Pensées d'une ronde

Un éléphant ça pète énormément

 Petit billet parce que couchée un peu tard hier et donc pas beaucoup de temps pour écrire. Oui, couchée tard à cause de la pièce, je ne vais pas vous redire pour la énième fois que c'était forcément formidable, vous avez fini par comprendre. Je m'étonne de rire encore à chaque fois, je m'étonne d'être toujours surprise par Stéphane. Lui était un peu tendu hier, comme un soir de première. Et de le voir comme ça tout traqué, je me suis une nouvelle fois dit que ce métier était un des plus difficiles au monde et qu'il fallait être un peu fou pour se jeter ainsi en pature volontairement tous les soirs ou presque...

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Bye bye Heath

 Il m'avait émue comme peu l'ont fait dans Brokeback Mountain, dans ce rôle de cow-boy amoureux d'un autre sans pour autant vouloir admettre ce penchant. Son côté brut de pomme et de décoffrage donnait envie d'aller le rassurer direct sur son hétérosexualité - enfin, là je parle pour moi, j'en connais qui brûlaient au contraire de lui montrer le gay chemin.

 

Dans la vraie vie, il était tombé amoureux de Michelle Williams, ancienne actrice de Dawson, délicieuse poupée aux cheveux courts et sourire mutin. Ils avaient même eu une petite fille ensemble. Et puis finalement, chacun était reparti de son côté. Heath avait pris du poids et de la barbe, mais il était toujours aussi séduisant, sur le mode ours mal léché.

 

Et puis voilà que ce matin j'apprends qu'il est mort, à 27 ans. Se souviendra-t-on de lui dans vingt ans ? Même pas sûr, ce n'était ni Kurt Cobain, ni James Dean. Mais voilà, moi je me souviendrai de ses étreintes sous une tente dans les montagnes comme d'une des scènes les plus érotiques qu'il m'ait été donné de voir.

 

Edit: C'est celui de droite...

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Sex and the city: la bande annonce !

Allez, comme je n'ai rien à dire et bien je continue tout de même à rôder par ici. Et je vous propose cette petite vidéo qui j'en suis sûre ravira les fans.

 

C'est la première bande annonce de Sex and the city, the film...

 

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Comme dans les films américains...

Dimanche, on a passé un après-midi comme dans les films américains qu'on voit à Noël. Tu vois ce que je veux dire ? En fait, ce que j'essaie d'exprimer c'est que dimanche, pendant quelques heures, il m'a semblé vivre un moment parfait, comme ceux qu'on envie aux personnages de comédies américaines. Et ce qui m'a fait le plus plaisir je crois, c'est de parvenir à toucher du doigt le fait que vraiment, on était bien. Non parce que je ne sais pas toi mais personnellement je suis du genre à vivre le bonheur... à retardement. Style t'as passé tes vacances à te dire que ce n'était pas le bon endroit, que la mer elle est pas assez chaude que le sable l'année dernière il était plus fin et qu'en plus, cet hôtel, il craint. Et puis à peine t'as atterri à Paris que dans le taxi tu chouines que c'était trop bien et que c'est vraiment nul que ce soit fini.

 

Bref, hier, ce n'était pas comme ça.

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L'Heure Zéro

Bon bah les enfants, aujourd'hui, je n'ai pas d'inspiration. Je sais, si c'est juste pour vous dire ça je peux aussi m'abstenir d'écrire quoi que ce soit. Mais qu'est-ce que vous voulez, je suis accro, addict, l'idée de ne pas poster me rend morose, je me dis que du coup je n'aurai pas de vos nouvelles, que si ça se trouve vous allez m'oublier, que mon blog il est foutu et que sans lui, je ne suis plus rien.

 

Nan, j'exagère, je le sais bien que je survivrai à Mabulle.

 

Heu... j'espère.

 

Bref, voilà, pas beaucoup d'inspiration, faut dire qu'en ce moment, je fais surtout que travailler, travailler, travailler.

 

Allez, si, maintenant que j'y pense, ça fait un petit moment que je veux vous conseiller d'aller voir "L'Heure Zéro". Je ne sais pas vous, mais personnellement, les romans d'Agatha Christie ont marqué mon adolescence. J'ai toujours aimé en regarder les adaptations cinématographiques, celle de l'Orient Express restant ma préférée. Et bien là, dans l'Heure Zéro, on se retrouve subitement à jouer au Cluedo avec les copains un soir un peu grisou. François Morel fait un Hercule Poirot aux petits oignons et tous les acteurs sont jubilatoires. Je ne parle pas des paysages bretons à tomber à la renverse de beauté.

 

Seul bémol, Laura Smet, fifille de, qui certes est elle aussi à tomber à la renverse de beauté mais qui comment dire... joue comme un kouignaman.

 

Je sais, le kouignaman n'a jamais eu pour vocation de jouer la comédie. Ben à mon avis, Laura Smet non plus. Et puis là tout de suite, j'ai envie d'un kouignaman, et rien que de l'écrire ça me fait du bien.

 

Bref, voilà, si vous faites partie des petits veinards qui ont pris une RTT aujourd'hui et qui n'habitent pas trop loin d'un cinoche, moi je dis, allez-y, c'est parfait pour se changer les idées.

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Ne retiens pas tes larmeeeeeeeeees...

Je ne sais pas vous mais je suis du genre qui pleure. Mais pas au bon moment bien sûr, sinon ce serait trop simple. Non, moi je pleure essentiellement devant la télé et de préférence devant les niaiseries les plus improbables. La petite maison dans la prairie bien évidemment, même au 35ème visionnage avec une mention spéciale pour l'épisode où Marie découvre sa cécité, Rémi sans famille ou même "Sous le soleil" et là il faut le faire. Il faut le regarder aussi, je suis d'accord.

 

Outre les pleurs télévisuels, je suis atteinte du syndrome de l'oeil humide dès qu'on me dit quelque chose de gentil, ou qu'une conversation devient intime. Si en plus je suis à une semaine de mes règles ou en pleine ovulation, alors là on est bon pour le tsunami.

 

Mais ce n'est rien à côté de ce que peut provoquer chez moi un remontage de bretelles professionnel, surtout si je l'estime injuste. Voire même juste une conversation avec big boss pour faire le point sur mon avenir au sein de l'entreprise...

 

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Trop cool voilà les femmes désespérées !

Je ne sais pas vous mais personnellement, un des trucs qui me faisaient tenir le coup en septembre depuis une bonne dizaine d'années, c'était de savoir que ok, c'était la rentrée mais que le dimanche soir, du coup, y'avait Urgences.

 

Sauf que là à France 2, ils ont chié dans le potage. Ils nous ont mis Urgences l'été. Pile au moment où on a pas besoin de Kovacz pour se remonter le moral ni de se mater un bon pneumo-torax pour se faire des sensations.

 

Bref, en cette rentrée, même pas moyen de faire la patate de canapé le dimanche soir devant Abby et ses amis.

 

Heureusement, là bas, au States, on est pas loin de la reprise des séries. Et comme personnellement j'ai mon dealer de téléchargements illégaux, je sais que d'ici deux trois semaines je vais pouvoir déguster les nouveaux épisodes de Greys et de Desperate. Entre autres friandises. Enfin, surtout ces deux là parce que le temps me manque, vous vous en doutez, comme à tout le monde d'ailleurs.

 

Quoi qu'il en soit, si vous partagez mon amour des femmes au foyer désespérées et autres apprentis chirurgiens - sans parler du neurologue le plus hot que la terre ait jamais porté -, je vous propose une petite mise en bouche de la saison 4 des Desperate. Bon week-end mes choux !

 

 

Edit: Je n'ai pas encore vu la fin de la saison 13 d'Urgences, vu que j'étais en Grèce, donc please, ne me dites pas comment ça se termine ! Merci !

 

Edit2, dimanche à 16h30: J'ma bien plantée dans le sondage, j'ai voulu modifier et ça a annulé tous vos votes. Malin. Pour info, vous êtiez une soixantaine à avoir voté et près de 40% à regretter Doug Ross...

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The Bubble

Hier, avec ma copine Chloé, on voulait aller au cinéma. Chloé, elle était partie sur l'idée d'aller voir Bruce et ses muscles. Bon, moi, je me suis dit que quand même, Bruce, c'était peut-être un peu léger pour nos neurones. Alors je lui ai proposé qu'on opte pour The Bubble.

 

 

- "The quoi ?"

 

- "The Bubble. Ma copine Stéphane m'a dit que c'était vraiment génial, drôle et tout. ça se passe à Tel Aviv".

 

- "Ah... Bon, si tu veux. Mais quand même, là, sur le Pariscope, y'a marqué "drame", pour The Bubble".

 

- "Ouais, mais c'est "drame" au sens "drôle", tu vois ?"

 

- "Nan, je vois pas trop mais bon, d'accord, tant pis pour Bruce, allons voir The Bubble"

 

Ma copine Chloé elle est cool et pas contrariante. Du coup on est allées voir The Bubble.

 

Autant vous le dire de suite, en fait c'est "drame" au sens "tu pleures au début, au milieu et à la fin". Sans vouloir livrer les secrets du film, ça commence par un accouchement au checkpoint de Naplouse avec une issue moyennement heureuse. Le reste est à l'avenant.

 

Sauf qu'en effet c'est drôle souvent malgré tout. En fait, c'est un film sombre mais sur fond de bluette. Un "Friends" - même qu'un des acteurs est le sosie de Ross en gay - israélien et homo, qui tire sur le drame shakespearien. Avec des scènes d'un érotisme à vous couper le souffle et d'un romantisme poignant.

 

L'histoire, pour la résumer, c'est Roméo et Juliette à Tel-Aviv. Sauf que Juliette s'appelle Ashram et qu'il est palestinien. Autour de ces deux amants magnifiques, il y a Yali - Ross - et Lulu, une bombe d'actrice, à n'en pas douter LA révélation de l'année. Entre Monica Belluci et Liv Tyler avec une espièglerie et une énergie que n'ont ni l'une ni l'autre. Ces jeunes vivent tous ensemble et passent leur journée à faire comme si "tout ça" n'existait pas. Tout ça ? La difficulté d'être gay dans les territoires occupés, les affres de l'amour qui débute, la très relative liberté des femmes au Sud et puis aussi la contrainte, les contrôles d'identité, les humiliations, les bombes qui sautent devant le café qu'on aimait et dans lequel se trouvait... Bref, Ils jouent à faire semblant que la vie pourrait être légère comme cette rave pour la paix organisée au nez et à la barbe des policiers sur une plage déserte.

 

Je ne vous en dirai pas plus, sauf que tout de même en sortant, ma copine Chloé a déclaré que la prochaine fois ce serait Bruce parce que merde, c'est pas humain d'être bouleversé comme ça. Et aussi que la prochaine fois qu'on voit ma copine Stéphane, il sera bien gentil de nous expliquer EN QUOI c'est un film hilarant, The Bubble.

 

Un dernier mot: allez-y, vous apprendrez comment dire je t'aime sans que personne d'autre que votre amour ne l'entende. Et aussi que "mon amour" en arabe ça se dit "ubi". Enfin, ça se prononce "Rubi", je crois.

 

Edit: Après précision d'Imane, "mon amour" se dit "Houbbi", à prononcer avec le H arabe, genre un peu "Roubbi"

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Persepolis

Alors hier, ayant miraculeusement réussi à caser nos deux adorables bambins dans de merveilleuses familles d'accueil - j'en profite pour vous renouveler mon conseil n° 22 de bonne mère indigne: apprenez très tôt à vos enfants à se faire tout plein d'amis de façon à ce que plus tard ils soient invités chez ces derniers - nous sommes allés au cinéma.

 

A ce propos, je ne sais pas comment ça se passe ailleurs, mais si on met de côté les premiers mois où on avait toujours envie de voir les mêmes films - en fait on n'en avait pas vraiment envie mais comme on était dans l'euphorie du commencement de l'amour avec un grand A on se MENTAIT. Enfin, en vrai, JE mentais en prétendant adorer les films iraniens sous-titrés en russe ou les mangas japonais en V.O - on est rarement d'accord sur le choix de la toile qu'on va se faire.

 

Pour résumer, disons que moi j'ai tendance à choisir la facilité et à considérer le cinéma comme un moment de détente où je mets mon cerveau en jachère - dire qu'il fut un temps où j'étais cinéphile, autant dire que ça c'est tout de même loin derrière moi. C'est horrible, si ça se trouve un jour je vais me réveiller et je serai de droite, ça serait bien ma veine tiens - et que l'homme, lui, prend le fait d'aller voir un film très au sérieux. En plus il trouve VRAIMENT que David Lynch est super accessible comme cinéaste. Et que Bergman limite il est populaire, genre. Bon, pour résumer, l'homme adore de plus en plus les films chiants et moi je vois mon penchant pour les comédies romantiques à l'eau de rose s'empirer dangereusement.

 

Je me demande si ce mariage n'est pas une monumentale erreur, maintenant que j'y pense.

 

Donc hier, pour la énième fois on a tenté de trouver un terrain d'entent. Faut dire que pour une fois la soirée cinoche ne nous coutait pas un bras, à savoir douze heures de baby-sitting + le resto + le film + le taxi. Autant vous dire que  lorsque le cinéma devient aussi cher qu'une semaine à Agadir y'a pas trop intérêt à se taper un navet, c'est moi qui vous le dis.

 

Bref, revenons en à nos moutons. L'homme voulait voir Persepolis.

 

Un film d'animation en noir et blanc. Il voulait ma mort.

 

J'ai tenté de proposer Die Hard 4 - ouais j'aime AUSSI les films d'action qui transpirent la testostérone - mais ça n'a pas été très concluant. J'ai aussi suggéré Ocean 13 mais ça s'est trop vu que Georges n'était pas totalement étranger à ce choix. Bref, on a tortillé pendant toute la journée pour finir par décider d'aller voir... Persepolis.

 

Après ça, que je n'entende pas un seul mec dire qu'on arrive toujours à nos fins.

 

En plus je me suis pliée à ce choix avec une bonne volonté remarquable. C'est tout juste si j'ai fait remarquer à quelques reprises - douze, pas plus - que je ne risquais pas de rentrer dans l'histoire rapport au fait que bon, un film d'animation en noir et blanc qui se passe en Iran, faut pas non plus trop m'en demander surtout que je suis en plein mariage-blues (j'en reparlerai peut-être mais oui, il faut l'avouer, je suis complètement nostalgique et si je m'écoutais j'irais travailler en robe de mariée, même pas honte).

 

Je dois admettre que l'homme a fait preuve d'une patience héroïque. A sa place je dois dire que je m'en serais collé une bien avant le début du film.

 

Résultat: j'ai commencé à pleurer à la quatorzième minute environ quand la petite Marjane dit adieu à son oncle révolutionnaire qui va mourir. Ensuite je n'ai pas cessé de m'identifier à cette femme libre et insolente qui balance à deux policiers des moeurs qui lui reprochent de courir en faisant remuer son postérieur: "et ben vous n'avez qu'à pas regarder mon CUL !". Alors que tout de même elle risquerait la lapidation pour moins que ça.

 

Ah, pour rentrer dans l'histoire, je suis rentrée dans l'histoire.

 

A tel point que même dans le bus je pleurais encore. Entre deux sanglots j'ai quand même trouvé la force de reprocher à l'homme, d'être complètement passé à côté du sens profond de ce chef d'oeuvre vu qu'il n'a pas versé une seule larme. Un vrai coeur de pierre.

 

Dire que si je n'avais pas insisté on n'y serait jamais allés.

 

Edit: Vous l'aurez compris, il faut courir voir Persepolis, c'est ce que j'ai vu de plus déchirant, drôle et féministe depuis des années. L'histoire est magnifique et les dessins, c'est juste de la dentelle. Il faut voir les fleurs de jasmin tomber du soutien-gorge de la grand-mère de Marjane, la neige tomber sur Téhéran ou les soldats fusillés tomber les uns après les autres comme des pantins pour avoir une idée de la poésie des auteurs. Et en prime, c'est la grande Catherine, sa fille Chiara et sa mère de cinéma, Danièle Darrieux qui font les voix.

 

Edit2: Marjane Satrapi a un myspace: http://www.myspace.com/persepolislefilm

 

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Fragile(s)

Quoi, hein, pardon ? Des élections ? Quand ? Hier ? Ah... Ah bon. Non, je ne vois pas, désolée, j'ai beau chercher je ne vois VRAIMENT pas de quoi vous voulez parler.

  

 

Petite voix intérieure: Allez, ça c'est fait, terminé, basta, la rouste est prise, on aura confirmation dans une semaine et après on devrait être tranquilles un moment. Peut-être même que du coup le premier ministre de soit disant TOUS les Français arrêtera de cogner sur ce qui reste de la gauche et d'accuser cette dernière d'être au choix dépassée, ringarde, n'aimant pas la France, voire "pathétique". Peut-être.

 

Argh, je n'arrive pas à être totalement détachée. Hum, ça se voit un peu non ?

 

Bon, changeons de sujet.

 

Ceci est un message un peu destiné en priorité aux parisiens étant donné que l'événement dont je vais vous parler se passe à la capitale, cette chère ville de gau...Bref.

 

Mercredi à 20h à l'Entrepôt, merveilleux endroit culturel du 14ème arrondissement, le film "Fragiles" de Martin Valente sera projeté en avant-première. Et comme la dernière fois avec le film de Cristina Comencini, la Bête dans le coeur, vous avez la possibilité de venir assister gratuitement à cette projection.

 

Avec, cerise sur le verre d'eau déjà à moitié plein, la perspective de dialoguer à la fin avec l'équipe du film. A savoir - et c'est là que je commence à perdre mes moyens tellement je suis hystérique de joie à l'idée de le rencontrer - Jean-Pierre Darroussin mais aussi François Berléand, Marie Gillain et Martin Valente le réalisateur.

Voici la bande annonce:

 

Edit: Théoriquement, cette avant-première est réservée aux blogueurs. Mais comme l'organisateur, Pierre Vallet, est achtement sympa, il est ok pour que les lecteurs de Pensées d'une ronde qui souhaiteraient venir et qui n'ont pas de blog s'inscrivent en spécifiant qu'ils viennent de ma part (dans la case "blog", entrez l'adresse du mien). Voilà, moi j'y serai parce qu'en plus le film a l'air drôlement sympa.

 

Pour toute info supplémentaire et pour s'inscrire: http://www.avant-premieres.net/

 

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Il est comment Georges ?

Figurez-vous que je suis bien embêtée. Hier, donc, j'ai dîné avec Giovanna Mezzogiorno et Christina Comencini, respectivement actrice et réalisatrice du très beau film "La Bête dans le coeur".

Pourquoi je suis bien embêtée ? Parce que j'avais prévu de vous faire un "minute par minute", un compte-rendu un peu cocasse de cette rencontre dans lequel je montrerais à quel point franchement le show bizz ça craint et comment moi j'ai un recul pas possible à rapport à tout ça. Le souci c'est que ça m'est difficile aujourd'hui.

Oh, au départ, ça commençait plutôt bien, dans le genre cocasse. Je suis arrivée, pétrie de timidité, incapable de me joindre à l'équipe du film qui buvait un coup en attendant la projection. Je me suis à moitié planquée à quelques mètres, genre groupie qui écoute les conversations, et bu une bière quasi cul-sec histoire de me donner une contenance.

J'ai aussi englouti au bas mots 156 cacahuètes pour calmer ma nervosité. 

A ce moment là j'ai compris que je ne serais jamais Daphné Roulier. Non, faut pas rêver, Daphné et les cacahuètes à mon avis, elles ne sont pas super copines. Alors qu'hier, franchement, je les bénissais, moi, les cahuètes. Un peu comme le toblerone en salle d'embarquement. A croire que vraiment ils y collent du lexomil.

Après, forcément, j'ai quand même eu la nausée. Et j'ai pensé m'en aller. Mais c'est à ce moment là qu'on est venu nous chercher pour assister au début du film avant le dîner dans la salle à côté. J'ai alors profité du mouvement pour me rapprocher de l'équipe. Inutile de vous dire que la bière avalée cul-sec à jeun m'avait donné une certaine assurance. Passées les cinq minutes de honte quand l'organisateur s'est rendu compte que la godiche assise à quelques mètres qui les écoutait sans aucune discrétion depuis une demi-heure était en réalité une des blogueuses invitées, j'ai commencé à me sentir un peu mieux. D'autant qu'on m'a installée en face de Giovanna et à la gauche de Christina. Et que partant de là, il fallait bien commencer à parler.

Bon, j'ai un peu cafouillé au départ, en demandant à Giovanna si "Sabina" c'était elle et dans quelle mesure le film était une fiction.

Juste après je me suis rappelée que ça parlait d'une jeune fille violée par son père dans son enfance.

Ben oui mais en général, Daphné, elle la pose cette question, non ?

Mais voilà, et c'est là que j'en reviens au fait que je suis un peu embêtée, Giovanna et Christina, fille de l'immense Comencini, sont deux femmes adorables. Et elles ont vite compris qu'en effet, je n'étais pas tout à fait Daphné. Et ça n'a pas eu l'air de les déranger.

Pourtant, parait qu'elles sont vraiment des stars en Italie. Même un peu aux Etats-Unis. La preuve, Giovanna vient de terminer le tournage du dernier film de Mike Newel, réalisateur de "4 mariages et un enterrement". Et bien au bout de quelques minutes, on était carrément à l'aise.

Giovanna, j'aurais bien voulu lui trouver des petits défauts, même mineurs. Mais la vérité, c'est qu'elle est juste magnifique. Elle fait des trucs avec ses paupières, comme si elles étaient un peu lourdes, que jamais de ma vie j'y arriverai. Elle parle français avec un accent bien plus charmant que celui de la Belluci. Et elle dit des choses simples et touchantes. Elle dit par exemple que bien sûr que non, elle n'a pas vécu le drame de l'inceste, mais qu'elle pense que chacun d'entre nous a sa propre "bête" dans le coeur, son propre tiroir secret qu'il devra un jour ouvrir et affronter pour enfin vivre. Elle dit que c'est ça pour elle devenir une adulte et qu'un tiroir secret, bien sûr, elle en a un. A ce moment là, ses yeux sont devenus très brillants et du coup moi j'ai eu presque envie de pleurer.

Christina, elle, parle du miroir qui est souvent notre pire ennemi, elle dit que le désir peut revêtir des formes différentes et parfois être un instrument de pouvoir. Elle dit que la normalité et l'a-normalité ne sont finalement pas bien éloignées. Et elle trouve drôlement chouette l'idée d'un blog qui parle de notre rapport à notre image, qu'on a nous les femmes. A ce moment là, je l'avoue, j'étais fière comme un pou.

Bon, bref, voilà, on est copines maintenant.

Ok, après cinq verres de vin je suis copine avec la terre entière.

En tout cas, les filles, je n'ai pas failli à ma mission. Non parce que tout ça, c'est bien gentil, mais j'avais UNE question à poser. Et j'ai osé.

Merci le vin.

Quelle question ? Mais enfin, c'est évident non ?

- "Et, heu, Giovanna, je me demandais... il est comment Georges ?"

Vous voulez être dégoutées ? Georges, il est canon et super sympa. Voilà. Même en vrai. Giovanna l'a rencontré à la mostra de Venise et aux Oscars et à chaque fois il a eu un petit mot gentil. Il lui a même glissé qu'il l'invitait volontier dans sa maison du lac de Côme.

Le pire ? Le pire c'est que je ne suis même pas arrivée à la détester après ça.

Bon, j'ai été longue. Juste j'ajoute que ce film est vraiment poignant. Il est de ces films un peu lents, qui vous laissent une impression de malaise. Mais en même temps, il parle de la résilience et de la capacité des hommes et des femmes blessés à avancer malgré tout, avec dignité.

EDIT: Un grand merci à Pierre de paris14.info à l'origine de cette rencontre.

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Et si on allait au cinéma ?

Sabina est une jeune femme séduisante, aimée de son compagnon Franco avec qui elle partage une vie paisible... Mais est-elle vraiment si heureuse ? Depuis quelques temps, d’étranges cauchemars viennent tourmenter ses nuits.

Lorsqu’elle comprend qu’elle est enceinte, des souvenirs jusqu’alors refoulés resurgissent: l’enfance, la famille et ses rites bourgeois à la fois sévères mais si rassurants. Cependant, tout ceci n’est qu’une façade derrière laquelle se cache “quelque chose” de beaucoup plus sombre et inquiétant ...

Voilà le "pitch" - aujourd'hui je me prends pour Ardisson, c'est comme ça, un jour mon melon vous explosera à la figure, y'a des chances - de ce film que je vous invite à aller voir jeudi 8 mars.

Oui parfaitement, que je vous INVITE à voir.

Je m'explique.

L'avant-première de "La Bestia nel Cuore - La bête dans le Coeur" aura lieu jeudi à l'Entrepot, délicieux cinéma du 14ème arrondissement de Paris, jeudi - les non parisiens, pas taper, je fais pas exprès, juré. Et les 50 premiers arrivés entreront gratuitement, sous réserve de s'être auparavant inscrits à cette adresse .

Là où c'est trop trop cool de ta race qui tue, c'est que normalement, c'est réservé aux blogeurs. Mais j'ai négocié avec l'organisateur et il vous suffit de mettre l'adresse de mon blog dans le champ "blog". Si vous n'arrivez pas dans les 50 premiers, la séance sera à 7 euros.

Pourquoi ces invitations, vous demandez-vous ? Bah, ne tournons pas autour du pot, c'est bien sûr pour faire venir du monde et faire connaitre le film. C'est d'ailleurs pour cette raison aussi que l'organisateur de cette soirée, m'a proposé de dîner avec la réalisatrice et l'actrice principale du film, en compagnie de quelques autres blogueurs. Et forcément j'ai dit oui. Parce qu'autant j'ai récemment dit non à certaines propositions qui me semblaient être moyennement en accord avec ce que je suis et ce que ce blog représente, autant je dois vous l'avouer, je rêve depuis toujours de piquer la place de Daphné Roulier.

Bref, je ne vous mentirai pas, à l'heure où je vous écris, je n'ai pas encore vu ce film, nommé aux oscars du meilleur film étranger tout de même en 2006 et pour lequel l'actrice principale, Giovanna Mezzogiorno a reçu le Lion d'or de Venise. Je ne vais donc pas vous le survendre. Tout ce que je peux vous dire malgré tout pour que les choses soient tout à fait claires, c'est que ça n'a pas l'air d'être à proprement parler une comédie poilante.

Mais moi je dis, un petit film suivi d'un coup à boire ou d'un petit miam à l'Entrepot, ça ne se refuse pas. Et puis y'a pas que les comédies pouèt pouèt dans la vie.

Quoi qu'il en soit, promis, je vous raconte très vite mon entrevue avec Giovanna, star en devenir, puisqu'elle vient de tourner avec Mike Newel, celui là même qui a réalisé 4 mariages et 1 enterrement. Parait qu'en plus elle connait Georges Clooney.

J'en suis malade.

Daphné, je n'ai qu'une chose à te dire: gare à tes fesses.

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Little Children

Allez, hop, au cinoche. Ben ouais, c'est comme ça, autant vous prévenir, j'ai l'intention de me la jouer de plus en plus culture. Surtout que là, cerise sur le verre d'eau, ça colle impec avec les billets d'hier et d'avant-hier puisque le film dont je vais vous parler se passe pour une bonne partie dans un square ou dans le jardin d'une piscine publique.

Avant de vous donner mon avis - que personne ne me demande, I know - il faut que je vous avoue que je suis allée voir Little children en grande partie à cause de l'affiche. Oui, je sais, c'est pas glorieux. Comme si une belle affiche pouvait garantir un bon film... N'empêche que que pour moi, souvent, une belle photo, ça joue. C'est sûrement trivial et pas très intello de raisonner comme ça mais que voulez-vous, je crois que la vérité c'est que je suis très "ménagère de moins de cinquante ans" comme nana. Et qu'en plus, je l'assume de mieux en mieux.

Bref, en l'occurence, ce couple enlacé, la douce épaule de Kate Winslet, la chute de reins de Patrick Wilson que je ne connaissais pas mais qui croyez moi gagne justement à être connu et cet éclairage à la Vermeer - ok j'en rajoute un peu mais ça fait style de citer Vermeer - ça m'a donné envie.

Du coup, j'y suis allée sans vraiment lire quoi que ce soit dessus, pensant voir un "petit film de filles", genre que j'affectionne tout particulièrement.

Erreur. C'est tout sauf ça.

Ok, c'est pas non plus du Bergman. Mais ce n'est pas une bluette légère, loin de là. Little Children, c'est avant tout un tableau assez acide des banlieues américaines, sur le mode "Desperate Housewives" sans le glamour.

C'est surtout le portrait d'une femme qui semble être spectatrice de sa vie et qui se jette à corps perdu dans une relation adultère, histoire de sentir à nouveau le sang couler dans ses veines. Banal me direz-vous. Oui. Sauf qu'il est surtout question de ces tous petits riens, de ces petits bonheurs et de ces mensonges qu'on se fait, qui à défaut de construire une grande histoire d'amour aident néanmoins un homme et une femme à se réveiller d'un long sommeil.

Little children c'est aussi une réflexion sur la maternité, sur la difficulté d'entrer en contact avec son enfant, sur le vague à l'âme qui parfois saisit les mères lorsque l'après-midi elles s'ennuient sur les bancs publics. Un vague à l'âme qui vous pousserait presque dans les bras d'un homme dont on sait pourtant qu'il nous aimera jamais comme on le rêve. (ndla: A ce stade de la critique je tiens à préciser que personnellement je ne suis jamais tombée sur ce genre d'homme dans les squares et que même si ça avait été le cas je n'aurais bien évidemment succombé à la tentation sous aucun prétexte.)

Voilà, pour conclure, ce film vous plonge dans une drôle d'atmosphère, un peu moite, un peu troublante. Kate Winslet y est lumineuse, les autres aussi mais elle surtout. Allez-y. C'est un ordre. Un ordre de miss, bien sûr.

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Jude, t'as de beaux yeux, et le pire c'est que tu le sais...

Alors dans le genre inavouable, il faut que je vous dise que je suis allée voir il y a quelques jours "The Holiday". Certes, il n'y a rien de honteux à se faire du bien et après tout une petite comédie romantique pendant les vacances de Noël c'est tout à fait indiqué.

Sauf que. Sauf que le film n'est pas loin d'être une daube intersidérale. Qu'il confirme que Kate Winslet est probablement considérée comme une pauvre fille pas vraiment jolie puisque celui dont elle tombe amoureuse est tout de même l'acteur le plus vilain et à l'air le plus niais qu'il m'ait été donné de voir dans une comédie romantique. Et croyez-moi, je suis une spécialiste.

Non mais attendez, ne rigolez pas, je vous prends quand vous voulez au trivial pursuit des comédies romantiques. Je pourrais faire ma thèse sur les comédies romantiques.

Donc mis à part cette erreur de casting - impossible de s'identifier deux minutes à la pauvre Kate, Jack Black est gavé de botox, il a les sourcils épilés et a comme seule expression une sorte de sourire forcé qui lui donne l'air ne ne pas arriver à faire caca - le film n'attaquera pas un seul de vos neurones. Il ne vous fera pas de mal non plus, de là à vous transporter dans l'ivresse d'un "Harry rencontre Sally", d'un "You've got a message" ou même d'un "Coup de foudre à Noting Hill", là désolée mais non.

Pourtant, pourtant, pourtant... Je vous invite malgré tout à y aller dès tout de suite et même maintenant. Pour une seule, unique mais évidente raison. Dans ce film sans intérêt, il y en a tout de même un. Et de taille.

Jude. Jude Law.

Waouh. Franchement, jusque là, je me demandais ce que tout le monde lui trouvait, il était à mon goût un peu faiblard, un peu geignard, apprêté, pas franc du collier. Et bien il est vraiment tout ça, en fait. Et on s'en contrefout. Parce que ce type semble être sorti d'un tableau de Michel Ange. Il est tellement beau que ça en devient étrange. En plus, dans le film, il pleure souvent, il est veuf et père modèle sauf que parfois il boit un peu trop au pub ce qui lui donne alors super envie de faire l'amour comme une bête.

Je veux l'adresse du pub du film. Moi aussi Jude, l'alcool ça me donne des envies. Je suis désolée, chouchou, homme de ma vie, mais là il s'agit tout de même d'un cas de force majeure. De toutes façons franchement je suis pas la seule à penser ça. Dans la salle de cinéma composée à 99% de filles et à 1% de copines de ma copine Stéphane, je vous jure que ça sentait le désir à plein nez. A mon avis y'en a même qui se sont évanouies.

Non mais sérieusement. Quand je pense qu'il trouve le moyen de s'amouracher de cette grande courge de Cameron, ridicule dans ses escarpins alors qu'elle est dans un village enneigé du Surrey, j'hallucine. Quand on pense en plus qu'au moment où il lui dit qu'il l'aime elle envisage - pas longtemps mais quand même - de ne pas lui répondre et de repartir quand même en Californie, alors là moi je dis, non. Non monsieur le réalisateur. Ce n'est pas CREDIBLE. Même une mère de famille aimante et fidèle, tiens, au hasard, comme moi par exemple, n'aurait pas l'ombre d'une hésitation dans une scène pareille. Dès que Jude lui aurait fait le coup du je t'aime avec son oeil émeraude tout mouillé et sa bouche à baisers, elle aurait passé un coup de fil dans la seconde à son mari et ses enfants, leur expliquant qu'elle regrettait mais que bon, une chance pareille ça n'arrive qu'une fois dans la vie. Ensuite elle aurait attaché Jude aux barreaux du lit pour qu'il ne s'en aille plus jamais.

Parce qu'il faut avouer que le Jude, les filles, c'est l'exemple même du type qu'il faut enfermer quand on l'attrape. Il a des clignotants partout qui préviennent: "je suis un bad guy avec une tête de gentil, je vais vous faire souffrir à en crever". Et vous savez quoi ? On a quand même envie de le consoler alors que c'est évident qu'il n'est même pas triste...

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