Mardi 27 Mar 2007
Et si tu te promenais toute nue ?
Par Caroline, Mardi 27 Mar 2007 à 21:58 GMT+2 dans La ronde et l'homme
La scène se passe dans une chambre un matin. Elle est torse nu et cherche un haut dans son armoire.
- Lui: Mmmm...
- Elle (mi-amusée, mi-gênée): Quoi ?
- Lui: Non, rien, t'es sexy avec juste ton jean.
- Elle: Arrête, mes seins tombent, ils sont atroces. Ne me regarde pas.
- Lui: Si, j'aime bien moi...
-Elle: Non, je te dis, laisse moi m'habiller, en plus j'ai...
- Lui: ... grossi, oui, on sait. (Après un silence) J'aimerais te voir nue plus souvent...
- Elle: Tu me vois nue tous les soirs, ça va quand même...
- Lui: Non, quand je vois une moitié de cuisse le temps que tu la glisses sous les draps c'est que j'ai de la chance. Tu détiens le record du monde de vitesse de déshabillage. Je ne te vois jamais nue comme ce matin. Et encore, tu es à moitié nue... Tu te rends compte ? Au bout de dix ans, je pourrais compter sur les doigts de la main les fois où je t'ai vue nue, debout, comme ça.
- Elle: C'est parce que j'ai peur.
- Lui: Peur ?
- Elle: Oui. J'ai peur que si tu me vois nue, tu finisses par ne plus m'aimer.
...
- Lui: Pourtant c'est le contraire. C'est à force de ne plus jamais te voir nue que je risque de ne plus t'aimer...
Voilà, je n'ai pas trouvé de chute drôle. Je crois que c'est parce que c'est un dialogue un peu triste en somme, non ?
La scène se passe pour une fois hors de la chambre à coucher. Ben si quand même, ça arrive ! Imaginez. Un dimanche ensoleillé, un des premiers de l'année. Un de ces après-midi qui sent le printemps et qui vous fait voir la vie différemment. Une balade sur les quais de Seine, les enfants courent devant et jouent à chat. La Guinguette pirate tangue gentiment, le bâteau phare se remet d'une nuit forcément agîtée. La nouvelle passerelle à deux étages posée au pied de la grande Bibliothèque offre le spectacle d'un balai incessant de promeneurs qui vont et viennent au dessus de l'eau.



















