce moment là que l'homme a commencé à me regarder avec un air quelque peu effrayé.

 

Lorsque vers 22h31 Ségolène s'est mise en colère rapport aux enfants handicapés, j'ai éprouvé du désir pour elle et ça, ça ne m'était jamais arrivé. L'homme a trouvé ça excitant, mais je lui ai expliqué que ce n'était vraiment pas le moment pour une petite "concession".

 

Après sa grosse colère, sur les coups de 22h47, Ségolène a eu du mal a gérer sa respiration. Alors avec London, Mamine, Annedusud, pampil et les autres copines, on a fait le petit chien pour l'accompagner. Du vrai gagnant/gagnant. On a tellement bien respiré par le ventre que personnellement je n'ai jamais été aussi prête pour accoucher.

 

Ensuite, je ne sais plus, tout s'est emballé. J'ai fait la danse du scalp quand Nicolas s'est planté sur l'EPR et je crois me rappeler avoir fait des gestes obscènes dont je ne suis pas particulièrement fière à l'heure où je vous parle.

 

C'est au moment où j'ai commencé à baver un peu que l'homme a appelé de gentils hommes en blanc qui m'ont alors expliqué que soit je me calmais, soit c'était l'internement. En même temps, si Gawelle n'avait pas avalé toute sa boite de tranquilisants sans même m'en garder un, on en serait pas arrivées là.

 

Quoi qu'il en soit, après quelques piqures j'ai pu suivre la fin. Et pleurer à la dernière tirade de madame Royal. Je ne sais pas ce qu'en diront les commentateurs politiques, je veux dire les vrais, mais en tous cas, mes copines et moi, on est catégoriques: "elle l'a eu" (Fyfe) "Il est coincé" (encore Fyfe),  "Je me demande si à la place de Ségolène, je n'aurai pas fini par lui en coller bien ajustée, là" (Mamine), "elle s'en tire bien" (cécé), "chapeau elle maitrise" (Annedusud), "Je vais me faire Arlette" (ça c'est moi, je sais c'était hors sujet), "Vive Ségolène Royal" (Louisemc, simple mais efficace), "cireur de pompes" (Cinnamon), "La classe internationale" (re-moi).

 

Bref, en toute objectivité et avec des arguments imaparables nous avons décreté à 23h30 que la grande gagnante était évidemment Ségolène Royal. J'ai probablement perdu deux ou trois ans de vie avec les accélérations cardiaques que j'ai fait subir à mon palpitant pourtant déjà bien affaibli par mon cholestérol, mais moi au moins je n'ai pas mangé névrotiquement quatre ou cinq bananes. Je me comprends, Annedusud...

 

Un grand merci à toute l'équipe de Pensées d'une ronde sans laquelle rien n'aurait été possible.

 

Edit: Je vous demanderai de rester corrects dans vos commentaires, pour ne pas laisser le ton monter en cette fin de campagne. Je serai par ailleurs dans l'obligation de supprimer tous les comms comparant un des deux candidats à un célèbre dictateur ou se livrant à des attaques physiques ou personnelles. Je sais, ce n'est peut-être pas rock and roll, mais je ne voudrais pas qu'on soit accusés de quoi que ce soit ou que nous passions pour des gauchistes sectaires alors que nous sommes juste des apolitiques légèrement de gauche.

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Emmanuelle ? C'est moi (suite et fin)

Avant tout, je vous avoue que je suis carrément émue et flattée par vos réactions enthousiastes d'hier. Je vous le dis en toute franchise, sans rire et tout et tout. Je crois que c'est ce qui est le meilleur dans cette aventure de blog. A côté, les séances photos (ok, LA séance photo), les interviews de bellissimas ou les passages à la radio, ça vaut pas tripette. Non, ce qui me fait grave kiffer comme dirait Ségolène Royal - pour qui je vais voter sauf que je préfère qu'on en parle pas rapport au fait qu'ici c'est un blog apolitique de gauche - c'est l'idée que vous aimiez lire ces billets et que parfois, ils déclenchent un éclat de rire. Alors voilà, merci.

 

Maintenant, puisque vous me l'avez demandé si gentiment, voici la suite de mes aventures.

 

14h45: Je rejoins Fabrice, entièrement orange. Il voulait de la couleur, il est servi.

 

14h47: Je m'excuse auprès de Fabrice pour le trou de mon collant. Je lui demande s'il peut éviter de photographier ma jambe gauche.

 

14h49: Fabrice me propose de prendre encore cinq minutes pour changer de collant.

 

14h50: Je lui réponds que je n'en ai pas d'autre.

 

14h52: En fait j'en ai plein mon tiroir.

 

14h54: Le problème se situe plutôt au niveau de mes bottes. Que j'ai mis trois quart d'heure à enfiler. Par botte. Après avoir graissé mon collant. Et cassé trois ongles. D'accord, j'en ai même pleuré.

 

14h56: Même pas en rêve je les enlève.

 

14h57: Même sous la torture j'avoue pas à un photographe professionnel que je suis comme qui dirait coincée dans mes bottes.

 

14h58: Fabrice qui est vraiment un homme parfait me rassure. Un coup de photoshop et on n'y verra rien.

 

15h00: On commence la séance sur le canapé. Fabrice me demande de regarder vers la fenêtre tout en tournant le visage de son côté.

 

15h01: Je fais exactement l'inverse.

 

15h02: Fabrice a un sourire un peu crispé. Je crois qu'il commence à comprendre l'étendue des dégats.

 

15h03: J'explique à Fabrice que je suis très mauvaise en coordination et que du coup il faudrait peut-être mieux qu'on commence avec des consignes simples. Par "simple" je veux dire une à la fois.

 

15h04: Fabrice redouble de douceur et me dit que le plus important c'est le sourire.

 

15h06: Fabrice m'explique que c'est mieux quand même d'ouvrir un peu la bouche quand on sourit.

 

15h07: Je préfère mourir plutôt que montrer mes dents.

 

15h09: Fabrice fait une blague à deux balles et j'ouvre la bouche. Putain il est trop fort.

 

15h11: Je prends une pose complètement naturelle à l'insu de mon plein gré. Fabrice shoote et me dit que je suis "super mignonne". Je suis tellement fière que je souris bêtement à m'en décrocher la machoire.

 

15h12: Je commence à adorer ça.

 

15h14: Les crépitements de l'appareil photo me font des trucs bizarres, je suis limite excitée.

 

15h17: Il est en train de se passer un truc très fort je le sens.

 

15h20: Il n'y a plus que lui et moi, je lui donne énormément, là.

 

15h23: Je joue avec l'objectif comme si j'avais fait ça toute ma vie.

 

15h26: C'est incroyable, j'ai ça dans le sang. Fabrice arrête pas de shooter. Je crois que la magie, c'est ça. Quelque chose de très simple et en même temps de très compliqué.

 

15h30: Là, tout de suite, s'il me demandait de me déshabiller, je le ferais. Comme ça, comme une offrande.

 

15h32: En même temps il ne me le demande pas.

 

15h33: Ce n'est pas grave, on est au delà de la nudité et je crois qu'en réalité c'est avec l'objectif que je fais l'amour.

 

15h33: Je viens de pousser mon fils pour qu'il ne soit pas dans le champ de la photo.

 

15h35: Il est temps qu'on s'arrête, Fabrice et moi, on perd tous nos repères.

 

15h37: Fabrice a l'air super pressé de partir, je crois que ce qu'on vient de vivre lui fait peur. C'est trop d'un coup, le pauvre.

 

15h40: Je n'ai pas le temps de lui dire au revoir qu'il a disparu. C'est fragile un homme...

 

Edit: Pour la photo, faudra acheter "Bien dans ma vie" parce que je ne tiens pas à mettre ma trombine sur le net. Surtout, les photos ne sont pas libres de droit, en tous pas pas tant que le magazine n'est pas sorti.

Edit 2: Les photos, je dois le dire, m'ont bluffée. Surtout, je crois que ça devrait être instauré comme thérapie de se faire photographier comme ça. Parce qu'au bout d'un moment, je vous jure, on oublie qu'on ne s'aime pas.

Edit 3: Je tiens à préciser que je ne me suis pas déshabillée. ça c'est pour l'homme qui parfois est très "1er degré".

 

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Emmanuelle ? C'est moi.

Alors voilà, j'ai vécu la semaine dernière une expérience incroyable. Un photographe est venu chez moi pour me shooter.

 

Ouais.

 

Là, honnêtement, je crois qu'on peut dire que ça y'est, je suis devenue une célébrité. Bon, ok, c'est pour un article dans "Bien dans ma vie". Que personnellement je ne connais pas. Vous non plus j'imagine. M'en fous complètement, un professionnel de l'image, un photographe confirmé, est venu chez moi, payé pour m'immortaliser. C'est simple, je ne m'en remets pas. Je vous raconte ?

 

09h00: Ma fée Babou, baby-sitter mais aussi coach beauté, coiffeuse officielle pour mon futur mariage, habituée du Baron - rien à voir avec la choucroute mais je suis TROP TROP fière d'avoir une amie de moins de 25 ans qui en plus fréquente le Baron, la boîte la plus hype de Paris - et cinquième membre de la famille, arrive pour garder les enfants.

 

09h02: Ben oui, aujourd'hui on me photographie et là, mes cheveux "noirs et blonds" dixit ma fille, ce n'est pas envisageable. Donc je file vendre un rein avant de courir chez mon coiffeur pour qu'il redonne un peu de dignité à ma crinière.

 

09h12: Je n'ai pas du tout honte de laisser mes enfants un mercredi, jour de 4/5ème théoriquement consacré à la chair de ma chair.

 

09h14: En fait j'ai super honte.

 

09h17: J'ai super honte mais en même temps, je fais ça pour eux. Parfaitement. A votre avis, c'est bon pour des enfants que leur mère soit prise en photo avec des racines noires ? C'est le genre d'humiliation qui se transmet ensuite sur plusieurs générations.

 

10h00: Arrivée chez D....,  je montre au dieu David une photo d'Emmanuelle Seigner et je lui dis que elle, là, c'est moi dans deux heures.

 

10h02: David ricane.

 

10h03: David ne ricane plus, il comprend que ce n'est pas une plaisanterie.

 

12h04: Plus jamais je demande à un coiffeur de me transformer en rockeuse blonde et fatale.

 

12h05: J'ai exactement la même coiffure d'Emmanuelle Seigner.

 

12h06: Sauf que je ressemble à Courtney Love.

 

13h00: La fée Babou tente de me rassurer et m'assure que la frange me va très bien. Elle tente de me changer les idées en me demandant comment je vais m'habiller.

 

13h01: Je rigole, elle est trop drôle. Comme si elle avait pas vu que je porte MA robe noire mythique.

 

13h02: Babou trouve que ce n'est pas une très bonne idée de rester en noir, surtout que le photographe m'a demandé hier de mettre une robe d'été colorée.

 

13h03: Je suis désolée mais ma robe noire EST une robe d'été.

 

13h05: Babou me demande si je suis sûre que je n'ai pas un truc à fleurs.

 

13h06: Pourquoi pas un combishort à rayures ? Même sous la menace je mettrai pas un truc à fleurs.

 

13h07: J'explique à Babou que dès que je mets un truc à fleurs je ressemble à Maïté.

 

13h08: Je viens de trouver une robe tunique super estivale et colorée, noire à points blancs.

 

13h12: Babou n'est pas totalement convaincue par l'aspect coloré mais trouve que c'est quand même mieux.

 

14h00: L'interphone sonne. C'est Fabrice, le photographe. Dans ma précipitation je m'accroche à la table et je file mon collant.

 

14h01: Je laisse définitivement tomber Emmanuelle Seigner. Même Courtney Love à mon avis ne file pas son collant juste avant un shooting.

 

14h04: Fabrice entre chez moi et inspecte le salon pour décider de l'endroit où je vais me mettre.

 

14h05: Je regarde le salon en même temps et le bordel m'explose en pleine face.

 

14h06: Je tente l'air de rien de dissimuler un trognon de pomme qui traine sur la table basse et j'ordonne en chuchotant aux enfants de jeter leurs pots de yahourt du petit déjeuner.

 

14h08: Fabrice me jure que ce n'est pas grave qu'il y ait "un peu de vie" dans l'appartement

 

14h10: Fabrice est un gentleman.

 

14h12: Personnellement je pense quand même que le fait qu'un soutien gorge traine dans le couloir  à côté de ma paire de santiags montre surtout que je suis une souillon.

 

14h15: Fabrice m'explique qu'on va y aller doucement, que je ne dois pas m'inquiéter, et que je peux prendre deux minutes pour changer mon collant et me maquiller.

 

14h16: Je SUIS maquillée.

 

14h17: Babou me propose de repoudrer le nez. Dans ses yeux il y a de la pitié.

 

14h20: Dans la salle de bain, Babou prend les choses en main et me demande de lui donner ma trousse de maquillage.

 

14h21: Je lui donne ma terracota.

 

14h22: Babou me demande calmement le reste de mon maquillage.

 

14h23: Je la regarde avec un air probablement désespéré parce qu'elle me dit tout doucement que ce n'est pas grave si je ne retrouve pas mon ombre à paupières et mon rouge à lèvres. La seule chose dont elle a besoin c'est un crayon de khôl.

 

14h24: Je n'ai pas de khôl.

 

14h25: Babou devient très pâle.

 

14h26: J'appelle Fabrice pour qu'il m'aide à réanimer Babou.

 

14h28: Babou se reprend mais dans ses yeux quelque chose est mort.

 

14h30: Je console Babou en lui promettant que dès demain j'achète un khôl. Babou ne me parle plus, elle me badigeonne frénétiquement de Terracotta. Je crois qu'elle est dans un état post-traumatique.

 

14h32: J'ai de la terracotta partout.

 

14h33: Je demande timidement à Babou si c'est indispensable de me mettre de la terracotta sur les oreilles.

 

14h34: Babou me lance un regard sans vie et me répond qu'elle refuse de se justifier auprès d'une femme de 36 ans qui n'a pas de khôl et qui ressemble à Courtney Love.

 

A suivre...

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La petite robe noire

Alors voilà, difficile de dire plus et mieux sur la soirée chez Ginette que ça ne l'a été fait chez Hélène. En plus, pour ceusses et celles qui n'étaient pas là, c'est limite pas cool d'en rajouter. En même temps, bien sûr, c'était si bien que j'ai envie de vous le conter à ma manière. Mais comme vous savez déjà comment ça s'est passé, je vous raconte le before, d'accord ?

- 15h00: Je reçois le 57ème mail d'Hélène en deux jours pour me dire qu'elle a trouvé en plus de la robe de ses rêves à 193 euros, une paire de bottes de motard qui s'enfilent trop facilement et qui tuent leur race. Elle en est à plus de trois cents euros et n'est pas sûre que ce soit raisonnable. Je fais ce qu'il faut toujours faire avec ses amies quand il s'agit d'achats inconsidérés. Je mens et je dis que c'est super raisonnable.

- 15h03: Julie ne sait toujours pas comment elle va s'habiller, ça l'inquiète.

- 15h05: Pomme a prévu une tunique super sexe avec maxi décolleté. En même temps elle hésite.

- 15h08: Moi je sais trop bien ce que je vais mettre. Ma robe magique de Promod achetée en soldes à 29 euros. Avec mes santiags vertes qui font pas l'unanimité mais que je suis dedans comme dans des pantoufles.

- 15h15: C'est trop trop bien d'avoir prévu ma tenue depuis une semaine. Comme ça pas d'angoisse, pas de prise de tête. Quand je vois les filles qui se font un mourron pas possible, je me marre. En même temps, les pauvres. ça doit être super dûr d'aller à la rencontre de son public sans avoir LA tenue dans laquelle on est au top.

- 15h18 Je l'aime trop ma robe noire. Elle moule un peu mon ventre mais maintenant je suis une fille qui assume alors je m'en bats les nichons.

- 15h30: Hélène a la migraine elle ne sait plus si elle va venir à sa propre soirée.

- 15h34: C'est pas pour copier mais j'ai mal à la tête aussi. Heureusement que je sais ce que je vais mettre ce soir sinon j'en mènerais pas large. Déjà qu'aller à la rencontre de son public c'est super flippant, alors sans THE small robe noire, c'est no way.

- 16h00: Je ne suis pas sûre qu'on fera un discours mais dans le doute j'en prépare un petit. Surtout ne pas oublier qui que ce soit dans les remerciements.

- 16h12: J'ai peur de ne pas savoir quoi mettre sur les livres qu'on me demandera de signer.

- 16h16: Je téléphone à l'homme pour lui dire que j'ai peur pour tous les autographes et aussi d'aller à la rencontre de mon public.

- 16h18: L'homme me rappelle que mon livre n'est pas sorti.

- 16h23: C'est fou ce que la jalousie masculine peut rendre méchant.

- 16h30: J'espère que ce ne sera pas trop l'hystérie quand même. Devenir une star c'est quand même super déstabilisant psychologiquement. Mais je dois tout à mon public, alors je suis prête à me jeter à corps perdu dans la foule.

- 16h45: Là normalement je devrais commencer à m'habiller. Mais comme je sais exactement ce que je vais mettre, du coup je suis trop trop zen. Je vais me faire un épisode de Desperate Housewives pour me détendre. Il faut que je sois super calme pour aller à la rencontre de mon public.

- 17h30: Bon, allez, hop, je vais aller enfiler ma robe magique, une touche de terracota et je suis prête pour le show.

- 17h45: J'ai PERDU ma robe noire.

- 17h47: C'est un truc de fou, j'ai cherché partout.

- 17h48: J'annule tout. Adieu mon public.

- 17h49: Je veux mourir.

- 17h52: L'homme me dit de mettre autre chose.

- 18h00: Je n'ai RIEN d'autre. En plus je ne rentre pas dans mon jean depuis trois jours. A cause des hormones des règles. Et aussi peut-être des m&m's. Et QUI a acheté les m&ms ? Hein ? Ouais. Parfaitement.

- 18h04: L'homme me dit que je peux bien y aller en salopette il en a rien à foutre.

- 18h08: Je lui fais une concession par téléphone pour arranger les choses. Ben oui, je suis prête à tout. C'est comme ça, une Caro sans son sabre laser, c'est comme une Ségo sans son François. (ouais, je sais, c'est un message subliminal. Même en salopette je suis de gauche)

- 18h12: Les filles me disent de mettre ma tunique verte.

- 18h14: Elle est au sale.

- 18h16: Je vais aller à la rencontre de mon public avec une tunique verte qui sent la culotte.

- 18h19: J'extirpe ma tunique verte du sac à linge. C'est bizarre, y'a un chiffon noir tout entortillé accroché à la ceinture.

- 18h23: "Les filles pas de panique G retrouvé ma robe noire. Tout va bien elle était dans le placard de l'homme. Le salaud".

- 18h27: Je sais c'est pas joli joli mais plutôt crever que d'avouer que je sors chez Ginette faire l'amour avec mon public dans une robe qui pourrit depuis dix jours au fond du panier avec les chaussettes et les slips. De toutes façons, un coup de fébreze et le tour est joué.

- 18h30: J'ai plus de fébreze.

- 18h33: Je balance la moitié de mon parfum sur ma robe et je la repasse ensuite.

- 18h38: C'est super, "Chance de Chanel" et la vieille chaussette, ça donne un truc proche de la tartiflette. Je mets vraiment toutes les chances de mon coté ce soir.

- 18h40: Je suis tellement nerveuse que j'explose ma terracota par terre. Je suis obligée de passer mon pinceau sur le carrelage histoire d'en récupérer de quoi me maquiller.

- 18h46: Je pars à la rencontre de mon public dans les conditions idéales.

Voilà, après un début pas facile facile, la soirée s'est déroulée comme si je flottais. Je ne vous ai pas toutes vues, je n'ai pas parlé à tout le monde, mais j'ai adoré rencontrer ClaireMM, Karine, Sofiso, Fanny, Dola, Yasmina, Laurenn, Annelise, Lilo, Delphine, La fée Daubette, Estelle, Lili, LN75, Lovepink, Marion, PetiteLouise and so one. Pardonnez moi les oublis, j'avais beaucoup bu alors qu'évidemment on s'était juré de ne pas toucher à une goutte d'alcool histoire de se tenir correctement. Vous êtiez beaux et belles, vous êtiez exactement comme je voulais que vous soyez. J'ai lu ailleurs qu'il y avait de jolies âmes et je ne vois pas quoi ajouter.

Voilà, je ne sais pas si on méritait toute cette chaleur mais je m'en fiche, j'apprends en vieillissant à prendre ce qu'on me donne sans me poser de questions et à profiter, profiter, profiter...

Edit: Si vous en êtes d'accord, on remet ça le 25 avril. Même lieu, même cause, même punition. Et cette fois-ci je pourrai signer des autographes, parce que mon livre aussi sera sorti... Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !!!

Edit(2): A vous mes amis de la vraie vie d'avant le blog, merci d'avoir été là. Ces choses là comptent.

Edit(3): J'ai oublié mais il y avait aussi Esme. Et franchement, je m'en veux comme c'est ps possible de ne pas l'avoir citée alors que j'étais vraiment, vraiment heureuse de la voir, cette charmante et douce jeune fille. Tu me pardonnes ?

Edit(4): Voilà la preuve des ravages de l'alcool. Joëlle. Joëlle était là. Et l'oublier c'est en soi la preuve qu'il ne faut plus JAMAIS boire. Plus JAMAIS. Quoi qu'il en soit Joëlle, je pensais tout ce que je t'ai dit, même si j'étais probablement exaltée par le champagne. Il faut que tu continues ces interviews.

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Les louboutins de Ségo

Bon, pour vous raconter ma dernière aventure avec nos grands de ce monde, je suis un peu obligée de vous avouer que je ne suis pas vraiment documentaliste. Disons que mon métier se finit en "iste" aussi et que je n'ai pas totalement menti parce que je fus tout de même dans une vie antérieure documentaliste. Par ailleurs, je précise que je suis "iste" mais pas à proprement parler dans Libé ou le Monde. Plutôt une "iste" du pauvre, de celles qui écrivent des choses très très sérieuses et barbantes pour des gens eux aussi très très... sérieux et dans des publications que personne ne connait vraiment.

Je suis par ailleurs une "iste" sur le tard et donc pas vraiment admise dans le sérail de la profession. Du coup, j'ai souvent l'impression d'être, comme dirait ce cher Ron, la Bridget des salles de presse...

Bon, tout ça vous vous en moquez je m'en doute. Ce que je voulais vous raconter c'est que j'ai rencontré... Ségolène Royal.

Si.

Je vous raconte ?

Un mardi de la semaine dernière...

10h00: Mon patron demande qui est volontaire pour aller écouter Ségo dans le 13ème à Paris.

10h02: J'ai trop envie d'aller voir Ségolène Royal. En même temps c'est normal parce que je suis de gauche. Je lève le doigt super vite comme à l'école.

10h03: Mon patron a l'air tout content que je veuille y aller. Lui aussi est de gauche mais il vote plutôt Bayrou.

10h12: Je dis à ma collègue que je suis super contente d'aller voir Ségolène rapport au fait que je suis de gauche.

10h13: Ma collègue me dit qu'elle est de gauche aussi mais qu'elle préfère Sarkozy.

10H14: J'appelle ma mère pour lui dire que je vais voir Ségolène. Vu que ma famille est de gauche depuis des générations je sens qu'elle va être super impressionnée.

10h15: Ma mère me répond qu'elle va voter Marie-Georges Buffet rapport au fait que la famille est de gauche depuis des générations.

10h16: Je me demande si Ségolène ne va pas avoir un léger problème avec les gens de gauche.

10h17: Qu'importe après tout. Je vais faire mon vrai travail de journaliste et écouter ce que la mère de tous les Français à a nous dire. De toutes façons, le fait que je sois super de gauche ne doit pas intervenir dans la façon dont je rapporterai les événements. L'Objectivité coco, l'objectivité... Qu'on ne compte pas sur moi non plus pour des détails sur sa jupe ou son maquillage. Je suis une journaliste de contenu moi. La peopolisation de la politique ne passera pas par moi.

16h00: J'ai hâte de voir Ségolène Royal. J'espère quand même qu'on pourra la regarder de près.

16h01: Je me demande si elle a fait du botox.

16h03: J'espère qu'il y aura François Hollande.

16h04: ça doit être d'un compliqué, de gérer son couple quand on est candidate à la présidentielle, n'empêche... En même temps, moi j'y crois à leur amour à Ségo et François. N'en déplaise aux mauvaises langues.

16h05: De toutes façons la presse est complètement vendue et ne s'intéresse qu'aux histoires de culottes pour brouiller l'image de Ségolène. Heureusement que certains tentent de faire leur métier autrement.

17h03: Mon chef me rappelle qu'il veut quelque chose de super précis et documenté et que j'ai intérêt à revoir en détail le programme du PS avant d'y aller.

17h12: ça craint le journalisme de contenu. Faire son métier autrement c'est super chiant.

17h34: Je me demande si elle sera en blanc. Je trouve ça hyper fort comme symbolique, moi. En fait quelque part, la forme, ça joue sur le fond. Je veux dire, faut arrêter, Ségolène, c'est un tout. C'est à la fois des propositions mais c'est aussi un style, une femme. Je crois qu'on peut faire son métier autrement tout en restant la même.

19h02: A y'est, je suis dans la place. J'adore le fait d'avoir un badge "Presse", je me sens super sexy du coup. En même temps je préfère mettre ma féminité de côté dans ce genre d'endroit. Je ne suis pas Marie Drucker, moi. Va falloir un peu plus que quelques oeillades d'un cadre du parti pour me faire oublier ma déontologie. Non mais c'est vrai, faut pas s'étonner que la démocratie foute le camp si les journalistes couchent avec les politiques.

19h03: Hiiiiiiiiiii y'a Strauss Kahn !

19h04: Mon voisin de droite me regarde avec un drôle d'air. Je lui explique que j'ai toujours trouvé Dominique trop craquant. En plus c'est la première fois que je le vois en vrai. Il dégage un de ces trucs, ça me donne carrément chaud.

19h05: Mon voisin de droite travaille au Monde et il a pitié de moi.

19h07: Hiiiiiiiiiiiiiiiii c'est Jack Lang !

19h08: Haaaaaaaaaaa, c'est Montebourg. Il est super grand

19h10: Si jamais j'étais vraiment obligée de coucher avec un homme politique, par exemple pour le bien de la nation, c'est lui que je choisirais.

19h11: Il a un de ces charme. Ses cheveux iraient super bien avec les miens.

19h13: Le pouvoir c'est super attirant en fait. En plus quelque part, je vois pas trop comment faire correctement son métier sans connaitre parfaitement ce milieu.

19h15: On devrait leur donner le Pulitzer à Marie D. et Béatrice S. Elles ont donné de leur personne pour le droit à l'information. Je ne vois pas ce qu'il y a de plus courageux personnellement.

19h30: A y'est c'est elle. Elle est carrément belle. Nan mais c'est sûr elle fait un truc. La voir s'avancer comme ça fièrement sans peur de son destin, ça me donne les larmes aux yeux. Qu'est-ce qu'on se sent bien quand on est de gauche quand même. C'est super fort.

19h32: A tous les coups sa veste c'est une Paule K. Quelle classe.

19h40: Qu'est-ce qu'elle parle.

19h43: Faut que je prenne des notes. Sinon je vais tout oublier.

19h44: Ben oui, je suis désolée mais j'ai beau avoir une mémoire assez exceptionnelle, si je n'écris pas tout de suite dans mon calepin qu'elle a une jupe taupe à petits volants assortie à un chemisier ivoire et à une veste en soie sauvage couleur champagne, je risque de confondre. Je ne suis pas sure en revanche pour les escarpins. Louboutin ou Free lance ?

19h46: Mon voisin de droite est catégorique ce sont des Louboutin. Au Figaro on penche pour des Jourdan. Ah, à Libé ils sont formels, ce sont des Manolo Blahnik.

20h34: Elle s'en va. Ségolène rapport à ma déontologie je ne peux pas vraiment te le dire mais quand même, tes chaussures, ouah.

Edit: 36-15 je fais ma pub: Joëlle m'a interviouvée personnellement moi même et c'est ici que ça se passe. J'adooooooooooooore les interviouves de moi même.

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Plus que cinq minutes et j'arrête...

Hier, Raphaëlle m'a demandé comment j'avais arrêté de fumer. Alors je me suis dit que j'allais vous le raconter. Parce qu'après tout, on peut encore rire un tout petit peu de ça, non ?

C'était donc un 31 décembre, il y a quatre ans...

- 20h: Je m'apprête à vivre ma dernière soirée de fumeuse. Je suis super fière d'avoir pris cette décision, déjà, là, je me sens hyper bien, c'est incroyable. Finie la dictature. Vade retro ma dépendance. Ce soir, je reprends ma liberté.

- 20h02: Putain où sont mes clopes.

- 20h05: Jusqu'à minuit, en fait, je me fiche de ma liberté. Je pourrais décider d'en terminer maintenant, mais non, je tiens au symbole de la nouvelle année.

- 20h06: Il ne reste que dix cigarettes dans mon paquet, ce n'est pas assez. Surtout que comme ce sont mes dernières, je vais pas me gêner. Je file au tabac acheter une cartouche

- 20h10: La cartouche c'est peut-être trop. Mais si je suis frustrée ce soir, à tous les coups demain je reprends direct.

- 21h03: ça fait vingt minutes que je n'ai pas fumé et j'en ai rien à faire. Demain ça va être du gateau. Je me demande bien pourquoi je me suis acheté ces patchs qui coûtent un bras et qui sont même pas beaux. Quand on a de la volonté comme j'en ai, on a pas besoin de ces béquilles.

- 21h05: A trois euros le paquet de clopes, multiplié par 365, je vais me faire de ces petits plaisirs... Je me régale d'avance. Quand je pense que je fous en l'air pas loin de 1000 euros par an en clous de cercueil, je suis consternée par ma bêtise. Alors que c'est si enfantin d'arrêter. Franchement, heureusement que j'ai ouvert les yeux. Demain, c'est Spa au Meurice pour fêter ça.

- 21h12: Si je retrouve la garce qui m'a piqué mon paquet je la tue. Me faire ça alors que je suis en phase d'arrêt, c'est petit.

- 23h00: Dans une heure je me donne une nouvelle chance de vivre vieille. Je trouve ça génial. Déjà quand je me regarde dans la glace, je trouve que j'ai un teint plus clair. C'est dingue. Rien que l'envie d'arrêter fait de moi une nouvelle femme. En plus quand je vois cette pauvre Sophie qui fume comme un pompier, j'ai pitié.

- 23h14: Elle me fait pitié mais elle, demain, elle n'aura pas pris trois kilos. Alors que moi, je sens que j'ai déjà envie de sucre. Je vais me fumer trois clopes à la suite histoire de me couper l'appétit pour un moment.

- 23h55: Cinq minutes. C'est le temps qu'il me faut pour en griller une en entier. En même temps, la soirée est tellement géniale que j'ai limite envie de ne pas l'allumer. C'est incroyable ce que j'aime ces gens. Ils sont tous beaux je trouve. Génial, ils passent "Like a virgin". Moi je suis bientôt virgin de nicotine, trop la classe. Franchement, je peux tout à fait danser sur la reine Madonna sans fumer.

- 23h56: Je peux mais j'ai pas envie.

- 00h00: Bonne année. Vive la liberté.

- 00h01: J'me fais chier.

- 00h10: J'ai jamais passé un nouvel an aussi nul. Aucune ambiance. En plus c'est plein de gens super pas respectueux qui me fument sous le nez. Si c'est dans ces moments là qu'on reconnait ses vrais amis, ça fait peur...

- 00h12: La bonne nouvelle c'est que ça ne me donne pas envie. Faut dire que depuis 22h00 je me suis enfilée 34 cigarettes. J'avais lu que c'était très efficace pour se dégouter à VIE.

- 01h12: 34 c'était pas assez ou alors chez moi, "à VIE", ça dure une heure.

- 02h12: Personne ne veut me filer une cigarette. J'aurais jamais dû bassiner tout le monde depuis deux semaines rapport au fait que j'arrêtais à minuit. Ils ont l'air d'en faire une affaire personnelle, les cons.

- 03h14: C'est incroyable, je n'ai plus aucun sujet de conversation. A croire que toute ma légendaire répartie était planquée dans mes lucky strike. En fait je suis une fille insignifiante et triste. Je veux retrouver la vieille moi qui savait faire la fête et qui était trop drôle.

- 03h18: Ils peuvent pas la faire taire l'autre pouffe de Madonna ? Je n'en peux plus de sa voix.

- 04h34: Je ne comprends pas, j'applique à fond les conseils du livre pour arrêter de fumer sans souffrir. A chaque fois que j'ai envie d'une clope je bois un verre. Et ben plus ça va et plus j'ai envie.

- 05h56: Peut-être que le monsieur du livre parle de verres d'eau.

- 06h02: S'arrêter de fumer ça craint j'ai vomi tout mon wiskhy.

- 06h12: L'homme me prévient qu'il préfère vivre avec une fumeuse qu'avec Sue Ellen.

A suivre...

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