Pensées d'une ronde

"Allo poulette ?"

La scène se passe...

Et nooooooooooon ! Perdu ! La scène se passe cette fois-ci au téléphone, parce que dans la vie il n'y a pas que le sexe.

Il y a aussi les conversations au téléphone avec les copines.

- Allo, poulette ? ça va ?

- Non, ça va bof. On s'est engueulés grave avec Sabre laser (NDLA: j'adore l'appeler comme ça, merci à celle qui me l'a inspiré dans un des commentaires).

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Pas grand chose au départ, et puis c'est parti en live, je te dis pas.

- Classique... Raconte.

- Tu sais la semaine dernière, j'avais un repas avec des gens du boulot. Je savais qu'il n'avait pas envie d'y aller mais je lui ai proposé quand même, sans insister. Comme j'ai vu que ça le saoulait à mort, je lui ai dit que c'était bon, que ce n'était pas grave, qu'il n'était pas obligé.

- Tu ne m'avais pas dit que tu tenais vachement à ce qu'il t'accompagne ?

- Ben oui. Mais j'aurais voulu qu'il le sente DE LUI MÊME.

- Ah. Donc t'as rien dit et t'as rongé ton frein.

- Voilà. Et plus la soirée s'est approchée, plus je lui en ai voulu. Et en même temps jusqu'au dernier moment j'espérais secrètement qu'il me dise qu'il allait venir.

- Sauf que...

- Sauf qu'au moment où j'allais partir je l'ai vu se préparer tout content son plateau repas et son DVD. Et là, j'ai compris qu'il ne viendrait pas. Du coup j'ai été hyper sèche, il m'a demandé pourquoi je lui faisais la tête, je lui ai balancé qu'il était vraiment dégueulasse de me planter, il a répondu que je lui avais dit que ça ne me dérangeait pas qu'il reste. Là je l'ai accusé de ne penser qu'à lui, je lui ai dit qu'il n'était pas capable de faire un effort juste pour moi. Lui est parti sur ses grands chevaux et m'a dit que je n'avais qu'à répondre oui quand je pense oui et non quand je pense non plutôt que l'inverse. Il a fini par me dire que j'étais chiante. Je suis partie en claquant la porte et j'ai été assez conne pour croire toute la soirée qu'il me rejoindrait pour s'excuser.

- Et forcément...

- Forcément.

- Ecoute ma chérie... Comment te dire...?

- Je suis chiante, c'est ça ?

- Oui, ça c'est sûr. Mais bon, c'est pas un grave problème et puis depuis le temps on va dire qu'il y trouve sûrement son compte. Non, le grave problème, c'est plutôt qu'après toutes ces années, tu puisses encore espérer que quand tu lui dis "non, c'est bon, reste", il va DEVINER que tu penses "je crève d'envie que tu viennes". Crois moi, il entend... ce que tu dis. Pas ce que tu penses. Alors si tu veux un truc, dis-le lui. Sinon, t'es pas au bout de tes peines.

****

Bon, les filles - et les gars, parce que franchement, sur ce coup là, je crois qu'on est tous pareils - c'est ma TROISIEME leçon de miss - pfiouuuu, je peux vous dire que c'est un de ces boulot ce job, j'en peux plus moi - et celle là est capitale: Personne - à part peut-être votre mère et encore - ne devine vos envies secrètes. Et à la limite, quand ça arrive, c'est encore mieux que ce soit une surprise. Sachant que souvent dans ce cas, c'est COMPLETEMENT par hasard. Donc ne comptez pas dessus. Et DITES les choses.

Sinon, le bracelet gourmette de chez Tifany, faut pas rêver, vous l'aurez JAMAIS. Et les soirées chiantes vous irez à chaque fois SEULE.

Je crois que je vais me lancer dans le coaching, moi.

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Le clito notre ami...

La vie est amusante, parfois il suffit qu'on pense écrire sur un sujet pour qu'on vous en parle. Alors au lieu de vous faire une grande dissertation sur les qualités incroyables de notre interrupteur préféré, meilleur ami de la femme - et qui soit dit en passant devrait franchement devenir le votre, les gars - voici deux perles offertes en l'espace de deux jours par deux amies à propos de Môsieur Clitoris.

Première perle:

- "C'est incroyable. La nature nous a doté d'un truc qui nous fait monter aux rideaux pour pas un sou. Sauf qu'elle nous l'a collé à l'extérieur. Pas de bol, les mecs ne s'intéressent qu'à entrer à L'INTERIEUR. Franchement, moi je dis, si ça ce n'est pas la preuve que même la nature est sexiste... En gros, vu que pour faire pousser la fameuse graine il faut à tout prix RENTRER, le clito, c'est le dernier de leurs soucis, aux mecs. Et ça depuis la nuit des temps." (Une amie fervente défenseuse de la cause des femmes, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué).

Deuxième perle:

- "Hey, Caro, tu te souviens de ce dialogue hilarant dans un épisode de Sex and the city ? Je te resitue la scène: Miranda couche une ou deux fois avec un mec avec qui elle se sent obligée de simuler à chaque fois car il est tellement branque qu'elle a de la peine pour lui. Elle en parle à ses copines, qui lui disent d'arrêter de coucher avec lui ou de lui dire carrément. Ce qu'elle fait. Elle se lance donc dans de vastes explications sur la femme et son corps. Et ça donne à peu près ça :

- Bon, tu sais ce qu'est le clitoris ?
- Ben ouais.
- Tu sais à quoi il sert ?
- Ben ouais.
- Tu sais où il se trouve ?
- Ben ouais.
- Et bien il est au moins dix centimètres en dessous de là où tu penses..."
(Merci Mlle Vie pour ce fou rire hier en ce jour de grippe affreuse)

Voilà, c'était donc ma pensée du jour, mon conseil de miss n°2, qui cette fois-ci s'adresse à vous les hommes (les filles, je SAIS que vous êtes majoritaires ici donc n'hésitez pas à relayer l'information auprès de qui de droit): "Toujours le clito tu chériras parce que c'est lui qui te donnera le mot de passe de la caverne d'Ali baba"... Et puis comme je sens que la forme revient, un petit dernier: 98% des femmes sont clitoridiennes. Les 2% qui restent sont des menteuses.

Edit: Hier, l'homme est rentré du travail avec un pot de Vicks. Je crois que l'amour, c'est juste ça, non ?

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Il est trop petit ?

Bon, donc tout ça se passe après un calin coquin, dans un lit bien sûr, parce que le carrelage... c'est... c'est... Allez, tous ensemble...

TROP FROID !

Bien... Je sens que ça rentre.

Lui: Quand même, tu ne trouves pas qu'il est un peu trop petit ?

Elle: Mais arrête un peu avec ça ! Bien sûr que non.

Lui: T'es sûre ?

Elle: Oui. Et puis de toutes façons, je t'ai déjà dit que ce n'est pas le plus important, la taille.

Lui: Ah bon ? Alors pourquoi tu baves devant le gros paquet de Daniel Craig ?

Elle: Heu... Ben pour rien, c'est pas son maillot que je regarde, de toutes façons, c'est... c'est son torse.

Lui: C'est ça...

Elle: Mais enfin je t'assure. Combien de fois il va falloir que je te dise que je me fiche qu'il soit petit ou gros ? L'essentiel c'est qu'il fonctionne. Et de ce côté là mon loulou, y'a un tigre dans ton moteur... Rrrrrrrrhhhh...

Lui (accablé): Donc tu vois, tu le reconnais. Il est trop petit.

Elle: Mais t'es dingue ! J'ai rien dit !

Lui: Si. Quand une fille dit "la taille ça compte pas", c'est une façon polie de dire qu'il est trop petit. Tiens. Si tu me dis: "je suis grosse, hein ?" et que je te réponds: "on s'en fout du poids". Qu'est-ce que tu réponds ?

Elle: Dis-donc, c'est pas parce que ton pénis est minuscule qu'il faut m'insulter hein !

Lui: Tu vois !

Elle: Oui oui, très bien. Je vois très bien. Bonne nuit.

Bref, les filles, et ce sera mon premier vrai conseil de Miss, de la même façon qu'on devrait dresser les hommes depuis leur plus tendre enfance à répondre "non" à LA question des filles à savoir: "j'ai grossi ?", il faudrait apprendre très très tôt aux filles à systématiquement répondre "oui" à celle des garçons: "est-ce qu'il est assez gros?".

Ne jamais, jamais, jamais, tenter d'expliquer que ça ne compte pas. Toujours, toujours, toujours, leur dire qu'il est énorme.

J'adore être miss, j'ai l'impression de mieux comprendre l'humanité, depuis...

EDIT: L'homme me demande - et ce absolument pas sous la contrainte, serre un peu moins chéri ça fait mal - de préciser que toute ressemblance avec un personnage ayant déjà existé est totalement fortuite. J'ajoute - de mon propre chef, aïe, moins fort je te dis - que la nature a été particulièrement généreuse avec lui et que JAMAIS au grand JAMAIS il ne s'est posé la moindre question sur la taille de son sabre laser. C'est bon là ? Tu peux me lacher maintenant ? Parce que je ne respire plus, là...

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"Pas ce soir chérie..."

Je dis ça je dis rien mais un billet cul = 72 commentaires. Un billet culture = 17. Je dis ça, je dis rien, je vous dis.

Enfin je dis rien mais j'en tire les conclusions qui s'imposent. Et je cède sans aucun scrupule aux sirènes de l'audimat. Ben oui, c'est comme ça, je suis droguée, accro au succès. J'ai beau me dire que je ne veux pas changer, en même temps je sens bien que je ne suis plus tout à fait la même. Avant par exemple, je n'aurais jamais parlé de sexe pour faire grimper la courbe de mes commentaires. Et bien aujourd'hui, je n'hésite pas une seconde....

Bref... La scène se passe... dans un lit bien sûr, puisque je vous dis que le carrelage c'est froid, c'est dingue ça, faut suivre un peu !

Elle: Mmmmm... tu sens bon, viens là mon loulou...

Lui: Non, attends, tu sais je n'ai pas trop envie ce soir.

Elle, interloquée: C'est qui ? Comment elle s'appelle ?

Lui: Quoi, c'est qui ? N'importe quoi, c'est juste que je suis fatigué.

Elle: Bien sûr, c'est ça. T'es JAMAIS fatigué !

Lui: Et bien ce soir, si. Je suis fragile moi aussi, je suis pas une machine tu sais. T'aurais tendance à l'oublier un peu ces temps ci.

Elle: Non mais c'est qui cette garce ?

Lui: Mais enfin... Il n'y a que toi. C'est juste que ce soir, j'ai envie de calins, de tendresse, mais pas de sexe, tu comprends ?

Elle: Tu te moques de moi. C'est ça hein ? C'est parce que je t'ai dit non hier. J'en suis sûre.

Lui: Je pourrais, mais non. Cela dit, tu pourrais comprendre, du coup.

Elle: Non.

Lui: Mais ça n'a rien à voir avec toi mon amour, je suis juste fatigué.

Elle: Tu veux qu'on se sépare, hein ? C'est ça, tu veux qu'on se sépare.

Lui: Tu délires complètement. Allez, viens dans mes bras.

Elle: ça va te couter un max en pension alimentaire, ça crois moi.

Lui: Non mais je rêve. Ils sont où tes discours sur l'homme qui est une femme comme les autres ? Faudrait savoir, je croyais que tu adorais mon côté sensible ?

Elle: Non mais comment t'as pu croire ça ? Je veux retrouver mon obsédé sexuel moi. Là je suis rejetée, bafouée, je suis humiliée.

Lui: Et moi, hier, la semaine dernière, et aussi samedi ? J'étais bafoué moi aussi.

Elle : ça n'a rien à voir.

Lui : Pourquoi ?

Elle: A ton avis ?

Lui: "PARCE QUE" ?

Elle: Et ben voilà. Allez, et maintenant fais moi un calin. Et surtout ne discute pas. Pense à la pension alimentaire.

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Il te plait pas mon orgasme ?

Bon, puisque vous n'avez pas l'air d'être excessivement choqués par les billets hot hot hot, en voici un petit. Je vous expliquerai bientôt le pourquoi du comment, histoire que vous ne pensiez pas que je suis en train de préparer ma reconversion professionnelle... Quoi qu'en fait...

La scène se passe... bref, le carrelage, non, toujours trop froid...

Lui: C'était bien hein ?

Elle: Oui, c'était bien.

Lui: Bien...bien ? Super bien, ou bien... bof ?

Elle: Mais c'était très bien, arrête.

Lui: Oui mais j'ai l'impression que tu n'as pas vraiment...

Elle: Mais si, avant, quand tu m'as carressée. C'était super bon.

Lui: Oui mais j'aimerais que tu... Pendant. Pas avec ma main, quoi.

Elle: Et pourquoi c'est si important ? Hein ? Le principal quand même c'est que j'aie du plaisir, que ce soit grace à ta main ou à monsieur pénis, c'est la même chose,  non ?

Lui: Ben non, c'est pas tout à fait la même chose.

Elle: Ah bon ? Et pourquoi ? Je veux dire, ta main, c'est un organe moins noble que ton sexe ? C'est moins utile au quotidien ?

Lui: Non c'est pas ça mais quand même, je veux dire...

Elle: Je vois très bien ce que tu veux dire. En gros mon orgasme il compte pas, c'est un orgasme de seconde catégorie parce que ce n'est pas ton sabre laser qui me l'a procuré. C'est ça ?

Lui: Heu... Non, c'est juste que...

Elle: C'est juste que quoi ?

Lui: Non... en fait, rien.

Elle: C'est bien ce que je pensais. Bonne nuit mon amour.

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2007 année de la...

Alors voilà, ça y'est, on est en 2007. Je vous avertis, il peut être dangereux de m'embarquer sur la pente glissante des rimes foireuses sur 2007. Après avoir passé une bonne partie de la nuit du 31 à tenter toutes les associations les plus douteuses, je crois en avoir fait le tour. Inutile de préciser qu'au fil des coupes avalées, mes trouvailles et celles de mes camarades ont été de plus en plus scabreuses.

Alors vive 2007, l'année de la...

Bref, stop, le réveillon et ses cotillons, c'est terminé. Une bonne fois pour toutes, je vous la souhaite heureuse.

Trève de bavardages, en ce deuxième jour de la nouvelle année, voici un petit "elle et lui", un peu pimenté. Je vous expliquerai bientôt pourquoi, mais il se peut que certains billets se fassent coquins dans les semaines à venir. N'y voyez aucune volonté de ma part de faire grimper l'audimat, de changer de ligne éditoriale - qu'est ce que j'aime ça, de parler de ma ligne éditoriale - ou de tomber dans la provocation. Encore une fois, il est un peu tôt pour tout expliquer, mais quoi qu'il en soit, après tout, nous sommes des êtres de chair et de sang, et personnellement, outre la fête du nouvel an, le champagne rosé et les macarons Ladurée - spécial dédicace au caramel-beurre salé - j'ai un certain penchant voire un penchant certain pour toutes ces choses qui se disent, se font et se défont sur l'oreiller...

Donc donc donc...

La scène se passe dans un lit - oui, le carrelage, c'est toujours et définitivement trop froid - après une sieste crapuleuse...

Lui: Tu aimes me faire ça ?

Elle: Hin hin...

Lui: Non, mais vraiment, tu aimes ça ? Je veux dire, ça t'excite ?

Elle (soupir): Ecoute, si je n'aimais pas je ne te le ferais pas.

Lui: Mais ça t'excite pas. J'aimerais que ça t'excite.

Elle: Disons qu'il y a des choses qui me plaisent plus, mais j'aime le faire pour toi. ça ne te suffit pas ?

Lui: Si, si... C'est juste que ce serait encore meilleur si je savais que ça te fait de l'effet.

Elle: Si tu n'es pas content je peux aussi ne plus le faire du tout.

Lui (affolé): Non non, ça va, ça va. C'est juste que quand je te le fais, moi, et bien ça me rend fou, tu vois ? Bien sûr, je te le fais parce que je sais que tu adores ça. Mais aussi parce que moi, j'en ai vraiment envie. Alors j'aimerais que ce soit pareil pour toi.

Elle: Ah, mais attention, ce n'est pas du tout la même chose...

Lui: Ah bon ? Pourquoi ?

Elle (après un silence):... PARCE QUE.

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