Pensées d'une ronde

Rien n'a chaaaaaangé...

La scène se passe où vous voulez. Dans un lit si vous souhaitez vous recoucher, sur un canapé si vous êtes fatigués, dans la rue si vous êtes d'humeur badine ou sur le balcon si chez vous il fait beau. Bref, peu importe, ça pourrait être partout, il se trouve que c'était hier, dans la cuisine. Enfin, je crois.

 

 

Lui: Tu te rends compte, ça fait une semaine.

 

Elle: Oui, une semaine, c'est fou.

 

Lui: Tu trouves que ça a changé quelque chose ? Entre nous, je veux dire.

 

Elle: Mmm... non, je ne crois pas. Et c'est bien comme ça, non ?

 

Lui: Oui, bien sûr, mais bon, heu... par exemple, tu n'as pas l'impression que...

 

Elle: Que quoi ?

 

Lui (se tortillant de manière caractéristique, signe qu'une énormité va être prononcée): Ben chais pas, que maintenant qu'on est mariés, tu m'appartiens un peu, quoi...

 

Elle: Laisse moi réfléchir... Non.

 

Lui (masquant mal sa déception): C'est bien ce que je pensais.

 

Edit: le bouquet c'est pour clore le chapître, parce que forcément, il y a un moment où il faut tourner la page...

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Le hammam

Dimanche après-midi, au lendemain d'un enterrement de vie de jeune fille...

 

Lui: C'était bien alors ?

 

Elle: C'était génial.

 

Lui (piaffant de curiosité): Et vous avez fait quoi ?

 

Elle: Ben plein de trucs, mais de toutes façons je te rappelle que c'est secret un enterrement de vie de jeune fille. Et le fait que j'ai 36 ans n'y change rien. On a fait des trucs de filles, c'est tout ce que tu sauras.

 

Lui (de plus en plus intrigué): Oh, t'es pas drôle! Tu peux bien me dire juste où vous êtes allées, non ?

 

Elle: T'es pas croyable hein ? Et mon jardin secret ? Bon, on est allées au hammam, pour commencer.

 

Lui (émoustillé): Ah ouais ? Toutes les filles au hammam ?

 

Elle: Oui, toutes les filles, pourquoi ?

 

Lui: Non, chais pas, pour rien... Mais, heu... vous êtiez toutes nues ?

 

Elle: Non, en combinaison de ski. Enfin ! A ton avis ? Oui, on était plutôt nues quand même.

 

Il se tait, puis après quelques minutes...

 

Lui (en se tortillant): Et, heu, donc vous êtiez toutes nues, vraiment ? Mais toutes nues comment exactement ? Tu pourrais développer un peu ?

 

No comment...

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"ça te dérange si..."

La scène se passe un samedi. Il est 19h30 environ. Elle est à la maison avec les enfants, il est parti depuis le matin pour passer la journée avec des copains. Souvent d'ailleurs, c'est l'inverse.

Le téléphone sonne.

 

- Elle: Allo...

 

- Lui: C'est moi, ça va ?

 

- Elle: Oui oui, ça va, t'es où ? Tu arrives bientôt ?

 

- Lui: Ben en fait je t'appelais pour te demander si ça te dérangeait qu'avant de rentrer, on aille chez Jef boire un coup ?

 

- Elle: Ah bon ? Mais je croyais que vous veniez tous à la maison pour manger ? Myriam est déjà arrivée et Chloé ne devrait pas tarder.

 

- Lui: Oui oui, mais après on arrive...

 

- Elle: Après à quelle heure ? A dix heures du soir, genre ?

 

- Lui: Mais noooooooon, vers huit heures, quoi.

 

- Elle: Non, vers huit heures ça m'étonnerait, c'est dans une demi-heure.

 

- Lui: Bon, tu veux pas, quoi. (A ses copains, sans aucune discretion: "je crois que ça craint en fait")

 

- Elle: Attends, tu es grand, je ne suis pas ta mère ni ton patron, tu n'as pas besoin de ma permission, vas-y boire tes coups, avec les filles on mangera les lasagnes que je me suis cassé les fesses à faire cet après-midi pendant que les enfants n'en finissaient pas de faire des conneries.

 

- Lui: Bon, en gros ça te dérange...

 

- Elle: Et toi en gros tu voudrais non seulement aller boire des pots avec tes potes à huit heures du soir alors qu'on a prévu une bouffe tous ensemble, mais en plus avec ma bénédiction pour avoir la conscience tranquille. Désolée, tu fais ce que que tu veux mais je ne vais pas te dire que ça me fait plaisir non plus. Le beurre, l'argent du beurre et les nichons de la crémière, ça fait beaucoup.

 

- Lui: Rohhhhh, ça va, t'énerve pas quand même.

 

- Elle: JE NE M'ENERVE PAS, c'est juste que je te trouve légèrement gonflé et que je sens qu'en plus je vais avoir le mauvais rôle.

 

- Lui (énervé): Oh, c'est bon, on arrive. Mais bon, t'exagères un peu...

 

- Elle: Je... je quoi ? J'exagère ? Ah, très bien, puisque j'exagère, voilà. (Elle raccroche.)

 

Deux minutes plus tard, le téléphone sonne.

 

- Elle: quoi ?

 

- Lui (un peu gêné): Ben chais pas, ça a coupé...

 

- Elle: Ah, non, ça n'a pas coupé.

 

- Lui (faussement surpris): Ah bon ? Tu m'as raccroché au nez ?

 

- Elle: A ton avis ?

 

- Lui: Heu... Bon en tous cas, en fait on arrive, hein. On va pas chez Jef finalement.

 

- Elle: Tu fais comme tu veux, je m'en fiche.

 

- Lui: Non, mais bon, je suis désolée, j'ai un peu déconné.

 

- Elle: Bon, allez, c'est bon.

 

- Lui: Et toi aussi t'es désolée ?

 

- Elle: De quoi ?

 

- Lui: Ben de m'avoir raccroché au nez.

 

- Elle: Ah, ça ?... Non.

 

- Lui (amusé): Ah, c'est bien ce que je pensais. J'arrive...

 

- Elle (radoucie): Non mais bon, vas-y chez Jef, c'est pas grave, tant pis.

 

- Lui (sautant sur l'occasion): C'est vrai ? T'es sûre ? Parce que bon, si vraiment... Bon, promis, on reste pas longt...

 

- Elle: Même pas en rêve. Ramène tes fesses.

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Et si tu te promenais toute nue ?

La scène se passe dans une chambre un matin. Elle est torse nu et cherche un haut dans son armoire.

 

- Lui: Mmmm...

 

- Elle (mi-amusée, mi-gênée): Quoi ?

 

- Lui: Non, rien, t'es sexy avec juste ton jean.

 

- Elle: Arrête, mes seins tombent, ils sont atroces. Ne me regarde pas.

 

- Lui: Si, j'aime bien moi...

 

-Elle: Non, je te dis, laisse moi m'habiller, en plus j'ai...

 

- Lui: ... grossi, oui, on sait. (Après un silence) J'aimerais te voir nue plus souvent...

 

- Elle: Tu me vois nue tous les soirs, ça va quand même...

 

- Lui: Non, quand je vois une moitié de cuisse le temps que tu la glisses sous les draps c'est que j'ai de la chance. Tu détiens le record du monde de vitesse de déshabillage. Je ne te vois jamais nue comme ce matin. Et encore, tu es à moitié nue... Tu te rends compte ? Au bout de dix ans, je pourrais compter sur les doigts de la main les fois où je t'ai vue nue, debout, comme ça.

 

- Elle: C'est parce que j'ai peur.

 

- Lui: Peur ?

 

- Elle: Oui. J'ai peur que si tu me vois nue, tu finisses par ne plus m'aimer.

 

...

 

- Lui: Pourtant c'est le contraire. C'est à force de ne plus jamais te voir nue que je risque de ne plus t'aimer...

 

Voilà, je n'ai pas trouvé de chute drôle. Je crois que c'est parce que c'est un dialogue un peu triste en somme, non ?

 

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Parlez moi d'amour

 La scène se passe pour une fois hors de la chambre à coucher. Ben si quand même, ça arrive ! Imaginez. Un dimanche ensoleillé, un des premiers de l'année. Un de ces après-midi qui sent le printemps et qui vous fait voir la vie différemment. Une balade sur les quais de Seine, les enfants courent devant et jouent à chat. La Guinguette pirate tangue gentiment, le bâteau phare se remet d'une nuit forcément agîtée. La nouvelle passerelle à deux étages posée au pied de la grande Bibliothèque offre le spectacle d'un balai incessant de promeneurs qui vont et viennent au dessus de l'eau.

Elle et lui marchent l'un contre l'autre. Elle se sent bien, heureuse et submergée d'amour.

-Elle (se serrant contre lui): On est bien...

- Lui: Oui...

- Elle: Non mais je veux dire, on est bien là, tout de suite, mais on est bien aussi, dans la vie, quoi. Tous les deux, on est bien.

- Lui: Oui...

- Elle: Je suis heureuse je crois. D'être avec toi. Aussi de me marier avec toi. Et toi ?

- Lui: Oui...

- Elle (grand soupir d'aise): Mmmm... C'est chouette de se promener, c'est romantique ici hein ? Enfin, moi je trouve. Parce que toi, t'es quand même pas super bavard... ça va ?

- Lui: Oui. (Silence) J'ai envie de ton sexe.

- Elle (se détachant ostensiblement de lui) : Ah, ben là, j'ai pas mieux.

- Lui: Quoi ? ça ne te fait pas plaisir ?

- Elle: Non mais c'est pas le problème. Je te dis des mots doux, on se promène au soleil, les enfants sont juste devant, c'est pour ainsi dire un instant parfait, et toi, tout ce que tu trouves à me dire, c'est: "J'ai envie de ton sexe" ?

- Lui: Mais c'est gentil non ? Et puis c'est vrai.

- Elle: C'est pas "gentil", c'est sexuel.

- Lui: Mais c'est bien le sexe, non ? Et puis ça veut dire que je t'aime.

- Elle: Mais moi j'avais envie que tu me dises des choses qui me font rêver tu vois ? "J'ai envie de ton sexe", là, tout de suite, désolée mais ça ne me fait RIEN. Franchement, si je te sors, à froid, "j'ai envie de ton sexe", qu'est-ce que ça te fait ?

- Lui: Ben...

- Elle: Quoi ? ça ne te fait rien quand même ?

- Lui (mi-gêné, mi-content de lui) Si.

- Elle: Ah ben en effet, pas mieux.

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C'est si bon...

Bon, j'avais décidé de faire la grève. Un acte symbolique, de rébellion. Je voulais, par mon silence, protester contre cette arnaque à l'amour qu'est la Saint Valentin. Je voulais manifester ma solidarité avec tous les célibataires - surtout ceux qui le vivent mal parce que les autres ne m'ont rien demandé on est bien d'accord - qui vont endurer toute la journée les mièvreries de rigueur en ce 14 février. Mais finalement, je me dis que mon silence ça va pas peser bien lourd dans tout ce vacarme. D'autant que je suis bien évidemment une people maintenant que je suis miss. Mais en même temps, les miss canalblog, chais pas, ça reste encore assez confidentiel. Du coup, je décide de continuer à occuper le terrain, on sait jamais.

Pourquoi je déteste le 14 février ? Par grand principe. Bon, ok, c'est surtout parce qu'avant de rencontrer l'homme, j'ai vécu des dizaines de Saint Valentin à pleurer dans mon lit le soir convaincue que je mourrais dévorée par des chiens que je n'avais même pas. J'aurais tué n'importe quel couple d'amoureux, comme ça, gratuitement. Je ne l'ai pas fait parce que Midnight Express à l'époque m'avait légèrement traumatisée et que je ne suis pas loin de penser que les prisons françaises et les cachots turcs, c'est même combat.

Le pire c'est que bon, je n'ai pas non plus connu qu'un seul sabre laser dans ma vie. Mais comme par hasard, le jour de la saint valentin, ça ne manquait jamais, pof, seule, single, cé-li-ba-taire. Beurk, pas sexy en cette société ou tout marche par deux.

Bref, je peux vous dire que pour mon premier 14 février avec l'homme, tout en conspuant cette fête du marketing, je rêvais en secret d'un repas aux chandelles avec gros caillou dans ma coupette de rosé à la fin. Et puis rien, nada, que dalle, j'étais tombée sur le Ben Laden de la Saint Valentin. Le genre à non seulement mettre un point d'honneur à ne RIEN m'offrir ce jour là mais même à être exprès désagréable. Du coup, depuis dix ans, la saint valentin, c'est limite mon pire jour de l'année.

Et puis ce matin, comme c'est mercredi, je me suis levée un peu plus tard. Les enfants - dressés à la perfection - ont joué dans leur chambre, comme deux anges. L'homme a lui aussi décidé de trainer un peu. On s'est collés l'un contre l'autre dans un demi-sommeil, et on a savouré ces minutes volées. "C'est bon d'écouter la pluie avec toi" m'a-t-il chuchoté. Alors j'ai compris que la Saint Valentin,  comparée à un homme qui aime écouter la pluie le matin avec moi, ça fait juste pas le poids.

A tous les amoureux, je dis, savourez, parce que c'est si bon. A tous ceux qui cherchent encore leur chat, je dis que demain est un autre jour. Et que souvent, la vie a plus d'imagination que vous ne le pensez. Et puis à tous ceux qui se fichent de trouver leur moitié pour la bonne raison qu'ils n'y croient pas à tout ça, et bien je dis que personnellement, je ne crois pas non plus à ces histoires de moitié. Juste au plaisir d'écouter la pluie, parfois, à deux.

EDIT: la photo n'a rien à voir avec la choucroute, encore moins avec la Saint Valentin. Mais je voue une passion à ce petit village "sous le soleil". Et c'était un bon moment, de voir ce soir là la pénombre tomber sur le port...

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Embouteillages

Alors cette fois ci, la scène se passe... dans une voiture. Et toc ! Parce que je ne sais pas vous mais chez l'homme et moi, la voiture... aïe.

Et quand je dis "Aïe", je suis très très très en dessous...

Lui: A ton avis on prend le périph ou on passe par Paris ?

Elle: Je n'en sais rien, c'est toi qui conduis, c'est toi qui décides.

Lui: Bon, on n'a qu'à prendre le périph alors.

Elle: mmm mmm...

Cinq minutes plus tard, coincés sur le périphérique.

Elle: C'est pas vrai, merde, on va mettre une heure pour faire deux cent mètres.

Lui: Ben ouais, c'est incroyable qu'à cette heure ci il y'ait autant de m...

Elle: En même temps on le sait, que le périph c'est l'horreur. (après un silence) A tous les coup dans paris y'a pas un chat.

Lui: Heu... quand je t'ai demandé...

Elle: Oh ça va hein ! Dans cinq minutes ça va être de ma faute aussi. Assume tes décisions, quand même.

Lui: Ok, ok.

Elle: De toutes façons si j'avais dit "on passe par Paris", tu m'aurais répondu que le périph c'est plus rapide. Ne me dis pas le contraire c'est à chaque fois pareil.

Lui: Je rêve.

Silence de plomb

Elle (ne pouvant pas s'en empêcher): En plus c'est moche et ça pue ici. C'est incroyable que tu me fasses à ce point pas confiance. A croire que parce que j'ai pas monsieur pénis entre mes jambes je suis inapte à tout ce qui a un rapport avec la voiture.

Lui: Mais tu délires ou quoi ! Je t'ai DE-MAN-DE !

Elle: Oh écoute, hein, le débat est clos, on est coincés sur ce périph à la con, on va pas non plus en rajouter en s'engueulant. C'est juste que de penser qu'on pourrait être arrivés si tu m'avais écoutée, ça me rend littéralement malade. Et le pire c'est que tu ne veux même pas le reconnaître. En même temps je ne sais pas pourquoi je m'étonne, une mauvaise foi pareille c'est typiquement masculin.

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"Allo poulette ?"

La scène se passe...

Et nooooooooooon ! Perdu ! La scène se passe cette fois-ci au téléphone, parce que dans la vie il n'y a pas que le sexe.

Il y a aussi les conversations au téléphone avec les copines.

- Allo, poulette ? ça va ?

- Non, ça va bof. On s'est engueulés grave avec Sabre laser (NDLA: j'adore l'appeler comme ça, merci à celle qui me l'a inspiré dans un des commentaires).

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Pas grand chose au départ, et puis c'est parti en live, je te dis pas.

- Classique... Raconte.

- Tu sais la semaine dernière, j'avais un repas avec des gens du boulot. Je savais qu'il n'avait pas envie d'y aller mais je lui ai proposé quand même, sans insister. Comme j'ai vu que ça le saoulait à mort, je lui ai dit que c'était bon, que ce n'était pas grave, qu'il n'était pas obligé.

- Tu ne m'avais pas dit que tu tenais vachement à ce qu'il t'accompagne ?

- Ben oui. Mais j'aurais voulu qu'il le sente DE LUI MÊME.

- Ah. Donc t'as rien dit et t'as rongé ton frein.

- Voilà. Et plus la soirée s'est approchée, plus je lui en ai voulu. Et en même temps jusqu'au dernier moment j'espérais secrètement qu'il me dise qu'il allait venir.

- Sauf que...

- Sauf qu'au moment où j'allais partir je l'ai vu se préparer tout content son plateau repas et son DVD. Et là, j'ai compris qu'il ne viendrait pas. Du coup j'ai été hyper sèche, il m'a demandé pourquoi je lui faisais la tête, je lui ai balancé qu'il était vraiment dégueulasse de me planter, il a répondu que je lui avais dit que ça ne me dérangeait pas qu'il reste. Là je l'ai accusé de ne penser qu'à lui, je lui ai dit qu'il n'était pas capable de faire un effort juste pour moi. Lui est parti sur ses grands chevaux et m'a dit que je n'avais qu'à répondre oui quand je pense oui et non quand je pense non plutôt que l'inverse. Il a fini par me dire que j'étais chiante. Je suis partie en claquant la porte et j'ai été assez conne pour croire toute la soirée qu'il me rejoindrait pour s'excuser.

- Et forcément...

- Forcément.

- Ecoute ma chérie... Comment te dire...?

- Je suis chiante, c'est ça ?

- Oui, ça c'est sûr. Mais bon, c'est pas un grave problème et puis depuis le temps on va dire qu'il y trouve sûrement son compte. Non, le grave problème, c'est plutôt qu'après toutes ces années, tu puisses encore espérer que quand tu lui dis "non, c'est bon, reste", il va DEVINER que tu penses "je crève d'envie que tu viennes". Crois moi, il entend... ce que tu dis. Pas ce que tu penses. Alors si tu veux un truc, dis-le lui. Sinon, t'es pas au bout de tes peines.

****

Bon, les filles - et les gars, parce que franchement, sur ce coup là, je crois qu'on est tous pareils - c'est ma TROISIEME leçon de miss - pfiouuuu, je peux vous dire que c'est un de ces boulot ce job, j'en peux plus moi - et celle là est capitale: Personne - à part peut-être votre mère et encore - ne devine vos envies secrètes. Et à la limite, quand ça arrive, c'est encore mieux que ce soit une surprise. Sachant que souvent dans ce cas, c'est COMPLETEMENT par hasard. Donc ne comptez pas dessus. Et DITES les choses.

Sinon, le bracelet gourmette de chez Tifany, faut pas rêver, vous l'aurez JAMAIS. Et les soirées chiantes vous irez à chaque fois SEULE.

Je crois que je vais me lancer dans le coaching, moi.

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Le clito notre ami...

La vie est amusante, parfois il suffit qu'on pense écrire sur un sujet pour qu'on vous en parle. Alors au lieu de vous faire une grande dissertation sur les qualités incroyables de notre interrupteur préféré, meilleur ami de la femme - et qui soit dit en passant devrait franchement devenir le votre, les gars - voici deux perles offertes en l'espace de deux jours par deux amies à propos de Môsieur Clitoris.

Première perle:

- "C'est incroyable. La nature nous a doté d'un truc qui nous fait monter aux rideaux pour pas un sou. Sauf qu'elle nous l'a collé à l'extérieur. Pas de bol, les mecs ne s'intéressent qu'à entrer à L'INTERIEUR. Franchement, moi je dis, si ça ce n'est pas la preuve que même la nature est sexiste... En gros, vu que pour faire pousser la fameuse graine il faut à tout prix RENTRER, le clito, c'est le dernier de leurs soucis, aux mecs. Et ça depuis la nuit des temps." (Une amie fervente défenseuse de la cause des femmes, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué).

Deuxième perle:

- "Hey, Caro, tu te souviens de ce dialogue hilarant dans un épisode de Sex and the city ? Je te resitue la scène: Miranda couche une ou deux fois avec un mec avec qui elle se sent obligée de simuler à chaque fois car il est tellement branque qu'elle a de la peine pour lui. Elle en parle à ses copines, qui lui disent d'arrêter de coucher avec lui ou de lui dire carrément. Ce qu'elle fait. Elle se lance donc dans de vastes explications sur la femme et son corps. Et ça donne à peu près ça :

- Bon, tu sais ce qu'est le clitoris ?
- Ben ouais.
- Tu sais à quoi il sert ?
- Ben ouais.
- Tu sais où il se trouve ?
- Ben ouais.
- Et bien il est au moins dix centimètres en dessous de là où tu penses..."
(Merci Mlle Vie pour ce fou rire hier en ce jour de grippe affreuse)

Voilà, c'était donc ma pensée du jour, mon conseil de miss n°2, qui cette fois-ci s'adresse à vous les hommes (les filles, je SAIS que vous êtes majoritaires ici donc n'hésitez pas à relayer l'information auprès de qui de droit): "Toujours le clito tu chériras parce que c'est lui qui te donnera le mot de passe de la caverne d'Ali baba"... Et puis comme je sens que la forme revient, un petit dernier: 98% des femmes sont clitoridiennes. Les 2% qui restent sont des menteuses.

Edit: Hier, l'homme est rentré du travail avec un pot de Vicks. Je crois que l'amour, c'est juste ça, non ?

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Il est trop petit ?

Bon, donc tout ça se passe après un calin coquin, dans un lit bien sûr, parce que le carrelage... c'est... c'est... Allez, tous ensemble...

TROP FROID !

Bien... Je sens que ça rentre.

Lui: Quand même, tu ne trouves pas qu'il est un peu trop petit ?

Elle: Mais arrête un peu avec ça ! Bien sûr que non.

Lui: T'es sûre ?

Elle: Oui. Et puis de toutes façons, je t'ai déjà dit que ce n'est pas le plus important, la taille.

Lui: Ah bon ? Alors pourquoi tu baves devant le gros paquet de Daniel Craig ?

Elle: Heu... Ben pour rien, c'est pas son maillot que je regarde, de toutes façons, c'est... c'est son torse.

Lui: C'est ça...

Elle: Mais enfin je t'assure. Combien de fois il va falloir que je te dise que je me fiche qu'il soit petit ou gros ? L'essentiel c'est qu'il fonctionne. Et de ce côté là mon loulou, y'a un tigre dans ton moteur... Rrrrrrrrhhhh...

Lui (accablé): Donc tu vois, tu le reconnais. Il est trop petit.

Elle: Mais t'es dingue ! J'ai rien dit !

Lui: Si. Quand une fille dit "la taille ça compte pas", c'est une façon polie de dire qu'il est trop petit. Tiens. Si tu me dis: "je suis grosse, hein ?" et que je te réponds: "on s'en fout du poids". Qu'est-ce que tu réponds ?

Elle: Dis-donc, c'est pas parce que ton pénis est minuscule qu'il faut m'insulter hein !

Lui: Tu vois !

Elle: Oui oui, très bien. Je vois très bien. Bonne nuit.

Bref, les filles, et ce sera mon premier vrai conseil de Miss, de la même façon qu'on devrait dresser les hommes depuis leur plus tendre enfance à répondre "non" à LA question des filles à savoir: "j'ai grossi ?", il faudrait apprendre très très tôt aux filles à systématiquement répondre "oui" à celle des garçons: "est-ce qu'il est assez gros?".

Ne jamais, jamais, jamais, tenter d'expliquer que ça ne compte pas. Toujours, toujours, toujours, leur dire qu'il est énorme.

J'adore être miss, j'ai l'impression de mieux comprendre l'humanité, depuis...

EDIT: L'homme me demande - et ce absolument pas sous la contrainte, serre un peu moins chéri ça fait mal - de préciser que toute ressemblance avec un personnage ayant déjà existé est totalement fortuite. J'ajoute - de mon propre chef, aïe, moins fort je te dis - que la nature a été particulièrement généreuse avec lui et que JAMAIS au grand JAMAIS il ne s'est posé la moindre question sur la taille de son sabre laser. C'est bon là ? Tu peux me lacher maintenant ? Parce que je ne respire plus, là...

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"Pas ce soir chérie..."

Je dis ça je dis rien mais un billet cul = 72 commentaires. Un billet culture = 17. Je dis ça, je dis rien, je vous dis.

Enfin je dis rien mais j'en tire les conclusions qui s'imposent. Et je cède sans aucun scrupule aux sirènes de l'audimat. Ben oui, c'est comme ça, je suis droguée, accro au succès. J'ai beau me dire que je ne veux pas changer, en même temps je sens bien que je ne suis plus tout à fait la même. Avant par exemple, je n'aurais jamais parlé de sexe pour faire grimper la courbe de mes commentaires. Et bien aujourd'hui, je n'hésite pas une seconde....

Bref... La scène se passe... dans un lit bien sûr, puisque je vous dis que le carrelage c'est froid, c'est dingue ça, faut suivre un peu !

Elle: Mmmmm... tu sens bon, viens là mon loulou...

Lui: Non, attends, tu sais je n'ai pas trop envie ce soir.

Elle, interloquée: C'est qui ? Comment elle s'appelle ?

Lui: Quoi, c'est qui ? N'importe quoi, c'est juste que je suis fatigué.

Elle: Bien sûr, c'est ça. T'es JAMAIS fatigué !

Lui: Et bien ce soir, si. Je suis fragile moi aussi, je suis pas une machine tu sais. T'aurais tendance à l'oublier un peu ces temps ci.

Elle: Non mais c'est qui cette garce ?

Lui: Mais enfin... Il n'y a que toi. C'est juste que ce soir, j'ai envie de calins, de tendresse, mais pas de sexe, tu comprends ?

Elle: Tu te moques de moi. C'est ça hein ? C'est parce que je t'ai dit non hier. J'en suis sûre.

Lui: Je pourrais, mais non. Cela dit, tu pourrais comprendre, du coup.

Elle: Non.

Lui: Mais ça n'a rien à voir avec toi mon amour, je suis juste fatigué.

Elle: Tu veux qu'on se sépare, hein ? C'est ça, tu veux qu'on se sépare.

Lui: Tu délires complètement. Allez, viens dans mes bras.

Elle: ça va te couter un max en pension alimentaire, ça crois moi.

Lui: Non mais je rêve. Ils sont où tes discours sur l'homme qui est une femme comme les autres ? Faudrait savoir, je croyais que tu adorais mon côté sensible ?

Elle: Non mais comment t'as pu croire ça ? Je veux retrouver mon obsédé sexuel moi. Là je suis rejetée, bafouée, je suis humiliée.

Lui: Et moi, hier, la semaine dernière, et aussi samedi ? J'étais bafoué moi aussi.

Elle : ça n'a rien à voir.

Lui : Pourquoi ?

Elle: A ton avis ?

Lui: "PARCE QUE" ?

Elle: Et ben voilà. Allez, et maintenant fais moi un calin. Et surtout ne discute pas. Pense à la pension alimentaire.

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Il te plait pas mon orgasme ?

Bon, puisque vous n'avez pas l'air d'être excessivement choqués par les billets hot hot hot, en voici un petit. Je vous expliquerai bientôt le pourquoi du comment, histoire que vous ne pensiez pas que je suis en train de préparer ma reconversion professionnelle... Quoi qu'en fait...

La scène se passe... bref, le carrelage, non, toujours trop froid...

Lui: C'était bien hein ?

Elle: Oui, c'était bien.

Lui: Bien...bien ? Super bien, ou bien... bof ?

Elle: Mais c'était très bien, arrête.

Lui: Oui mais j'ai l'impression que tu n'as pas vraiment...

Elle: Mais si, avant, quand tu m'as carressée. C'était super bon.

Lui: Oui mais j'aimerais que tu... Pendant. Pas avec ma main, quoi.

Elle: Et pourquoi c'est si important ? Hein ? Le principal quand même c'est que j'aie du plaisir, que ce soit grace à ta main ou à monsieur pénis, c'est la même chose,  non ?

Lui: Ben non, c'est pas tout à fait la même chose.

Elle: Ah bon ? Et pourquoi ? Je veux dire, ta main, c'est un organe moins noble que ton sexe ? C'est moins utile au quotidien ?

Lui: Non c'est pas ça mais quand même, je veux dire...

Elle: Je vois très bien ce que tu veux dire. En gros mon orgasme il compte pas, c'est un orgasme de seconde catégorie parce que ce n'est pas ton sabre laser qui me l'a procuré. C'est ça ?

Lui: Heu... Non, c'est juste que...

Elle: C'est juste que quoi ?

Lui: Non... en fait, rien.

Elle: C'est bien ce que je pensais. Bonne nuit mon amour.

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2007 année de la...

Alors voilà, ça y'est, on est en 2007. Je vous avertis, il peut être dangereux de m'embarquer sur la pente glissante des rimes foireuses sur 2007. Après avoir passé une bonne partie de la nuit du 31 à tenter toutes les associations les plus douteuses, je crois en avoir fait le tour. Inutile de préciser qu'au fil des coupes avalées, mes trouvailles et celles de mes camarades ont été de plus en plus scabreuses.

Alors vive 2007, l'année de la...

Bref, stop, le réveillon et ses cotillons, c'est terminé. Une bonne fois pour toutes, je vous la souhaite heureuse.

Trève de bavardages, en ce deuxième jour de la nouvelle année, voici un petit "elle et lui", un peu pimenté. Je vous expliquerai bientôt pourquoi, mais il se peut que certains billets se fassent coquins dans les semaines à venir. N'y voyez aucune volonté de ma part de faire grimper l'audimat, de changer de ligne éditoriale - qu'est ce que j'aime ça, de parler de ma ligne éditoriale - ou de tomber dans la provocation. Encore une fois, il est un peu tôt pour tout expliquer, mais quoi qu'il en soit, après tout, nous sommes des êtres de chair et de sang, et personnellement, outre la fête du nouvel an, le champagne rosé et les macarons Ladurée - spécial dédicace au caramel-beurre salé - j'ai un certain penchant voire un penchant certain pour toutes ces choses qui se disent, se font et se défont sur l'oreiller...

Donc donc donc...

La scène se passe dans un lit - oui, le carrelage, c'est toujours et définitivement trop froid - après une sieste crapuleuse...

Lui: Tu aimes me faire ça ?

Elle: Hin hin...

Lui: Non, mais vraiment, tu aimes ça ? Je veux dire, ça t'excite ?

Elle (soupir): Ecoute, si je n'aimais pas je ne te le ferais pas.

Lui: Mais ça t'excite pas. J'aimerais que ça t'excite.

Elle: Disons qu'il y a des choses qui me plaisent plus, mais j'aime le faire pour toi. ça ne te suffit pas ?

Lui: Si, si... C'est juste que ce serait encore meilleur si je savais que ça te fait de l'effet.

Elle: Si tu n'es pas content je peux aussi ne plus le faire du tout.

Lui (affolé): Non non, ça va, ça va. C'est juste que quand je te le fais, moi, et bien ça me rend fou, tu vois ? Bien sûr, je te le fais parce que je sais que tu adores ça. Mais aussi parce que moi, j'en ai vraiment envie. Alors j'aimerais que ce soit pareil pour toi.

Elle: Ah, mais attention, ce n'est pas du tout la même chose...

Lui: Ah bon ? Pourquoi ?

Elle (après un silence):... PARCE QUE.

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Tu veux ou tu veux pas ?

kamasutra

La scène se passe encore et toujours dans un lit parce que comme l'explique si bien Sally à Harry, "le carrelage de la cuisine c'est trop froid"...

Lui: Mmmm, j'ai envie de toi, viens là...

Elle: Rohh, qu'est-ce que t'es pressé...

Lui: Oui je suis pressé, j'ai envie depuis tout à l'heure, au restaurant. Viens... (il se jette sur elle)

Elle: Mais, attends, j'ai pas envie comme ça moi, doucement un peu...

Lui: T'inquiète pas, je vais m'occuper de toi, on va prendre tout notre temps. (Il la caresse et l'embrasse)

Elle: Non, mais c'est pas ça, c'est juste que tu ne me donnes même pas le temps d'avoir envie. Je sais pas moi, c'est bon aussi de sentir qu'on doit séduire l'autre. J'ai envie de te conquérir, tu vois ? Là à peine la lumière s'éteint que tu es au garde à vous. Tu parles d'un suspense...

Lui: Ben quoi, tu devrais être contente, non ? Et puis c'est bon, je suis conquis, depuis le temps. Tu sais bien comment je suis. J'ai des gros besoins, moi.

Elle: Et jouer un peu la comédie, c'est pas possible ? Faire genre que tu n'es pas sûr, que tu ne sais pas, que tu préfères attendre un peu... Regarde, moi, quand je te fais mariner, t'aimes ça, non ?

Lui: Bof... Je n'ai pas trop le choix surtout. Bon, d'accord, je te laisse venir. J'attends.

Dix secondes après

Lui: A y'est ? T'as vachement attendu, non ? Tu dois être super excitée, là, à mon avis...

Elle: T'arrêtes un peu ! ça fait à peine dix secondes.

Lui (bougon): Oh... moi j'en ai assez. Puisque c'est ça, bonne nuit. (Il se tourne)

Cinq minutes après

Elle: Hé...

Lui: Gprpprpmppfff...

Elle: Tu dors ?

Lui: Mmmmmoui...

Elle: T'es sûr ?

Lui: Mmmmm... j'ai sommeil, là, je suis en train de m'endormir...

Elle: Tu veux plus ?

Lui: Ben non, j'ai trop sommeil, tant pis.

Elle: T'as plus envie de moi, j'ai compris.

Lui: Mrgmrgrmrpffff...

Elle: C'est parce que j'ai grossi ? J'en suis sûre. Tu me trouves énorme, c'est ça. Du coup t'as plus envie de moi.

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Une mégère pas très apprivoisée

m_g_re

Il y a des jours comme ça... ça ne vous arrive jamais ?

Des jours où on a beau savoir qu'on va trop loin et où on continue malgré tout...

- Non mais c'est quoi cette chambre là, les enfants ? Un vrai dépotoir. Vous allez me faire le plaisir de ranger ça immédiatement. Je vous avertis, je repasse dans une heure et tout ce qui traine encore part à la poubelle. Et je serais vous je ne rigolerais pas parce que moi je ne plaisante pas DU TOUT.

Quoi, pourquoi tu me regardes comme ça, toi ? Oui je suis énervée, et tu n'y es pas pour rien. D'abord si tu pouvais arrêter de machouiller ton chewing-gum comme ça ce serait génial. Ce bruit est insupportable. Et puis la lampe de la salle de bain a encore grillé. Depuis le temps que je te demande de voir ce qui cloche. L'ampoule lache tous les trois jours. Et comme par hasard quand c'est moi qui suis dans mon bain.

Et la tringle à rideaux ? On n'est pas censés en acheter une autre ? Mais non, rien. J'en ai ras-le-bol qu'on remette tout à demain comme ça, tout le temps.

Bon, cette chambre, on en est où ? Hein ? Vous n'avez rien fait là, je rêve ou non ? Quoi vous jouez ? Je pensais avoir été claire. Tout ce qui traine part à la benne. Oh et puis faites comme vous voulez, si vous voulez vivre dans une porcherie, c'est votre problème.

Où est passé mon Elle ? C'est incroyable. Je ne demande pas grand chose, là. Juste pouvoir lire mon Elle tranquillement. Forcément, il y a UN truc qui est parti à la poubelle, c'est mon Elle. De toutes façons personne n'en a rien à faire. Moi je dois faire attention à tout le monde mais alors pour qu'on fasse attention à moi, je peux toujours courir.

Ah et je t'avertis, ce soir, je n'ai pas du tout envie d'aller chez L et J. Tu iras tout seul, de toutes façon tu seras bien mieux sans moi. Je suis vilaine, énorme et je n'ai rien à me mettre.

- Hey, ça ira là ? Tu te calmes maintenant ? Qu'est-ce que tu nous fait ?

...

- Rien. De toutes façons tu ne peux pas comprendre. (après un temps)... J'ai grossi.

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